Chapitre 1 - Une arrivée mouvementée

Des bruits de cris, résonnaient, les mouettes piaillaient et le bruit de vague devenait de plus en plus faible sur la coque du navire. Nous étions arrivés à Port-Réal. Je sorti alors de la calle, pour voir la ville. J'espérais y trouver ce que je recherche, seulement je ne savais comment… Je sorti la tête et me prit une rafale de vent dans le visage, m'ôtant ainsi ma capuche.. Je leurs ferais peur, personne ne veut voir un montre comme moi. Je la remise de sitôt. Je pu cacher ainsi mes longs cheveux noirs, bouclés et mon visage si peu apprécié.

« hé petit' faut descendre du navire là, faut qu'on repartent nous » lanca un des matelots. Je descendis alors en lui lançant une bourse de pièce d'or. Ca eut l'air de le satisfaire, je m'éloignai alors dans la ville. Je ne savais pas où j'allais, où je devais aller. Je ne savais comment m'en sortir dans cette ville que je connaissais à peine. Je décidai alors de partir dans la première ruelle que je vu, mais une nouvelle fois, le vent ôta ma capuche, je décidai alors d'abandonner, cela ne servait à rien, de toutes façons je passerais inaperçue parmi tous ces gens. La ruelle, elle, était pavée, mais elle était aussi très raide. Des marchands s'y trouvaient tout le long. Certains vendaient des simples poteries, d'autres des poupées, d'autres encore des bannières. Je ne connaissais aucun de ces symboles, je ne reconnus que le lion Lannister. Plus loin je remarquai un vendeur différent, il vendait des masques faits de cuirs, ce qui était parfait pour cacher ce visage que je ne supportais pas. Je m'approchai alors de lui :

« Bonjour monsieur, j'aimerais vous acheter un de vos masques.

Il leva alors les yeux vers moi et je vis son regarde se figer : de.. de..suite… madame… je…. Je vous l'offre… prenez celui… que…que vous voulez..

-Merci bien, vous êtes fort aimable mais j'aimerai quand même vous donner quelque chose.

-Non, je… je ne veux pas voir de problèmes avec… vous, partez s'il vous plait Madame » Il avait l'air apeuré, je ne comprenais, mais visage était si repoussant que ça… Les larmes me montèrent aux yeux, et je pris vite un masque afin de la placer sur mon visage avant que quiconque ne s'aperçoive que je pleurais. Je n'étais pas acceptée à Dorne, et ici non plus, je n'aurais peut-être pas dû venir. Je commençai alors à courir dans les ruelles en poussant les riverains sur mon passage, je voulais retrouver un coin où je pourrais être seul c'est tout… Je m'arrêtai d'un coup, je venais de foncer dans quelqu'un, et un homme me tira par la cape.

« Manant, d'où t'attaques tu au roi ainsi, et que fais-tu masqué ? » Il a fallu que je fonce dans une personne dans cette fichu ville et il a fallu que ce soit lui. Mais je n'osai rien dire, que pouvais-je répondre, dans tous les cas je me ferais tuer, ou frapper.

« Non, laissez-le, il n'est pas d'ici, regardez ses habits, il vient de Dorne. Laissez-le » Je levai alors les yeux, c'était le roi qui parlait, il avait les cheveux blonds comme de l'or, des yeux verts comme les miens. Il était très beau, jeune, mais très beau.

« Mais mon roi, il a voulu vous attaquer, il doit être puni. C'était un garde qui parlait.

-Je vous ai dit de le laisser, il ne m'a pas tué, c'est le plus important.

-Mais… Comme vous le désirez mon roi. Et toi sale vermine remercie ton roi pour sa clémence. »

Je n'osai pas parler… J'étais à terre, abasourdie, troublée. Mais je me relevai, et pris ma voix la plus grave : « Excusez-moi, je ne voulais pas vous bousculer, je vous prie d'accepter mes plus sincères excuses mon roi. » Tout paraissait faux dans ma tête.

« Allez bouges maintenant » me lança un des garde en me balançant de l'autre côté de la ruelle.

Je pris alors la direction opposées, je voulais être sûre de ne pas les recroiser. Mais je n'aurais peut-être pas dû, les rues sont sales, et il y avait de la violence dans chaque coin. Je me devais d'aller chez le forgeron pour me trouver quelque chose pour me défendre, une simple dague me suffisait.

La route pour aller trouver le forgeron n'était pas très dure, son échoppe se trouvait sur la place principale, d'après un civil, c'est ici que les soldats Lannister achetait la plupart de leurs lames et armures. Ce qui me rassura dans un sens. Je me rapprochai de l'échoppe, je ne pouvais pas me payer une simple dague, tout était trop cher. Ce qui était dommage car une fine épée, longue, et certainement à ma taille, se trouvait sur la table à l'entrée… Il ne regardait… Il s'occupait de la lame… Je glissai alors tout doucement mes doigts vers le pommeau, et en moins de 2 secs, l'épée s'est retrouvée dans ma cape, le forgeron lui n'avait rien vu. Mais, pour être sûr, je commençai à courir vers le port. Seulement, une main m'attrapa le bras, j'étais fichu. J'étais à peine arrivé ici, que j'avais déjà tout fichu en l'air.

« Et bien dis donc mon petit tu es un rapide toi, c'est rare d'en voir des comme toi » J'essayai de me dégager de son emprise mais il m'avait attrapé les deux bras. Je ne pouvais même pas sortir mon épée. Je n'osais pas me retourner vers lui. Mais lui me prit par les épaules et me tourna face à lui. Alors il continua de me parler « Tu sais je ne vais rien te faire, je ne vais pas te mettre aux geôles, non du tout. J'ai plutôt un travail à te proposer. »Un travail comment ça ? Je ne comprenais pas, je venais de voler quelque chose, et on me félicitait pour ça… Je lui répondis alors une nouvelle fois de ma voix la plus grave : « Je ne comprends pas, pourquoi faites-vous ça ?

-Tu sais, j'ai besoin de personnes compétentes pour protéger ma sœur, les gardes qu'on lui a fourni ne sauraient même pas couper une pomme avec leurs épées, ils ne peuvent même pas courir comme toi tu le fais. J'ai vraiment besoin d'un gars comme toi.

-Vous ne me connaissez même pas, je suis peut être un dangereux criminel, j'ai peut être tué des gens, pourquoi voulez-vous me faire confiance ?

-Car tu m'as l'air d'un gars de la rue qui galère, c'est tout, vu tes vêtements et ta façon de parler. Et puis d'ailleurs ce masque et cette capuche font très mystérieux, j'adore !

-Je ne vous suis plus, pourquoi engager quelqu'un comme moi ainsi dans la rue alors que vous pourriez engager un chevalier quelconque ?

-Un chevalier je le paie cher, toi… ça ne sera pas la même chose…

-Je vois…

- Bon, suis-moi, tu es un gars bien, et tu m'as l'air d'être juste. Allez, je te sors de la misère, tu vas avoir besoin de ce boulot que je te propose.

-D'accord, je n'ai pas trop le choix j'ai l'impression. » Il me regardait de plus en plus bizarrement, comme si je l'avais blessé. Il me dit alors : « Tu ne sais pas qui je suis c'est ça ? Donc tu ne sais pas qui est ma sœur ?

-Du tout, je suis désolé…

-Je suis Ser Loras Tyrell, frère de la reine Margaery Tyrell.

-La reine ? Je croyais que c'était une Lannister non ? »

Sur ce, il me raconta toute l'histoire du royaume depuis quelques années. En me décrivant la mort de Joeffrey et donc la prise de pouvoir de Tommen ou alors la décapitation de Ned Stark. Tout ceci dura durant tout le trajet jusqu'au Donjon Rouge. C'était immense, je me sentais toute petite à côté, comme une enfant perdue…

« Nous voici arrivé chez toi, enfin… tu me comprends, je vais te montrer là où tu vas loger, et te fournir des vêtements aussi, car… ce n'est pas que tu sens mauvais… mais bon voilà quoi…

-Merci, vous ne devriez pas faire ça pour moi, c'est trop.

-Mais non, ne t'inquiètes pas. Au fait, tu sais, tu es aussi très belle sans ton masque » C'est sur ces mots qu'il s'éloigna de moi. Je ne comprenais pas… Comment m'avait-t-il vu ?