Chapitre 2 : à la fratrie !

- maître Bauer pour vous.
- faites-la entrer, Carmen. Merci.

Ni une, ni deux, maître Bauer ainsi que son client firent leur entrée dans le bureau du substitut du procureur qui se trouvait en compagnie d'Olivia Benson.

- maître.
- sergent Benson, la salua la jeune avocate en retour.
- un nouveau porte-bonheur ?

D'un léger signe du menton, maître Barba désigna la nouvelle coupe de cheveux de son interlocutrice sous l'œil amusé d'Olivia, d'habitude, les hommes n'étaient pas aussi prompts à remarquer tout changement capillaire chez une femme, encore moins une de leurs collègues.

- ah oui, réagit maître Bauer en se touchant les pointes de ses cheveux comme par réflexe, j'ai l'impression que je réfléchis mieux maintenant qu'ils ne parasitent plus mon cerveau.
- quel bon vent vous amène ?

Pour une fois, ce genre de phrase n'était teintée d'aucune ironie de la part de Rafael, à la plus grande surprise du sergent Benson.

- mon client est prêt à passer un accord.
- vous savez ce qui s'est passé ? Demanda directement Olivia à ce dernier.
- dites-le nous.

Maître Barba l'invita d'une main à s'asseoir sur le siège derrière lui et le jeune garçon obtempéra, suivi de peu par son avocate qui s'installa sur le siège à côté du sien.

- c'est Kevin qui riait comme si c'était un jeu mais elle, elle pleurait. Elle arrêtait pas et j'ai eu conscience de rien jusqu'à ce que Kevin m'en parle.
- vous n'aviez pas conscience d'avoir violée cette fille ? S'étonna Olivia d'un ton sec.

Le jeune garçon ne savait plus quoi dire, c'est alors que maître Bauer posa une main encourageante sur son avant-bras.

- racontez-leur juste ce que vous m'avez dit, Morton.
- toute cette histoire, c'était une idée de Kevin. C'est la première fois de ma vie que je rencontre une actrice de films X et il a dit que ce genre de filles adorait ça, si j'ai menti c'est parce que quand on en a eu terminé avec elle, elle s'est enfuie en courant et Kevin a dit qu'on venait bien de violer cette fille et qu'on était complices, que tout avait été filmé et que on finirait tous les deux en taule et si jamais… si je refusais de dire qu'elle l'avait voulu.. au début je me suis dit que non, que c'était pas forcément un viol avec une fille comme ça, je suis vraiment désolé, je suis vraiment vraiment désolé.

Alors que Morton se remettait tout juste de ses émotions, maître Bauer fixa toute son attention sur le substitut du procureur.

- je suis sûre que maître Barba et moi pouvons arriver à un accord.

Le regard de Rafael passa de Morton à la jeune avocate en quelques secondes, il lui fallait plus de garantie.

- il est prêt à témoigner à la barre contre Kevin ?
- alors dans tous les cas, ça veut dire que j'aurais un casier ?
- on en déjà parlé Morton, lui répondit calmement son avocate. C'est votre meilleure chance.
- il plaide coupable d'inconduite sexuelle. Un an avec sursis.
- un an ? S'étonna maître Bauer après la proposition de Rafael. Il vous offre l'autre garçon sur un plateau. Six mois.
- huit, assortis d'une obligation de soins.
- Morton ?

L'intéressé fit oui de la tête à la question silencieuse posée par son avocate, ils pouvaient maintenant se lever respectivement de leurs sièges.

- c'était un plaisir de faire affaire avec vous, affirma maître Bauer avant de quitter la pièce.


- je suis désolé, s'excusa leur suspect avec sincérité.
- pourquoi ? Avoir agressé cette fille, nous avoir menti, vous être enfui ? Lui demanda sèchement Amanda.
- Aiden, asseyez-vous, reprit Fin avec plus de calme. On sait que la situation est tendue, vous avez fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, c'est ça ?
- et il est toujours sous traitement à l'heure actuelle, argumenta maître Bauer dans la foulée.
- comment il peut avoir les moyens de se payer les services d'une avocate comme Bauer ? S'interrogea maître Barba, piqué dans sa curiosité.

Il sirotait une nouvelle gorgée de son café alors qu'il se tenait à côté du sergent Benson, tous deux avaient le regard fixé sur le suspect interrogé par les inspecteurs Odafin Tutuola et Amanda Rollins à travers la vitre sans tain.

- peut-être parce qu'ils ont le même nom de famille.
- je...j'ignorais qu'elle était mariée.

Il avait du mal à cacher sa déception, il affichait une moue renfrognée voire boudeuse alors qu'Olivia lui lançait un regard malicieux.

- c'est parce qu'elle ne l'est pas.

Il leva un sourcil dans sa direction, demandant visiblement des explications qui tardaient à venir.

- Aiden Bauer est son frère.

Il lui adressa un regard désapprobateur, son interlocutrice s'était jouée de lui sur toute la ligne et savourait sa victoire en affichant un léger sourire en coin.

- si vous coopérez, ça pourrait tous nous aider, jugea Fin. Vous avez dit que ce soir là, vous êtes resté loin de Sophia ?
- j'ai voulu m'approcher…mais la foule…
- c'est bizarre, c'est pas ce qu'elle nous a dit, le coupa l'inspecteur Rollins, selon elle, vous lui avez sauté dessus !
- c'est ce qu'elle a dit ? S'étonna maître Bauer.
- ouais ! Lui confirma Amanda d'un regard noir.
- il faut que je parte ! S'emporta tout à coup Aiden en se levant de sa chaise. S'il vous plaît, il faut vraiment que je sorte de là !
- du calme, Aiden.

Ni une, ni deux, maître Bauer l'imita et posa doucement sa main sur l'avant-bras de son frère aîné avant de chercher son regard, elle lui parlait maintenant droit dans les yeux.

- calme-toi. Tout va bien se passer. Je te promets.
- je te jure Aimee, c'est pas moi, j'ai pas pu faire ça.
- je sais, je te crois, allez assis-toi, je reste à côté de toi, d'accord ? Je suis là.

La voix de la jeune avocate se voulait douce et rassurante, Aiden regagna alors sa place sur la chaise et sa sœur cadette en fit de même.

- c'est simple, si voulez partir, vous nous dites exactement ce qui s'est passé avec Sophia, affirma l'inspecteur Rollins d'un ton ferme.
- allez, dites-nous la vérité Aiden, insista Fin.
- je suppose que j'ai eu une absence.
- vraiment ? C'est tout ce que vous avez trouvé ? Répliqua Amanda, d'un ton peu avenant.
- inutile de le provoquer inspecteur, la prévint maître Bauer, ça ne vous avancera à rien.
- si elle dit que je me suis allongé sur elle, avoua Aiden toujours aussi perturbé, peut-être que...je sais pas... quand je ferme les yeux...je ...je me souviens pas...c'est le trou noir…

Il se cacha le visage entre ses deux mains avant de se taper violemment la tête contre la table de la salle d'interrogatoire à plusieurs reprises.

- Aiden ! Réagit Aimee, sous le choc. Aiden, arrête !
- je sais pas…je sais pas, répéta-t-il frénétiquement en tapant de plus en plus fort.

Du sang coulait maintenant de son cuir chevelu alors que l'inspecteur Tutuola venait en aide à maître Bauer pour immobiliser son frère avant qu'il se fasse encore plus de mal.

- appelez une ambulance ! Réagit Amanda avec rapidité. Une ambulance, vite !

Ni une, ni deux, Olivia se saisit immédiatement de son portable dans la poche intérieure de sa veste avant de composer le 911 en urgence sous le regard médusé de maître Barba.


Une fois franchi le seuil de son appartement, Rafael se débarrassa de son long manteau beige foncé, desserra immédiatement sa cravate et déposa son attaché-case sous le porte-manteau quand il entendit un bruit suspect venant de son salon, il s'y dirigea sans attendre avant d'être accueilli par une arme pointée tout droit sur lui, il reconnut immédiatement le frère de maître Bauer qui le fixait, un bandage autour de la tête et un sourire sadique sur les lèvres.

- bienvenue à la maison, monsieur le substitut du procureur.
- Aiden, posez cette arme, dit-il, tout en levant les mains en l'air en protection.
- pour toi, c'est monsieur Bauer, pigé ?
- d'accord, d'accord, pas la peine de s'énerver. On peut discuter calmement, n'est-ce pas ?

Il avait l'air agité, encore plus que durant son interrogatoire avec les inspecteurs Tutuola et Rollins.

- discuter de quoi ? A cause de toi, je vais me retrouver enfermé chez les fous pour le restant de mes jours !
- ça vous n'en savez rien, votre sœur peut encore vous obtenir une liberté surveillée avec une obligation de soins mais limitée dans le temps, vous n'avez pas confiance en elle ?
- bien sûr que si ! Je n'ai jamais dit le contraire !
- alors vous voyez ? Tout peut encore s'arranger. Il vous suffit de poser cette arme, c'est aussi simple que ça.
- la ferme ! N'essaie pas de m'embrouiller ! Ferme-là !

Il semblait rassembler ses pensées alors que maître Barba cherchait ce qu'il pouvait dire de plus pour sortir de cette impasse.

- allez, bouge-toi !

Aiden pointait maintenant son arme vers le fauteuil du salon du substitut du procureur d'un air décidé.

- assis ! Répéta-t-il, en haussant la voix. Assis, j'ai dit !
- c'est bon, je vous obéis, regardez je m'assois.
- je ne veux plus entendre un mot, pigé ?

Il regarda quelques secondes par la fenêtre du salon, plusieurs voitures de police étaient garées devant l'immeuble, il ferma les stores. Son attention fut retenue par la sonnerie du téléphone fixe situé à côté du canapé, fatigué par cette dernière, il débrancha immédiatement le câble en question sous le regard contrarié de maître Barba.


- personne ne répond sur le fixe, annonça l'inspecteur Carisi en raccrochant son portable.
- on est bien sûr que c'est Aiden Bauer à l'intérieur ? Demanda le sergent Benson à toute son équipe.
- pas de confirmation visuelle, il a baissé les stores. On a des hommes qui surveillent toute la zone, les immeubles d'en face et on attend une visionneuse thermique d'un moment à l'autre, les informa l'inspecteur Rollins.
- les vidéos surveillance de l'hôpital confirme que c'est dans une Ford explorer grise qu'il s'est échappé de l'hôpital, les avertit Fin. La même qui se trouve garée devant l'immeuble de Barba.
- sa sœur jure qu'ils n'ont pas de famille, ajouta Sonny, son frère est un solitaire, il n'a pas d'amis, donc très peu d'endroits où aller.

Cette fois, c'est le téléphone portable de maître Barba qui se mit à sonner au plus grand dam d'Aiden qui l'avait forcé un peu plus tôt à le poser sur la table basse du salon devant lui.

- c'est sûrement la police, vous devriez répondre, lui conseilla Rafael.
- la ferme, j'ai dit !

Il poussa un soupir de frustration très peu discret avant de se saisir du téléphone et de finalement le décrocher à la plus grande surprise du substitut du procureur.

- monsieur Bauer, c'est ça ? Je suis le sergent Bens...
- je veux parler à ma sœur, tout de suite ! La coupa-t-il, avant de subitement raccrocher.


- vous pouvez lui parler au téléphone mais c'est tout, l'informa Olivia.
- je pourrais au moins essayer d'entrer.
- inutile d'insister, nous ne vous laisserons pas y aller. Rassurez-le, dites-lui qu'on attendra autant de temps qu'il le faut. Voyez ce qu'ils ont besoin, de la nourriture ou autre chose.

Maître Bauer acquiesça, son cœur faisait des bonds dans sa poitrine, elle ne devait pas se rater.

- Aimee.

Le ton de son aîné était doux à l'autre bout du fil, il semblait presque ému de l'entendre.

- Aiden, qu'est-ce que tu fais ?
- je sais, j'ai vraiment déconné.
- il faut que tu laisses partir le substitut du procureur maintenant, d'accord ?
- ils vont m'abattre comme un chien si je fais ça.
- non, je ne laisserai personne te faire ça, tu peux me faire confiance.
- ils te laissent même pas entrer pour me parler, je suis désolé, tellement désolé. Cette fille, cette Sophia, je sais pas ce qui s'est passé, je sais plus, je…
- shhhh, calme-toi, ce n'est pas de ta faute, tu m'entends ? C'est de la mienne. Tout est de ma faute.
- non, c'est pas ta faute, c'est la sienne, c'est à cause de ce putain de substitut que je vais me retrouver chez les fous, c'est vraiment un bel enfoiré ce type !

Il avait maintenant son arme braquée sur la tête de maître Barba qui se mit à déglutir avant de fermer les yeux, son ravisseur était de plus en plus incontrôlable, il devait se rendre à l'évidence, sa dernière heure était venue.

- non, non, Aiden ! Ne fais pas ça. Je t'en supplie, dit Aimee entre deux sanglots. Ce n'est pas toi. Tu n'es pas un assassin !
- alors dis-leur de me laisser te voir sinon je le tue pour de bon !


- on sera à l'écoute, l'informa le sergent Benson, on a placé des hommes partout, on peut entrer en quelques secondes à peine.

Elle vérifia que le gilet par balle de maître Bauer était bien fixé avant de lui asséner une petite tape encourageante sur l'épaule.

- allez-y. On est là. Juste à côté.

La peur au ventre, la jeune avocate se dirigea vers l'appartement de Rafael, elle poussa la poignée de la porte avant d'élever la voix.

- Aiden, j'entre, c'est moi !
- ferme la porte à clé ! Lui répondit son aîné.

Elle obtempéra avant de suivre la voix de son frère et de pénétrer dans le salon de maître Barba.

- ça y est, elle est fermée.
- t'as un gilet par balles ? S'étonna Aiden.
- oui, ils m'ont obligée à le mettre, mais regarde, je l'enlève, dit-elle en joignant le geste à la parole. Voilà, c'est bon.

Rafael la fixa d'un air à la fois interrogateur et inquiet, elle était suicidaire ou quoi ?

- je suis là pour qu'on discute un peu tous les deux seul à seul alors tu peux le laisser partir maintenant.
- je sais pas...
- Aiden, laisse-le partir, je t'en supplie. J'ai besoin de te parler en tête-à-tête. Rien que toi et moi.

La jeune homme semblait peser le pour et le contre dans son esprit, Aimee ne lui laissa pas une minute de répit.

- Aiden, je suis là pour t'aider, tu sais que je ne ferais jamais rien pour te nuire. Alors relâche-le maintenant. Je suis là. Je suis venue. Pour toi. Seulement pour toi.

L'intéressé fixa sa sœur de ses grand yeux clairs avant de faire un léger signe de tête à son otage.

- tire-toi !
- non, lâcha Rafael avec fermeté.
- j'ai dit, tire-toi ! Répéta Aiden en haussant la voix. Allez, dégage !
- non. Pas sans elle.
- il ne me fera rien, intervint Aimee d'un ton rassurant. Vous pouvez vous en aller. Je vous assure.

Il était hors de question pour lui qu'elle prenne sa place, il ne permettrait pas un tel sacrifice, soit il sortait avec elle, soit il ne sortait pas du tout.

- je n'irai nulle part, trancha maître Barba. Pas sans vous.
- ah oui, on parie ?

Maître Barba sentit à nouveau le canon de l'arme de son ravisseur sur son front, il venait de provoquer sa colère, sa vie ne tenait plus qu'à un fil.

- Aiden...pose ce pistolet...s'il te plaît.

La voix tremblante, sa sœur le suppliait encore une fois d'épargner la vie du substitut du procureur.

- excellente idée, laisse-moi juste le buter d'abord !
- oh oh oh fais pas ça, fais pas ça Aiden, on peut toujours parvenir à un accord avec maître Barba, c'est quelqu'un de très humain tu sais, et il a aussi une famille, il saura se montrer compréhensif, tu n'auras pas à te retrouver en HP pour le reste de ta vie, n'est-ce pas maître ?
- absolument, confirma Rafael en entrant dans son jeu.
- je ne lui fais pas confiance, Aimee.
- oui, mais moi tu me fais confiance n'est-ce pas ?

Aucune réponse. La jeune avocate se devait d'insister. Le tremblement dans sa voix se faisait de plus en plus présent.

- Aiden ?
- tu sais bien que oui.
- tu te souviens...tu te souviens de ce que maman nous chantait…pour nous consoler… à chaque petit bobo qu'on avait…why do birds suddenly appear, commença-t-elle à fredonner tout doucement.
- every time you are near, continua Aiden à son tour sur le même ton.
- just like me, reprirent-ils tous les deux en choeur, they long to be close to you. Why do stars fall down from the sky, every time you walk by ? Just like me, they long to be close to you.

Alors qu'ils chantaient toujours à l'unisson, Aimee en profita pour s'approcher doucement de son frère, elle se mit d'abord à lui tenir délicatement les deux avants-bras avant de le serrer tout fort contre elle au plus grand soulagement de maître Barba qui n'osait plus bouger de son fauteuil de peur de réveiller à nouveau la colère d'Aiden alors que sa sœur cadette semblait enfin réussir à l'apaiser.

- ssshh calme-toi, dit-elle dans un murmure en caressant doucement sa nuque, tout va bien se passer, je suis là, tu n'as plus rien à craindre maintenant.

Les yeux fermés, Aiden se laissait bercer par le doux son de sa voix et quand avec sa main gauche, Aimee se saisit de l'arme qu'il tenait dans sa main droite pour la tendre dans son dos à maître Barba, son frère n'eut aucune réaction sauf celle de serrer sa cadette encore plus fort dans ses bras.
Une fois l'arme dans ses mains, l'assistant du procureur s'en débarrassa silencieusement en la cachant discrètement derrière le premier coussin du canapé qui se trouvait juste à ses côtés.

- tu viens ? Allez, on y va, sortons d'ici.

D'une voix toujours aussi doucereuse, Aimee s'accrocha fermement à la main de son frère pour le guider en dehors du salon de maître Barba quand Aiden s'arrêta net.

- et pour notre accord ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- il tient toujours, lui assura Aimee. On sort tous les trois d'ici et on met cet accord par écrit, ça te va si on fait comme ça ?
- je veux qu'il le dise.

Le regard d'Aiden venait de se diriger vers le substitut du procureur qui les suivait de peu et avait été surpris à son tour par cet arrêt soudain.

- maître Barba ? Le relança maître Bauer.
- faisons comme ça. Je n'y vois aucune objection.
- voilà, tu vois. Cette affaire est réglée. Viens, sortons de là.

Ni une, ni deux, Aimee guida son frère vers la sortie et quand ils franchirent le seuil de l'immeuble, ils levèrent tous les trois leurs deux mains bien haut à la vue de tous les policiers qui les attendaient dehors.

- ne tirez pas ! Ne tirez pas ! Répéta maître Barba.
- mon frère n'est pas armé, il n'est pas armé ! Insista Aimee, en désignant son aîné.

L'inspecteur Tutuola le fouilla rapidement avant de lui passer les menottes à son plus grand étonnement.

- Aimee, qu'est-ce qu'il fait ? Et notre accord ? S'agita Aiden, de plus en plus.

Sa sœur le fuyait du regard, la douleur était trop forte.

- AIMEE ! Cria-t-il alors qu'on l'emmenait de force dans une voiture de police. AIMEE ! TU M'AS PROMIS ! TU M'AS PROMIS AIMEE !

Les yeux rougis, elle le regarda s'éloigner, elle ne pourrait plus jamais se regarder dans une glace après ce qu'elle avait fait.

- vous n'aviez pas le choix.

Elle fut surprise d'entendre la voix rassurante de maître Barba lui revenir aux oreilles, elle posa son regard à présent rempli de larmes sur lui.

- vous croyez ?


Prochainement dans ALC : le sergent Benson encourage le substitut du procureur à téléphoner à maître Bauer.