Salut, je vous donne le deuxième chapitre de "Deux nouvelles venues, un vampire et une humaine".
Je vous avertis encore, il y aura plusieurs partie (trois) dans cette fiction. La première est consacrée à Bella qui raconte l'histoire. Cependant, la deuxième ce sera Élizabeth, Alice, et Bella qui raconteront l'histoire. Pour la troisième, ce sera un mixte de tous les personnes (Alice, Edward, Félix -je ne vous dit pas qui c'est-, Bella, Élizabeth et Rosalie) qui raconteront l'histoire. Aussi que certaines points dans cette histoire ne coordonne pas avec le roman:P En dernier lieu, il y a les descriptions physiques et psychologiques des personnages (les personnages que vous connaissez déjà le sont beaucoup moins, décrit) Par contre, les Volturi seront un peu différents, même noms,mais pas même apparences.
J'espère sincèrement que vous allez aimer ce chapitre puisque j'ai adoré l'écrire. Alors, je vous souhaite bonne lecture, chers lecteurs et chères lectrices.
Laissez-moi des commentaires si vous en avez envie :P
2. Le mariage
Il était maintenant sept heures moins quart. Je ne tenais plus en place dans la chambre à Alice. Je tournais en rond dans la pièce, énervée. J'allais être mariée après cette heure de cérémonie : une Cullen. Ma future belle-sœur tentait de me calmer, en vain. Elle me força alors à m'asseoir sur son fauteuil et me tint les épaules afin de m'immobiliser.
-Hé, l'hyperactive, tu vas cesser de t'énerver, s'esclaffa-t-elle.
-Je ne me sens pas moi dans cette robe et tout ça, Alice, marmonnai-je, mal à l'aise de porter un habit aussi beau. Ce n'est pas moi, ça!
-Ne commence pas, Bella, grogna-t-elle en m'amenant devant son miroir. Je n'allais pas t'habiller d'un horrible tee-shirt et d'un de tes jeans usés pour ce jour. Regarde-toi, tu es magnifique!
J'obéis. Mes yeux critiques analysèrent chaque parcelle de mon corps. J'aimais bien du petit diadème incrusté de plusieurs petits saphirs que Alice avait trouvé dans une bijouterie. Je l'avais sermonné de payé trop cher mon ensemble pour le mariage, mais elle avait fait sourde oreille. Alors j'avais laissé tomber tout argument pour lui poser des limites puisqu'elle semblait être indifférente à mes demandes. Mon magnifique voile y était accroché et allait bientôt me couvrir le visage. Mon beau corsage était recouvert par le satin de ma robe. À ce que je ne m'y fusse pas attendue, il y avait du bleu à partir de ma taille, du satin bleu ciel. Un triangle de celui-ci partait de ma hanche gauche et s'agrandissant, allait jusqu'au bout de ma robe. Des longs gants blancs habillaient mes avant-bras. J'avais des boucles d'oreille serties d'une petite pierre de saphir. Alice m'avait acheté un collier, mais finalement, je décidai de prendre le collier que mon père m'avait offert ce matin.
Je m'attardai à mon visage. Mes cils semblaient plus longs grâce au mascara. La ligne noire sous mes yeux mettait ces derniers en valeur. Le brun pâle sur mes paupières faisaient ressortir le brun de mes yeux, malheureusement –je n'aimais pas la couleur plate de mes iris. Cependant, je dois avouer que le rouge à lèvre que Alice m'avait étendu sur les lèvres grossissait celles-ci.
-Edward va avoir de la difficulté à te résister, s'exclama-t-elle.
« Je l'espère bien », pensai-je avec un petit sourire. Ma mère entra discrètement dans la chambre et je me retournai pour la voir. Des larmes montèrent à ses yeux lorsqu'elle me vit.
-Tu es méconnaissable, Bella, bégaya-t-elle en s'approchant de moi.
-Je le dois à Alice, ris-je en la prenant dans mes bras.
Elle m'embrassa sur le front avant de reculer pour m'admirer une seconde fois. Je lui essuyai les larmes qui s'écoulaient sur ses joues. Je ne pus m'empêcher de rire en voyant cette fierté qui se lisait sur son visage. C'était la première fois que je la voyais aussi ébahie.
-Je reconnais ce collier, me dit-elle en prenant le pendentif en rubis. Il te va à merveille.
-Papa n'a jamais voulu te la donner, m'étonnai-je.
-Oui, mais je l'ai refusé puisque je n'ai jamais aimé porté des bijoux.
Je ne m'étendis pas sur le terrain.
-Je dois te laisser pour l'instant, annonça Renée en se dirigeant vers la porte. Oh, au fait, j'aurais un petit cadeau pour toi.
Encore! Ils ne pouvaient pas simplement donner leur présence en ce jour si magnifique à mes yeux, mais il fallait absolument des cadeaux.
Elle sortie de son petit sac à main un boîtier. Encore un bijou!
-Maman, ne me dis pas que tu as dépensé toutes tes économies pour ce cadeau, espérai-je.
-Une partie y est passée, mais ce n'est pas si grave. Aucun prix n'égalera celui de ma fille!
Elle me tendit l'écrin et je le pris avec précaution. Avec réticence, je l'ouvris tranquillement et je soupirai en voyant un bracelet en argent avec une petite pierre rouge qui pendouillait. C'était très beau, mais pourquoi autant de bijoux en si peu de temps? Qu'est-ce qui arrivait? J'avais l'impression que mes parents savaient que cela ne serait que dans plusieurs années que je pourrais les voir sans avoir envie de les vider de leur sang et qu'ils voulaient me laisser un souvenir d'eux.
-Je sais que tu aimes bien ce genre de bijoux, même si tu n'en portes pas souvent, rigola ma mère. Gaffeuse comme tu es, tu as sûrement peur de tous les briser.
Je tirai la langue et Alice et elle éclatèrent de rire, suivi de mon propre rire. Ce qu'elle allait me manquer, ma mère. Je me rendais compte et d'un seul coup, je me dirigeai vers elle et dès que je fus assez près d'elle, je l'étreignis en lui disant à quel point que je l'aimais. Elle fus d'abord surprise de mon agissement puis et me répondit qu'elle serait toujours là si j'avais besoin d'elle. Je fermai les yeux.
-Merci pour tout, maman, lui murmurai-je à l'oreille.
-Arrête, tu me fais peur, Bella! Tu me donnes l'impression que tu vas bientôt mourir.
« Tu n'es pas loin. », songeai-je avec un soupçon de tristesse.
-Ne t'inquiète pas, maman, ris-je faussement.
Par contre, elle ne s'en rendit pas compte et quitta la pièce, me laissant seul avec Alice, qui avait été jusqu'à maintenant silencieuse. Elle s'approcha de moi et passa son bras autour de mes épaules.
-Tu es toujours sûre de vouloir devenir un vampire, Bella? Parce que la façon que tu as agis tout à l'heure démontrait le contraire.
-C'est le simple fait que je me sois rendue compte à quel point ma mère me manquerait, répondis-je en tentant de retrouver mon calme.
-Tu pourras la voir, un an après ta transformation, m'apprit-elle. Par contre, il faudra que Edward et moi t'accompagnions afin de te retenir si le sang de ta famille t'attire trop.
-Bon, parlons de cela plus tard, décrétai-je, ne voulant pas assombrir ma journée de mariage.
-C'est l'heure, annonça Alice avec un large sourire.
Elle me voila le visage de mon voile. Elle partit de la chambre et je pris une profonde inspiration pour finalement moi aussi, me dirigeai vers le couloir. Je marchai avec une telle lenteur pour tenter de calmer les palpitations de mon cœur. Je descendis les escaliers, où m'attendaient Emmett, qui avait un large sourire. Il me tendit son bras que je pris avec hésitation.
-Quoi? Tu as peur que je te mange? ricana-t-il.
-Nervosité, répondis-je brièvement.
-Où est ton bouquet de fleurs de mariée? me questionna-t-il, plus sérieux.
-Ah, je l'ai oublié!
-Attends-moi ici!
En un rien de temps, il alla chercher mon bouquet de fleurs de lys et me le donna dans la main. Éberluée par sa vitesse, je bredouillai un remerciement qui le fit rire. Nous nous dirigeâmes vers l'extérieur où tout le monde nous attendait. Soudain, je ne sentis plus le bras d'Emmett et un autre vint le remplacer. Je tournai la tête et souris : c'était mon père adoré.
-Tu es magnifique, Bella, me complimenta-t-il sous un murmure.
Une musique douce commença alors que mon père m'amenait à côté de mon Edward. Je sentais tous les regards sur moi et entendis plusieurs murmures d'émerveillement. Cependant, cela m'importait peu puisque mon attention était à mon amoureux!
Il était si beau dans son smoking noir avec son nœud papillon. Ses yeux noirs admiraient ce que j'étais en ce jour, me rappelant qu'il n'avait pas chassé. Je grognai intérieurement. Par contre, je pus lire dans son regard sa fierté et sa joie. Je lui souris et il me le renvoya. Mon père s'arrêta avant de me donner à Edward.
-Est-ce qui donner cette jeune femme à Edward Cullen, monsieur? demanda le pasteur.
-Oui, répondit mon père après m'avoir regardée.
-Alors, Mademoiselle Swan, m'invita l'homme.
Je fis un pas vers Edward et ce dernier me pris la main dès que je fus à côté de lui. Ses doigts serrèrent les miens avec affection. Je ne pouvais lire dans ses pensées, mais j'aurais tant aimé pouvoir les suivre en cet instant. Je ne quittai pas Edward des yeux pendant la cérémonie et sans le vouloir, n'entendis pas les dires du pasteur.
Soudain, ce fut l'étape des vœux et je sortis de ma rêvasserie. J'écoutai attentivement les vœux d'Edward puis ce dernier passa ma bague autour de mon doigt. Puis, le silence.
-Mademoiselle Swan, c'est à vous, me rappela le pasteur.
J'entendis des rires autour de moi et je sentis mes joues me brûler. Je regardai Edward qui me sourit. Je n'avais pas trouvé les vœux que j pouvais dire à Edward. Je me sentais mal à l'aise. Mes vœux n'étaient pas encore finis! Je décidai de me lancer dans l'improvisation… non, de laisser mon cœur parler.
-Edward Cullen, amour de ma vie et homme que j'ai choisi, en ce magnifique jour, je veux te dire à quel je t'aime, dis-je à haute voix. Devant toutes ces personnes, amis comme famille, je te jure fidélité jusqu'à la fin de mes jours. Je veux aussi te remercier de m'avoir donné ton cœur puisque moi, je te l'ai donné dès que je t'ai rencontré.
Il y eut une pause, je cherchais des mots. Le pasteur vint pour continuer, mais je poursuivis mes vœux :
-Aucun mot ne peut qualifier l'amour que j'ai pour toi, mon amour. Aucune personne n'a réussi à atteindre mon cœur comme toi tu l'as fait. Aucune personne ne m'a rendue aussi heureuse, sauf toi. Je te promets d'en faire autant avec ferveur, ajoutai-je en mettant la bague au doigt de mon amoureux.
-Je vous déclare mari et femme, M. Cullen, vous pouvez embrasser la mariée, déclara le pasteur.
Edward s'approcha de moi et ôta le voile de mon visage. Sa main froide entoura ma nuque, me faisant frissonner. Il se pencha et ses lèvres rencontrèrent les miennes sous les sifflements de nos invités. J'entrouvris la bouche et inhalai son haleine sucrée. Prise de passion, je l'embrassai tendrement, collé contre lui. Ce fut lui qui mit fin à notre baiser. Si cela avait été de moi, ce baiser aurait duré l'éternité.
Je me tournai vers les invités et seuls les yeux de Jacob m'attirèrent. Je ne pus déchiffrer son regard et cela planta un coteau dans mon cœur. Je commençai à trembler légèrement, les yeux clos. Il était venu à mon mariage. La culpabilité monta en moi et je me mordis les lèvres pour bloquer les larmes qui montaient à mes yeux. Je savais à quel point cela pouvait être dur pou lui de me voir épouser un autre homme. Je sentis les doigts serrer ma main tendrement, me ramenant dans la réalité.
-Il n'a aucune idée derrière la tête, m'annonça mon époux. Il est sincèrement heureux pour toi.
Le soulagement m'envahit d'un seul coup.
-Même qu'il a une surprise, lança Edward.
-Alors pourquoi ces yeux sont si…, commençai-je sous un murmure.
-Parce qu'il a peur pour toi…
Je pensais plus qu'il avait peur pour la transformation. Il ne m'avait pas ménagée lorsque je lui avais avoué que je deviendrais aussi comme les Cullen, même qu'il avait fait son possible (comme Rosalie) pour me faire revenir sur ma décision.
Un peu plus tard, tous les invités étaient placés à leur table, prêts à manger. Par contre, ils étaient venus me saluer et me souhaiter une belle vie avec Edward. Les serveurs vinrent nous servir nos repas. Les discussions partirent d'un bon vent. Je vis une jeune fille qui m'était complètement inconnue. Je m'intéressai à elle, voulant savoir d'où elle venait. Cependant, je sus qu'elle était de la Push puisqu'elle avait des traits indiens. Était-ce une nièce de Billy? Je n'en sais rien.
-Bella? m'interloqua une voix masculine.
Jacob!
Je posai mes yeux sur lui. Il avait son magnifique sourire rayonnant. Je le lui rendis. Il me demanda si je pouvais lui parler en privé. Je me levai et le suivis, je sentais le regard inquiet d'Edward sur ma nuque. Jacob se dirigea vers la forêt et il s'accota sur un des arbres. Je ne passais pas inaperçue avec ma robe blanche puisque tout le monde s'était retourné pour nous voir. Cependant, nous étions trop loin pour qu'ils nous entendissent. J'attendis qu'il prenne parole. Ses yeux se promenèrent sur moi et une lueur de tristesse les traversa.
-Tu es très belle, me dit-il.
-Merci, bredouillai-je, mal à l'aise.
Le silence reprit le trône de la conversation. Il cherchait des mots, j'en étais sûre. Il s'apprêtait à me dire quelque chose d'important puisqu'il semblait hésitant. Ses épais sourcils étaient froncés. Il fixait le vide dans la forêt, les mains dans les poches de son jean. Il portait une belle chemise blanche lignée noir.
-Pourquoi voulais-tu me parler? demandai-je finalement.
-Pour te convaincre que ta vie humaine est importante, lâcha-t-il. Non, je ne veux pas essayer de gagner ton amour, mais sauver ta vie.
Je serrai les poings.
-Es-tu venu ici seulement pour me dire que je fais une erreur? Je croyais que tu l'acceptais.
-Je ne peux pas te laisser faire ça, Bella. Je dois au moins essayer de te convaincre.
-N'est-ce pas ce que tu as fait après que je te l'ai dit, Jake?
Il s'approcha de moi.
-Tu es ma meilleure amie, Bella, et je ne veux pas te perdre parce que tu veux devenir une buveuse de sang! Je tiens trop à toi pour renoncer à notre amitié.
-J'ai eu raison d'avoir peur que tu viennes à mon mariage. Au lieu d'être heureux pour moi, tu…
Il avait planté ses yeux noirs dans les miens ce qui m'obligea à ma taire.
-Heureux? répéta-t-il. Heureux que tu deviennes un vampire?
-Baisse le ton! sifflai-je.
Il soupira de mécontentement.
-Je ne veux pas devenir l'ennemi de ma meilleure amie, Bella…, murmura-t-il.
-Tu ne le deviendras pas, jurai-je.
-Mes instincts prennent le dessus de ma conscience. En tant que loup-garou, je ne serai plus conscient que le vampire que tu seras est toi. Je voudrai te tuer dès que tu seras sur les territoires de la Push!
Je grimaçai face à cette perspective. Je ne voulais pas cela, moi non plus. Par contre, mon désir de devenir vampire était plus fort que cette crainte, d'être l'ennemie de Jacob. Pourtant, il avait raison : dès que je deviendrais vampire, nous ne pourrions plus être des amis comme avant.
-De toute manière, je pars pour une année en Alaska, rappelai-je.
-Et alors, quand tu reviendras, je serai toujours loup-garou.
-À moins que les Cullen ne décide de déménager, soulevai-je.
-Peu importe, je porte en moi un loup-garou qui a le devoir de protéger la tribu des buveurs de sang.
Je préférai terminer la discussion à ce moment-là. Je partis vers la table des mariés, mais il attrapa mon bras et me força à me retourner. Je grognai.
-Si tu n'as rien d'autre à dire, aussi bien que je retourne rejoindre mon mari, lançai-je en me libérant.
-Bella, soit compréhensible.
-Oui, et toi, l'es-tu?
-Oui! J'ai accepté que tu prennes Edward à ma place.
La culpabilité m'attrapa.
-Mais que tu deviennes comme eux! Jamais.
-Laisse tomber, O.K?
Je partis sans lui laisser le temps de répliquer. Je ravalai mes larmes qui semblaient vouloir s'échapper de mes yeux. Je m'assis près de Edward. Ah, Jacob, il avait le don de mettre mon moral à terre.
-Bella, je suis désolé, entendis-je l'indien crié.
-Pas autant que moi, soufflai-je, tête basse.
La main de mon époux se posa sur mon dos et je regardai ce dernier.
-C'était ça la surprise qu'il voulait me faire, tentative pour me convaincre de ne pas être un vampire, lui appris-je sous un chuchotement. Toute une belle surprise, ironisai-je.
-Non, assura mon vampire. Ce n'était pas ça, sa surprise, mon amour.
Aussitôt que Edward eu terminé sa phrase, Jacob était devant la table des mariés.
-Bella, je t'en prie, pardonne-moi de vouloir que ton bien, fit-il.
-Et si c'était ça, mon bien? ripostai-je.
Esmée et Carlisle se tournèrent vers nous, se doutant de quoi je parlais. Cependant, mes parents me fixaient d'un regard interrogateur. Je ne pouvais leur expliquer la situation, à mon grand regret.
-Soit, concéda Jacob. Comme tu veux, Bella. Je vois que c'est ce que tu veux. Alors je te laisse choisir ce chemin qui se sépare du mien.
Je fermai les yeux.
-Par contre, n'oublie jamais que la Bella que je connais en ce moment sera toujours dans mon cœur.
Je me mordis les lèvres.
-Pas en amour, mais dans la fraternité. Tu as été une sœur pour moi, même si je t'ai aimée plus que ça. Cependant, celle que tu veux devenir ne sera pas la Bella que je veux garder auprès de moi.
Mon cœur s'acheva de se briser.
-Pardonne-moi d'être dur avec toi, mais je ne peux pas accepter ça, avoua-t-il.
-Pour moi, tu seras toujours le petit frère que je n'ai jamais eu, souris-je, quoi qu'il arrive. J'espère que tu auras une belle vie.
-Je peux rester ton ami pour la soirée, cependant, décida-t-il.
Je hochai la tête et il repartit à sa table. Je le suivis des yeux et me fis à l'idée que plus jamais, après ma transformation, il ne parlera. Je décidai de détruire cette partie de moi qui avait donné une partie de son cœur à cet indien. Par contre, je me doutais que cela prendrait bien du temps avant que je puisse réussir. Mon mari me prit la main et la serra dans la sienne. Suivait-il mes pensées?
Lorsque le souper fut terminé, le DJ de la soirée commença à faire jouer de la musique, invitant les personnes à danser. Edward se leva et me guida jusqu'à la piste de danse. Je serrai la mâchoire –il savait que j'étais nul pour la danse.
-Laisse ton corps se guider avec les mouvements du mien, me minauda-t-il près de l'oreille.
Sa voix de ténor avait un tel pouvoir sur moi que je ne pouvais que suivre ce qu'il disait. Je me laissai guider par le son de la musique. Ce n'était qu'un petit slow. Alors je n'eus de la difficulté à danser, mais je pilai plusieurs fois sur les pieds de mon partenaire qui souriait à chaque fois. Soudain, un couple attira mon attention. Jacob et la jeune fille que je n'avais pas réussi à identifier! C'était sûrement sa petite cousine, pensai-je. Par contre, lorsque Jacob se pencha pour embrasser la jeune fille, mon hypothèse fut brusquement contredite.
-Telle était sa surprise, me susurra Edward.
Étrangement, je sentais une jalousie envers la jeune indienne. Aimait-il vraiment l'embrasser, Jacob? Était-il aussi éperdument amoureux d'elle qu'il l'était avec moi? Pourquoi ces questions me préoccupaient-elles? La réponse apparut dans mes pensées : mon amour pour Jacob était beaucoup plus grand que je ne l'avais pensé. J'avais envie d'être dans ses bras, bien que je sois dans ceux de mon Edward adoré. Qu'est-ce qui m'arrivait? Je détournai mon regard du couple que formaient Jacob et la jeune fille.
-Je vais aller m'asseoir, marmonnai-je en feignant d'être fatiguée.
Mon époux acquiesça avec un hochement de tête et j'allai à la table des mariés. Ma mère vint près de moi, ayant sûrement remarqué ma mine déconfite. Elle m'entoura les épaules d'un de ses bras.
-Qu'est-ce que tu as? me demanda-t-elle.
-Ah, rien, mentis-je.
Sceptique, elle me toisa du regard.
-Serait-ce à propos de ce Jacob?
Dans le mille!
-J'ai entendu ta conversation avec lui tout à l'heure.
-Pas difficile, lâchai-je.
-Est-ce qu'il t'aimerait, par hasard?
Je ne répondis pas, mais elle eu sa réponse. Tout se bousculait dans ma tête : tristesse, confusion, culpabilité et jalousie. Je ne savais plus lequel d'entre eux gagnait sur les autres puisqu'ils étaient tous aussi fort que les uns des autres. Jacob me tourmentait et pourtant, je savais que j'appartenais à Edward. Cependant, je ne pouvais effacer les sentiments que j'avais pour lui, mon Jacob. La Bella de Jacob était beaucoup plus forte que je ne le pensais, mais pas aussi puissante que celle d'Edward. Par contre, elle ne semblait pas vouloir partir aussi facilement que je ne l'aurais voulu.
-Je crois qu'il ne te laisse pas indifférente, devina-t-elle.
Il était un peu trop tard pour me le faire constater.
-Mais je sais que je veux Edward, murmurai-je.
Pour ce point, elle ne pouvait rien dire.
-Oui, mais parfois, même si nous savons quel homme que nous voulons, nous, les femmes, sommes déchirés d'en blesser un autre, surtout si la femme en question a un petit sentiment pour l'autre.
Je soupirai de découragement.
-Bella, je crois que ce Jacob est bien avec cette jeune fille, fit-elle en désignant le couple dansant sur la piste de danse.
-Je sais.
-Mais cette partie de toi qui l'aime est blessée.
Comment faisait-elle pour aussi bien décrire ce sentiment? L'intuition de ma mère m'avait toujours impressionnée. Un peu folle parfois, elle était aussi très lucide dans certaines choses.
-Maman, je sais que je ne devrais pas et pourtant… bégayai-je.
-Par contre, l'amour ne se contrôle pas, Bella, me coupa-t-elle.
Elle m'avait serrée dans ses bras et je me sentis bien, protégée de tout comme lorsque j'avais cinq ans. Elle m'embrassa sur le front. Phil vint alors lui demander une danse et elle ne put le refuser, adorant danser. Je fus donc seule à la table à regarder mes invités danser et s'amuser, oubliant tous leurs soucis. Angela et Ben se murmuraient des mots d'amour à l'oreille à leur table. Ils formaient un si beau couple, ces deux-là. J'aimais les voir ensemble, car quelque chose les unissait, quelque chose de très fort… comme pour Edward et moi. Je vis Jessica en compagnie d'un jeune homme qui m'était inconnu, peut-être son nouveau petit ami qu'elle m'avait parlé. Puis, j'aperçus Mike seul à sa table et je souris. J'allai le voir.
Salut, Mike! m'enquis-je.
-Hé, si ce n'est pas la jeune mariée, se moqua mon ami.
-Que fais-tu seul?
-Bah, je n'ai pas de cavalière puisque ma petite amie est partie voir ses grands-parents avec sa famille. Alors je me retrouve seul.
-Tu veux danser? lui proposai-je en tendant la main.
-Ton mari ne me tuera pas.
Je m'esclaffai et le tirai vers la piste de danse. Je m'étais arrangée à ce que ce soit une musique douce afin que je ne sois pas obligée de trop mettre mes talents de danseuses à l'épreuve.
-Je me rappelle quand tu es arrivée ici, à Forks, ricana-t-il. Jamais je n'aurais pensé que tu épouserais Edward Cullen.
-Bah, tu n'es pas le seul.
Il me fit pivoter et me remmena vers lui, le bras autour de ma taille.
-Deux mystérieuses personnes réunies ensemble, commenta-t-il en souriant.
Je fronçai les sourcils.
-Tu étais si mystérieuse et tu l'es toujours, enfin à mon avis.
-Ravie de l'être!
Quelqu'un vint tapoter l'épaule de Mike qui se tourna. Ce dernier céda sa place à Jacob qui m'entoura la taille.
-Que fais-tu, Jake?
-Je profite de ma dernière soirée avec ma meilleure amie, dit-il.
-Et ta petite amie?
-Ah, tu m'as vu avec elle. Elle est belle, n'est-ce pas?
Il avait raison : la jeune fille était très belle. Son corps svelte et ses magnifiques cheveux noirs faisaient son charme. Elle était petite, ce qui la rendait un peu vulnérable. Jacob devait aimer cela puisqu'il était très protecteur.
-Est-ce ton imprégnation? osai-je demander à contre cœur.
-Non, soupira Jacob. Par contre, je l'aime autant que je t'ai aimée. Amy m'a beaucoup aidé ce dernier mois à me contrôler puisqu'elle a découvert mon secret alors qu'elle se promenait dans les bois quand je pourchassais un vampire.
Je tressaillis.
-Ne t'inquiète pas, ce n'était pas un de tes Cullen, mais un autre. Par contre, ce salaud a réussi à m'échapper des doigts.
Un autre vampire! Soudain, je me rappelai que Félix, un des Volturi, était venu parler avec Carlisle pour une raison qui m'était encore inconnue, même Edward n'avait pas pu la connaître –ou plutôt, il avait promis d'en garder le secret.
-Certains vampires ne connaissent pas le traité que vous avez fait avec les Cullen, lui appris-je.
-J'aurais bien aimé pour le mettre en petit morceau, dit-il en découvrant ses dents.
Je décidai de changer le sujet de la conversation.
-Alors, cette Amy… comment l'as-tu rencontrée?
Il me relata l'histoire. Il avait tenté d'attraper le vampire dans la forêt de la Push et Amy se promenait dans les environs quand elle l'a vu. Étrangement, elle n'avait pas eu peur du loup-garou qu'il était lorsqu'il avait sauté près d'elle. Cependant, elle avait reconnu son regard d'humain alors qu'il était transformé. D'après elle, comme Émily, le regard ne changeait pas d'humain à loup-garou. Alors, elle était venu lui parler à l'école d'une créature étrange qu'elle avait croisé –ils étaient des connaissances d'école. J'en conclus qu'il la connaissait alors que l'école n'était pas encore terminée. Puis, elle avait insisté sur le fait que ses yeux ressemblaient à ceux de la créature qu'elle avait vue.
-Sam m'a permis de tout lui dire puisque j'allais craquer, ricana-t-il. Puis, nous sommes devenus très proche et je suis tombé amoureux d'elle.
Un pincement de cœur se fit sentir dans ma poitrine.
-Au début, j'étais réticent puisque j'avais encore des sentiments pour toi et elle l'a très bien accepté cela, bien qu'elle ne t'ait jamais rencontrée. Je lui parlais toujours de toi et elle écoutait mes confidences. J'aime sa compréhension et je crois que c'est ça qui m'a séduit chez elle.
-Je suis heureuse pour toi, Jacob.
-Merci.
Je l'embrassai sur la joue lorsqu'il voulut me laisser pour aller danser avec Amy. Edward vint à mes côtés et me pris la main pour la baiser tel un gentleman. Je ris.
-Moins triste? s'informa-t-il.
-Quand je suis avec toi, tout va bien, affirmai-je.
Il m'embrassa sur la bouche avec passion, sous les sifflements des invités, ce qui me fit rougir jusqu'aux oreilles.
Le reste de la soirée fut très amusante! Tous mes invités vinrent me dire au revoir avant de partir. Je les remercier d'avoir donné leur présence et un présent, même si je les avais suppliés de rien me donner. Ils ne restaient que les Cullen, moi et mes parents, Phil inclus, après la soirée. Ma mère et Phil avaient décidé de rester pour la nuit à un petit motel près de Forks afin que le lendemain ils repartent en Floride. Avant qu'elle ne parte, je l'embrassai sur la joue et l'étreignis pendant un long moment, lui provoquant des questionnements. Par contre, elle accepta cette marque d'affection que je lui faisais. Je demandai à Phil de la protéger de tout comme une mère le ferait.
-J'ai oublié de te dire une bonne nouvelle, dit-elle, excitée. Je suis enceinte d'un mois!
Les yeux écarquillés, je restai stupéfaite face à cette merveilleuse nouvelle. Charlie vint la féliciter puis les Cullen. Je restai bouche bée. Je ne dis rien, mais je crois que mon regard lui disait tout puisqu'elle me remercia. J'étais si heureuse pour elle que je n'avais aucun pour le lui dire. Un enfant viendrait comblé la place que je quitterais pour un long moment, même peut-être pour toujours. Phil était anxieux pour son rôle de père et je vins le rassurer en serait un très bon. Un petit poupon pour consoler ma mère lorsqu'elle n'aura plus un seul contact avec moi.
-Tu as été une bonne mère avec moi et tu le seras pour ce petit enfant, maman.
-Merci. Bon, je dois y aller.
Puis, mon père m'embrassa sur la joue et partit vers sa voiture d patrouille. Il ne restait plus que les Cullen et moi. Alice vint à côtés de moi et je lui souris.
-Tout était parfait, la félicitai-je. Bravo et je ne regrette pas de t'avoir laissé organiser mon mariage.
Un large sourire illumina le beau visage de ma belle-sœur. Elle m'étreignit sans contrôler sa force et je sentis mon corps s'écraser contre un mur froid.
-Alice, arrête tu vas la tuer! s'écria Edward, paniqué.
-Oups, s'excusa Alice en me lâchant.
Je cherchai l'oxygène à inhaler pour retrouver mon souffle alors que Alice riait. Par contre, mon époux ne semblait pas trouver la situation comique. Il toisa sa jeune sœur d'un regard noir, qui la fit taire.
-Oh, ce n'est pas si grave, tentai-je de le rassurer, le souffle court.
-Ben, oui! s'exclama Edward, en colère. Tu as failli mourir étouffer, tout va bien!
-Calme-toi, Edward, l'intimai-je, je suis vivante alors c'est correct.
Il fulminait. Ce qu'il était trop protecteur parfois, mais j'adorais la sensation que j'avais lorsqu'il avait peur de me perdre. C'est à ces moments-là que je me sentais réellement aimée. J'avais maintenant mal au dos à cause de la force qu'avait accidentellement utilisée ma belle-sœur. Par contre, je n'en fis rien et tentai de le dissimuler. Malheureusement, ma grimace me trahit lorsque je bougeai les épaules. Affolé, mon époux me massa le dos avec ses mains froides qui apaisèrent mon malaise.
-Tu vois, un avantage que je devienne un vampire, tu n'auras plus peur qu'on m'écrase, rigolai-je pour alléger l'atmosphère. Au fait, pourquoi n'as-tu pas chassé, Edward? demandai-je, me rappelant qu'il ne voulait pas me transformer cette nuit.
Sitôt, les autres Cullen nous laissèrent seuls. Les mains de mon mari ralentirent leur mouvement pour finalement complètement s'arrêter.
-Tu voulais retarder ma transformation! m'hérissai-je.
-Mon amour, je… j'étais accaparé par Alice, bredouilla Edward.
Je serrai les poings et me retournai vers lui.
-Et alors? Tu aurais pu prendre deux jours pour aller chasser un puma, ton repas préféré! m'emportai-je. Je ne sais pas, mais te connaissant, tu aurais été capable d'en repérer un très facilement ou même chasser un ours, seulement pour tenir ta promesse!
-Je te jure que je vais tenir ma promesse, Bella, fit-il en posant ses mains sur mes épaules, même que l'une que je t'ai faite sera tenu ce soir.
-Je me fous de celle-là, dis-je sous l'effet de la colère. Je ne veux pas vivre un jour de plus en tant qu'humaine, Edward!
-Es-tu toujours sûre… commença-t-il.
Je le foudroyai d'un regard glacial.
-Je suis mariée avec toi comme tu le voulais, fis-je remarquer.
Je vis dans ses yeux un message.
-Oui, je le voulais aussi, Edward, affirmai-je. Par contre, j'aurais aussi aimé que tu me transformes le soir même de notre mariage, comme tu me l'avais promis.
-Je vais le faire.
Je montai à l'étage pour aller me coucher dans la chambre à Edward. Je pris la jupe de ma robe afin de ne pas trébucher alors que je montais les marches. Je m'enfermai alors dès que je fus où je voulais aller. Je me déshabillai tranquillement. J'enlevai mes gants et les déposai sur l'accoudoir du fauteuil de mon amoureux. Puis, mon voile, incluant mon diadème. Je tentai d'ouvrir la fermeture éclair de ma robe, mais en vain. J'entendis alors la porte s'ouvrir.
-Veux-tu que je t'aide? se proposa Edward en s'avançant vers moi.
Je grommelai des mots inintelligibles et acceptai. Il baissa délicatement la fermeture éclair puis détacha mon corsage. Ses mains entrèrent alors en contact avec ma peau nue de mon dos. Je frissonnai… non de froid, mais de plaisir.
-Euh… préfères-tu que je te laisse seule? me questionna-t-il, me prenant au dépourvu.
-Quelle question idiote? répliquai-je en me retournant en tenant ma robe.
-Bella, je t'avoue que j'ai fait exprès pour ne pas chasser, fit-il après un moment d'hésitation.
Cherchait-il vraiment à gâcher notre nuit de noce? J'inspirai tranquillement puis expirai avec la même vitesse. J'avais une soudaine envie de l'envoyer chez les Volturi pour qu'ils le tuent. Par contre, je chassai aussitôt cette idée de la tête.
-Tu ne veux donc pas tenir ta promesse, conclus-je, écarlate.
-Alice a eu une vision, où tu regrettais d'être un vampire, m'apprit-il, il y a deux semaines.
-Tu sais que ses visions ne sont pas toujours exactes, Edward! crachai-je.
Il s'approcha de moi, mais je reculai promptement.
-Alors pour cette raison, tu as décidé de ne pas chasser afin de repousser l'échéance de ma transformation. Non, mais pourquoi me dis-tu cela, Edward? Pour gâcher notre mariage?
-Les époux se doivent toujours la vérité, rappela mon mari.
Je serrai un poing pour calmer ma colère.
-Alice! hurlai-je. Occupe-toi de ma transformation!
Sitôt ma phrase terminée, Alice était derrière moi, les lèvres près de mon cou, me faisant sursauter et lâcher ma prise sur ma robe, incluant mon corsage.
-Quoi? Tu viens de me dire de te transformer, sourit-elle.
-Je…euh…, bafouillai-je.
Je sentis un petit vent sur la peau de mon ventre, me faisant constater que je n'avais plus mon haut qui m'habillais! Mes joues brûlantes, je me couvris aussitôt de mon corsage.
-Alice, laisse-nous seuls, s'il te plaît, ordonna Edward.
Ma belle-sœur obtempéra et quitta la pièce, me laissant avec mon époux. Ce dernier tenta de me prendre dans ses bras, mais je le repoussai.
-Finalement, je préfère dormir dans la chambre à Alice, déclarai-je. Le sol sera parfait pour moi!
Je me dirigeai vers la porte de la pièce, mais Edward me la bloqua, ayant utilisé sa vitesse surhumaine. Je grognai.
-Attends, Bella, m'implora-t-il.
-Tu aurais dû garder la première raison qu'on m'avait donné au lieu de me dire la vérité, grommelai-je.
-Je t'aime, Bella.
-Et pourtant, tu ne tiens pas ta promesse.
-Oui, mais quand j'ai pris connaissance de la vision d'Alice, j'ai été pris de peur, Bella, m'expliqua-t-il. Je t'en prie, crois-moi.
Je m'évadai de ses yeux suppliants, sachant fort bien que je perdrais le contrôle de moi si je soutenais son regard. Par contre, je ne pouvais pas le condamner que parce qu'il avait peur qu'une des visions d'Alice se réalise.
-Je ne veux pas que tu regrettes ton choix, Bella, lança-t-il, voyant que je ne réagissais pas. Ça me fait peur, un jour te voir un jour vouloir redevenir humaine.
-Mais tu sais que c'est ce que je veux, Edward, ripostai-je en relevant vivement la tête.
-Par contre, je ne peux pas nier la vision d'Alice.
Il ne voulait que mon bien. Je pus lire, dans ses yeux, le déchirement que je lui causais. Je m'en voulus de lui faire autant de mal que parce que je voulais absolument devenir un vampire. Un silence interminable pour moi nous entoura, où nos regards restaient accrochés l'un à l'autre. Si lui, il pouvait sacrifier certaine chose pour moi, je pouvais bien en sacrifier une pour lui. Dans un couple, il fallait toujours faire des compromis pour que le couple dure comme ma mère le disait.
-D'accord, cédai-je finalement.
Il releva un sourcil, ne comprenant certainement pas où je voulais en venir. De ma main libre, je lui caressai sa joue froide et si douce sous ma peau.
-Je suis comme toi, Edward : je suis incapable de te voir déchiré ou malheureux, murmurai-je.
-J'aimerais tant pouvoir suivre tes pensées parfois, confessa-t-il en venant vers moi.
Je souris. Moi, j'aimais bien cela puisque ainsi je restais toujours aussi mystérieuse pour lui.
-Deux semaines, décrétai-je.
Le front plissé d'incompréhension, il tenta de déchiffrer ce qui ce cachait sous ce « deux semaines ».
-Je vais réfléchir pendant deux longues semaines interminables, l'éclairai-je. Dans deux semaines, tu me transformeras si je le désire toujours. Honnêtement, je n'ai pas réfléchi aux mauvaises conséquences à devenir vampire.
Un sourire rayonnant s'empara de ses lèvres. Ces dernières s'emparèrent des miennes –c'était son remerciement. J'entourai son cou de mes bras, ne me souciant plus de rien. Il me colla aussitôt contre son torse, empêchant mon corsage de tomber au sol tellement qu'il fut rapide.
-Merci, susurra-t-il entre deux baisers. Tu ne peux pas savoir à quel point tu…
Je l'interrompis en posant mon doigt sur ses lèvres.
-N'en parlons plus, suggérai-je. Par contre, tu peux bien tenir une autre de tes promesses, ce soir, l'invitai-je à faire, le regard malicieux.
Malgré la gêne qui montait en moi, je reculai un peu ainsi le corsage toucha le sol, me dénudant le haut de mon corps. Je frissonnai par le froid qui me caressa la peau nue. Sitôt, il m'entoura de ses bras et commença à m'embrasser. Je le sentais trembler : il avait peur.
-Je sais que tu ne me feras pas mal, mon amour, lui minaudai-je près de l'oreille. Je te fais confiance…
Il m'éleva du sol et mes jambes entourèrent sa taille. Il m'emmena à son lit et me coucha dessus. Ensuite, il me couvrit d'une épaisse couette.
-Mon corps est froid, dit-il. Alors, je m'arrange à ce que tu n'aies pas trop froid.
Ses mains m'effleurèrent mon cou, ma clavicule puis descendirent plus bas, déclenchant des frissons. Ses lèvres prirent la relève à mon ventre et remontèrent à aux miennes. Je détachai un à un les boutons de sa chemise et l'aidai à se déshabiller. Lorsqu'il eut enfin le torse nu, mes lèvres voyagèrent sur ce dernier, les baisers faisant leur pas.
Nous étions maintenant nus. À mon grand étonnement, j'étais si brûlante d'amour et de passion que je ne sentais quasiment pas la froideur de la peau de mon époux contre la mienne. Il commença alors à m'embrasser le cou, laissant le bout de sa langue y toucher.
Soudain, je figeai : quelque chose pénétrait mon cou. Je serrai la mâchoire et sus alors que Edward avait planté ses dents dans ma peau.
-Edward, soufflai-je.
Bon, je vous dis encore, j'adore les reviews, même ceux des anonymes, lol:P
