♂ Le Mariage de Pétunia ♀
Résumé : Le mariage de Pétunia. C'est déjà une épreuve pour Lily, mais lorsque Dumbledore lui annonce qu'elle doit y aller accompagnée et que son cavalier sera James Potter, ça vire à l'épreuve de force. A moins que…
Voilà un James/Lily assez court qui m'est passé par la tête après avoir lu une fic dont je ne me rappelle plus le titre… Mais rassurez vous, je n'ai fait aucun plagiat. En fait, ça n'a rien à voir avec la fic en question. Elle m'a juste donné l'idée.
Donnez moi votre avis !
Chapitre II :
Où les relations entre Préfets-en-Chef ne s'arrangent pas.
Lorsque Lily passa le pas de la porte de sa maison, James sur les talons, elle s'attendait à tout, sauf ce qu'elle vit.
La meilleure amie de Pétunia, répondant au doux nom (particulièrement pertinent) de Moganda Potiche, semblait s'être transformer en une créature tout droit sortie de la Forêt Interdite.
Derrière elle, la sorcière entendit son condisciple tenter d'étouffer un fou rire naissant. Il fallait dire que la scène était particulièrement grotesque. Il fallait savoir qu'en temps normal Moganda était une blonde au visage anguleux et aux yeux éteints. Elle était toujours fardée de façon exagérée et de très mauvais goût. Mais ce jour là, en plus de ces habitudes, elle était vêtue d'une espèce de robe d'un rose affreux et qui semblait avoir été coupée par Hagrid – qui était certes un demi-géant charmant mais qui n'avait, il fallait bien le dire, aucun goût en matière vestimentaire.
- Elle se prend pour un véracrasse ? s'enquit à mi-voix James.
Lily pouffa alors que Moganda continuait à tourbillonner dans le vestibule pour bien montrer à tous sa superbe robe.
- Lily ! s'exclama soudain une femme, visiblement ravie de laissait la « mannequin » en plan.
- Maman, fit la Gryffondor en enlaçant sa mère.
- Je suis contente que tu ais pu venir. Comment vas-tu ? Tout se passe bien à l'école ? Tu n'es pas trop fatiguée par le voyage ?
La jeune fille ne put contenir un sourire. Sa mère s'inquiétait toujours autant pour elle. Il fallait dire que pour la pauvre femme qui n'avait jamais été plus loin que les banlieues londoniennes, Poudlard semblait être à l'autre bout du monde.
- Oh, mon Dieu, entrez donc jeune homme ! s'exclama soudain la mère de Lily.
La sorcière sursauta. Avec l'arrivée de sa mère, elle avait complètement oubliée Potter qui était encore sur le pas de la porte. Elle se poussa vivement dans le but de le laisser entrer. Ce qu'il fit, traînant à sa suite les malles. Elle se doutait qu'il devait pester intérieurement contre l'impossibilité d'utiliser des sorts à cause des Moldus présents. Toutefois, rien n'apparaissait sur son visage.
- Lily ! gronda sa mère.
De nouveau la jeune fille se sentit honteuse.
- Pardon, maman je te présente James Potter, qui est l'autre Préfet-en-Chef de Pou… mon école. Potter, voici ma mère.
- Mrs Evans, salua l'Attrapeur.
- Appelez moi Suzan jeune homme, sourit-t-elle. Je suis ravie de vous rencontrer. Laissez ces malles là, mon mari va s'en occuper. George !
Avant que James n'ait pu dire quoi que ce soit, un homme arriva dans le vestibule. Physiquement, Lily ne ressemblait pas vraiment à son père. Celui-ci était grand, mince, avec des cheveux poivre et sel et des yeux d'un bleu tirant vers le gris. Toutefois, malgré son allure sévère, on pouvait lire dans les yeux de l'homme une droiture et une gentillesse incontestable. Avec l'aide de Potter, le père de Lily monta donc les bagages des deux sorciers à l'étage.
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Lorsque Lily ouvrit les yeux, le lendemain, ce ne furent pas les couleurs de Gryffondor qui ornaient sa chambre de Préfète-en-Chef qui apparurent à ses yeux mais la couleur délavée qui avait du être un jour du jaune dont étaient peints les murs de sa chambre. Malgré tout, elle sourit, heureuse d'être chez elle. Elle se leva, encore à moitié endormie et tomba sur le miroir accroché à sa porte. Elle soupira en regardant la piètre image qu'il lui renvoyait et se laissa tomber sur son lit, la tête entre les mains.
La veille, elle avait heureusement réussit à éviter sa sœur. Mais ce jour là elle allait bien être forcée de la saluer. Ses parents lui en voudraient si elle ne le faisait pas. D'autant plus qu'une grande partie des invités devaient arriver ce jour là pour être présent à la cérémonie qui se tenait le lendemain à 10 heures.
De nouveau, Lily se sentit nauséeuse. Pourquoi était-elle là ? Elle était sûre que sa sœur aurait été ravie qu'elle ne soit pas présente à son mariage. Alors pourquoi était-elle venue ? Avec James qui plus est !
Et voilà ! Elle se mettait à l'appeler James. Elle s'était jurée de ne jamais le faire !
Ja-mais.
Ce n'était pourtant pas difficile. Elle le haïssait pour tant de raisons. Il était arrogant, dissipé, fabuleusement beau… Non ! Cet argument n'avait rien à faire là !
Alors que la jeune sorcière se battait avec ses pensées, la porte de sa chambre s'ouvrit et sa mère entra. Suzan sourit en voyant sa fille ainsi songeuse.
- Comment vas-tu ma chérie ? lui demanda-t-elle.
Lily sursauta. Elle regarda sa mère, l'air légèrement hagard.
- Je vais bien. Très bien.
- Tu pensais à James ?
Malgré elle, la jeune fille s'empourpra.
- A Potter ? Certainement pas.
Suzan s'assit à coté de sa petite dernière en souriant tendrement.
- Je suis ta mère ma petite Lily. Je te connais. Je vois bien comment tu es avec ce jeune homme. Et je vois bien que, quoique tu dises, il est plus que ton homologue masculin.
La Gryffondor regarda sa mère. Que pouvait-elle répondre à ça ?
- Je… je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas maman. Je ne comprends pas. J'étais sûre de le détester. Je veux dire, c'était comme ça depuis notre troisième année. Depuis qu'il m'avait demandé la première fois de sortir avec lui. C'était simple. Mais… mais…
- Mais tu ne le détestes pas vraiment.
La sorcière secoua la tête d'un air désespéré.
- Je ne sais pas ! Je ne comprends plus. C'est vrai. Il m'insupporte toujours mais en même temps… je ne sais pas. Je suis complètement perdue ! En plus je ne veux pas tomber amoureuse de lui ! C'est un tombeur, il collectionne les filles et ne s'en ait jamais caché ! Je ne veux pas tomber amoureuse de lui. Il s'est toujours moqué de moi. A me répéter que j'étais belle et tout ça. Il me prend pour une idiote !
- Mais tu es très belle, ma Lily.
- Bien sûr que je suis belle pour toi ! Tu es ma mère. Tu n'es pas objective.
- Voyons Lily ! s'insurgea Suzan.
Mais la jeune fille balaya l'intervention d'un geste de la main.
- De tout façon, trancha-elle, il ne s'intéresse plus à moi depuis un an.
Sentant qu'elle n'arriverait à rien, Mrs Evans sortit de la pièce en secouant la tête d'un air désolé.
Quand à Lily elle se demandait pourquoi sa gorge s'était nouée lorsqu'elle avait prononcée sa dernière phrase. Pourquoi ses yeux lui piquaient ? Pourquoi avait-elle mal au cœur ? Elle s'était interdit d'aimer James Potter. Alors pourquoi pleurait-elle ?
Pourquoi ?
Ce ne fut que plus tard, lorsque les larmes se tarirent et que toutes leurs marques disparurent que Lily descendit. Elle trouva ses parents ainsi que James attablés dans la cuisine autour d'un maigre mais consistant petit-déjeuner. Après avoir saluer tout le monde sans réellement se départir de son air morose, la jeune fille entreprit de se servir.
- Dit moi Lily, as-tu eu le temps de t'acheter une robe pour le mariage de ta sœur ?
La sorcière eut un hoquet de surprise. Elle n'y avait absolument pas pensé. Elle n'avait ni robe ni cadeau de mariage ! Honteuse, elle baissa les yeux vers son assiette.
- Parce que j'ai prévu d'aller en acheter une avec ton père…
George ouvrit la bouche dans le but de protester mais sa femme continua, imperturbable.
- … tu pourrais venir avec nous, qu'en penses-tu ?
Ce qu'elle en pensait ? Elle pensait que ses parents avaient déjà du dépenser une fortune pour satisfaire les idées extravagantes de sa sœur et qu'une robe de soirée de plus n'était absolument pas dans leurs moyens.
Pourquoi pas ?
Tout en mastiquant sa tartine de margarine, James observait cette famille. Il n'y avait pas de doutes. Ces trois là s'aimaient énormément. George, guère ravi à l'idée d'aller faire les magasins, faisait des grimaces dans le but que sa femme oublie son projet mais celle-ci restait intraitable, souriant à sa fille qui semblait gênée. Le Gryffondor n'avait aucun mal à comprendre la gêne de sa condisciple. La famille Evans était pauvre, il le voyait bien. Une robe de mariage n'était certainement pas dans leurs moyens. D'autant plus qu'il doutait que Mrs Evans se contente d'une robe de seconde main pour se rendre au mariage de sa fille. Elle en aurait une belle, quitte à s'endetter pour les dix prochaines années. Mais lui que pouvait-il faire ? Certes, acheter deux robes, même superbes, ne feraient absolument pas de trou dans son budget, mais il doutait que les Evans acceptent ce genre d'aide. Ils avaient leur fierté. Mais soudain, la solution s'imposa à lui.
Du coin de l'œil, Lily remarqua le visage de Potter s'éclairer soudainement. Que diable lui arrivait-il ?
- Vous savez, la meilleure amie de ma mère était spécialisée dans les robes de mariages sorciers, intervint-il alors, mais il y a peu, elle m'a dit vouloir faire des robes moldues également. Mais elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre, à cause des modes sans doutes. Si vous avez le temps et une idée de ce que vous voulez, je peux vous conduire chez elle…
Un grand sourire apparut sur le visage de Suzan et ses yeux se mirent à pétiller.
- C'est une sorcière ? s'enquit-elle, excitée comme une enfant.
- En effet.
- Excusez moi James, mais la magie me rend une peu idiote, c'est passionnant !
Elle ressemblait à une gamine fascinée. L'Attrapeur sourit. Si tout les Moldus avaient été comme elle, la vie des sorciers s'en serait vue facilitée.
- Allons y ! conclut Suzan. La boutique est Chemin de Traverse ?
- Oui, confirma James, mais mieux vaut se rendre directement auprès d'elle. Le Chemin de Traverse n'est pas très sûr ces temps-ci.
Les époux Evans se regardèrent, surpris.
- Pourquoi ça ?
James s'assombrit et Lily se mordit la lèvre. Bien entendu, elle n'avait pas parler à ses parents de ce qui se passait dans le monde sorcier. A quoi bon ? Cela les aurait inquiété pour rien. Après tout, n'y avait-il pas d'endroit plus sur en Grande-Bretagne que Poudlard ? Jamais Vous-Savez-Qui n'oserait s'en approcher !
- Des problèmes politiques, répondit-elle, rien de grave.
Potter ne fit aucun commentaire, mais elle savait que ce mensonge ne lui plaisait guère. Enfin, depuis quand se préoccupait-elle des états d'âme du capitaine de l'équipe de Quidditch ? Pff !
Ledit capitaine se leva.
- Si vous voulez toujours y aller, je vais appeler l'amie de ma mère pour savoir où elle est et si elle peut nous recevoir.
- Avec plaisir !
James sourit. Il ne doutait pas de la véracité de la phrase de Suzan.
Quand à Lily, elle regardait sa mère. Elle était toujours aussi excitée dès qu'il s'agissait de magie. Toutefois son excitation risquait de retomber très vite. En effet, la préfète doutait qu'une amie – à plus forte raison la meilleure – de feu Mrs Potter puisse faire des vêtements qui entrent dans leurs prix. Elle soupira. Après tout, aller la voir n'engageait à rien…
Potter redescendit quelques minutes plus tard en disant que l'amie de sa mère pouvait les recevoir quand ils voulaient et qu'elle serait ravie de tenter de faire des robes pour un mariage moldu.
N'y tenant pas, Suzan proposa qu'ils partent sur le champ. Ce n'est quand usant de toute sa force de persuasion que George parvint à la persuader de ne partir qu'une fois qu'ils auraient prévenus Pétunia et de passer à la banque.
Les époux Evans, Lily et James partirent donc après ces différentes étapes pour le magasin tant attendu. Ils durent se rendre dans des quartiers assez inattendus et assez pauvres à la surprise générale. Lily interrogea son condisciple du regard. Il sourit d'un air désolé.
- En général, personne ne vient ici comme ça. On transplane ou on utilise la poudre de cheminette…
La sorcière approuva de la tête. En effet, ces moyens de transports étaient inutilisables en raison de la présence de ses parents.
Ils arrivèrent enfin en face d'une bicoque qui tombait réellement en ruine. Sans en tenir compte, James s'approcha et frappa contre la porte. Lily se demanda d'ailleurs comment celle-ci avait pu ne pas lui rester entre les mains.
- C'est James Potter, dit-il tout haut comme répondant à une question.
Et la porte s'ouvrit dans un grincement inquiétant. Sans s'en inquiéter, le Sang Pur entra. Voyant que les Evans hésitaient à le suivre il s'exclama.
- Vous venez ?
Ce qu'ils firent, non sans appréhension. Et quelle ne fut pas leur surprise en entrant de découvrir une superbe demeure, décorée à la monde victorienne et dont le moindre tapi devant valoir plus d'argent qu'ils n'en verraient durant toute leur vie.
- James ! s'exclama une voix haut perchée.
- Bonjour Francès, dit le jeune homme alors qu'une petite femme l'enlaçait avec affection. Laisse moi te présenter Lily Evans, qui est Préfète-en-Chef avec moi et ses parents, George et Suzan Evans, qui sont les Moldus dont je t'ai parlé.
- Soyez les bienvenus ! fit Francès avec un grand sourire. Je suis ravie de vous voir. Mes félicitations pour votre poste Miss Evans. J'aurais voulu être préfète. Enfin, ma scolarité est bien loin ! Venez !
Francès Dutissus, magicouturière de son état, était une personne très enjouée. Amie de feu Mrs Potter depuis leur entrée à Poudlard, elle avait toujours été considérée comme une rêveuse très peu attachée à la réalité. James n'avait jamais été d'accord avec cette description. Toutefois il n'avait pas voix au chapitre.
Alors qu'elle invitait les Evans à se mettre à l'aise et qu'elle demandait à une de ses assistantes de servir le thé, elle s'était rapprochée de James.
- Je suis contente de voir que tu as suivi les valeurs de ta mère. Cette petite à l'air parfaite, dit-elle doucement à l'intention du Gryffondor.
- Francès ! Ne me dit pas que maman t'avait parlé de ça !
La couturière eut un sourire amusé.
- Nous n'étions pas amie pour rien. Mais ne t'en fait pas James, je ne vendrais pas la mèche.
- Il n'y a pas de mèche à vendre.
- Ne me prend pas pour une poufsouffle ! Bon, tu m'as dit que leurs moyens étaient très limités…
- C'est peu de le dire. C'est pour ça que j'ai pensé à toi… Peux-tu… ?
- Je peux tout, surtout pour mon filleul préféré !
- Je suis ton seul filleul.
- Raison de plus !
Francès s'éloigna gaiement. James ne prêta alors plus attention à ce qu'elle faisait. Il lui faisait confiance. Ses pensées dérivèrent. Vers sa mère. Leurs rapports n'avaient jamais été ceux qu'entretenaient Suzan et Lily. Ils étaient beaucoup plus formels. Dans la famille Potter, on faisait les choses selon le protocole.
Le protocole. Un mot que James avait toujours haï. Un mot qui l'avait éloigné de sa mère. Il savait qu'elle détestait ça elle aussi. Mais elle s'y pliait. Les rares fois où ils avaient fait des entorses restaient des moments rares et précieux pour la mère comme le fils. Pourtant, celui-ci savait que sa mère l'aimait au moins autant que Suzan pouvait aimer Lily.
Quand à son père… James ne savait pas vraiment ce qu'il pouvait dire sur lui. Il était si peu constant. Un jour il accueillait Sirius et était un père idéal, et l'autre… L'autre il n'était qu'un froid géniteur enfermé dans son bureau. Et puis les idées de son père dénotaient tellement avec celles de James et de sa mère. Le jeune homme ne voulait même pas imaginer comment il aurait réagit s'il avait su qu'un des meilleurs amis de son fils était un loup-garou. Alors que la mère de James l'avait bien prit, elle. Enfin, elle avait crié, s'était insurgé mais elle avait été fière de lui. Même si elle ne l'avait pas dit, il le savait. Car les non-dits, c'était l'apanage des Potter. Mais celle des idées qui avait définitivement séparé le père et le fils était celle dont avait parlé plus tôt Francès. Les idées vis-à-vis des Moldus. Mr Potter les respectait. Il avait même investit auprès d'eux. Dans leurs entreprises. Ils n'étaient pas comme les Malefoy à prôner la supériorité des Sang Purs. Mais, lorsqu'il avait apprit, Merlin sait comment, que son fils était amoureux d'une sorcière née de Moldus, il s'était énervé et avait formellement interdit à son fils de sortir avec elle. S'en était suivit une dispute mémorable. Et depuis ce jour là, James n'avait plus adressé la parole à son père. C'était lors que sa cinquième année.
- James !
La voix de sa marraine fit sortir brutalement le jeune homme de ses pensées.
- Peux-tu aller me chercher les tissus de soie qui sont dans l'atelier secondaire ? demanda Francès.
Le jeune homme s'exécuta. Il eut juste le temps de voir Lily autour de laquelle tournait différente sorte de tissus et s'agitait une dizaine d'aiguille, dirigée par la main (et baguette) experte de la couturière.
La Préfète-en-Chef ne semblait pas rassurée mais James n'avait pas la moindre inquiétude, il savait qu'en quelques coups de baguettes Francès était capable de faire des miracles.
D'ailleurs lorsqu'il revint quelques minutes plus tard, il eut la confirmation de ses certitudes. Lily était parée d'une robe tout droit sortie d'un conte de fée. La robe était superbe. Toutefois Francès semblait mécontente. Et James n'avait pas besoin de beaucoup réfléchir pour savoir pourquoi. La robe était certes superbe, mais elle ne convenait pas du tout à la préfète. Celle-ci semblait d'ailleurs très mal-à-l'aise. Ce n'était pas du tout son style.
La couturière se mit à regarder la jeune fille sous tous les angles comme James l'avait vu faire cents fois avec ses clientes. Le visage fermé, la baguette à la main elle observait jusqu'aux moindres détails de la morphologie de Lily. Et soudain son visage s'éclaira.
Les tissus de la robe de la Gryffondor se tintèrent soudain en une kyrielle de teintes de verts, et ces étoffes se remirent en mouvement.
Lorsque Francès baissa sa baguette avec un sourire satisfait, James eut toutes les difficultés du monde à avaler sa salive. Un ange. Ce fut la seule pensée qu'il pu avoir. Lily était superbe. La robe qu'elle portait s'accordait parfaitement avec elle.
- Il est hors de question que ma fille porte cette robe ! affirma soudain George.
Les personnes présentes sursautèrent.
- Elle ne vous plait pas ? s'enquit Francès.
- Vous plaisantez !? Je ne veux pas qu'elle la porte pour éviter qu'un des invités me la vole ! C'est ma petite fille !
Suzan éclata de rire très vite suivie par Francès, Lily et James.
La magicouturière se mit alors à l'ouvrage pour la robe de Suzan. Après un bon quart d'heure de travail, la robe de celle-ci fut prête. La conclusion de George amena l'hilarité générale et lui valu un baiser de la part de son épouse.
- En plus de ma fille, ils vont me voler ma femme ! avait-il gémit.
Toutefois Suzan commençait à s'inquiéter. Les robes étaient fantastiques mais leur hôte n'avait pas encore parlé prix. Avant qu'elle ait pu dire quoique ce soit Francès avait prit la parole.
- Fantastique ! Fantastique ! s'exclama-t-elle. Je trouve que ces robes sont formidablement réussies ! Finalement, peut-être que je vais réussir à rabattre son clapé à mon idiot de patron concernant ma brillante idée de me lancer dans les mariages moldus !
- Idiot de patron ? releva James en grimaçant.
- Parfaitement, approuva sa marraine d'un mouvement de tête. Tu sais qu'il prétendait que c'était une bêtise de se lancer dans le marché moldu ?
- C'est un véritable idiot, affirma Lily. Vous feriez un malheur, vraiment !
- Ah ! Merci, très chère. Je suis ravie de voir que vous êtes de mon avis.
- Dites ?! C'est pas bientôt fini tout ça !? s'insurgea le Gryffondor.
- Vous n'êtes pas d'accord avec votre marraine James ? s'enquit Suzan.
- Ab-so-lu-ment pas ! Parce que j'aimerais bien savoir, Madame la Grande Magicouturière, comment tu expliquerais à tes clientes moldues que les tissus se mettent à voler autour d'elles ??!
- Rabat-joie ! affirma Francès.
- Réaliste, répliqua son filleul du tac-au-tac.
- Elle n'aurait qu'à pendre les mensurations de ses clientes et travailler en atelier, ainsi personne ne saurait comment elle confectionne les robes, proposa la Préfète-en-Chef.
- Qu'elle fasse comme elle veut, céda James, excédé.
- C'est bien ce que je compte faire !
Francès affichait en grand sourire alors que le fils de sa meilleure amie secouait la tête.
- Ma chère Lily, dit-elle soudain, vous m'avez été d'une très grande aide !
- Mais, je n'ai rien fait.
- C'est ce que vous croyez. Moi je pense plutôt que vous venez de m'ouvrir les portes des mariages moldus ! J'en suis toute excitée ! Venez me voir lorsque ce sera le votre, je vous ferais une robe telle que votre fiancé n'y résistera pas longtemps !
- Ne poussez pas ma fille au vice ! s'exclama soudain George.
- Papa, j'ai dix-sept ans, soupira la jeune fille en question.
- C'est vrai George, cesse de la couver, ajouta Suzan.
- Bref, reprit Francès, pour la peine, je tiens à vous offrir cette robe Lily.
Les Evans manquèrent s'étouffer devant la nouvelle.
- Mais votre patron risque de… commença Suzan.
- Taratata, il ne dira rien, croyez moi ! ricana la magicouturière.
- Nous ne pouvons pas accepter, c'est trop…
- Je ne crois pas vous avoir laisser le choix, coupa à nouveau l'artisane, je veux que Lily porte cette robe, et je veux lui offrir. Point barre.
La jeune fille regarda tour à tour Francès qui affichait un air plus que déterminer et James qui souriait légèrement en songeant à quelque chose dont elle n'était pas capable de définir la nature.
Et c'est ainsi que tout ce beau monde ressortit de l'atelier de la magicouturière, deux robes en poches (dont celle de Suzan achetée à un prix défiant toute concurrence).
- Mais, dites moi, réalisa soudain James, comment saviez-vous que Francès était ma marraine, je ne l'avais pas dit !
- Ah, oui, c'est vrai, sourit Suzan, en fait, c'est elle qui nous l'a dit pendant que vous étiez parti chercher les tissus.
- Je vois…
- Enfin, j'espère qu'elle n'aura pas de problèmes pour avoir offert cette robe à Lily…
- Bof, bien sûr que non. De toute façon je n'ai aucune autorité, alors… soupira l'Attrapeur avec fatalisme.
- Je ne vois pas ce que ton autorité vient faire dans l'histoire, Potter, siffla la Gryffondor.
- Tu n'as pas encore comprit Evans ? Je pensais que tu étais au courant.
- De quoi ?
- Du fait que les magasins Dutissus étaient rattachés à la Potter Corp, ricana James.
- Ne me dit pas… souffla sa condisciple.
- Et si, tu arrives à m'insulter sans même savoir que tu le fais ! affirma presque gaiement le garçon. Comme quoi, il y a des choses qui ne changent pas…
Figée, Lily regarda Potter continuer sa marche sans tenir compte du fait qu'elle se soit arrêtée. Elle croisa alors le regard de ses parents. Et c'était de l'incompréhension qu'on pouvait y lire. Une incompréhension la plus totale…
Et voilà le second chapitre ! Pour ceux qui espéraient voir la réaction de Pétunia face à James il faudra encore un peu patienter !! C'est pour le prochain chapitre, promis molly !
Etant donné que vous êtes plusieurs à l'avoir poser la question, il devrait normalement y avoir 8 chapitres à cette fanfic. De toute façon, je marque toujours tout ça dans ma bio. Et si vous avez d'autre question, n'hésitez pas !
Pour finir, comme ça semble aussi être une question récurrente, je publierais les chapitres de cette fic assez fréquemment (compte tenu de mes habitudes actuelles), donc, ne désespérez pas !!
Voilà, je remercie tout le monde pour les review que vous m'avez envoyé et j'en attends pleins d'autres pour ce chapitre !!!
Kiss
Eterna
