Bonsoir les amis, alors on doit vous dire que nous sommes vraiment contentes que ce début vous plaise, ça nous motive et les chapitres naissent facilement grâce à vous. Refaites nous la même et nous seront conquises.

Voila alors sachez que ce chapitre vous présente donc la partie Eve Dallas, vous allez faire la connaissance des deux personnages principaux qui vont vous rappeler un autre couple que vous adorer. Nous restons encore mystérieuses sur ce qui se passe car c'est nécessaire pour notre fic.

Nous vous remercions pour vos reviews et espérons que cette suite vous plaira.

Remerciement des guests :

Salom : Contentes que tu apprécies, j'espère que cette suite te plairas et n'hésites pas à nous le faire savoir. Merci pour ta review

Anny30 : Tu fais bien de les acheter car tu vas adorer la saga, nous espérons que tu auras commencé en lisant ce chapitre ainsi tu pourras te plonger facilement dans les deux univers si semblables l'un de l'autre. Merci ^^.

On tient à confirmer comme certaines ont pu se demander que cette fic sera dans le même acabit que sept jours pour agir, en étant bien sur différent sur le contexte mais on ne peut vous en dire plus sans révéler le secret de cette fic...

Bonne lecture les gens ! Redit : 30.08.2015 merci Loulou ^^


Résumé : Kate Beckett se réveille après 27 ans de coma cryogénique...En 2060

Chapitre 1

Le communicateur de Connors sonna en pleine nuit, réveillant les deux occupants du lit tendrement enlacés dans les bras l'un de l'autre. Eve Dallas, lieutenant de police à New York prit le sien, habituée à être dérangée à n'importe quelle heure du jour et de la nuit pour une nouvelle affaire, plus sordide que la précédente.

« Bloquez la vidéo » ordonna-t-elle d'une voix brouillée par le sommeil sans même ouvrir les yeux.

« Eve chérie, c'est le mien ! » grommela Connors son mari en se redressant souplement, déjà parfaitement réveillé et prêt à commencer sa journée de travail.

« Dis donc, tes sbires ne savent donc pas que tu dors la nuit ? Pourquoi t'appellent-t-ils à une heure pareille ? » Grogna la jeune femme en enfouissant sa tête dans l'oreiller, oubliant que bien souvent, c'était son travail qui les empêchait de passer une nuit complète dans les bras de l'autre.

« Si mes employés m'appellent à cette heure, c'est que c'est important ! » répondit Connors en se penchant pour embrasser sa femme.

Mais Eve ayant la tête dissimulée sous son oreiller, il dut se contenter de baiser son épaule dénudée, et ne put résister à la tentation de faire courir ses lèvres sur sa peau veloutée, arrachant un gémissement de bien être à la jeune femme qui remua légèrement pour mieux s'offrir à ses caresses. Mais son communicateur, qui sonnait toujours, lui rappela que l'heure n'était pas à la bagatelle, et il s'éloigna à regret du corps offert de son épouse pour se concentrer sur la communication, tirant un grognement de frustration à cette dernière qui le fit sourire de fierté. Elle avait si longtemps combattu ses sentiments pour lui, le tenant à distance, qu'à présent, même après plus d'un an de mariage, la voir réagir ainsi à la moindre de ses caresses était un enchantement permanent.

Dans un soupir, il s'assit sur le lit en jetant un regard goguenard à son épouse alors que celle-ci demeurait allongée sur le ventre. Totalement nue, inconsciente de sa beauté renversante. Elle lui lança un regard aguicheur qui le fit sourire plus largement.

« Bloquez la vidéo » réitéra l'homme d'affaires en se passant une main dans les cheveux, les repoussant en arrière.

Derrière lui, Eve le dévorait du regard, sentant des fourmillements familiers au bout des doigts alors qu'elle se retenait de tendre la main pour partir à nouveau à la conquête du corps divinement sculpté de son mari. Se mordant la lèvre, elle roula sur le dos et continua de le fixer, sentant son désir à peine assouvi se réveiller et lui embraser les reins. Aucun homme avant Connors ne lui avait fait un tel effet, et elle en était sans cesse déstabilisée, même si elle commençait doucement à s'y habituer. Il avait fait tomber ses défenses, et elle était irrémédiablement tombée amoureuse de ce Dieu Irlandais, aux longs cheveux noirs comme l'encre et aux yeux aussi bleus qu'un lagon. Elle ne comprenait pas pourquoi il s'était intéressé à elle, le flic sans charme particulier, et encore moins pourquoi il avait tant tenu à l'épouser. Mais à présent qu'il était à elle, elle était déterminée à arracher les yeux de toutes les poupées blondes, brunes ou même rousses, qui avaient la mauvaise habitude de faire les yeux doux à son mari à la beauté envoûtante.

Un grognement rageur lui échappa à cette pensée, s'attirant un coup d'œil légèrement moqueur de Connors, comme s'il avait eu la faculté de suivre le cours de ses pensées. Lui lançant un regard noir en réponse, elle s'étira langoureusement, souriant en voyant une lueur de convoitise assombrir les prunelles de son époux, et elle faillit crier victoire en le voyant amorcer un mouvement dans sa direction, mais une voix d'homme provenant du communicateur le stoppa net, et il se rassit, faisant soupirer Eve de dépit.

« Monsieur je suis désolé de vous réveiller ainsi en pleine nuit, mais vous nous aviez dit de vous avertir si l'un des patients niveau 5 se réveillait. » déclara le docteur Phil d'un ton fébrile.

« Oui eh bien ? » s'impatienta Connors, n'aimant pas qu'on tourne autour du pot.

« La patiente 6520 E s'est réveillée. Ses constantes sont stables, et même si elle semble un peu déboussolée, ce qui est normal après 27 ans de sommeil cryogénique, elle ne présente aucun trouble visible, puisqu'elle s'exprime clairement, même si elle n'a fait que réclamer son mari depuis son réveil. » débita le médecin, comme s'il craignait d'oublier un détail alors qu'il savait que l'homme qu'il avait au bout du fil pouvait faire et défaire des carrières en un battement de cil.

Eve songea que l'empressement de cet homme à faire son rapport était assez similaire à celui d'un bleu tenant à faire ses preuves afin de ne pas finir sa carrière chez les éboueurs de la police, et dans ce cas précis, elle ne doutait pas que Connors pouvait, en une fraction de seconde, l'envoyer dans une usine hors planète s'il omettait la moindre chose. Amusée, elle écouta distraitement la conversation lorsqu'elle prit conscience de ce que venait de dire ce médecin. Sommeil cryogénique ? Intriguée, Eve fronça les sourcils en s'asseyant sur le lit, indifférente à sa nudité, et se focalisa sur la conversation assez étrange entre son mari et ce médecin. Elle savait que Connors possédait plusieurs entreprises liées au monde médical, elle l'avait appris durant son enquête sur les Icove et leur trafic mondial de clones, mais elle n'aurait jamais imaginé qu'il ait pu investir dans la cryogénie.

Chaque jour, elle en apprenait un peu plus sur l'étendue de l'empire financier de son mari, et chaque jour elle en était un peu plus perturbée. Elle savait que jamais elle ne se ferait à sa richesse, et c'était d'ailleurs un aspect qui avait joué en la défaveur de Connors. Contrairement aux femmes qu'il avait l'habitude de fréquenter, elle n'attendait pas de lui qu'il la couvre de cadeaux décadents et de bijoux hors de prix, au contraire. Elle était toujours gênée qu'il lui offre quelque chose qu'elle n'aurait jamais pu s'offrir avec son salaire de flic, ce qui avait d'ailleurs souvent été à l'origine de dispute entre eux. En ce qui la concernait, une barre de chocolat était le plus beau, et le plus délectable des cadeaux qu'il puisse lui faire, derrière son vrai café dont elle se délectait à outrance et dont il alimentait en continu les auto-chefs de son bureau au commissariat ainsi que ceux de la maison, tel un dealer le ferait avec un toxicomane.

Sentant son estomac grogner, elle reluqua du côté de l'auto-chef, hésitant à se lever pour se commander une barre de ses friandises préférées ainsi qu'un savoureux café, mais le silence prolongé et inhabituel de son mari lui fit tourner la tête vers lui, et elle fut troublée par son silence. S'agenouillant, elle l'observa avec intérêt, son instinct s'éveillant instantanément devant l'air préoccupé qu'il affichait et qu'elle ne lui connaissait pas. Habituellement, lorsqu'il s'agissait de ses affaires, son époux prenait toujours un air neutre et détaché. Il n'était jamais pris au dépourvu, ne faisant pas d'état d'âme, et c'était cette capacité à ne jamais se laisser dominer par ses sentiments qui lui avait permis de devenir l'homme le plus riche de la planète. Elle savait qu'il avait un passé sombre, voire même criminel, et qu'il n'était pas un enfant de cœur, mais c'était aussi une des raisons qui faisait qu'elle l'aimait tant.

Comme pour elle, la vie ne lui avait pas fait de cadeau, et chacun à leur façon, ils s'étaient construits, seuls, à la seule force de leur volonté, alors le voir aussi déstabilisé et hésitant était très perturbant pour elle. Son instinct lui soufflait que les jours à venir allaient être particulièrement éprouvants. Mais le combat ne l'effrayait pas. Si Connors avait des ennuis, alors elle le défendrait de toutes ses forces et son âme.

Se rapprochant imperceptiblement, elle tenta de décrypter son expression, ses tripes se nouant en apercevant un éclair d'inquiétude au fond de son regard azuré. Les seuls moments où elle était habituée à voir son regard se troubler ainsi, c'était lorsqu'il le posait sur elle, et plus encore, lorsqu'ils faisaient l'amour et qu'il la laissait lire en lui.

Mais cette fois, ce n'était pas elle l'objet de son inquiétude, et cela suffisait à éveiller sa propre angoisse. Comme s'il avait oublié sa présence, Connors était perdu dans ses pensées dont elle parvenait à suivre le cours sans qu'il parvienne à lui cacher son trouble.

« Bien, j'arrive ! » assura Connors en se reprenant. « Transportez-la dans une des résidences privées près de passage Way. Je pars immédiatement, et assurez-vous que le niveau de sécurité maximale soit activé. Durant le transport, faites-vous escorter par deux vigils armés ! » Ordonna-t-il en passant en mode mains libres avant de se lever du lit.

Sous le regard toujours plus intrigué d'Eve qui le suivit des yeux alors qu'il descendait l'estrade menant à leur immense lit, pour gagner sa penderie, il s'habilla avec un goût infaillible, la faisant doucement soupirer. Ils n'allaient donc pas débuter la journée en faisant passionnément l'amour comme cela leur arrivait fréquemment. Tant pis, elle se contenterait de son programme d'entraînement habituel, même si Connors ne perdait rien pour attendre. Elle savait qu'une fois la nuit revenue, il lui appartiendrait corps et âme.

« Comme il vous plaira Monsieur. Nous procédons immédiatement au transfert, et nous vous attendons à la résidence » approuva vivement l'homme, son respect transparaissant dans le son de sa voix.

A peine la communication coupée, Connors en lança une autre, un pli soucieux lui barrant le front, et Eve fronça les sourcils, se demandant ce qu'il lui cachait à propos de cette fameuse patiente. Cette affaire semblait lui tenir particulièrement à cœur, et sa curiosité aiguisée, elle réfléchit à la meilleure façon d'amener Connors à lui révéler ce dont il retournait exactement. Sans le quitter des yeux, elle se leva à son tour, et gagna le sofa, raflant au passage un des nombreux peignoirs qu'il avait acheté pour elle et qui surgissait toujours au moment où elle en avait le plus besoin. S'en recouvrant, elle vit Connors patienter en tapotant sa cuisse du bout du doigt, jusqu'à ce qu'une voix ensommeillée teintée de réprobation ne lui réponde.

« Connors, même si j'ai cru comprendre que vous n'aviez pas besoin de sommeil pour assurer, ce n'est pas mon cas !» ronchonna Louise Dimato en baillant bruyamment. « Je sors d'une garde de 48 heures au dispensaire et je suis épuisée, alors merci de me rappeler à une heure plus civilisée » reprit-elle, lui faisant comprendre qu'elle était sur le point de raccrocher.

« Je sais Louise, et je suis navré de vous déranger, mais j'ai besoin de vous. » s'excusa-t-il tout en boutonnant son pantalon. « C'est vraiment très important ! » ajouta-t-il pour la convaincre.

« Pourquoi moi ? Vous avez toute une armée de médecins à votre service !» grogna la jeune femme en poussant un soupir.

Jetant un regard en coin à Eve, lui faisant froncer les sourcils de plus belle, il tourna la tête vers son bureau, comme s'il hésitait à s'y enfermer pour poursuivre cette discussion, mais y renonça finalement. Il savait que s'il s'avisait d'y aller, Eve lui ferait subir un véritable interrogatoire et qu'il ne pourrait pas lui cacher la vérité très longtemps. Pour le moment, il n'avait pas de réelles certitudes. Aussi, se décida-t-il à expliquer succinctement la situation à Louise, lui demandant de le rejoindre à la résidence privée Wave life.

« La résidence Wave Life ? » s'étonna Louise, impressionnée malgré elle.

Elle connaissait cet endroit de réputation, même si elle n'y avait jamais mis les pieds. Les médecins autorisés à travailler là-bas étaient triés sur le volet, elle n'avait jamais rêvé faire partie du haut du panier mais depuis sa rencontre avec Eve, son horizon s'était élargi, et elle s'était vu offrir des opportunités qu'elle croyait jusque-là inaccessibles. Connors lui avait permis de moderniser et d'agrandir son dispensaire, sans parler du foyer hautement sécurisé dont il lui avait demandé d'assurer la gestion. Et là encore, il parvenait à titiller sa curiosité professionnelle en lui faisant miroiter la possibilité de mettre les pieds dans cette demeure qui était un lieu de haute sécurité. La technologie qui y était utilisée était avant-gardiste, et le centre médical était le plus moderne du pays, voire de la planète.

Le prix des loyers y était exorbitant, et seuls les hauts dignitaires et quelques personnalités dont la vie était menacée pouvaient se permettre d'y loger. Connors l'avait fait construire avec le soin minutieux qui le caractérisait, et la résidence ne recevait que des personnes ayant reçu la classification niveau 5, autrement dit dont la vie était menacée, et qui requéraient donc une protection ultra rapprochée. Celle-ci se trouvait à proximité de Passage Way, si bien qu'il lui avait paru logique d'y faire transporter sa patiente, de préférence avant que le bruit de son réveil ne circule dans les rues new-yorkaises. Il n'avait autorisé que très peu de personnes à y être admises principalement des familles dont la vie était menacée à cause du travail du père ou de la mère. Souvent, il avait protégé des juges ou des sénateurs qui avaient osé tenir tête à la pègre, faisant rager des criminels comme Ricker.

Louise savait que son système de sécurité avait fait ses preuves, et comme Alcatraz en son temps, personne n'avait pu y pénétrer ou en sortir sans autorisation. D'ailleurs en général, ceux qui entraient dans la résidence y restaient définitivement, ne ressentant pas le besoin de sortir car ils bénéficiaient de tout le confort qu'une ville puisse offrir à ses habitants.

« Je comprends, mais ce n'est pas la première personne importante qui est admise à la clinique de la résidence, et vous ne m'avez pas appelée à chaque fois ! » contra Louise, peu désireuse de quitter son lit et la chaleur de son compagnon.

« Je le sais bien Louise, et encore une fois je regrette de vous déranger durant vos rares heures de sommeil, mais cette fois cette personne requiert la meilleure ! » plaida Connors en retenant un soupir de frustration en sentant le regard d'Eve braqué sur lui.

S'il ne se contrôlait pas mieux, elle allait finir par se poser plus de questions qu'elle ne le faisait déjà, et il n'aurait pas d'autres moyens que de lui mentir. Certes pour la protéger, mais il savait que s'il devait en arriver là, sa femme aurait du mal à le lui pardonner. Elle n'exigeait qu'une chose de lui, une franchise à toute épreuve, et il s'était toujours targué d'y parvenir, même si ce n'était pas toujours facile, mais là, la situation était exceptionnelle, et il ne voulait pas courir le risque de la blesser inutilement.

« La flatterie ne vous mènera à rien Connors ! »rétorqua la jeune femme, un sourire dans la voix.

« Bien loin de moi l'idée de flatter votre égo Louise.» sourit à son tour Connors. «Je vous le demande comme un service rendu à un ami. » lança-t-il en désespoir de cause.

Un long silence se fit entendre à l'autre bout de la ligne avant d'être rompu par la voix rauque d'un homme qu'Eve identifia instantanément. Charles Monroe, époux de Louise. Comme pour la jeune médecin, Eve avait fait sa connaissance durant une enquête, et le compagnon licencié qu'il était à l'époque lui avait fait du rentre dedans espérant à chacune des visites de la jeune femme qu'elle lui accorde ses faveurs, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Louise Dimato pour qui il avait eu un coup de foutre partagé. Connaissant la jalousie maladive de Connors et sa mauvaise habitude de frapper à bras raccourci sur les hommes qui avaient traversé sa vie, elle avait tu ce détail, d'autant qu'il ne s'était jamais rien passé, et qu'une amitié sincère s'était nouée entre eux. Et puis maintenant que Charles et Louise étaient mariés, elle ne voyait pas l'intérêt de ressasser le passé.

« Qu'y a-t-il mon cœur ? » s'enquit Charles d'une voix ensommeillée.

« Rien Charles, rendors-toi mon chéri » répondit Louise à son mari.

Il entendit un léger bruit de succion, lui faisant comprendre que le couple échangeait un baiser, puis le docteur s'adressa de nouveau à Connors.

« Bien, mais je vous avertis que vous avez intérêt à me payer un petit déjeuner grandiose ! » capitula-t-elle, sachant que de toute façon on ne disait pas non à Connors.

« Bien entendu, cela va de soi ! » rit-il, satisfait d'avoir obtenu gain de cause, même s'il n'en avait jamais douté.

« Je vous rejoins là-bas d'ici 20 minutes ! » affirma Louise en repoussant ses draps, créant un froissement soyeux dans le communicateur.

« Très bien, merci Louise » souffla Connors tout en pianotant sur son ordinateur de poche. « je vous faxe une autorisation de pénétrer dans l'enceinte ! »

Il entendit un bip à travers son communicateur annonçant l'arrivée de son fax chez le médecin.

« Je l'ai, à tout à l'heure Connors, passez le bonjour à votre charmante épouse ! » ajouta Louise avec une pointe d'ironie teintée de malice qui fit sourire Connors.

« Je n'y manquerai pas Louise ! » rigola Connors en avisant sa femme qui levait les yeux au ciel devant le sous-entendu de son amie.

Même si sa relation avec Louise avait mal débuté, elles étaient devenues amies avec le temps, et toutes deux s'étaient faites au caractère entier et fier de l'autre. Tout comme sa meilleure amie Mavis, Louise adorait se moquer gentiment d'elle, et Eve avait appris à l'ignorer tout comme elle le faisait lorsque Mavis la taquinait, même si de temps en temps, elle prenait plaisir à rendre la monnaie de leurs pièces à ses amies. Voyant Connors mettre un terme à la communication, finissant de s'habiller, elle se leva souplement de l'accoudoir du sofa sur lequel elle s'était installée et constata que son irlandais de mari, au visage d'ange et au corps de Dieu grec, arborait un pli soucieux au milieu du front.

« Un problème Connors ? » s'inquiéta-t-elle alors qu'il glissait sa chemise dans son pantalon.

Elle avait été d'une patience angélique, du moins de son point de vue, mais à présent elle comptait bien obtenir des réponses à ses questions. Connors n'était pas dans son état normal, et elle voulait savoir pourquoi. Pour une fois que c'était elle qui se retrouvait en situation de le conseiller et de lui venir en aide, elle n'allait pas laisser filer une occasion pareille, même si elle devait cuisiner son milliardaire préféré pour ça. Il pouvait se montrer têtu, mais dans ce domaine, elle le battait à plate couture, et elle allait se faire un plaisir de le lui rappeler.

« Ne t'inquiète pas Eve chérie, juste une affaire urgente ! » lui répondit-il distraitement en enfilant une veste parfaitement assortie à son pantalon.

Il s'habillait toujours avec un soin méticuleux, à la limite de la maniaquerie, un vrai métro sexuel, il adorait acheter des vêtements qu'il n'avait l'occasion de porter qu'à une ou deux reprises avant d'en voir de nouveaux apparaître dans sa penderie. Elle ne comprenait pas ce besoin compulsif d'avoir autant de vêtements, mais elle avait depuis longtemps renoncé à lui faire cesser de lui en acheter également, sachant qu'elle usait sa salive pour rien. Son mari n'en faisait jamais qu'à sa tête, aussi se contentait-elle de le laisser faire, jugeant inutile de provoquer une dispute pour une broutille pareille. Par contre, s'il s'imaginait qu'elle allait se contenter de cette réponse évasive, il se fourvoyait.

« Ne me prends pas pour une idiote Connors » gronda-t-elle en fronçant les sourcils. « Les seules fois où tu as quitté le lit conjugal pour tes affaires, c'était pour un voyage hors planète » argua-t-elle en avançant pour l'obliger à la regarder.

« Je suis un homme d'affaires Eve, il arrive parfois que certains imprévus m'obligent à quitter la maison en pleine nuit, n'en fais pas une montagne ! » éluda Connors en enfilant sa montre, parfaite excuse pour ne pas croiser le regard de son épouse.

« Tu sembles préoccupé, inquiet, et ça ne te ressemble pas ! » insista Eve en sentant sa patience s'effriter dangereusement devant l'attitude fuyante de Connors. « Ce n'est pas juste une simple histoire d'affaires ! »

« Ce n'est rien de grave chérie ! » tenta-t-il de la réconforter, sentant qu'elle était angoissée même si elle n'en laissait rien paraître.

« Je vais te croire ! » railla-t-elle d'un ton dangereusement calme prémices d'un orage. « Je peux savoir qui est cette mystérieuse patiente qui vient de se réveiller et pour qui tu sembles tant t'inquiéter ? » voulut-elle savoir en plissant les yeux d'un air menaçant.

Bien que vêtue d'un peignoir qu'elle n'avait pas pris la peine de nouer, trop préoccupée par le comportement suspect de son mari, elle vint se planter devant lui, les poings sur les hanches, exposant son corps de déesse à la vue de son mari qui sentit son désir revenir en force, lui donnant comme toujours envie de la posséder, même si le regard d'Eve lui fit comprendre qu'il n'avait pas intérêt d'essayer. Les sourcils froncés et les yeux noirs lançant des éclairs, elle le fusillait du regard, attendant une réponse qui ne venait pas assez vite à son goût, et il comprit que s'il ne lui fournissait pas une explication rapidement, il allait au-devant de gros ennuis. Eve et lui s'étaient déjà disputés, parfois même jusqu'à en venir aux mains, même s'il avait toujours veillé à ne pas la blesser bien qu'il sache qu'elle savait encaisser les coups, et que ces disputes s'étaient toujours achevées par des réconciliations torrides et débridées, il ne voulait pas en arriver là ce soir.

Il sourit devant son attitude autoritaire qui dissimilait une pointe de jalousie. Il adorait lorsqu'elle laissait transparaître ainsi son amour pour lui et sa peur de le perdre, même s'il trouvait ridicule qu'elle s'imagine pouvoir être concurrencée à ses yeux. C'était une des qualités de son merveilleux flic qu'il chérissait le plus. Cette méconnaissance totale de sa beauté et du pouvoir qu'elle exerçait sur lui et les autres hommes. Il avait bien essayé de lui expliquer pourquoi il l'avait choisie parmi toutes les autres, mais il avait bien vu qu'elle ne le croyait pas, et il trouvait cela à la fois attendrissant et très frustrant. Il ne voulait pas qu'elle se monte la tête et parte en croisade. Il lui fallait donc trouver le moyen d'apaiser ses craintes sans pour autant lui mentir. Vaste programme songea-t-il en sentant son inquiétude grimper d'un cran alors qu'il allait devoir occulter certains détails concernant son intérêt pour Kate Beckett...


Merci pour vos reviews et la suite dépend de vous ^^ alors faites péter les coms lol ! Bonne soirée.