Je remercie grandement Lily01 et Salomé pour la correction de ce deuxième chapitre :D
Je vous présente un second chapitre en m'excusant du manque de présentation dans le premier. Je débute et ce n'est pas simple de jouer avec le site :). Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez laisser des commentaires constructifs qui me permettrait d'avancer :), j'accepte toutes les suggestions. Sur ce, bonne lecture.
Erf, ci c'était ça être morte, il valait mieux être vivante. Tout mon corps me faisait souffrir, mes bras, mes jambes, mes cheveux, oui, oui même eux...
Mon épaule par contre me semblait étrangement silencieuse dans tous ses hurlements de douleurs, je n'y ressentais qu'un léger pétillement, comme si mon épaule s'était métamorphosée en Schweppes Agrume.
Je pliais mes doigts, attrapant au passage quelque chose de doux et moelleux. Peut-être que je n'étais pas morte, tout simplement dans mon lit entourée de mes peluches, que Christelle n'était jamais venue chez moi avec Drago Malefoy et que tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Après plusieurs tentatives mes paupières finir par se soulever. Surprise par les taches blanches qui dansaient devant mes yeux, je fus bien tentée de les refermer aussitôt mais finalement je les gardais ouverts. Les taches prirent chacune une forme, et bientôt une étrange pièce m'apparu.
Je voyais des paravents de tissu écru tendus de chaque côté de moi, tandis qu'un lit impeccablement fait me faisait face de l'autre côté de la salle.
Ce n'était sûrement pas chez moi. Hé ho, what did you expect ?
Une chose semblait claire, tout ceci n'était peut-être pas un rêve. Je me redressais, fis glisser mes jambes en dehors du lit et me levais, en douceur. La douleur n'était pas si horrible que ça finalement, après ce que j'avais vécu hier, tout semblait doux et agréable !
Je déglutis et secouais la tête pour faire partir le brouillard qui venait de se dresser devant mes yeux à cause de l'effort.
Le cœur serré, je commençais à marcher dans l'étrange pièce aux murs de pierre brute. Les arches du plafond se dressaient au-dessus de ma tête pour se rejoindre à la diagonale, en voûtes. Une déco très sobre ma foi !
J'étais véritablement tombée dans Harry Potter ?
Je me rapprochais d'une de fenêtre, mes doigts se glissant dans les mailles de fer, je ne rêvais pas. Les tours de l'immense château s'étendaient autour de moi, recouvertes d'un timide manteau de neige. Oscillant entre l'hystérie et la peur je me dirigeais vers l'entrée.
C'était une blague ?
Je voulais courir, courir dans les grands couloirs, je voulais admirer tous les tableaux, discuter avec chacun d'entre eux, jouer dans les escaliers, voir la Grande Salle, visiter la salle commune des Gryffondors, celle des Poufsouffle, des Serdaigles et même celle des Serpentards ! Je voulais passer à la bibliothèque admirer les rayons ! Voler ! Je voulais voler !
Alors que je m'apprêtais à ouvrir la porte pour sortir, une voix m'arrêta, m'éveillant de l'étrange transe dans laquelle je me trouvais :
-Tu devrais attendre Pomfresh, tu n'avais pas l'air bien.
Je me tournai vers le jeune homme qui venait de parler. Il semblait soucieux et gêné, mais surtout extrêmement fatigué. La pâleur de sa peau contrastait avec les cernes mauves qui encerclaient ses jolis yeux bruns. La finesse des traits de son visage était accentuée par sa masse de cheveux bruns aux reflets dorés en pagaille. Je me rapprochai de lui, il me disait quelque chose. J'avais l'impression de le connaître.
Mon cœur s'accéléra alors que je distinguais les cicatrices fines mais tout de même visibles à un œil attentif sur son cou et ses bras.
Non...Remus ?
Je tentais de calmer ma respiration qui ne cessait d'accélérer, ce n'était pas un rêve, c'était réellement lui.
-Tu vois, tu n'as vraiment pas l'air bien, tu devrais encore te reposer, me dit-il.
Attendez... Attendez ! C'était impossible ! Je ne pouvais pas être avec Remus, pas alors qu'il était aussi jeune, il ne pouvait pas être aussi jeune... C'était le cas pourtant, il se tenait bien devant moi.
-Comment t'appelles-tu ? chuchotais-je alors que les larmes me montaient aux yeux, brouillant ma vision.
-Remus, Remus Lupin, se présenta-t-il surpris.
Oh, mon dieu. Mais si j'étais là, maintenant... Où était Christelle ? Elle était avec Drago, et là où je me trouvais il n'était même pas né, c'était impossible. J'étais là trente ans trop tôt !
Une boule se forma dans ma gorge. Elle n'était pas là. Je m'étais trompée de porte, c'est pour ça que je n'avais pas vu de traces de pas hier soir. J'étais toute seule. Elle n'était pas là, elle était avec lui, avec ce malade qui voulait la rapporter à Voldemort. Et moi j'étais là, tranquillement au chaud dans cette infirmerie !
-Avec moi, n'y avait-il pas une jeune fille ? Aux cheveux longs et sombre, elle a deux jolies fossettes quand elle sourit, elle est assez grande, de longs cils... Dis-moi que tu l'as vu ! grondais-je en me jetant sur lui.
Je voulais faire disparaître son air surpris, je voulais qu'il me dise qu'il l'avait vu ! Qu'il l'avait vu et qu'elle était juste partie manger en attendant que je me réveille, je voulais qu'il sache de qui je parle ! Je ne voulais pas être seule ! Je ne voulais pas être toute seule...
-Hey ! tonna une voix derrière moi.
Des mains chaudes me saisir les bras, m'écartant de Remus qui me regardait d'un air paniqué.
-Non mais ça va bien ? cria la voix.
Je ne savais pas si l'homme qui me fixait avait continué de me parler, de me disputer, mais je n'avais même pas la force de l'écouter. J'étais toute seule au beau milieu de nulle part. Christelle allait se faire éventrer par Voldemort, et je ne savais même pas comment rentrer chez moi. Qu'est-ce que j'étais censée faire ?
Mes jambes avaient dû m'abandonner à nouveau car j'étais à genoux sur le sol, un visage juste devant moi, je n'avais même pas remarqué qu'on me regardait.
Je me perdis dans les yeux gris qui me fixaient. Des mèches sombres et assez longues tombaient devant eux, les camouflant légèrement. Quel dommage pour de si jolis yeux. Si profonds et emplis de colère.
Je passais ma main dans les cheveux mi-long et soyeux de la personne pour admirer son visage sans qu'il ne soit gâché par tous ses cheveux. Une peau pure et blanche, des sourcils froncés qui marquait de la surprise et du mécontentement, un nez assez long et pourtant fin. Une mâchoire un peu brute, mais pas carrée, recouvertes de quelques poils sombres. Mais surtout, le plus beau dans ce visage était ses yeux, ses yeux si gris et si purs. On pouvait si perdre si facilement.
-Calme-toi Sirius, elle est sous le choc ! dit une autre voix.
J'écarquillais les yeux et m'écartais brutalement du jeune homme en me rendant compte de ce que je venais de faire.
Les quatre nouveaux venus me fixaient étrangement, les yeux grands ouverts.
Une fille rousse se plaça à mes côtés et m'aida à me redresser.
-Ca va ? demanda-t-elle gentiment. Je m'appelle Lily, les garçons m'ont dit qu'ils t'avaient retrouvés dans la neige cette nuit, tout va bien ?
- Cette fille est folle Lily, laisse-la ! cracha Sirius en se rapprochant de Remus.
Oui j'étais folle, je devais être en train de rêver, ça ne se pouvait autrement, je ne pouvais pas être face aux Maraudeurs. C'était un blague, tout ce qui était arrivé n'était pas vrai, on me faisait une blague, une énorme blague, un scénario ! Nyx is watching you ? Où sont les caméras ! Où elles sont ?!
Je m'étais collée au mur, tentant d'apercevoir dans les coins les objets de malheurs.
Oui bien sur c'était impossible, ils ne pouvaient pas être les vrais Maraudeurs. Mais qu'est-ce que je disais, il n'y avait pas de vrais maraudeurs ! Ce n'était qu'un livre ! Un putain de bouquin !
-Hey, ça va ? demanda le garçon un peu plus petit que les autres.
Ses joues étaient un peu épaisses mais il n'avait absolument la tête effroyable qu'il avait dans le film. Son regard était même rempli de compassion, contrairement à celui de Sirius...
Mon dieu qu'avais-je fait...
-Je... commençais-je en me redressant, je m'appelle Anne.
Qu'étais-je censée faire maintenant ? Demander de l'aide à Dumbledore était la meilleure chose à faire, il pourrait sans aucun doute m'aider à retrouver mon amie. Mais même si j'y arrivais, je devrais affronter Drago, et peut-être même me retrouver face à la seconde guerre des sorciers, c'était là-bas qu'elle était. Mais comment étais-je censée faire ? Je n'étais qu'une simple Moldue.
-Enchanté Anne, je suis James Potter ! lança le garçon qui se tenait derrière Lily.
Il avait un visage que j'aurais pu qualifier de banal si jamais il n'y avait pas eu cet immense sourire chaleureux affiché sur ses lèvres.
Je me surpris même à répondre timidement.
La porte s'ouvrit sur une femme dans un uniforme d'infirmière des vieilles années, ah non... Celui du monde des sorciers.
-Et bien, il y a en a de l'agitation ici ! Je pars, tout le monde dort tranquillement, je reviens il y a du chahut.
- Madame, lançais-je d'une voix rauque, il faut absolument que j'aille voir Dumbledore. Est-ce que vous pourriez... m'aider à le rejoindre, je vous prie ?
- Je vais l'appeler, nous allons éviter de vous faire défiler dans les couloirs dans cette tenue.
Dans cette tenue ? Je baissais les yeux sur le très élégant pyjama en coton blanc à gros boutons que l'on avait dû me mettre a mon arrivée.
Qu'avais-je d'autre de toute manière ? Lorsque Drago avait débarqué chez moi, je venais juste de me lever, je ne portais que...
-Ma robe de chambre ? demandais-je, où est-elle ?
L'infirmière haussa les sourcils et m'indiqua le côté de mon lit. Elle était là juste à côté toute propre, sans la moindre trace de sang, la magie faisait vraiment des miracles... Si seulement Christelle était là avec moi pour découvrir ce monde merveilleux. Mais là on le découvrait chacune de notre côté, et je sentais que ça n'allait pas être une partie de plaisir, comment étais-je censée la retrouver ? Dumby devrait avoir les réponses...
Remus resta à l'infirmerie pour se reposer encore mais les autres membres des Maraudeurs nous laissèrent tranquille. J'avais rejoint mon lit, tortillant mes doigts dans tous les sens, cherchant vainement ce que je pourrais expliquer au vieil homme. Devais-je lui dire toute la vérité ? De toute manière... Il allait lire en moi, il trouverait bien la solution lui-même.
Lorsque la porte s'ouvrit sur lui, je reculais surprise. Les autres personnages que j'avais rencontrés ne ressemblaient absolument pas aux acteurs, et là, j'étais nez à nez avec le parfait sosie du second acteur de Dumbledore. Le même sourire... Après c'est vrai qu'il est assez facile de ressembler à un Père Noël à partir du moment où l'on porte une barbe blanche et un joli chapeau. C'était sûrement la même chose pour Dumbledore.
Il salua poliment d'un geste de tête Remus et vint s'installer à côté de moi, soulevant d'une manière étrangement peu gracieuse sa robe de sorcier. Ses yeux bleus pétillants me sondèrent par-dessus ses lunettes en demi-lune, puis finalement il esquissa un léger sourire alors qu'il reculait un peu sur sa chaise, prêt à discuter, mais alors que je m'apprêtais à parler il m'arrêta d'un signe de main et souffla :
-Laissez-moi le temps de comprendre.
Comprendre ? Ca y était ? Il avait lu en moi ? Mais ? Je n'avais rien senti !
-Vous venez de loin, affirma-t-il.
Sans blague ?
-Vos souvenirs à partir de l'arrivée de votre amie sont flous, reprit-il. Mais d'après ce que je vois avant cela, vous deviez être légèrement surprise.
- Vous le saviez ? demandais-je.
- Savoir quoi donc ? s'étonna-t-il en remontant ses lunettes sur son nez d'aigle.
- Que vous ne sortez que d'un livre ?
Il se tourna vers Remus qui fronçait les sourcils et se redressa. Alors le professeur installait les paravents autour de nous je l'observais. Il n'avait vraiment pas l'air vieux, dans ses mouvements tout était léger, il était tout simplement plein de vitalité !
Passant ses longues mains dans un des plis de sa robe, il en sortit un bout de bois aux formes arrondies.
Baguette.
Sort.
Mort !
Je me rendis compte lorsque je fus par terre que mon corps avait eu un mouvement de recul et que j'avais basculée. Mes mains tremblaient alors que mon esprit me semblait revenu. Je me redressais et lui fit mon plus beau sourire :
-Je vous prie de m'excuser, j'ai eu un moment d'absence.
- Ce n'est pas grave, me rassura-t-il. « Insonorisum Loco »
Une légère lumière bleue s'échappa de sa baguette et disparue dans la pièce.
-Voilà, nous pourrons discuter tranquillement. Tout d'abord Miss, avez-vous la sensation de n'être que dans un livre ?
Avoir la sensation de n'être que dans un livre ?
Je le regardais, surprise, bien sûr que non, chacun des personnages semblait rentrer dans le moule approximatif qu'avait forgé pour notre imagination l'auteur, mais il avait de petites différences, ou du moins des différences avec la manière dont je les avais imaginés.
-L'auteur, elle viendrait d'ici ? demandais-je.
- Je n'ai pas dit ça, je ne la connais pas, et je ne sais même pas si elle existe ici. Mais, je pense qu'il y a des choses qui dépassent l'entendement, le couloir que vous avez vu, je ne crois pas que ce n'est été qu'un rêve n'est-ce pas ? C'était réel ?
- Oui ! Il y avait toutes ses portes, qui donnaient sur tous ses différents endroits, des époques différentes aussi je suppose.
- Il existe de nombreux livres sur ce genre de choses, peut-être que ce n'est finalement pas que de l'imagination.
- De l'imagination ? demandais-je en pointant sa baguette du doigt, si ça j'étais en train de l'imaginer alors je préférai me réveiller !
- Et que pensez-vous que je pense de vous ? me répondit-il. Vous sortez tout droit d'un endroit qui pourrait tout à fait être notre futur, et pourtant, le fait qu'il y existe ses romans sur nous, c'est impossible que les sorciers du futur laissent une telle chose arrivée, ça serait une catastrophe...
- Mais où suis-je dans ce cas ?
- Un autre monde ? proposa-t-il. L'homme qui est venu chez vous, ce jeune homme blond qui me parait familier, de quoi vous a-t-il parlé ?
- D'un sort qui permettrait d'atteindre des horizons meilleurs...
- Un sort qui ouvrirait un passage entre les mondes ?
- Comment mettez-vous en relation horizon meilleure et mondes parallèles ?
- On trouve souvent mieux ailleurs, proposa-t-il en haussant les épaules. Nous devrions retrouver ce sort de toute manière, du moins pour vous ramener chez vous au plus tôt. Votre connaissance de notre futur nous mettrait tous en danger, vous y compris.
- Attendez, je ne veux pas juste rentrer chez moi, je dois retrouver mon amie, cette enflure la emmenée avec lui ! Je dois aller la récupérer avant que Voldemort ne lui fasse du mal !
- Je pense que nous pourrons réfléchir à une solution, avant cela mademoiselle, rendez-vous compte que je risque d'avoir du mal à retrouver un sort avec juste une description aussi légère...
- Il y avait aussi quelque chose d'étrange... La formule était longue, extrêmement longue.
- De la très vieille magie... murmura-t-il l'air rêveur.
- J'espère pouvoir m'en souvenir... soufflai-je.
Même lui n'était pas capable de me donner la réponse que j'attendais, j'étais seule et démunie. Qu'allais-je faire tandis que Dumbledore retrouve cette formule ? Attendre ? Attendre que Christelle se fasse tuer pendant que je me faisais dorloter à l'infirmerie ?
-Nous trouverons une solution, Miss, me rassura-t-il, je ferais mon possible, en attendant essayez de vous reposer. Vous pourrez raconter votre histoire aux autres élèves, du moment que vous ne leur dites pas que vous avez lu leur futur dans un livre, ajouta-t-il avec un petit sourire.
-Et qu'est-ce que je fais pendant ce temps ? Je danse le French Cancan ? Je prie pour que tout aille bien pour mon amie ? C'est hors de question, je ne peux pas vivre comme si de rien n'était alors qu'elle est peut-être que le point de se faire torturer à cause d'un putain de personnage de livre qu'elle a reconnue au premier coup d'œil !
- De grâce, calmez-vous, me demanda le directeur en passant une main dans sa longue barbe blanche. Je vous ai dit que nous trouverions un moyen, je ne pourrais pas aller plus vite que je ne le veux. Il a des choses qui ne sont pas possibles. Je peux vous faire intégrer une classe pour découvrir...
- Vous foutez de moi ? crachais-je, mais bien sûr ! Profite, amuse-toi pendant que quelqu'un se fait tuer ! Dégagez, partez trouver ce sortilège ! Je ne veux plus rien entendre !
Je plongeai mon visage dans mon coussin pour y cacher mes larmes.
-Si vous souhaitez quoi que ce soit mon bureau vous est ouvert, me dit le vieil homme d'une voix plus douce. Le mot de passe est « Patacitrouille ».
Extrêmement original !
Les bruits de ses pas résonnèrent dans l'infirmerie et finirent par disparaître, me laissant seule. Mes bras saisirent l'oreiller et je le serrais si fort contre moi qu'on aurait pu croire que je voulais me fondre dans la matière moelleuse. J'étais seule, et mon amie courait un grand danger. Comment est-ce que tout ça avait-il pu arriver ?
Tout ça n'était qu'un rêve, j'allais finir par me réveiller, tout allait s'améliorer, je serais de nouveau dans mon lit, cette fois Christelle ne sonnerait pas chez moi avec ce foutu Drago Malefoy, elle viendrait juste pour que l'on regarde les huit Harry Potter à la suite, en gloussant comme des idiotes jusqu'à l'aube, nous goinfrant de pizzas, de glace et de pop corn. Je ne me blesserais pas. Mes parents rentreraient et nous reprendrions une vie normale.
Oui c'est ça, je vais me réveiller. Tout va bien se passer...
Je ne sais combien de temps je divaguais mais lorsque je rouvris les yeux, ma bouche était pâteuse et mon corps me semblait mou. La lumière avait presque disparue, tout était sombre, trop sombre. Je rabattis la couette à mes pieds et me redressais pour bouger les paravents qui m'entouraient, mais je m'arrêtais lorsque je croisais son regard.
Deux yeux rouge sang me fixaient. La face aplatie de l'homme chauve se redressa doucement. Ses lèvres déformées d'un sourire laissaient apparaître des dents pointues comme des crochets de serpent. Sa cape noire, déchirée par endroit se redressa doucement vers moi, de longs doigts squelettiques se dressèrent comme s'il essayait de me toucher.
Il ricana froidement, alors que ses pupilles reptiliennes étaient toujours posées sur moi. L'air s'était alourdi, ma respiration devint haletante, mon cœur entama sa course frénétique.
- Je t'ai trouvé...
