Merci à tous pour vos premiers retours et follows je suis très touchée ^^
Gumiarcadia : Hey ^^ Contente de voir que le premier chapitre t'a plu, j'espère que la suite sera tout autant à ton goût~
Angemewmew : Merci~
Soyann : Ooh tu sais la décision de Draco n'a pas totalement été abordé ^^ Ce n'était qu'un premier chapitre, donc il n'y a que quelques éléments de réponse, pas tout ^^ Quand tu dis que des éléments semblent être sortis de nulle part, tu pourrais développer ? Car après tout l'intérêt de poster sur internet c'est aussi de s'améliorer donc je peux bien en savoir plus ^^ Tout en sachant quand même que ce n'est que le début de la fiction et donc les choses vont s'étoffer petit à petit~
Lamissdodie : Merci~ J'espère que la suite continuera à te plaire~
Dans le salon des Dursley l'heure était grave. Vernon, qui avait depuis peu à nouveau l'usage de son corps, chercher par tous les moyens à ce débarrassé de ce gamin blond qui avait prit ses aises chez lui. Plus que le fait que ce soit un enfant à ses yeux, c'est le fait que ce soit un sorcier qui le met hors de lui. Qu'il vienne voir Harry était déjà un détail suffisant pour attirer l'antipathie de la famille moldus, mais qu'en plus il ose utiliser sa magie sur lui à la vue de tous… Ça jamais il ne pourra laisser passer ça ! Si jamais leurs voisins avaient vu quoi que se soit, s'en était fini de leur petite vie tranquille. Et tout ça à cause de se misérable petit merdeux qu'est Harry Potter, enfin ça se sont les paroles de Vernon. Car sa femme se contente de garder le silence depuis le début, n'ayant de toute façon rien à ajouter de plus. Leur fils lui est simplement préoccupé par le repas qu'il n'a pas pu finir à cause de l'arrivé non prévue du blond. Si son père n'était pas aussi remonté et sa mère totalement aphone, nul doute qu'il aurait déjà fait une crise pour montrer son mécontentement. Et au vu de ça, sa mère lui aurait servit tout ce qu'il voulait sur un plateau d'argent. Sa colère augmenta encore d'un cran quand sa mère parla enfin.
« Potter » voilà le seul nom qu'ils ont à la bouche en ce moment se dit Dudley, et il n'a pas tort. Malheureusement pour lui se n'est pas près de s'arrêter, surtout quand un certain blond redescendit et vint s'asseoir comme s'il était chez lui. Draco attendit patiemment que les moldus se décident à lui parler, mais malgré leur fureur apparente aucun des trois ne semblait avoir retrouvé l'usage de la parole. Puis, sans crier gare Vernon se mit à déverser son venin sur le Serpentard.
— Espèce de petit… Tu as intérêt de partir de chez moi dès maintenant si tu ne veux pas avoir de sérieux problèmes !
— Des problèmes ? (Draco sourit comme il le faisait rarement) Je rêve ou des moldus sont en train de me menacer ? Croyez-vous vraiment que j'ai peur de gens comme vous ?
— Tu devrais petit car…
— Silencio !
Dès cet instant Vernon Dudley continua sa tirade sans se rendre compte un seul instant que plus aucun son ne sortait de sa bouche. Le silence avait rempli la pièce et Draco en profitant quelques instants. Puis il se tourna vers Pétunia et Dudley.
— Êtes-vous muet ? Car lui (dit-il en désignant Vernon) je sais que non vu que j'ai eu la malchance de vous entendre dire un tissu de connerie plus grosse que votre fils. Ce qui, entre nous, semble pourtant difficile. Mais vous, à part servir de meuble je ne vois pas trop votre utilité pour le moment.
Draco compte certes passer quelque temps ici, du moins s'il en à l'occasion, mais ce n'est pas pour autant qu'il veut se faire bien voir de ces moldus-là. Bien au contraire. Après tout ce qu'il a entendu sur eux, sur ce qu'ils ont fait subir à Potter et leurs préjugés sur les sorciers, il n'a aucune envie d'être dans leur bonne grâce. En fait pour faire simple : plus les moldus le détesteront, mieux il se sentira. Et au vu de Vernon il a déjà fait une belle avancé de ce côté-là.
Il se reconcentra sur les moldus quand il vit le fils se lever et faire un pas – qui devrait être menaçant, sauf pour un Malfoy – vers Draco.
— Qu'est-ce que tu as fait à mon père ?! Tu es aussi cinglé que Potter et…
Pour le plus grand malheur de tout le monde – ou pas – Dudley ne put finir sa phrase. En effet Draco a, dès le début de sa phrase, commencé à préparer un sort dans sa tête. Et quand il a entendu le nom de Potter arriver dans la discussion il sut que rien de bon ne sera dit. Alors sans tarder il jeta un Crache-limace sur le moldus. C'est triste à dire, mais l'idée lui est venue en repensant à un Weasley. Comme quoi, eux aussi ont leur utilité parfois.
— Dudlynouchet ?! Qu'est-ce qui t'arrive mon chéri ?
Voyant son fils s'arrêter en plein milieu de sa phrase et se tenir subitement le ventre elle se précipita vers lui. Et au moment où elle arriva à son niveau elle fut récompensée d'une magnifique limace sur son tee-shirt rose. Draco crut pendant une seconde qu'elle allait tourner de l'œil, mais elle se reprit bien vite et courut dans la cuisine chercher une bassine. Malfoy se dit qu'elle devait tenir autant à son fils qu'à son salon car elle hurla sur son « Dudlynouchet » quand il se mit à vomir des limaces sur son plancher.
Inconscient du désordre qui se passe dans le salon, Harry se réveilla ne comprenant pas pourquoi une telle agitation avait lieu chez les Dudley. Mais avant ça il chercha à se souvenir comment et pourquoi il s'était endormi, mais… rien ne lui vint. Il se souvenait vaguement de l'arrivé de Draco, mais il était sûr que cela n'était dû qu'à son imagination. Jamais le blond ne serait venu chez lui, alors qu'il habite avec des moldus et qu'il le déteste. Et puis le fait que Malfoy le prenne dans ses bras pour le rassurer lui était aussi invraisemblable qu'un Rogue souriant et aimable avec lui. Donc il avait du rêver, tout simplement. Il n'y avait aucune autre explication pour le brun.
En entendant sa tante Pétunia crier contre Dudley – ce qui était chose rare – il prit sur lui pour aller voir ce qui se passait. Normalement il ne le ferait pas. Pour deux raisons : la première est qu'il ne sort presque plus de sa chambre et la seconde est que quand il arrive en vue des Dursley ils trouvent toujours un moyen de remettre la faute sur lui. Sans faire attention à ce qu'il y avait autour de lui – sinon il aurait remarqué le deuxième lit, la valise et d'autre détails dans sa chambre – il descendit dans le salon. Là, il ne sut pas ce qui l'étonnait le plus. Le fait que Draco était bel et bien là ? Le fait que Dudley était en train de subir le sortilège de crache-limace ? Le fait que son oncle Vernon s'époumoner dans le vide car aucun son ne sortait de sa bouche ? Ou le fait que sa tante, dès qu'elle le vit à la porte, se mit à lui hurler de tout arranger car – bien entendu – il était obligatoirement fautif.
Il fallut plusieurs longues minutes à Harry – et à Draco car il fut forcé de participer – pour que tout redevienne normal. Bon pour Dudley par contre il n'y avait rien à faire : seul le temps pourrait l'aider à ne plus cracher ces horribles limaces dans le sceau de sa mère. Autant le dire, Vernon était rouge de rage quand il a récupéré sa voix et c'était toujours le cas maintenant même s'il s'était enfin tu. Pendant un moment personne ne parla. Harry voulait disparaître dans le canapé pour ne plus être le centre de l'attention. Draco lui apprécié les regards apeurés qui était posés sur lui. Le couple Dursley faisait tout pour se retenir de hurler. Et Dudley… lui, il continuait à cracher ses limaces, mais il y n'y en a presque plus qui sortait de sa bouche, fort heureusement. Une fois qu'il alla – presque – mieux il se tourna vers Harry. Ce dernier savait déjà ce qu'il allait lui dire, après tout il entendait la même moquerie depuis deux ans maintenant…
— Oooh tu as les yeux rouges, tu as donc pleuré Potter ? (Une limace traversa les lèvres de Dudley) Encore à cause de ton petit ami ? Eh le blond tu savais que Potter était pédé et qu'il pleurait chaque soir à cause d'un Cédric ? (Nouveau cracha de limace) Pitoyable ! Tu l'entendrais toutes les nuits chialer comme une fille : « Non… ne tuez pas Cédric… Je vous en supplie ». (Une énième limace traversa la barrière des lèvres de Dudley, pour son plus grand malheur)
Pourquoi je ne l'ai pas tué déjà ? se demanda Draco. Comme s'il pouvait comprendre quoi que ce soit au comportement d'Harry après tout. Diggory n'était en rien le copain de Potter, mais cela ne change rien au fait qu'il soit mort. Le pire vint quand même quand il vit la réaction d'Harry. Ses yeux s'embuèrent de larme à nouveau et il s'accrocha fermement au canapé comme pour se donner le courage de rester dans la même pièce que ce moldu ingrat. Draco sentit une colère immense le submerger. Personne – en dehors de lui-même – n'a le droit de mettre Potter dans cet état. Et encore, même lui n'en a plus envie depuis pas mal de temps. Alors, avant de réfléchir à ce qu'il s'apprêtait à faire il se retourna vers le moldu, baguette à la main et dit :
— Endolo…
— Draco, non !
Aussi rapide qu'un vif d'or, Harry le força à se tourner vers lui pour qu'il n'ait plus Dudley dans son champ de vision. Il prit quelques secondes pour respirer calmement et en voyant que Draco ne finissait pas sa phrase il baissa les bras qu'il n'avait pas eu l'impression de lever. De son côté Dudley n'en mener pas large, même s'il n'avait aucune idée de ce qu'il avait évité, le visage du blond lui en avait donné une assez bonne idée. Alors il se retrouva à trembler dans les bras de sa mère.
— Pourquoi m'as-tu arrêté Harry ?
— Tu ne peux pas faire ça… Pitié Draco…
En temps normal entre le fait que Potter dise son prénom – et le fait qu'il le supplie – l'aurait choqué outre de mesure. Mais là il se contenta de faire ce qu'il y avait de mieux à faire : c'est-à-dire baisser sa baguette. Harry lui soupira de soulagement en voyant le blond l'écouter. En une seconde il avait eu la peur de sa vie. Oh bien sûr le fait que Dudley soit torturé lui importe peu – enfin il l'aurait mal vécu car encore une fois ça aurait été de sa faute, mais… il s'agit de Dudley alors il n'aurait pas énormément déprimé. Après tout le sortilège d'endoloris ne pouvait pas faire vraiment beaucoup de mal à Dudley. Il l'avait plus que cherché après toutes ses années. Non, ce qui lui avait fait peur c'est qu'en un instant, par sa faute – si, si, c'est important pour Harry de le préciser – Draco avait faillit être enfermé à Azkaban. Après tout ce sortilège reste interdit, alors… Or rien que cette idée suffit à lui donner la nausée. Personne ne mérite Azkaban, pas même les pires personnes qui existent, mais Draco encore moins. Évidemment le jugement d'Harry est perturbé à cause des sentiments qu'il éprouve pour le blond, mais ça ne change rien pour lui.
— Voilà pourquoi je ne supporte pas les gens de… votre espèce ! Qu'as-tu essayé de faire à mon pauvre Dudley ?!
— Si votre fils tenait mieux sa langue monsieur alors il n'aurait rien risqué de ma part. Enfin ça n'aurait pas été à ce point-là en tout cas. Mais quand ont dit ce genre de chose il faut être près à en assumer les conséquences !
Le teint, déjà blafard, de Dudley vira encore plus au blanc. En fait il était même presque jaune, comme s'il allait tourner de l'œil. Mais cela ne l'empêche pas du tout de jeter son regard le plus menaçant possible à Draco qui est tranquillement assit en face de lui.
— Qu'est-ce que tu regardes comme ça, moldu ?
Dudley sursauta et de là place de Draco on aurait dit que le gros moldu faisait tout pour se fondre dans le décor. Chose totalement impossible.
— Je vous préviens tous les deux : il est inconcevable que des gens de votre espèce restent sous mon toit ! J'ai déjà été plus que clément en acceptant ce petit ingrat d'Harry pendant des années, ce n'est pas pour m'en payer un deuxième ! Alors petit tu vas rentrer chez toi et plus vite que ça !
— Impossible monsieur. J'ai déjà fait part à mon père que je restais ici jusqu'à la rentrée en Septembre, donc je reste. Après si vraiment vous voulez vous entretenir avec mon paternel je peux aisément provoquer une rencontre. Cependant mon père n'est pas un homme très commode, il faut ce le dire.
Harry devient d'un seul coup aussi blanc que Dudley, ce qui n'échappa ni à Draco, ni à son oncle et à sa tante. Mais Harry ne fit pas attention aux regards braqués sur lui. Tout ce qu'il avait en tête c'était que Draco avait parlé d'une rencontre entre Vernon Dursley et Lucius Malfoy. À quel point ce genre de rencontre peut-être catastrophique ? Et puis si ça devait avoir lieu qui ferait le déplacement ? Car il faut être honnête Malfoy père ne viendra jamais au 4 Privet Drive, mais en même temps il n'accepterait pas non plus des moldus au manoir Malfoy. Harry se reprit : de toute façon il n'y a aucune chance pour que cette rencontre ait lieu un jour, impossible. Les deux hommes ne supportent pas ce qu'est l'autre, alors aucun des deux ne le voudra. Et si par malheur ça devait arriver lui, Harry Potter, serait un brave Gryffondor : il prendrait ses jambes à son coup avec tout le courage qui lui reste.
— Es-tu vraiment en train de me menacer sous mon propre toit mon garçon ?
— Absolument monsieur, je suis heureux de voir que vous comprenez au moins une chose du premier coup.
Vernon vit rouge, mais avant qu'il n'ait pu faire le moindre geste sa femme l'arrêta. Elle a bien remarqué que ce garçon n'était pas à prendre à la légère et de ce fait la peur de perdre son mari était assez importante. Cependant elle ne voulait pas non plus avoir ce garçon chez elle jusqu'à la rentrée. Après avoir dû supporter sa sœur et le fils de cette dernière elle ne se sentait pas capable de supporter un énième sorcier. Surtout quand ce dernier s'en prend à son fils chéri.
— Les vacances n'ont commencé que depuis un peu plus de trois semaines, il en reste donc cinq : je refuse catégoriquement que vous les restiez ici aussi longtemps. Vous n'avez qu'à partir tout les deux au moins tout le monde sera content.
— Sauf que c'est impossible. Je vous l'ai dit monsieur, j'ai dit à mon père que je restais ici, alors je reste ici. Et je vais même être plus clair : que vous me donniez votre accord ou non m'est totalement égale.
Sur ces quelques paroles Draco se leva et se dirigea vers la chambre d'Harry. Maintenant que les choses étaient clair avec les moldus il fallait qu'il informe sa mère de son arrivé chez Potter. Par la même occasion il espérait recevoir une réponse avec l'état de son père. Il sait qu'il n'aurait pas dû lâcher une telle bombe juste au moment de partir, mais sans ça il était sûr que Lucius ne l'aurait pas laissé faire. Ou pire : il lui aurait demandé chacune de ses raisons. Or il y en a une qu'il n'est pas près à avouer à son père. Pas du tout même. Il aurait trop peur que cela lui cause une attaque tant le choc serait brutal.
Une fois devant sa valise il prit un morceau de parchemin et il se mit à écrire sa lettre.
Mère,
Je tenais à vous prévenir que j'étais bien arrivé chez Harry Potter. Comme prévue sa famille moldu est exécrable à souhait, mais ne vous en fait pas pour moi je ne risque rien.
J'espère que père n'est pas dans un état très critique. Je sais que j'aurais pu lui annoncé d'une autre manière, mais je ne voulais pas qu'il puisse essayer de me convaincre de ne pas partir. Et surtout, vous vous en doutez je m'en doute, je ne pouvais pas tout lui dire quand à mes raisons.
Dites lui bien que je ne fais pas ça contre lui, mais que c'est quelque chose que je me dois absolument de faire.
En espérant avoir bientôt de vous nouvelle,
Draco.
Draco relut sa lettre plusieurs fois avant d'être d'accord sur le fait qu'elle était bien. Il avait plus de chose à dire à sa mère, mais en sachant que son père pourrait tomber sur cette lettre en premier il n'en fit rien. Là il en disait assez, sans pour autant rentrer dans les détails. Mais c'est de toute façon bien suffisant vu que sa mère lui avait parlé de venir le voir durant ses « vacances » chez les moldus. N'étant pas sûr que cela arrivera vraiment il ne dirait rien à Harry, sauf si ça mère lui en reparlait d'abord.
Toujours dans le salon car il n'a pas trouvé une excuse suffisante pour partir, Harry devait subir les remontrances des Dursley. En les écoutant on aurait dit que c'était lui qui avait fait venir Draco, lui qui lui avait demandé de jeter des sors à la famille moldu et lui qui n'avait fait contre tout ça. Tout était faux, mais Harry n'avait pas le courage de se prendre la tête avec pourtant. Pourtant, jamais à un seul instant, il n'aurait cru voir Draco ici chez lui. Ce n'est pas faute de l'avoir imaginé plus d'une fois, mais ce n'étaient toujours que des rêves. Et dans chacun de cela Draco venait juste le faire partir d'ici, il ne restait pas et ne s'en prenait pas aux moldus. Même si – maintenant qu'il y réfléchissait bien – ça ressemblait bien à Draco de s'en prendre à sa famille moldu. Cependant il était révolté – même s'il ne le montrait pas – d'entendre Pétunia dire qu'il ne faisait rien contre tout ce qui avait eu lieu. C'est pourtant lui qui a empêché Draco d'utiliser un sort interdit sur son fils chéri et aussi lui qui l'a aidé Vernon à récupérer sa voix. Mais bien sûr, ces quelques détails ne compte pas le moins du monde pour sa chère tante.
Ne supportant plus les remontrances des moldus qui l'ont élevé, Harry se leva et monta à son tour dans sa chambre. Il ne fut pas surpriz d'y trouver Draco, il avait bien deviné qu'il était venu ici. En le voyant avec une lettre à la main et sans qu'il n'y ait la moindre trace d'une chouette, Harry se surprit à lui proposer Hedwige.
— Tu me l'as laisserais vraiment ?
— Eh bien… euh… Oui. Enfin, sinon je ne te le proposerais pas…
— Merci.
Harry releva rapidement la tête qu'il n'avait pas eue l'impression de baisser pour regarder le blond qui venait de le remercier. Entre le blond et lui, l'amour fou n'a jamais été au rendez-vous. Bien sûr au fil du temps son ressentiment a laissé place à de l'amour. Il ne pourrait pas vraiment l'expliquer avec des mots, mais… petit à petit il a commencé à voir à travers le masque que le blond se donnait. Quand il rabaissait les gens, les traiter ou autre ce n'était jamais car il les méprisait vraiment. Mais plutôt car il les envier. S'il s'en est rendu compte c'est grâce à son ancienne meilleure amie. À chaque fois que Draco s'en prenait à elle c'était quand il se rendait compte que malgré son affiliation aux moldus elle était apprécié et aimé. Alors que lui, le grand Malfoy avait bien du mal à se trouver des amis.
Au fil du temps Harry s'est donc mis à regarder le blond de plus ne plus souvent. De manière discrète bien sûr. Et à chaque fois il se rendit compte que ses premières impressions – comme quoi le blond était sans cœur et odieux – étaient fausse et que son comportement cachait autre chose. Et avant qu'il ne puisse le contrôler il était tombé amoureux. Bien sûr jamais il n'a eu l'intention de parler de ses sentiments à Draco.
— Draco… Pourquoi es-tu vraiment venu ? Tu me détestes non ? Alors ça n'a pas de sens…
— Je ne te déteste pas Potter ! Je hais ce que tu es devenu par contre ! Si tu redeviens celui que tu étais avant, donc le véritable Harry Potter, alors je te dirais chacune des raisons qui m'ont poussé à venir ici.
— Mais…
— Nous avons déjà parlé du fait que tu ne me ferais pas partir et mes réponses n'ont pas changés. Alors accepte juste la situation et montre moi que tu n'es pas totalement une cause perdu !
— Je… Je ne sais pas si j'en suis capable…
— Je te prouverais que si ! Il va juste falloir que tu me fasses confiance.
Harry ne pouvait aisément pas dire qu'il avait confiance en lui, mais que c'est sa confiance en lui-même qui lui faisait défaut. Il se doutait déjà que le blond n'allait pas apprécier cette réponse. Cependant il ne se doute pas non plus que de laisser un blanc après cette réplique n'est pas vraiment au goût de Draco. Car le fait qu'Harry ne réponde pas, signifie pour lui que le brun n'a pas confiance en lui. Chose tellement logique et pourtant vraiment dur à accepter pour le blond.
— Je ne peux rien te promettre Draco… Je veux dire…
— Tu veux dire que tu n'as pas confiance en moi, j'ai compris. Je n'attendais pas vraiment une autre réponse en fait Potter (ce qui est totalement faux si on en croit au poids qui est tombé sur l'estomac du blond à cette constatation), mais je n'abandonnerai pas pour autant. S'il le faut, et même si je suis loin d'être un Gryffondor, pour une fois j'aurais du courage pour deux.
— Tu te trompe !
— Hein ?
— Tu as tort sur un point : j'ai confiance en toi Draco. Je sais que ça peu paraître fou, mais crois moi j'ai confiance en toi. Je ne peux pas te dire pourquoi, ni comment c'est arrivé mais c'est le cas. C'est juste que je n'aie pas confiance en moi… J'ai tellement peur de ce qui peu arriver aux gens qui sont proches de moi que…
— Je dois avouer Potter que tu es un aimant à problème. Mais ce n'est pas une raison pour t'isoler, merde ! Tu es censé représenter le courage ! Tu es l'Élu, celui qui doit battre Tu-Sais-Qui, le garçon qui a rabattu le caquet à mon père et qui tient tête à des hommes comme le Ministre de la Magie ! Alors oui tu n'es sûrement pas le garçon qui ramène le moins de problème, mais arrête de jouer au martyre ! C'est aux gens de décider s'ils veulent ou non prendre le risque d'être proche de toi. Ne décide pas pour eux !
Harry ne c'était pas attendu à une telle tirade. Il lui fallut plusieurs secondes avant de se rendre compte que des larmes coulaient sur ses joues. Ce n'était rien comparé à sa crise de larmes datant d'il y a plusieurs heures, mais il pleurait quand même. Pas de tristesse. Il était juste touché par les mots de Draco. Ce dernier lui avait fait comprendre qu'il pouvait quand même y avoir un espoir qu'il ne soit plus seul, même si les risques étaient toujours présents. Harry ne savait pas s'il aurait le courage d'aller jusqu'au bout, mais pour le blond il accepta de faire au moins un essai.
