AN : Me voilà pour le chapitre 2 ! :) Merci à toutes les reviews, ça fait toujours extrêmement plaisir ! Vous êtes mon carburant ! Bon, ce chapitre est plus long, et j'ai mis relativement peu de temps à l'écrire... Le temps entre chaque update va varier fortement, parce que je suis en pleine révision du bac, partie 1... Je m'excuse à l'avance !

Disclaimer : seuls Ethan et Astrid m'appartiennent.

Enjooooyyy ~


.


Bip, bip.
Il y a de la lumière. Je suis sur un matelas pas très épais, et il semblerait que je ne porte qu'une simple chemise de nuit.
La mémoire me revient : le mec étrange, l'alien quoi, Ethan qui me fait courir devant lui, les détonations.
Mes yeux s'ouvrent d'un seul coup pour se faire agresser par la lumière du soleil, qui filtre à travers des rideaux aussi blancs que le reste de la pièce à peine aperçue. Je me relève en position assise et me frotte les yeux en grognant de douleur. Mes muscles raidis ne semblent pas prêts à me faire de cadeaux. Une voix s'élève, avec un fort accent britannique.

-Bonjour Mademoiselle. Vous allez bien ?
-Euh, je fais, toujours les yeux fermés. Oui, ça va. Et vous êtes ?
-Vous pouvez m'appeler Jarvis.
-D'accord.

Je prends le temps de m'habituer à la lumière en ouvrant progressivement les yeux. Je sursaute en me rendant compte que personne n'est à mon chevet et fouille tout de même un peu plus la pièce du regard. Mais personne. J'hausse les épaules, il a certainement dû sortir pendant que j'avais les yeux encore fermés. Pas grave, je le connais pas ce type, après tout. Nan, ce qui commence à m'inquiéter, c'est qu'il ne semble y avoir personne dans cet hôpital. Je veux dire, quand on est rescapée d'une explosion, on est sensée être sous surveillance non ? Enfin, je dis ça, j'en sais rien. C'est pas comme si j'étais habituée à être bombée tous les mois non plus, hein, merci bien. Comme pour me rassurer, je cherche Ethan du regard, mais il semble bien que je sois absolument seule dans la pièce.

-Je me demande s'il va bien…

Sans prévenir, la voix de Jarvis retentit de nouveau, me faisant crier de surprise, et de peur aussi.

-Si vous parlez de Monsieur Baudouin, il est déjà réveillé.
-AAAAAAAAAH MON DIEU MAIS C'EST QUOI CA ?
-Hum, je suis ce que l'on appelle une Intelligence Artificielle.
-Bah fallait me le dire aussi ! Putain j'ai eu la peur de ma vie ! Merci quand même pour l'info, euh, Jarvis. C'est gentil à vous.
-C'est tout naturel Mademoiselle Verdet.
-Vous pouvez m'appeler Astrid, Jarvis. On n'est pas au 19e siècle… Ah et je peux vous poser une question ?
-Bien sûr Mademoiselle Astrid.

Je soupirais en entendant que l'IA n'avait pas laissé tomber le titre de « Mademoiselle ». Son inventeur devait être quelqu'un de sacrément strict et guindé pour l'avoir réglé comme cela.

-Pourquoi n'y a-t-il personne dans ma chambre pour mon réveil ?
-Ne vous inquiétez pas, l'Agent Coulson va arriver d'ici quelques minutes.
-Ah ?
-J'ai prévenu Monsieur Stark, mon inventeur, de votre réveil, pour qu'il puisse prévenir l'Agent Coulson. Si je ne me méprends pas, Monsieur Baudouin devrait être avec lui.

J'hochais la tête, persuadée que l'IA pouvait aussi percevoir mes mouvements. Le nom de Stark me disait quelque chose, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur quoi. En tout cas, il n'était certainement pas français, et ce Coulson non plus. Avec ces noms de famille, ils devaient certainement être anglophones. Ahah, et l'autre crétin d'Ethan qui baragouine à peine trois phrases d'anglais médiocre, je ne sais pas comment il va s'en sortir. Mon ricanement mourut au bord de mes lèvres lorsque la porte s'ouvrit en volant, laissant passer un Ethan échevelé, suivi de près par un type en costard et lunettes de soleil. Certainement un gars de la police, ce Coulson.

-Astrid, oh mon Dieu tu es réveillée ! fait-il en me prenant dans ses bras.
-Bien sûr tu crois quoi ? J'suis increvable moi.
-J'ai bien cru que tu t'étais transformée en la Belle au Bois Dormant. Dans ce cas, t'aurais pas pu compter sur moi pour te réveiller.
-Bah merci c'est sympa !

On part dans un éclat de rire –que j'arrête vite faute à mes abdos récalcitrants. Coulson a les yeux fixés sur moi, l'air sévère. Je ne peux m'empêcher de penser que les lunettes de soleil, ça le rend vraiment ridicule en intérieur. Je souris gentiment cependant, et Ethan semble se rappeler de la présence du man in black.

-Oh, euh. Phil, this is Astrid… Astrid, voilà l'Agent Phil Coulson. Jarvis a du te prévenir de notre arrivée de toute façon.
-Je suis très honoré de rencontrer une jeune fille aussi perspicace que vous Mademoiselle Verdet.

Je regarde Ethan, blasée qu'il soit tellement à l'aise avec le fait qu'un robot puisse interagir avec moi, mais blasée aussi par son accent tout pourri. Puis, lorsque Coulson prend la parole, je souris avec plaisir au compliment, bien que son accent massacre quasiment la phrase. Contrôlant le rire qui me monte dans la gorge, je réponds dans un anglais que j'espère parfait.

-Merci beaucoup, le plaisir est pour moi.
-Très bon anglais, Mademoiselle. Ethan, veux-tu rester pendant que j'interroge Mademoiselle Verdet ? reprend-il en français.
-Je peux ? Bon ben, je reste alors.

Je tique en l'entendant prononcer le prénom de mon ami, alors que j'ai toujours le droit au « Mademoiselle » suivi du nom de famille. Il doit être réveillé depuis plusieurs jours s'ils ont réussi à tisser des liens aussi forts. Ethan s'assoit sur le lit et me prend la main, tout content de pouvoir assister à mon interrogatoire. Phil Coulson retire –enfin- ses lunettes et me regarde avec ses yeux perçants. J'aime pas trop ça, ça me met mal à l'aise… Comment dire ? J'ai presque l'impression qu'il a pitié de moi. Il prend la parole très calmement, tout en s'asseyant sur une chaise.

-Bien. Je peux parler anglais avec vous Mademoiselle ?
-Bien sûr. Mais appelez-moi Astrid, vous me stressez, Jarvis et vous, à m'appeler Mademoiselle.
-Comme vous voudrez.
-Et si vous parlez en français, le vouvoiement me met mal à l'aise aussi.
-Comme tu veux, soupire-t-il.

J'ai presque l'impression qu'il à l'habitude de se plier ainsi à des petits caprices de mômes. C'est un peu bizarre de voir un homme à l'air aussi menaçant accéder si facilement à vos requêtes. Ethan rit doucement en le voyant se prendre la tête entre les mains, et lui tapote l'épaule du bout des doigts. Il se redresse un peu, attrape un calepin et un stylo dans la poche intérieure de son veston et s'exclame :

-Bien, commençons ! fait-il directement dans sa langue natale. Alors, quelle heure était-il lorsque tu as pris le tram ce 15 mars 2013 ?
-Dans les environs de 4 heures et quart de l'après-midi, je dirais.
-Hm. Que te rappelles-tu à propos du présumé poseur de bombe ?
-Il est arrivé en courant, le conducteur a été assez gentil pour l'attendre. Je ne me souviens de l'avoir vu essoufflé, pourtant. Il était très grand, 1m90, peut-être même plus. Il a regardé autour de lui, comme s'il cherchait quelqu'un, puis il s'est détourné pour aller s'asseoir un peu plus loin. C'est à ce moment-là que j'ai cru voir qu'il avait les yeux rouges.
-Cela correspond à ce que m'a dit Ethan, parfait. Que peux-tu me dire que la bombe et ces effets ?
-Elle a clignoté d'une lumière bleue avant d'exploser. La déflagration était très chaude, enfin, on n'a jamais essayé de me faire sauter avant, alors, je ne sais pas si c'était normal. Mais le pire… C'était ce genre de pulsassions malsaines qui me parcouraient le corps. Ca résonnait dans mes oreilles, j'avais l'impression qu'on m'abattait un marteau sur le cerveau à chaque fois.
-Je vois… Je crois que ça sera tout, puisque nous avons déjà interrogé ta famille, tes proches, et que ton casier judiciaire est tout à fait vierge. Merci pour ta coopération.
-De rien, vous pensez bien. Alors ? C'était vraiment un alien ?
-Eh bien, il y a de fortes chances que oui, en effet. Nous le pensons car plus personne ne créée de bombes avec des radiations dans ce genre sur Terre.

J'arrondis les yeux, choquée. Coulson tord la bouche et j'entends Ethan murmurer qu'il 'lui avait bien dit, ça ne passerait pas avec elle' (moi, donc). L'information est bien arrivée à mon cerveau, mais j'ai du mal à réaliser. J'ai été radiée. Je vais mourir dans peu de temps d'un cancer ou d'une quelconque maladie dégénérescente ou je ne sais pas trop quoi… Sans le vouloir, je m'entends hoqueter. Ethan me passe la main devant les yeux, que j'avais toujours fixés sur Coulson, et je tourne la tête vers lui, apeurée.

-Calme toi, ce n'a pas si terrible que ça en a l'air.
-Ah… Ah oui ? Je ne sais pas ce qu'il te faut, à toi, pour être terrorisé. T'as l'air de plutôt bien le prendre !
-Astrid ? fait doucement l'agent.

J'essaye de reprendre mon calme, respirant profondément. Ethan ne me mentirait pas, du moins, je ne crois pas. Je retourne mon regard sur le presqu'inconnu qui nous tient compagnie. Tiens d'ailleurs, je ne sais pas d'où il sort lui. Sous les questions qui se bousculent dans ma tête, je choisis de plisser les yeux et d'essayer de percer le secret du costard-cravate.

-Vous êtes qui, au juste ? Non parce que vous avez pas vraiment l'air d'un flic, et puis vous êtes pas français…
-Ethan, peux-tu lui expliquer ? Je dois aller prévenir le commandant Fury. Je suppose que Stark n'a pas jugé utile de le prévenir, évidemment…
-En effet Monsieur Coulson, fait la voix de Jarvis, me faisant de nouveau sursauter. Il vous a laissé ce petit plaisir. Après tout, ce n'est qu'une bonne nouvelle.

L'homme grimace sincèrement devant l'implacabilité de l'IA, qui, il me semblait, avait une pointe d'amusement dans la voix. Ce Fury ne doit pas être quelqu'un de spécialement agréable, je suppose. Après nous avoir salués de la main, Coulson sort de la chambre, remettant ses lunettes sur le bout de son nez et sortant un portable dernier cri, certainement pour appeler son supérieur.
Je me tourne vers mon ami, désireuse d'en savoir plus.

-Alors, il sort d'où, ce pingouin ?
-Sois un peu polie, Astrid, me répond Ethan en fronçant légèrement les sourcils. Phil est quelqu'un de très responsable et gentil.
-Oui, oui. Donc ?
-Il fait partie du S.H.I.E.L.D. C'est une organisation secrète du gouvernement américain, une sorte de services secrets je crois.
-Ah. Et qu'est-ce qu'ils nous veulent ? Mes parents sont au courant ?

Ses yeux s'assombrissent légèrement, mais il les ferme et penche la tête pour me faire un grand sourire. Je le sens mal cette histoire… Pourquoi j'ai couru pou avoir ce tram, nom du string en dentelle du président ? Je serais tranquillement dans ma chambre à réviser mon bac ou bien en cours à parler avec mes amis, mais nan, il faut qu'un alien ait décidé de faire sauter le tram que j'avais pris. Saloperie de vie de merde.

-Eh bien, on va dire qu'il y a deux mauvaises nouvelles, et une bonne. Je te les annonce dans quel ordre ?
-La moins pire, la bonne, la pire des mauvaises.
-Très bien… Bon, on a été radiés, c'est vrai, mais il semblerait que l'on soit dans le même cas que le Docteur Banner.
-Que qui ? Je ne te suis pas là, tu pourrais m'expliquer ?
-Mais si tu me laissais parler aussi ! fait-il en riant, pas le moins du monde énervé. Bien, tu connais évidemment le Hulk.
-Evidemment. Ah, il est lié au S.H.I.E.L.D. ? Je vois, je vois.
-En effet, mais c'est un être humain à la base. Lorsque le Docteur Banner s'énerve de trop, il se transforme en Hulk. Et cela est dû à l'explosion d'une bombe à rayons gamma à laquelle il a été exposé.
-Mon Dieu on peut se transformer nous aussi ? Mais c'est pas nul, c'est génial !
-Non, justement. J'étais dans une rage noire lorsque l'on m'a fait croire que tu étais morte, mais rien ne s'est passé… On va devoir rester sous examen pour découvrir nos pouvoirs et les apprivoiser. C'est ça, la mauvaise nouvelle : rester enfermés.
-Ah ouais, pas cool… Tu n'as pas l'air de leur en vouloir pour le mensonge sur mon état ?
-Pas vraiment. Je préfère ça à d'autres méthodes qui pourraient être plus… controversables, dirais-je.

Je le regardais intensément, enviant son flegme à toute épreuve. Il ne semblait même pas embêté par le fait de devoir passer plein de tests ou de rester enfermé ou presque durant des mois, parce qu'il avait certainement des super-pouvoirs ou un truc du genre. Il était du genre à prendre la vie comme elle venait, avec ses bons et ses mauvais côtés, c'est ce qui m'impressionnait le plus chez lui.

-La bonne nouvelle pour enchaîner ! Comme tu le sais, le Hulk fait partie des Avengers, donc le Docteur Banner aussi… Monsieur Stark a accepté que nous soyons hébergés dans sa tour, enfin, la tour Avenger, à New York, tout le temps qu'il faudra. On part pour les Etats-Unis dès que ton état le permet, cocotte !

Je sentis mon visage se décrisper et mes lèvres former un sourire émerveillé. Je pars pour la Grande Pomme pour une durée indéterminée ! Mon rêve le plus cher se réalise avant même que je n'aie fini le lycée, je n'arrive pas à y croire. Et voilà à quoi me faisait penser le nom de Stark, mon professeur de techno en était raide dingue au collège, et puis son nom revient plutôt souvent dans les news. Je dois avoir une sacrée bosse sur le crâne pour avoir la tête dans les nuages à ce point. Me remettant de ma surprise, je me jette au cou d'Ethan, qui semble un peu perdu, mais rit de me voir aussi heureuse. Je le lâche et m'écrie :

-C'est génial, oh mon Dieu, oh mon dieu, qu'est-ce que j'ai hâte !
-Ne t'excite pas trop, c'est mauvais pour ta santé, vu ce que tu t'es pris sur la tête.
-Mais mes parents sont d'accord ? Ils sont obligés de leur demander, puisque je suis mineure… Ohlàlà, j'espère que maman ne leur a pas trop donné de fil à retordre…
-Justement. C'est la « pire des mauvaises nouvelles »… Tu es officiellement décédée, Astrid.


.


Ahahah ! :'D Je suis sadique, sur le coup, je crois... Lancez moi des tomates (ou des cailloux si vous n'avez pas de tomates sous la main) (ou ce que vous voulez, du moment que ça vous apaise -') dans les reviews, vous verrez, ça délasse :) Bref, à la prochaine et portez-vous bien !