Me revoilà! bon j'avoue j'ai grandement manqué d'imagination pour ce chapitre, l'inspiration n'étant pas toujours au beau fixe. Alors n'hésitez pas pour le lancer de tomates (mais pas trop fort hein^^). Bonne lecture!
Herbert réfléchit à toute vitesse, à tel point que de la fumée aurait pu jaillir de ses oreilles. Admettant qu'il avait toujours eu un faible pour Dan sans pour autant vouloir aller plus loin, de peur de tout gâcher et de perdre son amitié, qui lui était plus importante que le reste. Il jeta un regard rempli d'insultes vers sa belle-sœur, avant de sentir les mains de son ami se poser sur son visage. Il plongea son regard dans celui de son ami et ce dernier déglutit. Mais même si Francesca commençait à ricaner, Herbert avait du mal à faire un pas à son tour et se devait de la laisser croire qu'elle était la meilleure. Dan prit l'initiative et timidement, s'approcha de son ami pour poser chastement ses lèvres sur les siennes. Herbert se sentit rougir, ce baiser de Dan lui procurant un plaisir bien plus intense que ce à quoi il s'attendait, accompagné par de malvenus frissons très marqués sur ses bras. Le fou rire de Francesca ne se fit pas attendre. "Elle veut la guerre? très bien" pensa t-il.
Herbert posa finement les mains sur celles de Dan, les caressant bien sous les yeux de sa femme, avant de fourrer sa langue dans la bouche de Daniel de manière très visible. Dan en fut surpris mais pas autant que Francesca, qui semblait avoir oublié de quelle manière un être humain ferme sa bouche. Dan se laissait faire parce qu'il croyait que c'était ce que son épouse voulait mais il n'avait pas pour autant envisagé la suite. Herbert l'avait fait reculer pour le plaquer rudement contre le mur et commençait à promener ses mains sur ses épaules et son torse de manière très osée. Dan gémissait mais plutôt de surprise, tandis que Herbert s'emportait un peu et ne se contrôlait plus dans sa manière de peloter son ami. Leurs deux corps étaient désormais tellement collés l'un à l'autre qu'ils ne faisaient qu'un.
- STOP!" hurla Francesca.
Les hommes sursautèrent et se séparèrent, Dan rouge comme une tomate et gêné de s'être fait tripoter de la sorte par son meilleur ami, et Herbert essuyant sa salive qui avait autant débordé que ses gestes. Il se retourna vers Francesca et la toisa de son éternel air hautain.
- Je ne vous dérange pas trop, ça va?" grogna t-elle.
- Dois-je vraiment répondre?
Dan ne comprenait plus rien.
- Mais enfin chérie, c'est bien ce que tu voulais non?" demanda son malheureux mari.
Herbert, lui, savourait sa nouvelle victoire et sourit sournoisement.
- Mon cher Dan tu es si naïf... elle a seulement la rage parce que je l'ai fait. Ou bien a t'elle juste envie qu'on recommence...
- Oh et bien dans ce cas si c'est ce que tu veux chérie...
Dan allait s'y remettre, aussi la jeune femme se positionna t-elle entre eux avant de fusiller son mari du regard.
- Non mais je rêve ou bien tu as aimé ça?" s'outra t-elle.
- Non enfin oui, enfin je veux dire... c'est différent qu'avec toi.
Elle leva les bras en l'air en s'exaspérant devant la perpétuelle connerie de son mari, avant de se tourner vers le scientifique qui ne manqua pas de lui envoyer un sourire faussement innocent.
- Oui?" demanda t-il.
Francesca n'avait plus qu'une idée en tête. Elle savait désormais qu'elle ne rivaliserait jamais avec West alors elle n'avait plus qu'une seule chose à faire : l'atteindre intérieurement. Détruire sa fierté et faire disparaître ses grands airs.
Elle baissa les yeux, faisant croire à son ennemi qu'il avait gagné.
- Je peux savoir ce qui vous arrive à tous les deux?" ajouta Dan.
Herbert se tourna vers lui et avant même qu'il ne s'en rende compte, sa "belle-sœur" l'avait brusquement retourné et l'embrassait sauvagement. Doucement mais à la sauvage, lui maintenant fermement le visage. Totalement pris de court, Herbert resta tétanisé alors que Dan ne savait plus quoi penser. Devait-il avoir pitié de son ami et arrêter ce massacre? Devait-il raisonner son épouse qui tombait aussi bas que West dans les vacheries? Il opta pour la seconde et sépara sa compagne de sa proie. Herbert eut la réaction escomptée, complètement hagard et gêné. Il fronça les sourcils et après avoir repris le contrôle de ses membres, tenta de se ruer sur Francesca, arrêté par Dan. Celle-ci riait aux éclats derrière son mari et le provoquait par des baisers mimés directement adressés à sa personne. Herbert avait les yeux embués de rage.
- Mais c'est qu'il va se fâcher tout rouge, le petit West" s'écria t-elle en riant.
- FERME-LA! TU ES MORTE!
- Herbert, non! S'il te plait arrête. Bordel, Francesca ne le provoque pas.
Dan avait beaucoup de mal à retenir son meilleur ami et son épouse ne faisait rien qui pouvait l'aider. Cette situation commençait à l'énerver.
- Francesca ça suffit. Si tu continues, je te préviens que je le lâche.
La jeune femme qui commença à craindre pour sa vie stoppa net ses provocations mais souriait toujours. Herbert finit par se calmer, reprenant sa respiration et perdant son joli teint rougeoyant.
- Je vais t'encastrer dans le mur" menaça le scientifique d'une voix étrangement petite.
- Les plombs ont sauté semble t-il" railla t-elle.
- Tu es contente, hein?" l'agressa t-il.
- Rappelle-toi que c'est toi qui a commencé, Herbert. Tu as osé embrasser mon mari.
- Tu n'avais qu'à pas penser que j'en serais incapable.
- Tout ça parce que tu veux toujours avoir le dernier mot, West.
- De la part d'une huître dépourvue de logique...
- Et tu vannes tout le monde en te croyant supérieur, mais mon pauvre je te plains...
- BOUCLEZ-LA, MERDE!" hurla Dan.
Les deux paires d'yeux se mitraillant ne se quittaient pas du regard mais leurs propriétaires avaient cessé de s'entretuer.
- J'en ai ras les esgourdes, vous allez arrêter vos duels de merde et ne plus vous servir de moi pour prouver votre supériorité inexistante. Vous n'êtes pas des loups mais des humains et il n'y a aucune hiérarchie entre vous deux. Je vous déclare solennellement ex-aequo et maintenant arrêtez vos débilités ou alors je me séparerai de vous deux.
Les regards pleins de haine devinrent blancs et les propriétaires commençaient à trembler. Herbert observa son ami.
- Vous ne me laissez pas le choix Herbert, j'en ai marre. Depuis tout ce temps je vous ai vu être bien plus agréables l'un envers l'autre.
- D'accord chéri on fera un effort c'est promis" dit Francesca avec le plus grand sérieux.
Elle s'attira un regard suspicieux du scientifique et un autre sceptique de son mari. Cependant, ce dernier y crut et sourit avant de leur ordonner :
- Alors prouvez-le!
La jeune femme s'approcha du scientifique dont les arrières-pensées commençaient à décoller, il murmura à son adresse afin que Dan n'entende pas :
- Attends, tu ne comptes pas faire ça tout de même?
Et si! Celle-ci le prit dans ses bras et l'étreignit chaleureusement, non sans serrer un peu trop fort. Herbert sourit de soulagement.
- On n'en a pas fini rassure-toi" lança t-elle.
- Oh mais j'y compte bien, ma chère.
- Mais chose promise, chose due. On se calme un peu.
- Attends là, tu plaisantes?" s'exclama Herbert en se reculant.
Dan, qui était resté en retrait pour les observer, n'avait pas pour autant zappé ces dernières paroles.
- Attention...
Dan dut se rendre à l'évidence : opiniâtres l'un comme l'autre, le chaos allait se prolonger et peut-être bien à son insu. Il devrait les surveiller ces deux-là. Il pensa à rester sans arrêt avec eux pour les obliger à se comporter comme deux amis, bien sûr leur amitié serait factice étant donné sa présence mais ils se conduiraient bien. Une idée lui vint tout à coup. Il les invita ou plutôt les força à venir à la fête organisée le jour suivant pour un de ses collègue et ami, Tom Walker. Celui-ci prenait sa retraite et l'hôpital allait bien le regretter maintenant, étant donné que beaucoup de patients y passaient entre les mains de West. Cela forcerait au moins son ami à se sociabiliser et à voir du monde. Il eut du mal à le faire accepter, son ami prétextant avoir du travail. Herbert céda à contrecœur, après tout il ne s'agissait que d'une soirée et peut-être qu'elle passerait vite.
Le lendemain, les deux mariés mirent un temps fou à se préparer mais pas le scientifique, qui pouvait être considéré comme étant toujours sur son trente-et-un. De toute façon il n'avait même pas pris la peine de faire un petit effort, surtout pour "un vieillard prêt à claquer" avait-il dit. Cela dit, il avait manqué de se prendre une droite ce coup-là. Bref, Dan commençait déjà à s'inquiéter pour cette soirée.
Dès leur arrivée, Herbert avait été se caler dans un coin afin d'éviter les casse-pieds qui viendraient lui raconter leur misérable vie. Quelle réussite cet essai de sociabilisation! Dan alla direct à la rencontre de son vieil ami sans se rendre compte que finalement, c'était son épouse qui allait passer une soirée mouvementée.
- Oh non pas elle...
Elle observait une femme dans le fond de la pièce, blonde et très belle. Cette même femme qui reluquait Dan depuis son passage à côté d'elle. Elle sentit ses mains trembler et menaçait de tuer la blonde. Mais devant l'honnêteté de son mari, elle changea son regard de direction. Herbert l'observait se démener pour ne pas bondir sur cette personne qui lui était inconnue à lui, mais ricanait en espérant que les choses se gâtent. La soirée passait vite finalement et Dan en fut heureux, Herbert était même sorti de son coin. Celui-ci par contre n'avait pas du tout prévu de se faire aborder par un très beau jeune homme qui semblait attiré par lui. Il le questionnait sans arrêt, le désintérêt total du scientifique se changeant lentement en intérêt et même avec un sourire. Dan le regardait en souriant et alors qu'il allait de nouveau adresser la parole au futur retraité, un hurlement se fit entendre ainsi que de la casse. Toute la salle se figea devant un spectacle plus qu'improbable. Francesca n'avait pas les nerfs solides finalement. Elle se battait avec cette autre femme sans retenue, comme deux harpies dans une flaque de boue. L'assemblée stupéfaite ne s'en remuait pas le derche pour autant. Personne n'approchait de peur de prendre une mandale par accident. Les femmes gloussaient, les hommes riaient, les plus âgés marmonnaient entre eux devant cette choquante conduite, et quant aux plus jeunes ils avaient décidé d'ouvrir les paris sur la gagnante et filmaient la scène.
Dan, la bouche grande ouverte, rejoint Herbert toujours en compagnie du jeune Rick, qui n'avait pas l'air de vouloir s'éloigner de lui.
- Dan, tu m'expliques?
- Euh... en fait c'est une ex, Tina, elle a toujours voulu se remettre avec moi et...
- Oui je vois le genre" coupa le scientifique, ricanant.
Le scientifique paraissait ne s'être jamais autant amusé, ce que Dan et Rick trouvèrent plutôt déplacé dans un tel contexte. Tout à coup la jeune femme blonde mit une pêche monumentale à Francesca qui tomba dans les vapes, annonçant la gagnante qui se releva difficilement sous les cris de victoire des jeunes.
- Eh ben mazette, je ne regrette pas d'être venu" dit Herbert.
Dan, plus sonné encore que son épouse, la mit dans la voiture avec l'aide de Rick, Herbert ayant catégoriquement refusé et proposé à son ami de la traîner par les pieds. Une fois rentrés, Herbert donna tout de même un coup de main à Dan pour monter les escaliers et mettre la jeune femme au lit. Dan était cassé.
- Pfiou je n'en peux plus. Tu parles d'une soirée agitée" se plaignit-il.
- Tu m'étonnes, pour une fois que j'apprécie ta femme. Oh la tannée qu'elle a prise... " s'éclata son ami.
Celui-ci ne perdait pas la moindre occasion de descendre en flèche celle qui se taperait une bonne migraine à son réveil. Dan soupira.
- Si tu pouvais lui foutre la paix à son réveil je t'en serais très recon...
- Quoi? Non mais tu rêves?
- Vous avez fait une trêve je te rappelle.
- JE LA BRISE!" s'écria la voix cassée de la jeune femme presque dans le coma qui avait levé le doigt pour protester.
- Mais... mais... mais... " tenta Dan.
- Tu n'imagines pas à quel point j'en suis heureux, ma chère. Alors? Des douleurs quelque part?
Et VLAN! Un pain dans la figure du pauvre scientifique qui se couvrit le nez.
- Wow! Une bagarre et elle sort de ses gonds, la tigresse" rit-il.
- Par pitié, ne recommencez pas.
- Lève-moi encore une fois la main dessus et tu seras la première femme vivante que je frapperai.
- J'ai trop peur mon chou, si tu savais...
- Mon quoi?" se choqua Herbert.
- Ah oui mince je suis une femme. C'était mieux quand Rick te le susurrait aux oreilles, non? Je t'ai vu rougir et en plus je sais qu'il t'a donné son numéro.
Dan ouvrit des yeux ronds comme des calots tandis que Herbert redevenait tout rouge. Francesca éclata de rire mais elle n'avait pas prévu qu'il mette ses menaces à exécution. Il lui rendit le coup de poing reçu un instant plus tôt et se rua sur elle.
- HERBERT!" hurla Dan.
Mais son épouse se battant quasiment comme un homme, il se lassa et se plaqua contre le mur pour observer ces deux énergumènes avec qui il avait osé emménager.
C'est ainsi que débuta la "bataille au lit". Et voici que s'enchaînèrent coups de poings et de coudes, un coup de boule venant de Francesca et une petite strangulation venant du scientifique. Dan avait songé plusieurs fois à intervenir mais remarquant que son ami retenait ses coups contre une femme, c'est qu'il n'était pas si mauvais. De toute façon, ils commençaient à s'épuiser. Il entendait leur respiration saccadée et... "oulà" pensa t-il. Francesca avait cette respiration à cause de lui en général et dans d'autres circonstances. Il s'imagina, sans le vouloir étant donné le spectacle, son ami au lit avec sa femme. Il éclata de rire en pensant "c'est quasiment fait". Cela lui fit tout de même peur.
- Bon ça y est, vous avez fini?" demanda t-il.
Les deux autres enfin calmés n'osaient plus se regarder de peur de replonger.
- Désolée mon chéri, nous avons fini. Je suis cassée de toute façon.
- Pour une fois, nous avons une chose en commun" s'exclama Herbert.
Le scientifique se leva et partit en direction de la salle de bain pour se débarbouiller. Il mit un temps fou à reprendre sa respiration et repensa au morceau de papier enfoui dans sa poche avec un joli numéro de téléphone dessus. Après s'en être saisi, il l'observa attentivement. "Il a une très belle écriture" se dit-il.
Dan avait passé un long moment auprès de sa femme, la tronche démolie par deux bagarres, et ressortit de la pièce une fois la tension retombée. Il rejoignit West dans la salle bain car il avait des choses à lui demander. Ne frappant pas à la porte, il fit sursauter son ami.
- Dan, nom d'un chien...
- Désolé! C'est vrai?
- Mais encore?
- C'est sérieux avec ce gars, Rick? Tu vas le rappeler?" demanda t-il, un brin de malice dans la voix.
La surprise du jour, Herbert sourit à nouveau. Dan en fut plus qu'heureux et songea à le prendre dans ses bras mais évita. Deux bagarres en une journée, c'était suffisant et le scientifique devait commencer à se faire à l'idée de fréquenter une personne.
Le soir venu, Dan avait insisté pour préparer le dîner : t-bone steak et haricots verts. Il avait tout fait pour rendre l'atmosphère de la cuisine agréable, histoire d'empêcher toute nouvelle effusion de sang. C'était de cette manière qu'il avait habitué Herbert à manger normalement et à table. Un net progrès social pour lui.
- C'EST PRÊT!" appela t-il.
West fut le premier à arriver et profita de l'absence de Francesca pour étreindre amicalement Dan. Celui-ci se figea.
- Euh, Herbert? Tu te rappelles que je suis marié?" hésita le médecin.
- Merci Dan" dit tout simplement son ami.
- Merci?
- D'avoir insisté pour que je vienne.
Dan sourit, son ami était heureux et cela le rendait heureux lui aussi. Il posa sa main sur la sienne un moment. Jusqu'à ce qu...
- GRAAAAAA LÂCHE-LE.
Limite possédée, Francesca avait foncé sur Herbert et l'avait balancé contre le mur, le sourire de celui-ci se changeant très vite en grognement. Il répliqua de suite d'une avalanche de gifles et droites en réponses au coup de genou bien placé qu'il avait reçu. Et rebelote! Trois bastons aujourd'hui, c'était l'apothéose.
Dan leva les yeux au ciel avant de râler :
- Eh ben, on n'en a pas fini.
FIN
