Kikoo mes chères lectrices.

Alors puisque vous en avez toutes redemandé, je vous publie enfin le chapitre 2... Toujours aussi court, gomen, mais je dirais « intense ».

Bonne lecture !

Il y avait pensé toute la nuit ainsi que toute la journée mais il ne savait toujours pas pourquoi il s'apprêtait à sonner à la porte de cet inconnu rencontré la veille dans le cabinet médical. Lui qui d'habitude était plutôt du genre ordonné, suivant continuellement la ligne droite qu'il s'était tracé vers son avenir… Un coup de folie dans sa vie bien rangée. Il relut le bout de papier qu'il tenait en main. Deidara… Qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Tout cela ne rimait à rien, même si au moins il connaissait son prénom. Il se sentait ridicule et allait faire demi-tour quand une personne dévalant les escaliers le percuta sans même s'arrêter. Il se prit alors la porte de plein fouet.

-Bon sang…

Avec le raffut que cette collision avait produite le blond devait certainement se diriger vers sa porte. Sasori aurait très bien pu partir, en fait, il se disait qu'il aurait dû partir, mais il n'était pas un lâche qui s'enfuit une fois mis sur le fait accompli. Un bruit de pas se fit entendre de l'autre côté et il reprit contenance, autant faire bonne figure plutôt que d'avoir l'air paumé.

La porte s'ouvrit et un Deidara médusé lui fit face. Ses longs cheveux attachés par deux pinceaux en un chignon très souple laissant retomber les mèches les plus courtes qui, pour la plupart, cachaient toujours la moitié de son visage. Il portait une chemise tachée de peinture, assez ample et fermée par un seul bouton laissant son torse presque entièrement dévoilé où l'on découvrait un tatouage étrange. Ses mains, presque autant tachées que ses vêtements, torturaient un chiffon, tentant de retirer quelques traces. Un air surpris s'affichait clairement sur son visage, qui était tout autant taché que le reste.

Sasori, finalement très amusé par la situation, prit la parole.

-J'espère que je ne vous dérange pas ? Je m'appelle Akasuna Sasori et je voulais juste vous remercier pour hier.

Deidara était resté muet, il ne pensait pas que le rouquin chercherait à le revoir, il avait juste voulu profiter de la situation pour voir si la carrure du beau roux était telle qu'elle en avait l'air. Et il n'avait pas été déçu !

Il fut finalement tiré de son mutisme par Sasori qui reprenait la parole.

-Vous ne vous souvenez peut-être pas de moi ?

Le blond se dit alors qu'une si belle occasion n'était pas à rater, et, avec un large sourire en coin, il lui répondit enfin.

-Comment oublier un si beau « tatouage »… Hun… Mais entrez donc.

Il céda le passage et son invité surprise lui emboîta le pas.

-Mettez-vous à l'aise, je vais juste me laver les mains.

Sasori suivit du regard le blondinet qui disparaissait derrière une porte, puis retira sa veste avant de s'installer dans le canapé. L'appartement était à l'image de son propriétaire, clair et lumineux. Tableaux et sculptures décoraient ici et là, et, devant lui quasiment au milieu de la pièce, une petite table basse trônait.

Au bout de quelques minutes, Deidara revenait, les cheveux détachés et deux tasses fumantes en main.

-Désolé d'avoir été un peu long, j'en ai profité pour faire du thé.

-Comme ça aussi vous êtes très sexy.

Le blond se figea sur place. Décidément le rouquin avait le don de lui clouer le bec.

-Pardon ?

Sasori ne savait pas pourquoi il avait dit cela, les mots étaient sortis tout seuls. Il se leva et avança en direction de son interlocuteur, ce qui était fait, était fait, alors autant continuer sur sa lancée.

-Vous portez les cheveux longs avec tellement de naturel que toutes les coiffures semblent vous aller.

Les derniers mots avaient presque frôlé Deidara de leur souffle tellement le roux s'était rapproché. Il lui prit les tasses des mains pour les poser sur la table puis, tout en le regardant dans les yeux, essuya un reste de peinture que le blond avait encore sur le bout du nez.

-Je ne sais pas exactement ce que vous m'avez fait hier mais la douleur n'est pas revenue depuis.

Les doigts de Sasori glissaient dans la longue chevelure et ses lèvres se posèrent juste sous la naissance de l'oreille de Deidara qui semblait une fois de plus perdu. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais cet homme dégageait un charisme tel qu'il ne pouvait que laisser les choses se dérouler, comme un spectateur prit dans le feu de l'action.

-Vous êtes kiné, peut-être ?

Pourquoi cela lui arrivait-il à lui ? Les lèvres du roux se posèrent alors dans son cou. Ah ! Oui ! Parce qu'il avait été incapable de se décider à ne pas toucher ce corps qui semblait si parfait. Un bout de langue glissa sur sa peau et il se reconnecta à la réalité.

-Non. Je… Je suis… Hun… Tout à vous…

Reconnecté à la réalité était un bien grand mot, il n'avait plus qu'une seule chose en tête : goûter à ces lèvres qui le rendaient fou. Il prit alors entre ses mains le visage fin de Sasori et captura cette bouche de la sienne, les entraînant alors toutes deux dans un ballet passionné.

Presque à bout de souffle, le cœur battant, Sasori rompit le contact.

-J'ai envie de vous.

Cette voix rauque et dure mais à la fois pleine de promesses et de désir, enflamma le blondinet qui était dans un état d'excitation déjà extrême.

-Juste une chose… Hun… Tutoyez-moi… Le vouvoiement me gène…

Le roux, tout en faisant glisser ses mains sur les fesses fermes de son hôte, s'approcha alors encore un peu plus et glissa à son oreille.

-Très bien… Alors, où est TA chambre ?…

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