Auteur : toujours Sévéya

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent absolument pas. Je les empreinte juste pour le plaisir.

Rating : T mais c'est pour plus tard

Note 1 de l'auteur : Désolé pour le retard ! Moi qui avait prévu de poster chaque semaine TT.TT ! Mais j'ai eu pas mal (Quels tirants ces profs de terminale S) de boulot… Donc encore une fois mille pardons pour cette attente ! J'essaierai de mettre la suite plus rapidement.

Note 2 de l'auteur : les phrases en italiques sont les pensées des personnages.

RAR (c'était les premières alors je suis toute émue ! Alors merci à toutes celles qui m'ont en laissé : Martelca, juldo, littledidi11 et Ichiko !)

juldo : Ravie que ça te plaise ! Surtout pour ma première fic… ça me donne du courage pour la suite.

littledidi11 : Pourquoi je dis qu'il est mort ? Ben parce que c'est vrai au début…Enfin…tu verras.

Ichiko : Merci pour tes encouragements et tes précieux conseils ! Non franchement quelle review ! Et je te comprends tout à fait pour le couple Doméki/Watanuki ! Mais je ne peux rien te garantir pour eux…même si je suis accro (et c'est peut dire) au yaoi et à ce couple. Il en est de même pour la (ou les) personne(s) qui va (ou vont) mourir… Qui sait ce qui peut arriver avec un esprit comme le mien ? T'aimes pas les fics en poésie ? Je comprends…mais là ça me semblait nécessaire même si j'ai vraiment hésité. Si ça te rassure je peux te dire qu'il n'y en aura pas d'autre. Pour les paroles en milieu de page c'était juste pour montrer que c'était des souvenirs et pas de véritables dialogues.


Chapitre 2

C'est ce qu'elle a vu, entendu, ressenti et raconté. Qui ça ? La sorcière des dimensions.

Et ça il n'en revenait pas, pour plusieurs raisons d'ailleurs.

Tout d'abord, elle lui avait dit tout cela d'une voix calme et assurée en le regardant droit dans les yeux.

C'était vrai alors, ce n'était pas un rêve ? Sa chute n'avait pas été fictive ? Ce qu'il avait vécu : ce noir si obscur, la proximité de ses parents, leur peine de le voir déjà auprès d'eux, Haruka-san qui les avait appuyé lorsqu'ils lui avaient dit que ce n'était pas encore son heure… Tout était donc vrai ? Il semblerait…

Ensuite elle n'avait pas attendu qu'il s'en remette. Dès qu'il avait ouvert les yeux elle lui avait tout débité. Alors qu'il venait de vivre l'expérience la plus traumatisante de sa vie : sa mort !

Puis Yuko lui avait dit ce qu'il ne voulait pas entendre. Que c'était inéluctable, que tout n'était que fatalité et que c'était pour cela qu'elle ne lui avait rien dit. Et surtout qu'elle n'avait rien tenté, bien qu'elle ait été au courant depuis assez longtemps…

En effet la magicienne avait souvent eu la vision de son protégé tombant dans le vide. Et étrangement non…rien n'était étrange après tout… Elle avait noté que ce rêve récurrent était toujours accompagné de quelques vers. Mais des détails de sa prémonition elle ne souffla mot au médium.

Mais le pire c'est qu'elle avait laissé entendre que tout cela était de sa faute !

Non, pas celle du jeune homme convalescent mais de celle qu'il adulait : Himawari-chan !

« NON !

- Pourquoi nier l'évidence mon petit Watanuki ?

- C'est faux !

- Comment peux-tu en être si sûr ?

- Himawari-chan ne me veut aucun mal, j'en suis persuadé ! Elle n'est pas une mauvaise personne, je le sais, je le sens…

- Qui t'a dit qu'elle le faisait exprès ?

- …

- Watanuki…Himawari est loin d'être ta déesse du bonheur et…

- Je veux la voir !

- Rien ne te fera changer d'avis, hein ? Même si la voir conduirait sûrement à un évènement regrettable ?

- … Je veux la voir.

- Bien Kimihiro. Fais attention.

- Yuko…merci. »

Seul un regard aimant et chaleureux de la jeune femme lui répondit. Le shoji s'ouvrit pour la laisser quitter la chambre de la boutique et une jeune fille arborant une sombre chevelure coiffée de deux couettes enrubannées fit son apparition.

Dans un premier temps elle ne dit rien. Fixant le jeune homme alité devant elle. Il semblait si faible, si fragile… Ses membres étaient pratiquement totalement recouverts de nombreux bandages. Il en était de même pour sa tête, son regard était à moitié caché par diverses compresses.

Elle pouvait à peine deviner les yeux de celui qui lui faisait face, seul l'œil qu'il partageait avec Doméki restait visible. Celui dont il avait du se contenter après la perte définitive de l'autre…

Et tout cela à cause d'elle. C'en était trop ! Elle n'en pouvait plus !

Ses yeux se brouillèrent de larmes.

« Himawari-chan ! Ne pleure pas ! Je t'en prie.

- Mais…

- Je vais bien.

- Watanuki-kun… »

Il y avait tellement de détresse dans le regard qu'elle lui adressa. Et il en saisit l'origine.

« Tous ces malheurs… c'est vraiment de ta faute Himawari-chan ?

- Oui ! Enfin, tu as compris Watanuki-kun ! Je suis contente. » Dit-elle avec un sourire radieux malgré ses larmes qui continuaient à affluer.

Le médium resta interdit. Ce qui ne troubla pas le moins du monde (du point de vue ce cher Watanuki) la jeune demoiselle qui lança d'une voix à nouveau joyeuse.

« Ça a toujours été comme cela. Partout où je vais, j'apporte le malheur… » Elle se tourna alors vers le médium. Et devant son silence reprit :

« J'avais un ami étant petite fille, nous étions proches, très proches, sûrement trop… Un jour j'ai joué dans son jardin et le lendemain un incendie a ravagé la maison. L'enquête qui suivit pour découvrir l'origine de ce brasier meurtrier a conclu que le feu était partit du jardin, à l'endroit même où je me tenais la veille du drame. Ce fait est longtemps resté inexpliqué, jusqu'au jour où un exorciste révéla à ma famille que j'étais maudite.

- Himawari-chan… » Souffla Watanuki d'une vois atone

« Et toi Watanuki je ne t'ai apporté que des ennuis…

- Mais…

- Non ! Laisses-moi finir ! S'il te plait… » L'interrompit la jeune fille de sa voix douce.

« Je te mets en danger par ma présence et ça c'est inacceptable ! Cette fois-ci on a évité le pire…mais je n'ose imaginer ce qui se serait produit si Doméki-kun n'avait pas réagit aussi vite en t'amenant à Yuko ou si elle n'avait pas pu te sauver ! Heureusement, le prix à payer n'était pas très élevé… C'est qu'elle tient beaucoup à toi, ta maîtresse… Et elle n'est pas la seule. Moi aussi je tiens énormément à toi, mais moi c'est parce que je t'aime.

- Ah ? »

La jeune fille perdit son visage rayonnant.

« Yuko a agit dans les plus brefs délais sans même discuter le prix de toute façon je lui aurai donner n'importe quoi pour te sauver. Doméki-kun semblait lui aussi très inquiet pour toi autant que moi d'ailleurs…

- Il s'inquiétait juste pour son bentô oui ! » S'emporta (faussement) le médium.

« Watanuki-kun ! »

La jeune fille se retourna vivement et tous les deux aperçurent à travers le papier de la paroi une ombre imposante s'éloigner en silence.

Konugi pris un air oppressé et dit :

« Watanuki-kun, je ne peux rester à tes côtés, ce n'est pas bon pour toi… Je mets ton existence en danger et encore une fois, à la minute même où je te parle, je t'ai encore créé des ennuis… Alors, au revoir Watanuki-kun. Ou plutôt adieu mon amour… »

« Au revoir ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Elle ne veut tout de même pas s'éloigner de moi à tout jamais ? Et c'était quoi cette nouvelle histoire "d'ennuis" ? Il ne s'est rien passé de grave à ce que je sache. »

Aux prises avec ses pensées Watanuki vit toutefois la jeune fille ouvrir le shoji et dit sans s'en rendre compte :

« Himawari-chan, tu ne m'apportes pas que des malheurs et des soucis… Ton sourire est ma joie de vivre.

- Donc je continuerai à sourire pour toi… » Dit elle en lui adressant le plus beau.

« A défaut de pouvoir te rendre heureux par ma présence ou mon amour je te sourirai. C'est la seule chose que je puisse encore faire maintenant que je ne t'approcherai plus… »

Elle se sauva alors sans plus attendre. Laissant Watanuki se reposer. À son réveil se dernier aperçu une fois n'est pas coutume Yuko à son chevet.

« Elle prend vraiment soin de moi. »

La sorcière avait un regard qui en disait long mais elle ne se décidait visiblement pas à prendre la parole. C'est ainsi que Watanuki se senti obliger de dire :

« Tu avais raison pour Himawari-chan.

- …

- Ne pourrais-tu pas…

- Le prix est bien trop grand, il faudrait donner une vie ou sacrifier tout le bonheur d'une personne pour lever la malédiction. »

Un silence intimidant s'installa, avant que la jeune femme ne reprenne :

« Comment vas-tu ?

- Bien.

- Vraiment ?

- Oui mes blessures ne sont pas très douloureuses.

- Toutes tes blessures, tu en es sûr ?

- Que veux-tu dire ?

- A propos d'Himawari-chan et de Doméki ?

- Ah… Himawari-chan… J'ai décidé de ne pas m'éloigner d'elle-même si elle ne veut apparemment plus me causer de souci.

- Tu es quelqu'un de bien Kimihiro… cependant tu oublies quelque chose ou plutôt quelqu'un. Que fais-tu de Doméki ? Il t'a quand même sauvé. Encore…

- Quoi Doméki ? Je lui ferai encore ses bentôs pendant un moment pour le dédommager comme d'habitude.

- S'il accepte de les manger…

- Il n'y a pas plus gourmand que lui. Pourquoi refuser un de mes plats ?

- Parce qu'il est vexé ou pire encore.

- Vexé ? Pourquoi et par qui ?

- Mais par toi voyons mon petit Watanuki ! À cause de paroles blessantes et très peu appropriées à ce moment.

- Moi ? Qu'est-ce que j'ai dit de mal et surtout quand !?!

- Tout à l'heure avec Himawari n'avez-vous pas vu une ombre partir ?

- Oui c'était sûrement toi ou peut être Maru et Moro ou bien Mokona qui me faisaient une blague… Mais je ne vois pas le rapport.

- Watanuki, c'était Doméki qui attendait de pouvoir te voir. Mais lorsqu'il a entendu ce que tu disais de lui il ne se sentait plus à sa place. Voila tout. »

Watanuki réalisant :

« Il n'a tout de même pas cru que j'étais sérieux ! »

Seul le visage à l'expression grave de Yuko lui répondit. Elle sortit, le laissant seul. Le médium resta horrifié étonnamment le fait qu'il avait pu vexé Doméki le touchait beaucoup plus que le triste sort de son ô combien adorée Himawari-chan… Mais à bout de forces il décida d'analyser ses émotions un peu plus tard.

Au même moment dans un temple quasiment vide, un jeune homme ne parvenait pas à trouver le sommeil.

« Que lui avait-il pris à ce foutu médium de lancer ça à ce moment bien précis ?!? Ça ne suffisait pas qu'il soit mort d'inquiétude à son sujet ? Que la première personne qu'il avait appelée soit l'individu responsable de son état et pas lui : son sauveur. Son sauveur ? Non là il prenait ses rêves pour la réalité. Il était vrai qu'il avait contribué à la survie du jeune homme mais il n'était pas le seul. Konugi aussi avait participé. Jaloux, il était jaloux. Et à en perdre l'appétit et le sommeil. Il ne s'en aurait jamais cru capable : se mettre dans des états pareils simplement à cause des paroles probablement exagérées d'un petit médium insignifiant ! Mais le problème c'est qu'il l'aimait ce petit médium insignifiant et que le caractère incertain du mot "probablement" le soumettait à la pire des souffrances. »

Il tourna et retourna ses sombres pensées dans son esprit puis se dit que le lendemain serait un jour meilleur et s'endormi finalement tard dans la nuit, ses rêves étant habités par un jeune homme hystérique tout à fait attendrissant selon lui, menacé par… Par une effroyable et pourtant sublime et souriante brune : Konugi !


A suivre !

Laissez des tonnes de reviews ! S'il vous plait ! Plus j'en aurai plus je serai motivé, plus la suite arrivera vite et meilleure elle sera alors vous savez ce qu'il vous reste à faire… (Non, non ce n'est pas du chantage !)