Personnages : Gabriel et Castiel

Disclamer : Les personnages ainsi que l'univers appartiennent à la série Supernatural excepté l'histoire.

Notre de l'auteur : Voici le second et dernier chapitre de cette fiction ! (qui est, d'ailleurs, un peu plus longue que la précédente). Je tiens encore à vous remercier pour vos précédents commentaires (ainsi que pour les suivants) qui me font beaucoup plaisir et qui m'encourage encore plus à écrire !

/Sous entendu Destiel !/

Sur ce, bonne lecture pour ce dernier chapitre !


Review Guest :

Nao : Ton commentaire me fait énormément plaisir ^^ Merci beaucoup et j'espère que ce chapitre te plaira !


~ J'ai vu à travers tes yeux, toute l'histoire de notre monde ~

Castiel

Je suis né, j'ai posé mon regard à travers le monde, puis j'ai fini par oublier toute cette magie qui animait mon regard d'autrefois. Je suis devenu une coquille vide sans intérêt ; juste un ange qui n'est bon qu'à obéir aux ordres. Même si tout mon être me hurlait de faire le contraire, je continuais, encore et encore, comme si ce en quoi je suis fais, comme si ces règles gravées dans mon esprit me l'interdisaient.

Au début, lors de mes premières années, j'ai appris et découvert des choses qui ont étoffées ma curiosité. Je me posais sur cette terre fraîche puis parfois même, debout, je levais le bras pour écarter les nuages gris et laisser place au soleil rayonnant sur la terre et la végétation. Je me souviens qu'un jour mon frère m'a dit : « Pourquoi fais-tu cela, Castiel ? ». Je lui répondais simplement et innocemment : « Parce que le soleil est une source de vie et que la vie ne doit jamais s'arrêter ».

Tu m'observais mais n'oublie pas que moi aussi, je t'observais. Parfois, tu t'évadais le regard perdu à travers les étoiles qui composent notre système solaire. Tu voyais Mars la planète rouge ou bien Pluton, froide et seule, parmi ces astres illuminés de ce ciel étoilé.

Nous avons tellement vu de chose ensemble, tellement d'événement historiques et bibliquement écrits, que je crois même avoir oublié quelques détails avec le temps.

Puis vint Lucifer qui se rebella contre le ciel et qui refusa de se prosterner devant l'humanité. Je n'étais qu'un enfant à l'époque, mais je me souviens encore des chuchotements audibles qui ne cessaient d'envahir ma tête. Je me souviens d'Uriel et de mes autres frères qui semblaient fascinés par le charisme et la puissance de Lucifer. Et dès lors que je posais mon regard sur cet archange, tout en lui m'effrayais et me troublais lui, et les autres archanges rebelles. Ils étaient grands, forts, le regard dur, la démarche certaine et les ailes deux fois plus grandes et plus puissantes que les miennes. Leur façon de s'adresser aux autres d'une manière supérieur m'intimidais. Alors, pour oublier et pour ne pas me confronter à ces étranges personnages, je m'asseyais sur l'herbe haut et fraîche et contemplait le paysage qui s'offrait à moi.

Toi aussi tu étais un Archange, mais tu n'étais pas comme eux. C'est vrai que l'idée de te prosterner devant une espèce inférieure ne te plaisait pas vraiment. Mais tu détestais encore plus l'oppression qu'engendraient tes autres frères aînés. Oui, je sais que c'est pour cela que tu t'es éloigné.

Et quand Lucifer admit le mal sur Terre, j'étais en colère. En colère contre Gadreel qui n'a pas été capable de l'arrêter et en colère contre moi-même qui ne pouvait qu'être qu'un simple spectateur de cet événement tragique à mes yeux.

Puis Dieu partit sans laisser aucune trace.

Je me souviens de ton regard blessé, grand frère. Je savais que quelque chose n'allait pas. Je le savais, même assis sur cette grande pelouse, que les ténèbres grandissaient. Je me rendis compte qu'il y avait des choses que l'on ne pouvait pas arrêter, comme une machine infernale, un destin inévitable et jouable d'avance. J'étais devenu silencieux et impassible.

Et puis tu es partit, toi aussi.

Je me sentais seul, semblable, mais à la fois différent des autres. Je sais pourquoi tu es parti, mais était-ce vraiment la bonne solution ?

Après des millions d'années d'existence, on m'a finalement admit dans un poste en tant que lieutenant dans une garnison où j'avais pour mission d'observer le mouvement des humains. Parmi eux, il y avait Anael, dont je suis devenu très proche, Uriel, Esther, Inias, Bartolomé ainsi que Balthazar qui a toujours combattu à mes côtés.

Si tu me voyais... Tu aurais été fier de moi. J'étais loyal et respecté parmi mes frères. Je ne voyais qu'à faire le juste autour de moi.

Pendant des millénaires, je les observaient comme je l'ai toujours fait. Ils me fascinaient, certes, mais javais cette fructueuse envie de descendre et de découvrir toutes ces choses que je voyais à travers mes yeux. Au fond de moi je voulais goûter, sentir, voir de plus près et toucher toutes ces nouvelles choses. Et parfois, je regardais de plus près pour peut-être t'apercevoir parmi la foule.

Et puis Balthazar mourut au combat. Enfin, c'est ce que je croyais avant de savoir qu'il s'était réfugié sur Terre. C'est drôle, je fus le seul qui n'ai pas eu le courage de partir. Ma vie devenu un rituel long et monotone, sans goût, rien que le devoir et le pliement aux règles célestes.

Jusqu'au jour où j'ai dû ramener cet homme de l'enfer.

S'engouffrer en enfer fût la pire chose que j'eus à faire de toute mon existence. J'entendais les cris déchirants des âmes perdues, torturées pendant des années, se brisant petit à petit jusqu'à devenir un gouffre sombre et visqueux. Oui, c'était dur de récupérer cette âme et de voir en même temps l'un des miens périr sous mes yeux secondes après secondes, minutes après minutes. Mais crois-moi, ça en valait la peine, car dès que j'ai vu l'âme de cet homme aussi solide après des années de souffrances, je me suis dit : « Est-ce possible ? N'est-ce pas là, la force de l'humanité ? ». Je pensais voir cette âme brisée, craquelée par morceaux avec des parts d'ombres qui voileraient son aura luminescente mais il n'en fit rien. Elle restait intacte malgré les souvenirs douloureux, malgré ses horribles souffrances.

Néanmoins, ce séjour l'avait quand même changé. Cet homme, pour moi infaillible, a vu et fait des choses qu'il regrettera toute sa vie. Je ne sais pas si c'est pour son âme ou bien pour son caractère et son passé, mais je me suis pris d'affection pour cet homme qui portait tout le poids de l'humanité sur ses épaules.

Je découvrais petit à petit le monde des humains dans toute sa splendeur et vint le jour ou je décida de me ranger de son côté. Pourquoi ? Parce que j'ai découvert le libre arbitre parce que si on le pouvait, ont devait stopper cette apocalypse.

Et c'est à ce moment là que je compris qui étaient vraiment nos frères. Ils voulaient à tout prix provoquer cette apocalypse, parce que la destinée l'avait décidé ainsi ; ou plutôt parce qu'ils étaient du côté de Lucifer, parce qu'ils n'appréciaient pas autant que lui l'humanité. Crois-moi grand frère, j'ai entendu beaucoup de chose au paradis. Certain parlaient comme lui ils en avaient assez de protéger et de se soumettre à ces petits hommes, à cette « espèce inférieure » qu'ils disaient. Je ne comprenais pas pourquoi autant de haine. Si dieu nous a dit de les servir comme on le servait lui, alors pourquoi s'y opposer ? J'ai toujours suivit se que Père m'a dicté. Protéger l'humanité, c'était ce en quoi je suis né et c'est ce que j'ai fais. C'est pour ça que je me suis opposé à mes frères. Je voulais sauver l'humanité, je ne voulais pas que Lucifer revienne, je ne voulais pas d'une apocalypse qui détruirait la moitié de l'humanité et encore moins que les Winchester pâtissent pour les erreurs de mes frères. J'ai compris que chaque vie était précieuse et que le sacrifice n'était pas une solution. j'ai compris qu'il y avait toujours une solution.

On les comparaient à Lucifer et Michel, les deux frères loyaux et inséparables. Néanmoins, ils n'étaient pas eux. Même si leur histoire était similaires, ces Winchester avaient quelque chose qu'ils n'avaient pas : l'amour fraternelle et le sens du sacrifice. Même si parfois ils se détestaient, jamais ils ne s'entre-tueraient. Moi, il ne me faisaient pas penser à eux. Ils me faisaient plutôt penser à Caïn et Abel.

Et puis je t'ai vu, après toutes ces années. Tu contrariais les frères Winchester avec tes blagues. Tu as toujours été un peu farceur, ce qui te rendait parfois agaçant. Ne te méprend pas, je n'ai aucune once de méchanceté dans mes propos, mais plutôt l'esquisse d'un sourire amusé parce que c'était l'une des seules choses qui m'amusait au fond. Quand nos regards se sont croisés, surpris, tu affichais une expression incrédule décrit à travers ce véhicule de chair et de sang. Puis avec un air amusé, tu as prononcé d'une voix enjoué : « Tiens Castiel ! Comment ça va ? Ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu, petit frère. »

Cela faisait environ cent milles ans que tu es partit, Gabriel.

Tu avais l'air fatigué et en colère derrière cette ruse, cette fausse identité proclamé : « L'embrouilleur » ou bien « Loki, le dieu de la ruse ». Peut-être étais-tu en colère à cause des frères Winchester que tu menais par le bout du nez ? Tu m'a écarté de ton jeu, et tu m'a blessé. J'étais plutôt surpris et triste aussi. Tu avais beaucoup changé depuis la dernière fois.

Piégé, cela ne m'empêcha pas tout de même d'entendre ce qu'il se passait : Tu voulais leur faire comprendre qu'ils devaient accomplir leur destinée. Je savais ce jour là que tu avais oublié le vrai sens du libre arbitre et je pense que tu as voulu faire ça pour te protéger, toi, comme je l'ai fait lors du conflit avec Raphaël.

Tout le monde a le droit de se perdre sur son chemin. Cela fait partit des erreurs que tout le monde fini par commettre un jour ou l'autre.

Puis vit la fin de cette histoire. Une histoire qui ne se produisit jamais, car nous avons déjoué les règles. Nous avons trompé la Destinée et tout ceci se produisit grâce à toi. Ce jour-là, tu as compris où était ton erreur et tu t'es dressé contre Lucifer. Tu t'es sacrifié et tu nous a donné un moyen de l'enfermer une nouvelle fois. Je me souviens encore de ton corps étendu par terre, ainsi que de tes ailes dépliées, noir et charbonneuses, gravées sur le sol.

Tout ce que nous avons fait, tout ce que nous avons accomplit était en somme très louable. Mais où sont mes erreurs dans tout ça ? Parce que oui, grand frère. J'ai connu des jours sombres et j'ai commis des erreurs, que jamais plus, je ne pourrais me pardonner.

J'ai tué, trahi, puis j'ai été ressuscité sans savoir pourquoi. Raphaël voulait à nouveau provoquer l'apocalypse. Il voulait libérer Lucifer et moi, je ne pouvais rien faire de tout ça, même avec un statut d'archange. Je savais qu'il faisait parti de ceux qui avaient été charmé par sa puissance. Même si l'apocalypse avait été déjouée, il tenait quand-même à la remettre en marche.

Mais en décision de qui ? De Dieu ? L'Éternel tout puissant ? Je souriais.

Dieu nous a abandonné depuis longtemps. Il n'est qu'un simple spectateur à présent.

Et tu sais, pendant toutes ces années, je me suis demandé pourquoi ? Le sais-tu, grand frère ? Pourquoi notre père nous a abandonné ? Je pense qu'il voulait que nous apprenions à vivre non pas à travers des ordres, ni à travers les autres, mais à travers nous même. Il voulait que nous apprenions ce qu'est le libre arbitre. Il voulait qu'enfin, nous comprenions.

On dit que l'erreur est humaine, c'est faux. L'erreur est en chacun de nous, les anges, les monstres, les démons et même en Dieu. Je n'ai jamais pu le voir une seule fois de mon existence et pourtant, je lui été entièrement dévoué. Quelle a été ma déception quand j'ai appris qu'il désirait rester en retrait. La colère, la tristesse m'animait. Je m'enveloppais dans une profonde tristesse je souhaitais oublier mais comment ? Je m'enivrais, je me laissait dépérir lentement et j'ai découvert une partie de moi-même que je n'aurais jamais cru possible.

Et quand je vois tous mes frères parler au nom de Dieu, comme-ci ils étaient en droit de décider qui devait mourir...

Je fulminais.

Pour la plupart ils ne comprenaient rien. Même si certains se sont rangés de mon côté, la grande partie était dans celui de Raphaël.

Que devais-je faire, Gabriel ? Me plier à sa puissance ? Ou me battre pour l'humanité ?

J'ai choisi la deuxième solution, mais au court de mon chemin, je me suis écarté de mon objectif qui m'était si pur au départ. J'ai fait une alliance improbable et j'ai fini par me brûler les ailes, lamentablement. Tu sais, j'ai longuement songé à demander l'aide d'une personne importante à mes yeux, crois-moi grand frère ! Mais au moment où j'allais le faire, je me suis dit : « Il a sacrifier tant de choses alors pourquoi lui en demander plus ? ». Je ne voulais pas l'immiscer dans mes problèmes, c'était à moi de régler ça. Alors j'ai rebrousser le chemin.

Et je le regrette encore aujourd'hui.

J'ai trahi les personnes qui me considéraient comme un membre de leur famille, j'ai menti à la personne que j'aimais le plus au monde encore aujourd'hui, j'ai tué nombreux de mes frères et sœurs et je suis mort, pour ensuite être ressuscité une nouvelle fois.

Si tu m'entendais, tu me dirais « Mais cela ne ressemble pas au petit Cassis, ça ! ». C'est vrai, mais c'était bien moi.

Tout ce que j'ai récolté en échange fut le sang de mes frères et sœurs entre mes mains et le regard blessé de Dean.

J'ai fait beaucoup plus d'erreurs que de bonnes choses, alors pourquoi ? Pourquoi suis-je encore en ce monde ? Si Dean m'entendait, il s'énerverait et me dirait qu'on a tous fait des erreurs et que le moyen le plus juste est de se racheter un peu plus chaque jours.

Est-ce que des siècles de rédemption suffiront ? Dis-le-moi Gabriel. Je suis perdu...

Je suis devenu fou après. Tu en aurait rigolé si tu étais toujours parmi nous. Mais peut-être que tu me voyais quelque part, telle une étoile dans le ciel.

Tous les soirs, je pensais à toi, à nous, à notre passé. Je me revois encore, quelques pas en arrière, où toute cette histoire n'existait pas encore, où mon innocence et ma naïveté faisait encore parti de moi. Je regrette tellement de ne pas avoir pu être présent le jour où tu t'es confronté à Lucifer. J'aurais pu mais...

La destinée a eu finalement raison de toi.

Tu as veillé sur moi pendant des siècles comme un grand frère, comme celui que je n'aurais jamais plus. Je me vois encore avec toi en train d'observer les nuages et la terre en dessous. Je voyais tes regards inquiets quand je m'effondrais petit à petit vers l'indifférence, mais je ne disais rien. Je ne donna aucune explication. Tu étais bien le seul qui pouvait me comprendre, car nous nous ressemblions d'une certaine façon. Tu m'as appris la vraie définition de « vivre ».

Maintenant, je suis devenu humain. Ne me demande pas pourquoi, disons que j'ai fait confiance à la mauvaise personne... Tout est tellement étrange tu sais, quand on est humain. J'ai l'impression d'être aveugle. Je ne vois plus la moindre brin d'herbe avec précision, je ne ressens plus les molécules autour de moi, je ressens juste le goût agréable du sucré salé dans la bouche, des sentiments comme la peur, mon cœur qui bât à une vitesse incroyable dès que je me trouve à proximité de Dean, parce que oui, j'ai compris que Dean ne me laissait pas indifférent. Au début je doutais parce que je n'arrivais pas à mettre un doigt sur mon ressentis, mais maintenant tout est devenu limpide. Peut être que j'ai perdu mes sens, mais j'ai appris beaucoup de choses sur les sentiments.

Un jour, je t'ai vu dans une des réalités fictifs que Metatron a voulu me montrer. Et quand je t'ai demandé si tu étais toujours vivant, tu m'as souris. Alors je vais espérer. Même si l'espoir est infiniment petit, je continuerai à espérer et j'attendrais impatiemment que tu revienne.

À présent je t'attends, grand frère.


Et c'est la fin de cette petite fiction ! ^^ Verdict ?

Avant de partir, j'ai une question pour vous ! : D'après vous, Gabriel et bien mort ou toujours vivant ? J'attends vos réponses avec impatience ;)

On se revoit très prochainement pour une nouvelle fiction ! (qui sera peut être posté ce week-end, sinon ce sera la semaine prochaine)

A bientôt !