Chapitre 2, amis ou ennemi ?
15 Juin 1917, Resembool à 23h.
- Ed : Jill ! Attends. (la suit dehors et l'attrape par le bras) S'il te plait…Je suis désolé…
- Jill : …Viens chez moi…demain, on en reparlera.
- Ed : Oui… (la lâche) B-bonne nuit. (gêné)
Je rentrai, sans lui répondre, ni même le regarder, furieuse et à la fois inquiète. J'allai à ma chambre, à l'étage, et déposai Empyr sur le lit.
- Jill : C'était une grosse connerie de t'avoir pris… (le caresse)
- Empyr : (pose ses pattes sur sa main et la lèche)
- Jill : (lui adresse un faible sourire) Tu n'as pas à t'excuser… C'est ce mec… (serre les poings) il est trop curieux. Je dois faire attention sinon je devrai me débarrasser de lui, comme pour tous les autres…
- Empyr : Arf ! (lui mord la main)
- Jill : ?! (sursaute) … Pardon Empyr (s'assied et le prend dans ses bras) tu sais j'en ai assez de déménager tous les mois… J'aimerais tant avoir une maison bien à nous qu'on ne quittera pas… (verse quelques larmes en serrant Empyr contre elle) J'ai besoin de sortir un peu je crois…
- Empyr : Mhh ! (hoche négativement la tête et se collant à elle)
Je n'aimais pas qu'il veuille me retenir à la maison, et pourtant il avait raison, à chaque fois que je sortais la nuit, je risquais d'y laisser ma vie…
- Jill : Empyr, tu sais que je ne peux pas resté enfermée. (le pose et se lève)
- Empyr : (aboie à plusieurs reprises, lui saute dessus et la chope par les vêtements)
- Jill : …(se sent mal à l'aise et tremble légèrement) Ok…tu as gagné, je reste là. Mais demain je sortirai.
Je reposai Empyr, me déshabillai avant d'enfiler une nuisette et me coucher. Empyr vint se blottir contre moi. Je le caressai un moment, jusqu'à ce qu'il s'endorme. Moi non, je ne dormais pas, et je n'avais pas dormi depuis 10 ans…
Pendant toute la nuit, mes pensées se tournaient vers mon avenir et ce garçon, Edward.Serais-je obligée de le tuer avant qu'il ne découvre qui j'étais? Peut-être pas, Empyr avait de l'instinct, s'il disait que je pouvais lui faire confiance, alors je n'avais pas de quoi le craindre. De toute façon, il se doutait de quelque chose, mais il s'agissait quand même d'un alchimiste d'état connu, sa mort ne passerait pas inaperçue…et son frère, sa petite amie…ou même les familles des nombreuses personnes que j'ai déjà tuées…comment ai-je pu ne pas y penser plus tôt, je suis un monstre…
16 Juin 1917, Resembool à 08h16.
Ce jour là le ciel était gris, presque noir. Encore au lit, je regardais les nuages, Empyr dormait encore, serré contre ma poitrine, mais pour moi c'était l'heure de se lever, je le lâchai délicatement sans le réveiller, puis j'allai préparer le petit-déjeuner. Je mangeai en observant le jardin en friche, au milieu du jardin il y avait un vieux cerisier, mal taillé, des mauvaises herbes ici et là. Je me levai de ma chaise et sortait voir les « dégâts ». Dans le jardin des Elric, Ariane était assise sur le banc en train de boire un thé, je m'approchai de la haie.
- Jill : Bonjour…Ariane.
- Ariane : Tss…n'essaie pas de jouer à ce petit jeu là avec moi, ça ne marche pas.
- Jill : Hum…et à quoi je joue ?
- Ariane : Fais pas ton innocente, je sais qu'Edward te plaît.
- Jill : Mais ça va pas ?!
- Ariane : Je te préviens t'approche pas de lui ou je te règlerai ton compte. (se lève et rentre)
- Jill : (marmonne) Quelle fille stupide…
Et je fis demi-tour pour aller terminer mon petit déjeuner en compagnie d'Empyr qui venait de se lever.
Plus tard dans la matinée, j'allai au village histoire de faire quelques courses alimentaires, et, dans le centre du village, un bâtiment en construction attira mon attention, autour des travaux il y avait quelques militaires et des camions. Je me sentais angoissée par la présence des soldats mais tant pis, j'étais trop curieuse ; j'allai vers un groupe de 3 militaires qui discutaient, ceux-ci se turent en me voyant venir vers eux.
- Jill : Bonjour. Excusez-moi, je me suis installée hier et je voudrais savoir ce qu'il va se construire ici.
Un homme blond avec une cigarette se leva avec un grand sourire.
- Soldat : Voyez-vous charmante jeune fille, ici nous allons construire une petite caserne, nous sommes là pour travailler sur ce chantier mais pour le moment nous avons pris une pause. Cela vous plairait de vous joindre un peu à nous ?
- Jill : …Oh…j'aimerais bien vous savez mais c'est que je n'ai pas vraiment le temps.
J'étais un peu gênée, mais la gentillesse de ce soldat à mon égard me faisait presque peur…Je ne pouvais pas accepter en savant que dans un futur proche il se pourrait que je sois forcée de le tuer…Je m'excusai et partai faire mes courses.
En revenant le groupe de soldat était toujours là et ils m'appelèrent, me demandant à nouveau de rester un peu avec eux, finalement j'acceptai.
Ils commencèrent par se présenter un à un :
Le plus petit du groupe, cheveux noirs, des yeux aussi noirs et des lunettes se nommait Kain Fuery.
Un autre un peu « enrobé » au cheveux roux, presque oranges s'appelait Breda.
Enfin le plus grand du groupe qui fumait toujours, Jean Havoc.
Vint ensuite mon tour de me présenter.
- Jill : Eh bien…mon nom est Jill, j'ai 17 ans, je viens de Central et je me suis installée à Resembool hier après-midi.
- Havoc : J'y pense, Edward et son frère sont installés ici depuis leur retour.
- Jill : J'ai emménagé à côté de chez eux…
Discutant avec eux je ne voyais pas le temps passer, puis un sujet auquel j'étais sensible arriva :
- Fuery : Au fait, ça fait plusieurs semaines que l'on n'entend plus parler de ce monstrueux tueur en série dans les journaux.
- Jill : Tueur ? Ah oui, celui qui tue ses victimes d'un trou dans la gorge ?
Tous me regardaient bizarrement.
- Jill : Ben quoi j'ai le droit de suivre l'actualité moi aussi !
- Breda : Oui, oui, en tout cas j'espère qu'on l'arrêtera vite ce monstre…il y a déjà eu beaucoup de morts.
- Jill : Vous êtes à sa poursuite ?
- Havoc : Depuis le début (en retirant la cigarette de sa bouche et soufflant la fumée blanche qui s'envola avec grâce avant de se dissiper) Mustang attend qu'on le repère avant d'envoyer un Alchimiste d'état.
- Jill : Vous le trouverez bien (pense) alchimistes d'états qui se font tous tuer…
Un autre homme, aux cheveux gris, venait vers nous.
Falman : Allez les gars, il serait un peu temps de se remettre au travail.
Breda : Rah…ce serait plus rapide si on était aidés par des alchimistes, on ne peut pas demander aux frères Elric ?
Falman : Tu sais bien qu'Edward n'est plus dans l'armée depuis son retour.
Jill : Bon, bonne chance, et au revoir.
Havoc : À bientôt j'espère.
Breda et Fuery : Au revoir.
16 Juin 1917, chez Jill à 15h00.
Je jardinais en attendant l'arrivée d'Edward, jusqu'au moment où un léger flash dans l'herbe attira mon attention. Empyr sauta dessus.
- Jill : ?! Hey fais gaffe !
- Empyr : (revient avec un objet rond et brillant dans la gueule, une fine chaîne argentée traînant au sol)
- Jill : Qu'est-ce
que… ? (le prend dans ses bras) Donne… (prend l'objet en
question par la chaîne pour lui extraire de la gueule, mais Empyr
n'a pas l'air d'avoir l'intention de lâcher prise ) Lâche
ça Empyr. (continue de tirer)
- Empyr : Rhhh… (se tortille
dans tous les sens, saute des bras de Jill mais se retrouve pendu par
la chaîne, son trésor entre les crocs)
- Jill : Ha ha ! J'ai plus qu'à attendre que tu fatigues petit fripon ! XD
- Empyr : … (lâche prise et retombe sur ses pattes)
J'examinai cet objet que je connaissai pourtant si bien, une montre en argent, celle des alchimistes d'état. Je l'approchai de mes yeux pour lire le nom gravé mais quelqu'un sonna à la porte à cet instant, je rentrai et la rangea dans un tiroir avant d'aller ouvrir à Edward.
- Jill : Bonjour…
- Ed : Salut, désolé de venir si tard, Ariane a perdu quelque chose et j'ai prétexté d'aller au village le chercher pour venir ici…
- Jill : Mhh…Entre.
Je le fis entrer et s'installer dans le salon, je n'avais même pas eu le temps de lire le nom sur la montre en argent. Je préparai un thé avant d'entamer une longue discussion avec Edward.
- Ed : J'ai bien réfléchi, désolé pour hier, on n'a vraiment pas été accueillant.
- Jill : Ce n'est rien…
- Ed : Je voudrais m'excuser aussi pour l'attitude d'Ariane…elle croit que je la trompe et que tu me plais…Or ce n'est pas le cas…
- Jill : Ah ben merci
c'est bien gentil, on peut dire que tu sais parler aux femmes !
-
Ed : N-non Jill c'est pas contre toi, j't'assure !
(rougi, très gêné)
- Jill : Vaut mieux pour toi…
- Ed : Sinon tu trouves ça comment Resembool ?
- Jill : Mieux que Central.
- Ed : C'est vrai que tu as vécu à Central. (lui sourit) Et c'était comment ? Tes parents ne te manquent pas ?
- Jill : Mes parents sont morts Edward. (reste impassible)
- Ed : (choqué) Qu…Euh…Je suis désolé, excuse moi…c'est …vraiment triste pour toi… (ne sais plus quoi dire)
- Jill : Ce n'est rien, ce n'est pas de ta faute tu sais…
- Ed : O-oui mais….enfin…ça devait être des gens bien.
- Jill : C'est faux.
- Ed : (surpris) Pa…pardon ?!
- Jill : Si tu étais à ma place tu ne dirais pas ça.
- Ed : Jill…Si tu veux en parler je peux…
- Jill : Non. (froide) Je ne veux pas en parler, je n'en ai pas besoin de ton aide non plus. Tu peux aussi te garder ta pitié, jusqu'à aujourd'hui, je me suis très bien débrouillée seule.
- Ed : D'accord…Je m'excuse, mais je dois y aller, sinon Ariane va me tuer…Merci pour le thé.
Je ne lui répondis pas et le laissai s'en aller, je terminai mon thé et repris la montre en argent dans le tiroir.
- Jill : Quelle surprise, non seulement elle était mariée mais en plus alchimiste d'état, Ariane Elric.
