Titre : Il suffit juste de se parler
Auteur : Arthemisdu44
Rating : K+
Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi. Je ne gagne donc rien du tout à écrire cette histoire, à part peut-être un peu de plaisir.
Blabla : Bon, bah, comme vous vous en doutez, voila la suite... C'est la partie la plus courte.
RAR :
GretaSchou : Je suis désolée pour certaines tournures de phrases. J'ai parfois du mal à mettre mes idées par écrits et ça peut donner des choses étranges. J'ai relu ce chapitre plusieurs fois, en espérant ne rien avoir oublié. Et je peux admettre que la tentative de Joffrey est un peu invraisemblable. J'aurais peut-être dû détailler un peu plus. Encore désolé ^^'.
Je suis quand même contente que ma fic te plaise malgré ces (petits) défauts.
lyly-rose : Je sais, c'est vache de couper là. Mais je lis plein de fics où ça coupe au moment critique, alors j'ai décidé de faire de même pour me venger. Et donc, voila la suite ^^
Nancy : Ça me fait toujours un petit quelque chose quand on me dit qu'on aime bien comment j'écris ^^. Pour Gaius, comme je regarde les épisodes exclusivement en anglais, j'ai pris la mauvaise habitude de continuer à l'appeler physicien en français. C'est comme Gwaine. Je l'ai toujours appeleé par son nom anglais alors qu'en français, c'est Gauvain, et j'écris Morgana au lieu de Morgane. Mais comme Gaius fait toutes sortes de potions, on peut bien l'appeler physicien de temps en temps ^^.
Bonne lecture (et pardon pour les fautes ^^')
Discussions...
Guenièvre arriva dans la chambre du roi avec un plat rempli de nourriture, mais elle fut obligée de constater qu'Arthur n'avait rien touché du plat de la veille. Elle s'attendait donc à ce qu'il n'y touche pas plus ce jour-là. Elle le trouva assis sur son lit, presque prostré, seulement en pantalon. Elle rougit furtivement. Le roi avait été clair : il ne se passerait plus jamais rien entre eux. Mais ça ne l'empêchait pas de garder encore des sentiments pour lui. Pour le moment, du moins. Elle espérait pouvoir l'oublier. Elle secoua la tête en râlant. Ce n'était pas le moment de penser à ces sentiments. Le roi leva à peine la tête vers elle en l'entendant.
- Arthur ?
- Oui, Guenièvre, je sais. Je devrais manger. Mais je n'ai pas faim.
- Vous avez entendu Gaius. Vous devez envoyer quelqu'un chercher de l'aide. Vous ne pouvez pas le laisser comme ça. Ça fait deux jours maintenant et ça ne s'améliore pas. Au contraire.
- Je...je ne sais pas ce que je dois faire.
- Vous lui devez bien ça. Ce n'est pas parce qu'il ne vous a jamais rien dit qu'il vous a trahit. Il ne pouvait pas le faire. N'oubliez pas qui vous a élevé. Uther arrivait même à faire exécuter des gens qui étaient seulement suspectés de magie, alors qu'il n'y avait aucune preuve.
- Ton père, je sais.
- Ce n'est pas le seul. N'oubliez pas ce qu'il a fait subir à Gaius, alors même qu'il disait être son ami. Vous pouvez comprendre qu'il ait eu peur. Allez le voir, au moins, si vous ne voulez pas l'aider.
- J'ai un conseil, ce matin.
- Vous avez toujours des conseils, Arthur. Surtout quand cela vous arrange.
- N'oublie pas à qui tu t'adresses ! Dit le roi en se relevant brusquement.
- Je sais à qui je m'adresse. Et ce n'est pas au roi ! Vous êtes mon ami, il est mon ami et je veux vous aider, tous les deux. Même les chevaliers ne vous comprennent pas. Si je n'empêchait Gwaine de venir vous voir, qui sait ce qu'il vous ferait.
- Il le savait ? Gwaine ?
- Non, personne ne savait. Mis à part Gaius et...Lancelot.
- Lancelot ?
- C'est Gaius qui me l'a dit. Arthur, il a toujours été là pour vous, même quand vous aviez tort. Est-ce que vous allez vraiment le laisser comme ça ?
- Je ne sais pas encore. Laisse-moi seul, s'il te plait.
La jeune femme obtempéra à contrecœur. Elle reprit le plat de la veille, l'emmena aux cuisines et retourna immédiatement auprès du médecin. Gwaine et Perceval étaient là. Gwaine n'avait pas quitté les appartements de Gaius depuis l'attaque de Joffrey, hormis une fois pour aller dire ça façon de penser à Arthur mais Léon et Elyan étaient intervenus avant qu'il n'arrive devant la porte du roi. Les autres chevaliers se relayaient dans la journée pour soutenir leurs amis. Gwen, elle, passait dès qu'elle le pouvait.
Elle posa une main sur l'épaule du chevalier et regarda son meilleur ami allongé sur le lit du médecin. La respiration du sorcier était sifflante et saccadée, mais Gwen remerciait tous les dieux possibles et imaginables pour le simple fait qu'il ne soit pas encore mort.
- Comment va-t-il ?
- Comme hier. Moins bien qu'hier. Je ne peux rien faire de plus, soupira Gaius.
- De la magie ?
- Je ne suis pas assez puissant pour ça. Et trop vieux. Il lui faut un druide, sinon, il ne va pas vivre longtemps.
- Je n'ai pas réussi à convaincre Arthur.
- Il va voir, lui, si je n'arrive pas à le convaincre, s'écria le chevalier.
- Gwaine, je doute que tu l'aides ainsi.
- Je sais, mais j'ai besoin de passer mes nerfs sur quelqu'un. Et il n'y en a qu'un qui le mérite.
Le chevalier ouvrit brutalement la porte, l'arrachant presque, et se retrouva nez à nez avec le dit quelqu'un qu'il avait en tête. Perceval et Gwen se levèrent immédiatement et Gaius se rapprocha de son protégé. Le poing de Gwaine se leva mais il s'arrêta à mi-chemin, constatant que le roi était finalement venu. Ils se regardèrent un moment, puis Gwaine sortit en bousculant le roi, qui ne dit rien, comprenant la rancœur du chevalier. Perceval et Guenièvre l'accompagnèrent, les laissant ainsi les autres seuls. Ils savaient qu'ils avaient besoin de parler.
Le roi s'approcha doucement de son valet et le regarda longuement. Le vieil homme resta à côté du lit, ne sachant pas trop quoi faire. Arthur regarda Gaius en quémandant une autorisation. Sachant qu'il ne lui ferait pas de mal, ou du moins l'espérait-il, le médecin acquiesça. Arthur mit alors sa main sur le front de Merlin. Ce dernier marmonna et le roi enleva sa main aussi vite, comme s'il venait d'être brûlé.
- Ce n'est pas la première fois qu'il vous appelle, sir.
- Ah bon ?
- La première fois, il disait qu'il était désolé. Mais il n'a plus assez de force maintenant pour dire autre chose que votre nom.
- De quoi a-t-il besoin ?
- De soins...magiques. Sa blessure est grave. Je ne peux rien faire.
- Pas même utiliser la magie ?
- Comme je l'ai dis à Guenièvre, je ne suis pas assez puissant pour ça. Il a besoin de l'aide des druides.
- J'ai promis aux druides le respect qui leur est dût. Ils peuvent venir quand ils le souhaitent.
- Mais il faut que vous leur disiez vous-même. Uther et les mauvais sorciers les ont rendus méfiants. Leur chef voudra vous entendre le dire vous-même.
- Où sont-ils ?
- Merlin le sait plus ou moins. Il ne m'a rien dit de précis, parce que lui-même n'est pas sûr, mais je pense quand même pouvoir vous aider.
- Merci.
- N'y allez pas seul, Arthur. Malgré tout le bien que je pense des druides, tous ne sont pas digne de confiance.
- Je les aie déjà rencontré, je sais. Je suis sûre que Gwaine ne me lâchera pas, de toute manière.
- Emmenez Guenièvre avec vous, aussi. C'est son meilleur ami.
- D'accord.
Arthur fut à peine étonné de trouver Gwaine et Guenièvre écouter à la porte. Il leur lança un regard noir et partit après avoir demandé à Gwaine de préparer les chevaux le temps qu'il trouve Léon pour lui annoncer sa décision. Moins d'une heure plus tard, ils étaient tous les trois en route.
Ils marchaient tranquillement mais assez rapidement dans la forêt. Arthur n'avait rien dit, aussi les deux autres ne savaient pas du tout où ils se rendaient. Et ils furent bientôt contraints de s'arrêter pour la nuit. Gwaine n'était pas d'accord avec ça, la jeune femme non plus, mais elle, elle garda le silence.
- Arthur !
- Je sais.
- Nous ne pouvons pas attendre. Il ne peut pas attendre !
- Je ne sais pas où ils se cachent. Tu tiens vraiment à te perdre dans cette forêt ? Ça ne l'aidera pas beaucoup plus.
- Si vous ne savez pas où sont les druides, comment va-t-on les trouver ? Demanda Guenièvre.
- D'après Gaius, c'est eux qui vont nous trouver. Pour le moment, nous allons vers la grotte où nous les avons trouver la dernière fois.
- Qu'est-ce qui vous fait croire qu'ils y seront ? Vous avez menacé un enfant, quand nous y sommes allés, lui rappela Gwaine.
- Je sais, mais d'après Gaius, Merlin lui a dit qu'ils se cachaient dans un endroit que je connaissait. Et c'est le seul qui me vienne à l'esprit pour le moment.
Un craquement derrière les chevaux les fit sursauter. D'un même mouvement, Gwaine et Arthur dégainèrent, tandis que Gwen resserrait sa prise sur la poêle, dans laquelle elle avait eu l'intention de faire le diner. Il y avait une dizaine de personnes, toutes vêtues de longues capes claires. Un d'eux enleva sa capuche et Arthur reconnu le chef des druides. Il abaissa son épée et Gwen lâcha alors son ustensile. Il fallu l'ordre du roi pour que l'autre chevalier rengaine également.
- Vous !
- Je suis Iseldir, Arthur Pendragon. Vous avez tardé à venir
- Vous êtes au courant ? Comment ?
- Tout le monde ne parle que de ça. L'attaque de Joffrey, la clémence que vous avez accordé à Suza en la laissant partir avec la dépouille de son mari et de son fils. Et surtout le fait que vous ayez été sauvé par un sorcier. Allez dans n'importe quel village aux alentours, vous n'entendrez que ça.
- C'est si surprenant que Merlin m'ait...sauvé ?
- Pour les druides, non. C'est sa destinée de vous protéger. Mais pour tous les autres, vous êtes le fils de l'homme qui a bannit la magie et tué des milliers d'innocents. Pour beaucoup, Emrys vient ni plus ni moins que de trahir les siens. Beaucoup le pense d'ailleurs déjà mort, tuer de votre main après la bataille.
- Mais je ne suis pas comme mon père. J'ai autorisé les druides à venir à Camelot. Vous ne craigniez plus rien.
- Nous nous méfions des dires des esprits. Surtout des enfants. Certains sont influençables.
- C'est bien beau, de discuter, mais Merlin n'a pas le temps pour ça, intervint soudain Gwaine.
- Tu as raison. Nous pouvons partir tout de suite, si vous le souhaitez, proposa Iseldir.
- Dans les bois, en pleine nuit, c'est suicidaire, dit le roi.
- Arthur, faites un effort, bon sang, s'exclama le chevalier.
- Je connais cette forêt. Et la lune est pleine. Nous ne craignons absolument rien.
- Vous êtes prêt à laisser vos compagnons sans chef ?
- Ça ne fonctionne pas ainsi, Arthur Pendragon. Si nous devions avoir un chef, ça serait Emrys, et non moi. Je ne suis que le porte parole, en quelque sorte.
- Emrys ? Demanda Guenièvre.
- C'est le nom que les druides donne à votre ami. Beaucoup ne le connaisse que sous ce nom-là. Seul notre groupe sait que Merlin est Emrys. C'est son plus grand atout. Peu de monde sait réellement qui il est.
- Bon, on peut y aller ? S'impatienta Gwaine.
Il s'attira le regard meurtrier d'Arthur, mais ils partirent aussitôt. Guenièvre laissa son cheval au druide et elle monta avec Gwaine, qui se radoucit un peu grâce à cette galante compagnie. Ce départ pour le moins précipité les fit arriver à Camelot au beau milieu de la nuit. Cependant, Gaius ne dormait que très peu, trop inquiet pour la santé de son presque fils. Ils étaient donc attendu lorsqu'ils entrèrent chez lui.
Iseldir refusa d'être aidé. Il demanda même à tout le monde de sortir. Il n'avait pas spécialement besoin d'être seul pour faire sa magie, mais il ne tenait pas spécialement à la montrer au roi tant que sa position sur ce point ne serait pas claire, et il voulait surtout discuter avec le sorcier, une fois qu'il serait réveillé.
- Ic de durhhaele dinu licsa mid dam sundorcraeft daere ealdan ae. Drycraeft durhhaele dina wunda.
Il s'assit plus confortablement sur la chaise et attendit. Il n'eut cependant pas à attendre très longtemps. Merlin se releva soudain en sursaut et en criant un «Arthur» très convaincant. Puis, il avisa Iseldir. Instinctivement, il porta sa main au niveau de sa blessure et constata avec assez de surprise qu'il n'avait plus rien, hormis une très fine cicatrice blanche, et une chemise déchirée.
- Vous m'avez sauvé ?
- C'est exact.
- Pourquoi ?
- Arthur Pendragon me l'a demandé.
- Arthur vous l'a demandé ? Et depuis quand vous écoutez ces ordres ?
- Il ne m'a pas demandé de tuer, ni de lui jurer allégeance. Seulement de sauver son valet. Enfin, c'est plutôt ton ami le chevalier qui l'a demandé, mais Arthur venait pour ça. C'est bon signe, je pense.
- Je ne suis pas encore mort, donc oui, j'espère que c'est bon signe.
- S'il pense que ta place n'est plus auprès de lui, tu pourras venir avec moi, si tu le souhaites.
- Je dois le protéger, et l'aider à construire Albion. C'est écrit dans la prophétie. Le Dragon me le répète assez souvent.
- S'il renie son amitié pour toi à cause de ça, c'est qu'il n'est pas prêt pour Albion. Et tu n'auras plus rien à faire à Camelot. Quoiqu'en dise le Dragon.
- Il n'est pas mon seul ami.
- Mais c'est le seul qui compte. Je repars demain matin. Si sa décision, ou la tienne, n'est pas prise avant, tu sauras où me trouver.
- Où allez-vous ?
- Moi, nulle part. Je souhaiterais juste parler avec Gaius. Grâce à toi, il est assez connu parmi les druides. Nous avons certainement des choses à nous apprendre mutuellement.
- Vous me virez ? De chez moi ?
- Ce n'est pas chez toi, ici. Et bien que tu t'en sois remis beaucoup plus vite que ce que je ne pensais, un peu d'air frais ne te fera pas de mal, dit le druide alors que le sorcier se levait.
- Vous êtes étrange, vous.
Il ouvrit la porte à la volée, mais se retrouva vite à terre, Guenièvre se jetant dans ces bras. Il la regarda avec un peu d'appréhension, mais elle ne semblait pas vouloir l'embrasser, cette fois-ci. Se souvenant qu'Arthur et tous les chevaliers étaient derrière, elle se releva prestement, épousseta un peu de poussière imaginaire et laissa la place aux autres. Gwaine le prit par le cou et l'envoya dans la mêlée des chevaliers, qui ne trouvèrent rien de mieux que le décoiffer autant qu'ils le pouvaient. Arthur dût se faire rappeler à leur bon souvenir en toussotant. Aussi vite, les chevaliers se séparèrent de lui et se retrouvèrent plus ou moins alignés. Il les renvoya tous chez eux et Gaius profita de cet instant pour embrasser son presque fils. Ils échangèrent quelques mots qu'Arthur n'entendit pas, mais à la vue du sourcil froncé du vieux médecin, Merlin devait avoir dit quelque chose d'insolite.
C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent seuls, au le milieu du couloir, lorsque Gaius fut rentré chez lui. Merlin avait les mains dans le dos et la tête baissée, tandis qu'Arthur ne savait pas par où commencer et se balançait d'un pied à l'autre. Comme aucun d'eux ne semblait vouloir amorcer la conversation, Merlin finit par se diriger vers l'extérieur, ne voulant pas avoir cette conversation entre les murs du château. Iseldir avait raison. Il avait besoin de respirer. Ils arrivèrent très vite dans la cour du château. D'un geste, Arthur congédia tous les gardes, qui obtempérèrent sans discuter.
- Merlin...
- Je suis vraiment désolé. J'aurais dût vous le dire plus tôt, mais je n'ai pas pu. Gaius ne voulait pas, Uther était là, quand vous montriez un peu de bonne volonté, un malheur vous tombait dessus ensuite, et il y a eu Morgause, Morgana, la mort de votre père, Agravain, Gwen...
- Merlin !
- Oui, votre Majesté ?
- Tais-toi !
Merlin ouvrit la bouche et la referma. Arthur ne peut s'empêcher de sourire devant cette vision. Le sorcier devint rouge et lui lança un regard noir. Il ne comprenait pas sa réaction du roi.
- Arthur, je suis vraiment désolé.
- Arrête de t'excusez sans arrêt, bon sang. Ça ne te ressemble pas.
- Mais je vous aie trahit. Je ne vous aie jamais rien dit, je ne suis pas mieux que Morgana ou Agravain.
- Je pense effectivement que cela peut s'apparenter à de la trahison. Mais je t'interdis de te comparer à eux. Tu n'as jamais voulu t'emparer du royaume et tu n'as jamais tué une personne innocente, que je sache ?
- Depuis que je vous connais, vous êtes trahit par vos proches. Je n'ai peut-être jamais voulu du royaume, mais je n'ai pas respecté la confiance que vous avez bien voulu m'accorder. Je ne suis pas mieux qu'eux.
- Arrête !
Arthur le gifla assez violemment, mais Merlin ne bougea pas. Il serra les poings, mais ne fit aucun mouvement pour porter sa main à sa joue.
- Pourquoi crois-tu que j'ai mis autant de temps à aller chercher Iseldir ? Ce n'est pas parce que tu es un sorcier que ça efface absolument toute notre relation de ces dernières années. Je ne suis pas mon père, je devais réfléchir avant de prendre une décision. J'ai repensé à mon père, à mon oncle, à Morgana, et à pleins d'autres choses, et j'ai fini par comprendre certaines choses.
- Et qu'avez-vous compris, sir ?
- Tu as raison, je me sens trahis, blessé dans mon amour-propre et dans mon jugement. Cependant, pas une seule fois, je ne t'ai vu ne serait-ce bousculer quelqu'un. Tu as toujours été à mes côtés, quelque soit la situation, y compris le jour où j'ai failli tuer mon père. Alors même que cela t'aurais rendu plus libre.
- Non, je ne l'aurais pas été. Vous auriez simplement détesté la magie plus que vous ne la détestiez déjà.
- N'as-tu jamais eu envie de tout envoyer balader ? De nous tuer, mon père et moi, ou de t'enfuir, alors même que je méprisais la magie devant toi ? De surcroit, en te croyant d'accord avec moi.
- Jamais, sir. J'ai tellement eu envie de vous le dire, sans jamais en avoir le courage, ou l'opportunité.
- N'as-tu jamais eu confiance en moi ?
- Je ne vous aie jamais mentis. J'ai foi en vous, Arthur Pendragon, et ma confiance vous est acquise depuis longtemps.
- Crois-moi, tu vas me payer ça.
- Je reste ? Demanda le sorcier, hésitant.
- Comment ça, tu restes ?
- Eh bien, vous ne m'envoyez pas aux cachots pour le reste de ma vie ? Vous ne me bannissez pas ? Vous ne me coupez pas la tête ? Vous ne m'envoyez pas au bucher ?
- Oh, que si, tu vas y aller aux cachots. Mais il est hors de question que tu quittes Camelot.
- Pourquoi ?
- Je me ferais tuer par Gwaine et Guenièvre. Et peut-être par Gaius aussi.
- Arthur ?
- Je te l'ai dit, j'ai réfléchis et j'en suis arrivé à plusieurs conclusions. La première d'entre elle, c'est que peu importe que tu sois sorcier, estropié ou aveugle, j'ai besoin de toi au château. Mais si tu veux partir, je ne t'en empêcherais pas.
- Si vous ne voulez pas que je parte, je resterais, sir.
- Bien ! Allons voir Gwaine avant qu'il ne croit que je t'ai écorché vif au milieu de la place.
- Euh, je resterais combien de temps aux cachots ?
- Le temps qu'il te faudra pour les nettoyer.
- C'est une blague ? Vous voulez que je les nettoie ? Mais ça va me prendre des mois !
- Je l'espère bien. Et interdiction de faire de la magie, sinon, gare à toi.
- Ce n'est pas comme si j'avais tenté de vous tuer, non plus.
- Tu as déjà essayé ?
- Jamais, répondit Merlin trop rapidement, mais Arthur ne sembla pas s'en rendre compte.
Ils retournèrent rapidement à l'intérieur du château. Et comme l'avait deviné le roi, aucun de ces chevaliers n'avaient écouté ces ordres. Et Guenièvre semblait les mener. Elle ne retint pas son soupir de soulagement en les voyant tous les deux intacts. Ou presque.
- Merlin, qu'est-ce que tu as sur la joue ? Demanda-t-elle.
- Je ne tiens pas debout. C'est bien connu.
- Merlin ! Menaça Gwaine.
- Quoi ? Ça n'a rien d'étonnant, je me suis fais transpercer par une épée.
- Arthur n'y est pour rien ? Demanda Léon, suspicieux.
- Non, pour rien !
- Dis moi, Merlin, tu es vraiment le dernier seigneur des dragons ? Demanda Gwaine.
- Pardon ?
- C'est toi qui l'a dit, tu sais ! Lui rappela Arthur.
- Ah oui, c'est vrai. Mon père était le dernier seigneur des Dragons. Je le suis devenu quand il est mort.
- Balinor ? Demanda Arthur en subitement pâle.
- Oui, c'était lui.
- Le Grand Dragon n'est pas mort, alors, en déduisit Guenièvre.
- Non, il n'est pas mort. Mais vous n'avez rien à craindre, il n'attaquera plus Camelot. Je lui aie interdit.
- Je suis désolé, Merlin.
- Ne vous excusez pas, Arthur. Vous ne le saviez pas. Pour vous, il n'était qu'un inconnu de plus. Et je ne pouvais rien dire.
- Allez vous coucher, tout le monde. Et pour de bon, cette fois.
- Vous avez besoin d'aide, Arthur ? Demanda Merlin.
- Je m'en sortirais sans toi. Et va directement aux cachots, demain matin. Tu as pas mal de travail là-bas.
Merlin regarda Arthur avec tristesse. Il devait se douter que le roi n'aurait plus les mêmes attitudes envers lui. Il avait été idiot de croire que tout serait comme avant. En même temps, le comportement du roi jusqu'à présent lui avait laissé croire qu'il avait accepté. Il n'en laissa rien paraitre et salua tout le monde avant d'aller chez Gaius. Le druide et le vieil homme étant en pleine discussion, à propos d'une certaine plante très rare, il alla directement se coucher.
Le lendemain, il dût courir après Iseldir pour lui faire part de sa décision. Malgré le détournement subit du roi après la conversation avec les chevaliers, il n'avait pas l'intention de quitter Camelot. Le druide lui dit que sa proposition tenait toujours et qu'il pourrait venir quand il le souhaiterait, même si c'était dans un siècle. Une fois le druide partit, il alla directement aux cachots. Arthur avait demandé à Léon de surveiller ces deux premières journées, puis de ne venir que le matin et le soir, pour vérifier que le nettoyage n'avançait pas trop vite.
Voili voilou
Je sais, il n'y a pas d'action. Mais j'aime bien les grandes scènes de dialogues où il ne se passe pas grand chose. Rien que dans «a sword in the stone», les 2 parties, il y en a trois ou quatre, des scènes de discussion.
Et contrairement au chapitre précédent, j'ai piqué la formule à la série. C'est celle que dit Morgana dans «A servant of two masters». Qui est devenu mon épisode préféré ^^
J'accepte les critiques. Quelles soient bonnes ou mauvaises...
A la semaine prochaine.
