Un cours chapitre, les suivants seront plus fourni je pense ^^
Je vous laisse donc avec l'ensorcelant Magnus cette fois
Pov Magnus
Une journée comme tant d'autres. Emplie de musique, évidemment. J'aimais cette vie, ma vie. Oh bien sur, d'aucun dirait qu'elle était décousue, pis dissolue. En cela et en d'autres points, ils n'auraient pas entièrement tord, d'ailleurs. Mais quel intérêt porter aux points de vues d'inconnus? Pas le moindre. A dire vrai, cela m'amusait plus qu'autre chose de capter les regard mi-choqué, mi-envieux de ceux qui ne parvenaient pas à se moquer de l'avis d'autrui. Les pauvres, ce devait être arasant tout ces masques à porter pour plaire à des individus qui s'en fichaient éperdument. Je préférais prendre les moments comme ils venaient, accueillant la joie avec bonheur et faisant fi du reste. Catarina me raillait souvent disant de moi que je n'étais qu'un éternel adolescent. Elle en avait toute une bande avec Ragnor et Raphael. Nous étions son escadron de sales gosses, comme elle aimait nous appeler, non sans tendresse. Des amis fidèles, loyaux, comme je n'avais qu'eux. Ça n'avait aucune importance, je les avais eux. Et mon violon. Ami précieux entre tous.
Nous avions débarqué en ces terres des légendes arthurienne ensemble, comme un défi lancé à ce destin acide. Il avait tenté de nous séparer et pourtant nous vainquions, ensemble. Une bravade assumée. Une revanche pour les enfants que nous avions été. Et qu'elle réussite fulgurante. Cat en phase de devenir médecin émérite, Ragnor avocat tenace, Raph étudiant modèle et moi même directeur du label Bane.
Le savoir comme arme. Enseignement appris par Catarina, retenus au delà de ses espérances. Je m'étais même découvert un goût de la lecture prononcé grâce à elle. La fierté brillait dans ses yeux ou était-ce l'agacement ? Je confondais toujours.
Comme bien souvent je me rendais sur mon perchoir favoris : arthur's seat. Le printemps permettait un temps clément et des promeneurs rares. J'aimais l'ambiance qui régnait en ce lieu. Pas de bruits parasites, juste un calme bienfaisant, inspirant, parfait pour composer. Le son du vent se levant dans les hauteurs composant une mélodie plaintive, enivrante. Les odeurs de terres sauvages, indomptées, chantant la liberté. La musique entêtante de cet ancien volcan au cœur creux, faisant raisonner les pas.
Mon havre de paix en somme, que j'accompagnais souvent de ma propre mélodie.
Par habitude, je me mettais régulièrement à l'écart. Habitude remise en cause depuis peu. Je semblais avoir un admirateur pas vraiment secret. Un jeune homme dessinant régulièrement ce qu'il semblait avoir sous les yeux.
Dans cet environnement, à tord sans doutes, je faisais peu attention au reste. Mais lui avait piqué ma curiosité. J'avais compris qu'il me dessinait jouant du violon, il ne s'en cachait pas. Il m'amusait ne dessinant que lorsque je faisais courir mon archer sur les cordes. Lui dessinait, je jouais. Il n'y avait là pas davantage, pourquoi en aurait il été autrement ?
Après tout, s'il n'avait aucun talent, personne ne saurait jamais que j'en étais le modèle et donc mon honneur serait sauf. En cas contraire mon orgueil était légèrement piqué de cette marque d'intérêt.
J'aimais mon violon avec une sorte de révérence. Je m'y était accroché tant de fois, lui m'était loyal toujours. Une manière de lâcher prise. Bien loin sans doutes de l'image d'extravagance que je renvoyais sans peine. C'était si facile de ne laisser voir aux autres que ce à quoi ils s'attendaient, uniquement ce qu'ils voulaient voir. Raison pour laquelle je n'exposais pas ma précieuse passion à tout les yeux. Mais ici j'étais un anonyme, c'était reposant. Il était en effet peu probable que je croise en semaine, sur cette magnifique colline, un de mes collaborateurs.
L'inconnu était donc là, c'était un jeune homme aux cheveux de jais. En dehors de cela je n'en savais rien et c'était très bien ainsi, après tout lui non plus ne semblait pas me porter grand intérêt, en dehors de ses dessins bien sur.
