Bonjour à tous, et voilà mon deuxième os
Je suis plutôt motivée à rattraper mon retard, donc peut-être qu'il y aura deux os par jour le temps que j'arrive au bon point.
Un grand merci à Fabien encore qui m'a corrigé !
Donc je vous laisse avec le deuxième thème : En Short et en T-shirt
L'été devait être l'une des saisons les plus éprouvantes de l'année. Pourtant, le calendrier était formelle : 2 juillet. Comment pouvait-il faire aussi chaud alors que l'on n'était que le 2 juillet ?! Salaud d'Endeavor. C'était forcément lui. Avec un alter de feu, il n'y avait aucun doute là-dessus. Le nouveau numéro un ne valait pas mieux que l'ancien. Tous des ordures qui empoisonnaient le monde. Et pour le moment c'était lui, Tomura, qui en pâtissait. Sa chambre était en plein soleil, et la température de la pièce frôlait celle de l'extérieur. Était-ce ainsi qu'il allait mourir ? Était-ce donc ça, le plan qu'avait trouvé les héros pour le détruire ?
"- BANDE DE LÂCHES !
- Monsieur Shigaraki, n'exagérons rien. Si vous avez aussi chaud, il vous suffit d'aller prendre un bain.
- JAMAIS ! "
Et puis quoi encore ? Il détestait ça, les bains. Quelle atroce sensation de se retrouver submergé par toute cette flotte que l'on prétendait capable de laver. Ce n'était que mensonge. Il ne comprenait pas pourquoi Kurogiri insistait à ce point pour le faire passer dans la salle d'eau ? Ce n'était pas compréhensible. Son domestique avait beau dire que c'était All For One qui avait noté cela dans ses missions, Tomura refusait de le croire.
Il était encore étalé sur le sol de la chambre, espérant sans doute trouver un peu de fraîcheur à la surface de ce parquet pourtant brûlant. Il sentait ses vêtements coller à sa peau, la sueur dégouliner sur l'entièreté de son corps. Le sol devenait humide sous lui, il ne savait plus où se mettre.
Relevant son regard, il vit Kurogiri toujours dans son costume habituel et une forme de jalousie lui prit. Pourquoi il avait pas l'air d'avoir chaud lui ?! Il le voyait, en train de gentiment plier le linge comme si la chaleur omniprésente n'arrivait pas à l'atteindre. Il se mit à grommeler par réflexe, et s'il en avait eu la force, il aurait gratté son cou aussi. Réduit à l'impuissance, il se contenta alors de marmonner et de vociférer tout bas des insultes. Le majordome soupira. Il l'avait vraisemblablement entendu.
"- Je n'ai pas chaud, car je n'ai techniquement pas de corps pour avoir chaud. Si la chaleur vous est si insupportable, vous pouvez vous changer.
- Non.
- En manche-longues, vous n'allez pas survivre cet été. Nous pourrions aller vous acheter des vêtements adéquat. Et puis vos mains seraient bonnes à retirer.
- J'ai dit non ! "
Non mais, c'était lui le patron. Kurogiri devrait se taire. Hors de question de se changer, ça ruinerait son image de méchant. Il était censé être l'homme qui détruirait le pitoyable symbole de la Justice. Il n'était pas là pour se trimballer en short sous prétexte qu'il avait chaud. Et puis, lui, sans ses mains ! Quelle blague ! C'était ce qui lui allait le mieux et qui le caractérisait. Il n'était pas fou non plus.
"- Monsieur, vous êtes entrain de vous liquéfier sur le plancher. De toutes façons, il n'est pas prévu de sortir aujourd'hui. Changez vous et vous irez mieux.
- Non ! Je veux pas ! C'est moche ! "
Un short n'était définitivement pas un vêtement pour un vilain renommé. C'était ridicule de porter ça. Jamais il ne porterait un truc pareil, on ne l'aurait pas à ce jeu-là. Il était quand même le plus malin de tous, donc aucune chance que cela n'arr-
Pourquoi est-ce que Kurogiri le soulève ?! Qu'est ce qui lui prend ?
Et malheureusement, il n'eut pas le temps de crier quoique ce soit sur lui, que les portails de son majordome s'étaient déjà activés et le bloquaient dans ses mouvements. Il dut se battre corps et âme pour résister tant bien que mal à l'envahisseur. Mais la chaleur l'avait déjà bien trop affaibli, et il se retrouva dans une baignoire d'eau glacée. Là, par contre, un hurlement le calme de la maison. Il avait l'impression d'être passé brutalement au coeur de l'hiver. Et ce n'était pas mieux que l'été, loin de là.
" - Arrêtez de vous débattre, cela complique les choses.
- C'EST BEAUCOUP TROP FROID !
- Ça va vous faire du bien, faites moi confiance.
- Grr, j'aurais jamais dû te l'accorder dès le départ, ma confiance ! "
Bien heureusement, il fut autorisé à ressortir bien vite du bac du Diable, et il prit la fuite. Pas pendant longtemps, cependant : on l'avait déjà rattrapé pour le ramener à la chambre de Kurogiri, qui lui demandait de rester calme. Sauf que lui, il ne voulait pas être calme. C'était un affront qu'on lui faisait. Il se mit alors à hurler, se débattant un maximum en espérant une délivrance.
Rien à faire, il se trouva déjà prisonnier sur le lit, nu comme un ver. Quelle situation honteuse. Dès que ça serait fini, il virerait Kurogiri. Tant pis pour lui. Les mains -si on pouvait appeler ça des mains- du majordome s'approchèrent et lui firent enfiler un t-shirt trop grand pour lui, et un short qui avait l'audace de lui arriver au dessus des genoux. Il était couvert de ridicule. . . Pourquoi diable Kurogiri avait dans sa garde robe un t-shirt de Hard Métal ?!
" - D'où tu sors ça ?
- Ah. C'est… quelqu'un qui l'a oublié chez moi… Un jour…
- . . . Qui ça ?
- Personne Monsieur.
- Dis mwa ! "
Kurogiri en avait trop dit, maintenant il devait tout raconter. Tomura devait le savoir, il était hors de question qu'on lui cache quoique ce soit. Il était le patron après tout, alors tôt ou tard, son majordome allait craquer. Le jeune se mit alors à le fixer des plus intensément, sans détourner une seule fois le regard.
" -Non Monsieur, je n'en parlerai pas.
- Mais pourquoi ?!
- Vous n'êtes pas en âge de savoir ça.
- . . . ÇA VEUT DIRE QUOI CA ?! "
Mais il n'eut encore une fois pas de réponse, son interlocuteur le reprit dans ses bras pour le ramener dans la chambre qui avait un ventilateur maintenant. Kurogiri avait dû utiliser son alter pour déplacer l'objet pendant qu'il hurlait au moment du bain. La température était bien plus supportable désormais, le courant d'air frai lui faisait un bien fou. Il fut déposé sur le lit, pile en face de la ventilation improvisée. Pas longtemps après, son protecteur revint avec une glace à l'eau, avant de repartir faire son ménage.
Bon. Il n'allait peut être pas le virer maintenant. Il avait envie de savoir à qui était ce t-shirt. . . Kurogiri finirait bien par craquer.
END
