Et voilà le second et dernier chapitre ^-^
J'espère que cette petite histoire vous aura plu.
Une petite info : Jishin signifie « confiance en soi » ce qui est le mot préféré d'Hinata ^-^
Disclaimer : Naruto et Host club appartiennent à Masashi Kishimoto et Bisco Hatori.
Partie 2
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Mitsukuni Haninozuka flottait sur un petit nuage. Depuis plusieurs semaines, il rendait visite à la pâtisserie Jishin. Pas seulement pour les succulentes sucreries mais aussi pour la brune y travaillant. Il lui demandait à chaque fois de s'asseoir avec lui. Ce fut difficile au début, elle était assez réticente, prétextant qu'elle avait beaucoup de travail en cuisine. Mais à force d'insister, elle céda et prit l'habitude de s'installer avec lui, un thé chaud dans les mains. Ils purent faire ainsi connaissance et Hani tomba encore plus follement amoureux de la jeune femme.
Il n'avait jamais détesté son corps enfantin jusqu'à présent. Mais lorsqu'elle remettait en place une mèche de cheveux derrière son oreille, il aurait souhaité avoir de long bras comme Takeshi pour le faire lui-même. Lorsqu'elle rougissait face à un de ses compliments, il aurait voulu prendre sa main, à l'autre bout de la table, entre les siennes. Lorsqu'ils se quittaient, il aurait aimé être plus grand qu'elle pour l'enlacer. Ou, lorsqu'elle se penchait vers lui, pour déposer sa commande, essayer de lui voler un baiser.
Il avait appris son nom, Hinata. Elle avait quitté sa famille, peu encourageante, pour vivre son rêve : ouvrir sa pâtisserie. Elle était venue dans cette ville car un de ses amis lui avait proposé de l'héberger le temps qu'elle s'installe. Elle aura vingt ans en Décembre. Elle adorait son travail et était une vraie passionnée.
« Pourquoi Jishin ? » questionna Hani, en engouffrant un choux à la crème.
« Jishin pour Confiance en soi. J'étais toujours hésitante plus jeune. Je suivais ce que l'on me dictait même si ça ne me plaisait pas. Mais la pâtisserie m'a permis de prendre peu à peu confiance en moi et de m'affirmer. Voilà pourquoi j'ai choisi ce mot pour ma boutique. » Répondit-elle en souriant.
« C'est un très bon mot. » complimenta le petit blond.
« M-Merci. » rougit-elle, un peu gênée.
Il quitta joyeusement la petite pâtisserie en faisant de grands signes à la brune et sautilla le long de la rue. Lorsqu'il tourna au coin, il s'arrêta net, les yeux ronds. Devant lui, ses camarades du club d'hôtes au grand complet.
« Mitsukuni. »
Hani sursauta légèrement au ton de son cousin et l'aura qu'il dégageait.
« Takashi ? Qu'est-ce qui se passe ? » S'inquiéta-t-il.
« Nous devons parler Hani-sempai. » Déclara sérieusement le président du club.
Hani sentit sa gorge se serrer. Il était rare que le franco-japonais soit aussi sérieux.
« Tous chez Haruhi. » guida Tamaki.
« Hé ! On n'avait pas prévu ça comme ça ! » s'indigna cette dernière en poursuivant les garçons.
Un peu plus tard, lorsqu'ils furent tous installés dans le minuscule salon des Fujioka, la réunion commença.
« Hani-sempai, nous connaissons ton secret. Les jumeaux t'ont suivi. » Expliqua Tamaki.
« Oh... »
« Nous ne t'en voulons pas d'avoir une amourette mais nous sommes déçus que tu n'ait pas daigné nous en parler. Mori-sempai en a été le plus affecté. »
Comme pour le confirmer Mori lança un regard triste vers son cousin.
« Je suis désolé Takashi ! Je voulais t'en parler ! » Sanglota Hani en se jetant dans les bras du brun.
« Mais je voulais te le dire une fois que j'aurai fait ma déclaration. Je savais sinon que tu t'inquiéterais pour moi. Et vous autres, vous vous seriez infiltrés pendant nos rencontres ou vous auriez harcelés Hina-chan. » Continua-t-il en pleurant.
Tamaki et les jumeaux levèrent les yeux au plafond. Hani n'avait pas tort mais ils n'aimaient pas pour autant entendre cette vérité légèrement blessante.
« Tu comptes faire ta déclaration ? » releva Haruhi, surprise.
Hani hocha la tête essuyant ses larmes.
« T-Tu es sûr de toi Hani-sempai ? Elle pourrait avoir des intentions malveillantes. » S'inquiéta Tamaki.
« Oui. J'aime Hinata. Elle est vraiment gentille, sincère et mignonne. » Répondit le petit blond résolument.
Tous s'observèrent en silence. Tamaki se leva soudainement et pointa un doigt en l'air.
« Le Club d'hôte à une nouvelle mission ! Que le plan ''Confession de Hani-sempai'' commence ! »
Le lendemain, tous se mirent à écrire un texte pour déclarer les sentiments du blond à sa brune.
« J'ai terminé ! Écoutez mon talent ! » Tamaki toussa un peu et lut. « Oh, toi princesse de mon cœur, je ne suis qu'un pauvre fou devant ta beauté- »
« Stop ! » demanda Haruhi.
« Ha-Haruhi... pourquoi ? » sanglota le Roi.
« Prince, si Hani-sempai lui dit ça, elle va s'enfuir de suite. » rirent les jumeaux.
« Oh, parce que vous faîtes mieux ?! » rétorqua Tamaki.
« Parfaitement ! Écoute. Hinata, je ne peux m'empêcher de penser à toi chaque heure de chaque jour. Et lorsque je suis seul dans mon lit-»
« STOP ! Pervers ! » Paniqua le blond.
« -je t'imagine créant tes pâtisseries. » Finirent les jumeaux avec des sourires diaboliques.
Tous observèrent le président de leur club rougir comme une pivoine sous les rires des deux roux. Haruhi poussa un long soupir, préférant oublier la scène.
« Ha-Haruhi, ce n'est pas ce que tu crois ! Papa n'est pas un pervers ! » Pleura Tamaki en secouant les épaules de la jeune fille qui détournait son visage.
« Ce n'est pas pour vous démotiver mais on ne devrait pas se renseigner sur ce que pense Hinata d'Hani-sempai ? » questionna Haruhi.
« Comment ça ? » interrogea Hani innocemment.
Il était resté silencieux depuis le début, les laissant faire à leur guise, comme à chaque fois. Il préférait croquer dans les délicieux cookies achetés plus tôt chez Hinata.
« Et bien... parmi tous les shojos que j'ai lu à la sœur de Nekozawa, il y avait généralement un moment où la meilleure amie de l'héroïne va en 'éclaireur'. Elle demande au garçon que son amie aime, ce qu'il pense d'elle, etc. »
Les garçons la fixèrent en silence avant que les jumeaux et Tamaki crient en chœur :
« Moi ! »
« Si quelqu'un doit y aller ce serait plutôt à Mori-sempai. » suggéra Haruhi.
« Pourquoi ? » grognèrent les trois excités.
« Car c'est le meilleur ami et cousin d'Hani-sempai. »
« Mais il va lui faire peur s'il reste devant elle sans rien dire. » dit Hikaru.
Tous se tournèrent vers Mori. Il est vrai que ce n'était pas la meilleure personne pour ce genre de mission. Tamaki et les jumeaux étaient éliminés d'office. Kyoya, malgré sa grande facilité de conversation avec les partenaires commerciaux de son père, n'était nullement fait pour parler sentiments. Haruhi se souvenait encore de l'horrible lettre d'amour lors du bal annuel du club. Il ne resta donc plus qu'elle, qui accepta après la diminution de dix pour cent de sa dette toujours aussi exorbitante.
Et c'est ainsi qu'elle se retrouva un après-midi de congé, affublée d'une perruque blonde et d'une simple robe bleu, devant la petite pâtisserie Jishin. Derrière elle, une limousine noire était garée le long du trottoir d'en face. La fenêtre ouverte laissait apercevoir un bout de visage de chaque membre portant des lunettes de soleil.
« Haru-chan ! » chuchota Hani.
La jeune fille se retourna et vit le blond lui faire signe de venir. Elle s'approcha en soupirant et se pencha légèrement. Hani lui tendit alors quelques billets.
« Pour éviter qu'elle se doute de quelque chose, achète quelques pâtisseries aussi. » dit-il avec un grand sourire.
Haruhi hocha la tête et entra finalement dans la boutique.
« Hani-sempai... c'était juste pour avoir des gâteaux, pas vrai ? » dénonça Kaoru.
Leur aîné ne dénia pas et observa joyeusement la vitrine.
Haruhi fut tout d'abord surprise par l'intérieur mignon et doux avant de voir la personne derrière le comptoir, dont la description correspondait à ces mêmes adjectifs.
« Bonjour et bienvenue à la pâtisserie Jishin. » salua d'un sourire la brune.
« Bonjour. » répondit Haruhi en se penchant légèrement.
La jeune fille s'approcha et porta rapidement son regard sur les différentes pâtisseries présentées. Elle en pointa quelques-unes selon leurs prix, calculant avec la monnaie qu'elle avait en main avant d'observer la brune préparer sa commande. Réfléchissant à un moyen d'engager la conversation, elle jeta un œil aux alentours et son regard se fixa sur la table se trouvant au fond de la salle. Là où elle les avait vus discuter.
« Euhm... Je viens de la part du petit blond qui vient souvent ici. »
« Oh, Mitsukuni-san ? Vous êtes de sa famille ? » Questionna gaiement la brune, des petites fleurs mauves apparaissant autour d'elle.
« Oui, en quelque sorte. »
« Il va bien ? Je ne l'ai pas vu depuis quelques jours. » Demanda-t-elle.
« I-Il, euh, il est malade. » paniqua Haruhi.
« Oh vraiment ? J'espère que ce n'est rien de grave. » S'inquiéta la jeune femme.
« Non, non juste un mauvais rhume. Ce n'est rien. »
« Passez-lui un bon rétablissement de ma part. »
« Ce sera fait. »
Après un instant de silence, Haruhi reprit.
« Vu que vous vous connaissez bien... J'aurais aimé avoir votre avis sur lui. »
La jeune fille, se mit une claque mentalement de ne pas avoir trouvé un meilleur moyen d'approche. La brune leva un sourcil mais sembla réfléchir.
« Et bien... Il est très joyeux et aime beaucoup les pâtisseries. J'ai quelques fois l'impression qu'il ne se nourrit que de ça. » ria-t-elle.
Haruhi eut un petit rire crispé.
« C'est un petit garçon très gentil mais je le vois toujours seul. Il vient quasiment aux mêmes heures et je me suis souvent demandée s'il venait ici en attendant ses parents. Je n'ai jamais osé le questionner sur un sujet aussi sensible mais je vois qu'il a une grande-sœur qui s'occupe de lui donc je suis rassurée. » finit Hinata d'un sourire.
« Ah ah oui, m-merci de veiller sur lui. » se crispa un peu plus Haruhi.
« Mais de rien. C'est un plaisir. » rayonna la brune.
Haruhi s'empressa de payer, de récupérer son paquet et de s'enfuir. Elle n'avait pas de bonnes nouvelles et les garçons le remarquèrent dès qu'elle s'assit sur la banquette de la limousine. Mori posa une main sur l'épaule de son cousin.
Quelques minutes plus tard, Hani était recroquevillé par terre, une aura dépressive autour de lui.
« Ha-Hani-sempai, ce n'est rien. Il suffit juste de lui dire ton âge. » Rassura Kaoru.
« C-C'est vrai ! Juste lui montrer sa carte d'étudiant et le tour est joué. » Continua Hikaru.
« Il ne faut pas lui en vouloir. Il y a une école primaire pas très loin. » Ajouta Kyoya.
« Kyoya ! » cria Tamaki, lançant des regards paniqués vers l'Haninozuka.
Il n'avait jamais autant détesté son corps qu'à ce moment. La frustration qu'il avait ressenti ces quelques semaines n'était rien en comparaison. Il aurait dû s'en douter. Même les filles venant le voir au club ne le choisissait que pour son aspect mignon de petit-frère. (Ou, pour certaines, son côté 'couple' avec Mori.) Il aurait dû garder son uniforme en allant la voir. Il avait toujours retiré sa veste avec les insignes de l'école pour éviter de la mettre mal-à-l'aise. Quel idiot.
Pendant le reste de la semaine, Hani ne fut que l'ombre de lui-même. Poussant de long soupir, les yeux nageant dans le néant et inquiétant ses fans par son attitude désintéressée. Ses amis étaient tout aussi désemparés, ne sachant comment régler le problème. Mori restait encore plus collé à son cousin, lui apportant son soutien silencieux.
Un jour, Tamaki entra en trombe dans la salle du club, un sourire radieux au visage.
« Prosternez-vous manants ! Votre Roi à un plan ! » Pointa-t-il du doigt le reste du groupe.
« Dis-nous plutôt ton plan, Prince. » grognèrent les jumeaux.
« Organisons un dîner romantique entre Hani et sa tendre ! »
« Buu ! Buu ! » Interdirent immédiatement les Hitachiin en croisant leurs bras.
« C'est bien trop rapide Prince. » dit Hikaru.
« Il faut déjà qu'Hinata considère Hani-sempai comme un homme. » expliqua Kaoru.
« Dans ce cas faisons en sorte de lui prouver son âge. »
Tous se tournèrent vers Kyoya qui releva ses lunettes tout en posant une main sur un dossier bien garni.
« Kyoya... » Commença à sangloter Tamaki.
« Ne te fais pas d'idées. Je fais simplement ça pour éviter de perdre encore plus d'argent. »
La remarque n'arrêta pas pour autant le blond d'enlacer son meilleur ami qui tenta immédiatement de s'échapper.
Le groupe fit part de leur plan à Hani qui feuilleta rapidement le dossier. Une lueur d'espoir revînt dans son regard.
Les deux frères Hitachiin furent chargés d'habiller élégamment l'amoureux. Mori s'occupa de trouver un bouquet de fleurs. Kyoya fit quelques recherches sur les horaires calmes de la boutique. Haruhi fit en sorte d'avoir l'autorisation de quitter l'école. Hani se concentrait sur sa confession tandis que Tamaki donnait des ordres inutiles à tout va.
Le jour-J arriva enfin. Dans un costume trois pièces d'un bleu foncé, un bouquet de douze roses dans la main, et un tas de papiers dans l'autre, Haninozuka Mitsukuni se tenait, tremblant, devant la devanture de la pâtisserie Jishin. Il observa longuement ce dernier mot et prenant une grande inspiration, se tourna une dernière fois vers ses amis cachés dans un buisson, avant de pousser la porte.
Le son de la clochette l'annonça. Il soupira de soulagement en voyant la boutique vide et s'approcha du comptoir. Quelques secondes passèrent avant que la porte de l'arrière-boutique s'ouvre sur le doux visage souriant d'Hinata.
« Oh Mitsukuni-san ! Vous allez mieux ? »
« Oui, merci. »
« Qu'est-ce que ce sera aujourd'hui ? » demanda-t-elle.
« Hina-chan, je voudrais que tu lises ceci. » dit Hani en tendant le dossier. « Lis tout jusqu'à la fin, sans poser de questions, s'il-te-plaît. » ajouta-t-il en voyant l'air interloqué de la jeune femme.
Hinata posa le lourd paquet de feuilles devant elle et entama sa lecture. Elle sursauta quelques fois, rougit à certains moments et lança de rapide coup d'œil vers le blond, attendant patiemment en face d'elle. La dernière page terminée, elle leva son visage vers lui. Mais avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit, Hani reprit :
« Je t'aime. »
Cette simple phrase fit refermer la bouche de la brune, dont les yeux s'écarquillèrent légèrement.
« Je suis tombé amoureux avant même de te connaître. Tes pâtisseries m'ont mené jusqu'à toi et j'en serai toujours reconnaissant. En passant du temps ensemble, j'en suis maintenant sûr. Je t'aime. Tu es la personne la plus gentille, douce et mignonne que je connaisse. Alors, je serai honoré que tu me donnes la chance, malgré mon physique trompeur, d'être avec toi. »
Il observa le visage de la brune devenir rouge écrevisse avant qu'elle n'essaye de le cacher derrière ses cheveux. Quelques minutes passèrent en silence. Hani devenait de plus en plus impatient mais lui laissa le temps de remettre de l'ordre dans ses idées. Finalement, elle leva de nouveau son visage vers lui et dit :
« I-Il me faudra un p-peu de temps pour enregistrer t-tout ça mais... je vous remercie de m'aimer. »
Hani sentait ses espoirs s'envoler petit à petit. C'était la fin.
« J-Je veux bien que l'on passe du temps ensemble. M-Mais cette fois sans malentendu et en dehors de mes heures de t-travail. » Bafouilla-t-elle en rougissant de nouveau.
Les yeux marron du jeune homme pétillèrent soudainement et un large sourire éclaira son visage :
« Tout ce que tu voudras ! » s'exclama-t-il gaiement. « Tiens, elles sont pour toi ! »
Il lui tendit le bouquet, qu'elle accepta un peu tremblante et partit chercher un vase dans la réserve. Hani en profita pour se positionner devant la vitrine et faire de grands signes vers le buisson d'en face. En un instant, tout le club d'hôte se trouva à l'intérieur du salon, félicitant bruyamment leur ami.
Un léger cri de surprise les fit se tourner vers la brune qui revenait avec les roses installées dans un vase. Tamaki glissa jusqu'à elle et lui prit une de ses mains.
« Douce Mademoiselle, laissez-moi vous aider à porter ces quelques fleurs dont les épines pourraient blesser votre peau si fragile. »
« Euh... mmm... N-Non, j-je vais bien. » bégaya la jeune femme, peu habituée à ce genre de comportement.
« Tama-chan... » s'éleva la voix d'Hani.
Tous se tournèrent vers lui et sursautèrent légèrement. Le sourire crispé sur son visage était bien trop étrange.
« J'ai soigneusement enlevé les épines. Donc tu peux la lâcher. »
« Ah ah oui, bien sûr Hani-sempai. » s'éloigna rapidement Tamaki, nerveux.
Haruhi n'avait ressenti un vent aussi glacial qu'avec Kyoya lors de leur expédition au supermarché 'prolétaire'.
« Ah Hina-chan ! Je te présente mes amis ! Voici Haru-chan, Hika-chan, Kao-chan, Kyo-chan et Takashi, mon cousin. » Cita-t-il gaiement.
« Et-et moi ? » trembla légèrement Tamaki.
« Ah oui et Tama-chan. » répondit Hani d'un sourire figé.
« En-Enchantée, je m'appelle Hinata- »
« Hinata Hyuuga. Première fille et héritière de la Hyuuga Compagnie spécialisée dans les produits optiques. Ils sont une des familles les plus riches et les plus anciennes du Japon. » Rapporta Kyoya.
« Oh, Otoori-san, je ne vous avais pas reconnu. » répondit la jeune femme.
« QUOI ?! » crièrent Tamaki et les jumeaux.
Haruhi était sans voix tandis que Mori avait simplement des yeux ronds.
« M-M-Mais pourquoi elle s'occupe d'une petite pâtisserie de quartier, alors ?! » bafouilla Hikaru.
« Je n'ai trouvé qu'un article là-dessus. Il est rapidement mentionné que l'héritière actuelle, donc Mademoiselle Hyuuga, a donné sa place à son cousin. Rien d'autre. Et je n'ai malheureusement pas été en contact avec eux depuis plusieurs années. »
« J'ai effectivement cédé ma place d'héritière à mon cousin. Pour pouvoir vivre mon rêve. » Répondit Hinata d'un sourire.
« Tu la connaissais Kyoya ?! M-Mais c'est toi qui a suggéré qu'elle pouvait en avoir après la fortune des Haninozuka ! » s'écria le président du club.
« C'était avant que je sache qui elle était. » expliqua-t-il calmement.
« Dans ce cas pourquoi tu ne nous l'as pas dit après ? » s'égosilla Tamaki.
« Ça aurait été beaucoup moins intéressant. » justifia-t-il en relevant ses lunettes et en sortant son portable.
Il leur montra alors leur site de vente aux enchères où ils purent constater que les différentes déclarations écrites plus tôt s'étaient arrachées à des prix exorbitants ainsi que quelques photos dont une avec Hani dans son costume.
Voyant que ce dernier n'était pas plus surpris par la réelle identité de la jeune femme, Haruhi le questionna :
« Tu étais au courant, Hani-sempai ? »
« Mmm... plus ou moins. » répondit-il innocemment.
Pendant que le reste du groupe entrait dans une nouvelle scène chaotique, Hani en profita pour prendre la main de la brune à ses côtés, une multitude de petites fleurs flottants autour de lui.
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Épilogue
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« Je n'arrive pas à y croire. »
« C'est impossible. »
« Et pourtant... ça ne peut être que lui ! »
« Oui, regardez, il y a sa peluche de lapin qui dépasse de son sac. »
Un phénomène étrange s'était produit dans l'Académie Ouran. Durant les vacances d'été, les adolescents étaient généralement en proie à une poussé de croissance remarquée mais le cas de Mitsukuni Haninozuka était le plus surprenant.
De 1m45 il atteignait à présent les 1m70. Une croissance fulgurante qui en choqua plus d'un. Mise à part ce changement de taille, le blond avait le même comportement enfantin et mignon, ne quittant jamais son Lapinou.
La seule explication trouvée par le club d'hôte se basait sur la petite-amie du garçon. Cela faisait déjà plusieurs mois qu'ils sortaient ensemble et tout se passait bien entre eux. Hani ne pouvait être plus heureux tandis qu'Hinata ouvrait doucement son cœur. Et soudain leur relation innocente et équilibrée fut basculée par la croissance d'Hani. Lui qui ne l'espérait plus, en profita immédiatement après avoir dépassé de quelques centimètres la brune.
Il fit tout ce qui l'avait tant frustré. Lui remettre une mèche derrière l'oreille, l'enlacer, poser un baiser sur son front et finalement lui en voler un. Il ne pouvait s'empêcher de la prendre dans ses bras. Lui qui avait été plus souvent enlacé et assit sur les genoux de la jeune femme, il comprenait à présent pourquoi elle aimait tant faire ça. C'était tellement agréable.
Hinata, quant à elle, était quelque peu chamboulée. Elle avait petit à petit pris confiance en elle dans cette relation, prenant parfois des initiatives câlines. Ils ne s'étaient encore embrassés que sur les joues ou le front, ce qui convenait parfaitement à la brune qui rougissait déjà suffisamment. Leur relation était basée sur leur naïveté ou du moins la sienne semblait-il. Car lorsqu'Hani la dépassa et l'embrassa pour la première fois sur les lèvres, elle réalisa pour de bon. Hani était un jeune homme de dix-huit ans après tout.
Passé ce cap, il fallut qu'elle s'habitue à l'évolution de leur relation et à un certain côté malicieux d'Hani qu'elle ne connaissait pas jusque-là. Il semblait particulièrement aimer la bloquer contre son plan de travail dans la cuisine de sa boutique et la fixer dans les yeux en léchant ses doigts recouverts de chocolat.
Quant au club d'hôte, Hani continuait à s'y rendre. Hinata n'était pas particulièrement emballée par un groupe de garçons mentant à des jeunes filles mais Kyoya persuada la Hyuuga du bien fondé de leur club et l'invita même à leur rendre visite.
Ce qu'elle fit un jour et découvrit derrière la porte de la salle de musique une jungle tropicale. Et habillés très légèrement, les garçons vinrent la saluer, ce qui eut pour effet de la faire tomber dans les pommes. Hani dû rassurer la brune qu'ils n'étaient pas déguisés tous les jours comme ça.
Mais Mitsukuni n'était pas pour autant épargné. Le cousin d'Hinata, apprenant la nouvelle d'un petit-ami, était venu immédiatement au début de leur relation. Il avait légèrement ri face au petit garçon qui se démenait à lui faire croire qu'il avait dix-huit ans et était réellement le petit-ami de la brune. Neji était reparti, rassuré de voir que la menace était inexistante.
Lors d'une de ses visites à sa chère cousine, que ne fut sa surprise en voyant un jeune homme blond enlacer celle-ci sur le canapé de son appartement. Entrant dans une colère noire, il menaça l'étranger de l'expulser du pays. Hinata l'arrêta alors en lui expliquant que le pervers n'était autre que le gamin qu'il avait rencontré il y a quelques mois. Neji, d'abord choqué, n'eut de cesse d'envoyer des messages de menace au blond depuis ce jour.
Avec l'officialisation de leur relation, une autre part du blond apparut plus clairement. Le jeune homme avait du mal à partager la brune et ses gâteaux. La jalousie le rongeait à chaque fois qu'un client achetait une des pâtisseries en vitrine et encore plus quand le dit client prenait le temps de discuter avec Hinata. Surtout quand leurs yeux lorgnaient les rondeurs que l'on pouvait deviner sous le tablier.
Hinata était à lui et il ferait en sorte que tous ses gâteaux aussi.
Oui, Mitsukuni était bien un homme et Hinata n'était pas à la fin de ses surprises.
Surtout si le club d'hôtes s'en mêlait.
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Fin
J'ai tellement d'autres idées avec ce couple mais il commençait à devenir long ce « one-shot » XD
