Coucou !

Voici le deuxième chapitre ! Je n'avais pas précisé précédemment, mais cette histoire se passe quelques années après la naissance de Renesmée. Emily a une trentaine d'années et Embry en aura vingt-cinq environ. Parce que je n'allais pas faire se mettre ensemble un petit puceau et une déchue millénaire. Compréhensible, non ?

Bref, j'espère que cette suite vous plaira ! Vous êtes nombreux à me lire alors que je n'ai posté que hier, alors n'hésitez absolument pas à me donner vos impressions pour que je puisse m'améliorer.

Passez une bonne semaine !

Disclaimer : Stephenie Meyer n'a toujours pas changé d'avis, Twilight ne m'appartient pas encore.

Résumé du chapitre précédent : Angelina est une ange déchue débarquée sur Terre. Le boulot n'est pas sa priorité et elle a été virée une énième fois. Elle réussit toutefois à avoir un entretien d'embauche avec une libraire, Emily Uley, qui l'invite au restaurant pour se faire.

Réponses: Le tiens à préciser que je n'ai reçu les reviews que dernièrement, le site ayant dû avoir un problème. Je mettrais donc les réponses dans le prochain chapitre aussi, au cas où vous ne les auriez pas vu.

Julie : Je ne vois ta review qu'aujourd'hui, même si elle semble avoir été postée le 12. Le site a quelques problèmes semble-t-il... Quoiqu'il en soit, merci beaucoup pour ton commentaire qui m'a vraiment fait plaisir. Je suis heureuse si l'idée d'une Déchue ne te rebute pas, car j'adore cet univers. J'espère que la suite te plaira tout autant !

Coccinelle Bleue : Déjà, j'adore ton pseudo ! Il est assez poétique ! Ensuite... Embry va en baver, c'est sûr. Mais je crois que Angie a besoin de quelqu'un pour lui redonner le goût de la vraie vie, sans les mensonges et l'hypocrisie quotidienne. Et Embry saura être là... Même s'il va morfler. En espérant qu'il possède suffisamment de mouchoirs. Si le principe te plaît je suis contente. Car j'adore les anges et je trouvais l'idée de les inclure assez intéressante. Passe une bonne semaine et en espérant que la suite te plaise aussi.

Chapitre 2 : Un nouveau job pour une nouvelle vie ?

À midi cinq, Angelina était fin prête. Son linge continuait d'évacuer son eau dans l'évier, sa serviette sale habillait toujours le sol, la vaisselle du petit déjeuner envahissait l'évier de cuisine et son bordel n'était pas encore rangé, mais elle était fin prête.

Vêtue d'un jean et d'un simple pull en laine verte au décolleté légèrement échancré, ses cheveux noirs lâchés négligemment autour de ses épaules et un rouge à lèvres carmin colorant avec sexy-attitude sa bouche, elle semblait prête à croquer le premier type venu. Ce qu'elle faisait en général, et de préférence avec les hommes mariés afin d'envoyer une photo d'eux à leurs femmes qui bien souvent les quittaient rapidement. Un moyen d'aider la société en somme, ou tout du moins de son point de vue. Elle était partie loin l'image de l'angelot ultra prude...

Pestant en remarquant que son blouson n'était toujours pas sec, elle fit un rapide tour dans son armoire avant d'en ressortir une fine veste en cuir, semant au passage une belle pagaille qu'elle ne prit pas la peine de corriger. Elle allait se geler les miches dehors, mais tant pis. Elle ne pouvait pas vraiment faire autrement.

Écartant une nouvelle fois les rideaux pour regarder si la Uley débarquait, elle grimaça en contemplant la pluie diluvienne. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de squatter un lieu aussi merdique ? Elle n'avait pas pu avoir l'idée de se casser au soleil ?! À Los Angeles par exemple... Et vu le nom, ça aurait été vachement marrant avec sa situation ! Une Déchue dans la cité des Anges... Ironique à souhait.

Ce fut à douze heures dix précisément et sans une seconde de retard qu'elle remarqua un Pick-Up Ford gris métallisé se garant devant chez elle. Une silhouette féminine s'en extirpa avant de s'approcher à grand pas. S'écartant finalement de la fenêtre, Angelina saisit son sac avant d'ouvrir la porte, ne laissant pas à sa future patronne la possibilité de toquer.

-Emily Uley, je présume ? demanda-t-elle avec un grand sourire factice en détaillant la nouvelle venue avec une curiosité non feinte.

Celle-ci semblait en effet avoir un peu plus d'une trentaine d'années au compteur et de toutes jeunes rides prenaient place sur son visage. Visage par ailleurs défiguré d'un côté par de profondes marques de griffures. Était-elle allée dire bonjour à un grizzly ?

-C'est cela, acquiesça la femme avant de lui sourire. Et vous, vous êtes la si célèbre miss Angelina Smith.

Ce n'était pas une question, simplement une affirmation. Mais la façon dont elle l'avait dit revêtait une attitude quelque peu irrévérencieuse qui lui plût. À bas les crétins et leurs bonnes manières pourries !

-Cent pour cent moi, déclara-t-elle en souriant franchement cette fois-ci. Mais puis-je savoir ce qui me vaut cette célébrité ?

-Je ne sais pas... Le fait que vous soyez la première personne de cette ville à avoir été virée autant de fois ?

Les lèvres de cette si chère Emily étaient tordues en une moue amusée, à croire qu'elle se délectait de cette situation. En d'autres occasions Angie aurait pu imaginer qu'elle se foutait de sa gueule, mais la bonté qu'elle lisait dans ses prunelles brunes la dissuadait de s'en tenir à cette idée. C'était une bonne personne qui lui faisait face, et elle seule savait à quel point elle ne supportait pas la bonté. Trop sujet à emmerdes pour elle comme pour ceux qui la détenaient. Un aimant à bonne poire et à exécutoire. Elle parlait en femme d'expérience.

-Je n'ai pas été virée autant de fois que cela, grimaça-t-elle. Enfin, je ne pense pas...

-Cela fait à peine cinq mois que vous êtes ici et vous avez réussi à être mise à la porte de huit entreprises différentes, la contredit l'indienne. Alors si, vous avez battu le record qui jusque là était de cinq emplois différents pour une même durée.

OK. Peut-être avait-elle du mal à obtenir un emploi stable. Mais ce n'était pas de sa faute si ses patrons avaient été de vrais connards incapables de comprendre qu'elle avait besoin de sommeil !

-Et ça ne joue pas en ma faveur, devina-t-elle.

-Pas le moins du monde, convint Emily. Mais là n'est pas l'important. Dépêchez-vous de sortir de chez vous, nous allons être en retard. J'ai réservé pour dans dix minutes.

S'apercevant à ce moment-là qu'elle avait peut-être oublié de proposer à la femme d'entrer, Angelina finit par hausser les épaules. Elle n'était pas connu pour sa politesse et de toute façon on ne changeait pas le passé. En outre, la Uley avait été protégée de la pluie par le petit porche de l'entrée. Situation pas très grave en somme.

-Je me grouille, je me grouille, soupira-t-elle en sortant et en fermant la porte à clé.

Quelques instants plus tard la voiture se mit en route , direction le centre ville.

Le trajet fut extrêmement silencieux, uniquement rythmé par le martèlement de la pluie sur le pare-brise, mais cela ne dérangea aucunement la Déchue. Elle n'était pas bavarde, n'aimait pas parler et encore moins taper la discussion avec un être humain. Après tout, c'était de leur faute si elle était dans cette situation d'emmerdements maximums.

-Nous y voici, souffla la libraire en se garant sur le petit parking d'un restaurant miniature. La carte n'est pas très grande, mais la cuisine est bonne.

Hochant vivement la tête, Angelina sortit avant de courir se réfugier sur le perron du resto. Pas question qu'elle se transforme en Bob l'Éponge. Emboîtant finalement le pas à Uley quand elle entra dans le bâtiment, elle fut surprise par l'accueil chaleureux qui leur fut réservé. Ou tout du moins qui fut réservé à la défigurée. Non pas qu'elle avait quelque chose contre les cicatrices, hein, mais c'était un fait. Défigurée, mais toujours très belle cependant.

-Mily ! Comment ça va ? Et Asha et Bly ? Ils ne t'en vont pas voir de toutes les couleurs, j'espère ! Parce qu'avec le père que tu dois déjà supporter...

-Brady, souffla la femme en serrant un jeune amérindien qui semblait à peine majeure. Nous allons tous bien mais toi, comment vas-tu ? Ça fait un petit moment que l'on ne t'a plus vu passer le pas de la porte...

Un air gêné se peignit sur les traits du jeunot et si certains auraient pu trouver cela attachant, Angelina trouvait cela plutôt pathétique. Une conséquence de son aversion pour l'espèce humaine, sûrement.

-J'étais occupé, se justifia le gosse. Même pas eu le temps de faire la moindre ronde.

À ces mots, Angie vit Emily se tourner brusquement vers elle sans en comprendre la raison. Elle n'avait pas suivi la conversation et ne se rappelait déjà plus de ce qu'avait dit ce Brady. Avait-il été question de pucelage ? Peut-être... Ou pas. Nan, elle n'avait vraiment rien écouté. Mais il fallait dire que cela ne devait pas être des plus intéressants.

-Je vous amène à une table à l'écart ? demanda précipitamment le gosse, comme s'il voulait rattraper une bourde.

-Ce serait bien, acquiesça Madame Libraire. Miss Smith et moi avons à parler.

À l'entente de son son nom, le gamin se tourna vers Angie les yeux écarquillés. Il la détailla des pieds à la tête et avec une telle intensité que la Déchue sentit son sang chauffer dans ses veines. Elle n'était pas un animal de foire, merde !

-C'est bon ? T'as fini ton inspection, le puceau ? On peut bouffer maintenant ?

La grâce céleste incarnée, vraiment.

Le minuscule Brady eut l'immense bonté de rougir tandis qu'Emily, quant à elle, se mettait à sourire largement. L'ancienne créature angélique en était sûre, cette femme s'éclatait vraiment à la voir agir avec les gens. C'était assez étrange, d'ailleurs.

-La... La table du fond, ça vous irez ? demanda le jeunot en bégayant un peu.

Son charme faisait encore une victime, songea-t-elle avec ironie. Sûrement la conséquence du corps aux formes avantageuses qui lui avait été attribué à sa création. Ah... Qu'elle pouvait maudire le Créateur pour ça ! Car contre toute attente, cela ne lui avait apporté que des emmerdes.

-À ton avis le puceau ? Elle est à l'écart ? Oui. Elle est pour deux ? Oui. Alors arrête de jouer au crétin et amène-nous là-bas.

Passant du rouge au blanc, le gamin pinça ses lèvres avant de la regarder d'un air contrarié. Sa franchise ne lui plaisait pas ? Et bien tant pis, elle ne comptait pas changer de sitôt.

-Alors t'attends quoi ? Le Déluge ?

Et navrée de l'en informer, mais il avait déjà eu lieu quelques millénaires plus tôt et Dieu ne semblait pas prêt de recommencer une opération coup de poing d'une telle envergure avant longtemps. Châtier ses anges, en revanche, semblait être un passe-temps beaucoup plus amusant.

-Une véritable peste, souffla en souriant sa future patronne en passant près d'elle pour s'installer à la chaise que lui indiquait le puceau.

Fronçant les sourcils, Angie finit par hausser les épaules pour la seconde fois de la journée. Elle s'en foutait largement de l'avis des gens, mais il était plutôt conseillé de faire bonne impression lors d'un entretien d'embauche, même si celui-ci était aussi peu conventionnel qu'elle-même ne l'était.

-Mais non, répliqua-t-elle à son tour avant de se tourner vers leur cher serviteur avec un sourire hypocrite à souhait. Brady, nous partons sur de mauvaises bases. Je me présente : Angelina Smith, bien que ma réputation semble me précéder. Je suis absolument ravie de faire ta connaissance.

Ce dernier la regarda de travers, tout à faire conscient du jeu présent. Il fallait croire qu'être un puceau en chaleur ne grillait pas toutes les neurones, finalement.

-Brady Fuller, déclara-t-il en lui serrant la main.

La première chose qu'Angelina songea, c'est que ce type était vraiment chaud. Pas chaud dans le sens "Bébé, viens je vais te montrer ma chambre...", non mais du genre passé au four à 210°C pendant deux heures. Une mutation des gènes amérindiens peut-être ?

-Et bien enchantée, Brady Fuller. Je te prie de pardonner mon indécent comportement, j'ai eu une matinée particulièrement éprouvante.

Voix mielleuse, cils qui papillonnent, rouge aux joues et yeux humides, tout était parfait. La parfaite Sainte Nitouche navrée et gentille à souhait. Un modèle de bonté absolument dégoûtant.

Toutefois, au lieu de retomber sous son charme comme la première fois où il avait posé les yeux sur elle, il leva plutôt son visage vers le plafond, semblant demander à la Grâce divine de lui donner un peu de force pour la supporter. Mais s'il croyait que ça allait marcher, il se foutait le doigt dans l'œil le coco. Le Ciel n'était composé que de connards narcissiques, égoïstes et hypocrites. Une belle brochette d'enflures plus connes les unes des autres.

S'asseyant finalement face à la trentenaire, Angelina prit dans ses mains la carte du restaurant. Cinq plat seulement au menu, mais les prix étaient très largement abordables.

-Vous savez déjà ce que vous prendrez ? demanda le puceau en les regardant tour à tour.

-Macaroni au fromage, décréta-t-elle sans prendre le temps de réfléchir.

-Et une pizza pepperoni pour moi, s'il te plaît Brady, rajouta Emily en souriant.

-Je vous apporte ça tout de suite, acquiesça le gosse.

Pinçant ses lèvres en se retenant de gémir tandis qu'il lui jetait un dernier coup d'œil, visiblement curieux de sa personne, la Déchue finit par croiser le regard de la libraire. Ne détournant absolument pas les yeux, elle chercha jusqu'où la brunette était capable de soutenir cet échange. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était plus amusé ainsi à provoquer. Le contact fut toutefois rompu lorsque Fuller leur apporta ce qu'elles avaient commandé ainsi qu'une carafe d'eau.

-Ainsi vous êtes à la recherche d'un travail, annonça calmement la patronne en attaquant sa pizza.

Waouh ! Et elle avait trouvé ça toute seule ?

-Quelle perspicacité, railla Angie en avalant sa première bouchée de macaroni.

Pas sa faute si les êtres humains étaient stupides parfois. Quoique non, "parfois" n'était pas un terme adéquat. "Souvent" voir "tout le temps", en revanche...

-Vous avez été virée aujourd'hui, si je ne m'abuse ? demanda avec un flegme impressionnant la Uley.

OK. Sa façon de totalement oublier que la Déchue se foutait de sa gueule était tout à fait remarquable. Un peu trop remarquable même.

-Absolument, acquiesça-t-elle. J'ai loupé cinq jours de boulot pour pioncer en deux semaines, et mon crétin de patron n'a pas aimé.

Sa réputation était déjà faite, alors à quoi cela aurait-il servi de mentir ? Et puis cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus été sincère et elle était amusée à l'idée de contempler les réactions étranges de l'amérindienne. Sa façon de réagir était si bizarre qu'elle se demanda si la brune était vraiment humaine ou si elle n'avait pas des intentions cachées...

Un large sourire amusé se dessina sur les lèvres de la défigurée, avant qu'elle ne prenne une autre part de son plat. Faisant la même chose avec ses propres macaroni, elle grogna en voyant du fromage couler sur son t-shirt. Il était bon à mettre sur son énorme tas de linges sales. Linges qu'elle devrait bientôt laver par ailleurs, mais à vrai dire elle ne savait pas se servir de sa machine. On n'apprenait pas ça au Paradis.

-Le poste va de paire avec un petit appartement meublé situé au dessus de la librairie, commenta la chère Emily comme si de rien n'était. Et le revenu mensuel est de trois mille sept cents dollars sans le logement ou deux mille neuf cents avec le studio dans lequel l'électricité et l'eau restent à votre charge. À vous de choisir l'option que vous préférez, bien que la deuxième me semble un bien meilleur compromis au vu de votre situation.

Angelina écarquilla les yeux avant de rapidement retrouver une attitude nonchalante et provocatrice. Ainsi, elle lui offrait tout de même le poste malgré ses antécédents ? Et dire qu'elle n'avait même pas eu à batailler... C'était étrange, vraiment étrange, et la Déchue se douta qu'il y avait anguille sous roche. Elle ne saurait peut-être pas de suite de quoi il en retournait, mais sa curiosité l'emporta. Elle aimait les mystères et elle allait percer celui-là.

-J'approuve pour la deuxième, mais il va me falloir déménager. Or je n'ai pas la moindre bagnole à disposition et je n'ai même pas mon permis...

Encore un frein à l'acquisition d'une auto. Parce que conduire sans savoir le faire était dangereux. Dommage qu'ils n'avaient pas d'auto-écoles aux Cieux.

-Mon mari ainsi que certains de ses amis viendront vous aider cette après-midi si cela ne vous dérange pas, l'informa-t-elle. Oh, et avant que j'oublie : vous commencez demain à neuf heures. Pause de midi à quatorze heures puis fermeture à dix-huit. Et cela tous les jours de la semaine, du lundi au samedi. Je vous expliquerai en quoi consisteront exactement vos tâches demain, ce sera plus simple à ce moment-là.

Cela lui convenait tout à fait. Le studio dans lequel elle vivait était déjà meublé lorsqu'elle était arrivée et à part des fringues elle ne possédait rien comme affaires personnelles. La joie d'être une Déchue associable dans un monde d'humains décérébrés... Pourquoi leur avait-elle sauvé les miches déjà ? Ah oui, parce qu'elle était trop bonne. Trop bonne, trop conne, disait le dicton. Elle n'en avait jamais autant goûté la véracité.

-Ça marche, déclara-t-elle.

Une expression de pure satisfaction se peignit sur les traits d'Emily avant qu'elle ne déclare très sérieusement :

-Autre chose : vous ne louperez aucune journée de travail si vous en parfaite santé et n'avez aucun impératif sérieux à remplir. Et si pour cela il faut que je vienne vous tirer du lit moi-même, miss Smith, je le ferai. Croyez-moi, je le ferai même avec le plus grand plaisir.

Amusée par le microbe, Angelina acquiesça d'un hochement de tête. Cela la changeait de ses anciens patrons et en plus, elle mourrait d'envie de voir si l'indienne mettrait sa menace à exécution. Finissant de manger ses macaroni au fromage en silence, elle détailla la libraire. Cheveux bruns presque noirs bouclant légèrement, visage doux défiguré par trois larges griffures et des yeux noirs comme la nuit, Emily Uley ne semblait pas être une femme commune. Mais qu'à cela ne tienne, la Déchue avait la ferme intention de découvrir qui elle était vraiment et ce qu'elle lui voulait. Parce que l'on embauchait pas comme cela une personne virée autant de fois sans une raison derrière.

-Si mes amis passent vers seize heures, cela vous va-t-il ? l'interrogea soudain l'amérindienne en regardant son téléphone.

-Je n'ai pas grand chose à prendre donc oui, accepta-t-elle en posant ses couverts dans son assiette.

-Tant mieux. Mais nous ferions mieux de partir maintenant, je dois bientôt aller ouvrir la librairie.

L'instant d'après sa patronne s'en allait payer tandis qu'elle-même mettait sa veste et rejoignait la voiture. Le trajet fut tout aussi silencieux que la fin du repas, mais alors qu'elles étaient arrivées chez Angie, cette dernière tourna sa tête et posa la question qui lui brûlait les lèvres :

-Pourquoi m'avoir embauchée ?

Les lèvres de la Uley se pincèrent tandis qu'elle semblait réfléchir. Ne savait-elle pas elle-même pourquoi elle avait pris cette décision ?

-Pour vous avoir à l'œil, finit-elle pas répondre sincèrement.

Totalement décontenancée par explication, l'ex ange fronça les sourcils. Voilà qui était nouveau... Avait-elle découvert qu'elle n'était pas humaine ?

-Pourq..., commença-t-elle.

-Filez de ma voiture maintenant, la coupa la trentenaire d'une voix assez douce. Ou je vais finir par être en retard.

Grognant dans sa barbe inexistante contre ces humains vraiment chiants tout en sortant de la bagnole, la Déchue se promit de découvrir rapidement le fin mot de l'histoire. Et une parole se tenait toujours, surtout lorsqu'elle venait d'une meurtrière.

Emily Uley, tu allais voir. Tes secrets ne dureraient pas éternellement.


Alors, ça passe ? Une petite review pour donner des conseils, des reproches ou dire ce que vous avez aimé ? Passez une bonne semaine !