ANNONCE DU 18 : Suite à un bug j'ai du supprimer le chapitre 3 ! Il arrive demain matin, promis !

(Lisez tout le gras, sii vous plait.)

Cette fic est totalement copié-collée de " Le Contrat " J'ai lu en long, large et travers cette fic', et je me suis dit, tiens je vais modifier quelques choses, récupérer des passages et des dialogues de l'autre pour en profiter pour me rajouter un peu succès, et qui sait, ça marchera ? J'ai tout volé à Le Contrat, et je n'ai absolument aucune originalité, en fait, vous devriez tout simplement voir ça comme un deuxième LC sous une auteure différente avec un style différent. Voilà.

(Je viens de perdre mes lectrices, rectifions le tir avant que ce gros troll ne devienne crédible)

C'est ça hein que vous attendiez à voir en haut du chapitre ? ;)

Je n'ai jamais lu LC, et je ne le lirais pas avant d'avoir fini cette fic - pour éviter les " ressemblances non-voulues " mais en voyant le succès de LC, ça me flatte que vous pensez que ça y ressemble un peu.

C'était un énorme troll évidemment en haut, mais je préférais préciser pour les lectrices - lecteurs ? - passées, présentes et à venir, que non toute ressemblance sera le fruit du hasard.

(C'est bon pour les lectrices qui aiment pas les notes d'auteurs, le plus important est fini)

Bref. Vous êtes des anges tout plein beaucoup pour vous magnifiques reviews, si vous saviez à quel point j'ai sauté au plafond. 16 REVIEWS ?! 16 reviews, sur un SEUL chapitre ?

Vous voulez ma mort, c'est ça ? :P Bref, comme vous êtes des amours chéris-tout-tendre-je-deviens-niaise, au lieu de poster ce chapitre le 21, je le poste le 16. Parce que 16 reviews... Wow. J'vous aime, vous savez ?

Bisous tulipe.

LES RAR SONT TOUT EN BAS. J'AI REPONDU PAR MAIL AUX ENREGISTRES ! - en cas de problème de non-recevage du message, dîtes-le moi ;) -


« - C'est elle que je veux. »

Il y eut un blanc phénoménal. Le genre que vous apprenez à connaître lorsque vous annoncez d'un ton ferme et avec un grand sourire à votre promis que vous êtes enceinte – alors que vous n'aviez aucun projet de famille – le genre lorsque vous surprenez Papa jouer avec sa secrétaire à touche-pipi alors qu'ils croyaient avoir fermé la porte à clef ou encore lorsque vous apprenez que vous avez gagné au loto.

Sauf que dans ce cas-là, ça se suivait soit d'une crise de larme nerveuse, d'un éclat de rire tout aussi stressé ou de quelque chose s'en approchant.

Et Pansy n'avait absolument pas l'envie d'éclater de rire ou de pleurer. Elle hésitait franchement entre laisser une marque indélébile de sa main sur la joue de son protégé ou détailler point par point pourquoi et comment il allait ruiner la grande marque des Malfoys avec son je-m'en-foutisme quotidien.

Mais elle n'avait pas envie de perdre son boulot. Et il y avait environ 95, non que disait-elle 100, pour cent de chance qu'il ne fasse que se jouer d'elle.

« - Pardon ? » se contenta de glapir Pansy, en désespoir de cause.

Il lui adressa un sourire mille volts, celui-là même qui lui donnait à présent des envies de meurtres – et Dieu savait qu'elle pouvait être inventive – mais qui faisait en même temps fondre d'extase la moitié des midinettes du pays. Voire plus.

« - Je la veux. Il n'y a rien à dire de plus. Je ne choisirais personne d'autre, je ne VEUX personne d'autre, répondit-il avec indifférence, son verre de vin à la main.

- Attends, Dray, t'es sérieux ? S'interposa Blaise, son rictus amusé ayant laissé place à un air consterné.

- Elle pourrait être passable, jaugea l'autre brun, son regard fixé sur elle. Avec deux trois arrangements, et en virant cette tignasse impossible, elle pourrait passer d'Héphaïstos à Vénus en un rien de temps. »

Son regard restait fixé sur le dos de la serveuse, détaillant les lignes du corps dévoilé par cet uniforme moulant, s'attardant sur le creux des reins pour remonter jusqu'à sa cascade plus emmêlées que savamment ébouriffée de cheveux. Une grimace déforma ses traits alors qu'il l'observait rire avec une des serveuses, plus blonde et déjà plus jolie – même si c'était relatif – déjà deux des plats chargés dans ses bras. Qu'elle n'apportait pas d'ailleurs.

« - Il va te falloir du boulot. Beaucoup de boulot, Pans'. Parce que pour l'instant, son visage ressemble plus à celui de Lindsay Lohan après être tombée du haut de son podium. Au sens propre comme au figuré. » grimaça Zabini fils, l'interrompant dans ses pensées. « - Et je pèse mes mots. »

Théodore Nott lui jeta un regard glacial, à quoi bon le faire revenir à la réalité si c'était pour une réflexion aussi idiote - mais pas vide de sens cependant - en retournant glisser un coup d'oeil rapide à la serveuse. Draco avait eu l'oeil. Elle n'était pas aussi laide que les autres, et pourrait peut-être ajouter un soupçon de nouveauté à Slytherin. La future marque du blond.

Il suffirait de la faire mincir un peu - elle était bien trop grosse pour être l'ange-vedette - et de quelques touches. Le maquillage savait faire des merveilles.

« - Pansy, tu pourrais en tirer quelque chose ? »

Ce fut au tour de la brune d'ôter avec nonchalance la Vogue qu'elle avait tiré de son paquet d'entre ses lèvres, en profitant pour souffler un volute de fumée au dessus de la table. Le tout surplombé d'un sourire. Evidemment.

« - Je ne sais pas. Peut-être. Il me faudra une sacré motivation pour changer, » Geste vague du poignet dans la direction de l'autre brune. « ça en quelque chose, mais je pourrais sûrement trouver un moyen. Je trouve toujours de toute façon.

- Le concept de modestie t'es autant familier que celui de mode ou de luxe à ce ... bar. » fit remarquer Draco, sortant ses lèvres de son verre avec un rictus dégoûté. « - Répugnant. Ne testez pas, vous risqueriez de perdre le sens du goût. » Il posa sa main sur la table, grimaça en voyant la peau pâle se colorer du gris de la poussière. « - Et visiblement du toucher aussi...

- Tu as insisté pour y entrer. Plains-toi en silence, pauvre petite victime » se moqua Blaise, attrapant ses propres cigarettes sous l'effet de la tentation. Le fait de voir Pansy tirer sur sa Vogue argentée avait réveillé son appétit de fumeur, le faisant à nouveau tomber dans le cercle vicieux de la nicotine.

Draco ne fit pas attention une seconde à sa moquerie, s'essuyant avec attention sur une serviette sa main tâchée d'acariens. Il promena son regard sur les lieux, résistant à l'envie de grimacer de dégoût - d'horreur aussi... Attendez, est-ce que c'était un chewing-gum collé sur sa table ? - et préférant le poser sur la petite serveuse brune. Petite parce qu'elle ne devait pas dépasser les mètres soixante-cinq.

En fait il ne savait pas vraiment ce qui le poussait à s'enticher de cette minuscule horreur vivante - parce que soyons honnêtes, dans son ensemble, elle ressemblait à une gosse de cinq ans habillée par des beaufs et qui se serait un peu trop roulée dans la boue - mais il y avait un petit, tout petit quelque chose de naturel.

Et même si présentement on aurait dit qu'elle tournait dans un porno mêlant des barmaids au bonnet un peu trop gros et des livreurs de pizza, il savait, il en était sûr même que Pansy saurait en faire quelque chose. Ou plutôt les connaissances de Pansy sauraient en faire quelque chose.

La sortie officielle de Slytherin était dans quatorze mois bien que l'officieuse - c'est-à-dire pour les membres du cercle restreint des jett-setters au delà de célèbres - avait lieu dans neuf. Et il voulait quelque chose de nouveau, quelque chose qui donnerait immédiatement envie de se précipiter pour aller l'acheter, avec des modèles réservés aux filles du peuples qui économiseraient précieusement pour l'acheter avec une égérie à laquelle elles pourraient s'identifier.

Magnifique, resplendissante et presque irréelle mais tirée du peuple. Pour prouver - bien que ce soit faux - qu'elles pouvaient faire quelque chose elles aussi et en faire partie. Il ne suffisait que de mode et de luxe.

Ce qui les amèneraient à aller acheter les articles de Slytherin. Pour leur ressembler.

« - Elle arrive, Draco. Profites en pour l'attraper et raconter à cette élue comment on va se servir d'elle pour augmenter ta publicité et tes revenus par la même occasion, laissa échapper Théodore, un sourire mi-amusé mi-narquois sur les lèvres.

- Dray. Des trois filles présentes, de toutes les candidates suppliant pour qu'on les embauche, de toutes les mannequins prêtes à vendre père et mère pour ce poste, pourquoi est-ce qu'il faut que tu choisisses toujours l'option la plus compliquée ? soupira Pansy, blasée. Pourquoi est-ce que ton dévolu vient de se jeter sur cette chose ? Marie Amy Whinehouse bourrée et un Chow-Chow et voilà ce que tu obtiens. »

Draco se contenta d'un regard fugace, le sourire aux lèvres. Ou comment éviter une question, en une leçon, par Mister Malfoy.

Elle leva les yeux au ciel avant de porter une seconde fois sa cigarette à la bouche, prenant garde à ne pas tâcher de rouge l'embout nacré avant de fermer lesdits yeux le temps d'une seconde. Et d'inspirer profondément, la fumée s'échappant par vagues grises de ses lèvres carmins.

La nicotine, le saint Graal de l'apaisement. L'échappatoire nocif mais nécessaire pour une vie pareille, à défaut de la drogue. Certains ne s'en privant pas, se fit-elle la remarque. Elle même ne pouvait se permettre d'être défoncée, d'afficher une image aussi lamentable de sa personne. Image relatée dans les journaux, faisant du bouche à bouche jusqu'à ce qu'elle perde ses clients.

Non, la drogue, c'était réservé aux fils à papa pleins aux as.

Ou accessoirement ceux dont elle s'occupait, lesdits clients.

« Quatre steaks à moins de cinq pour cent de matières grasse, un bleu, un à point et deux à une cuisson tempérée. Accompagnés d'une sautée de légumes bio. Je vous souhaite un bon appétit » présenta Hermione, revenue des cuisines et échappant à l'interrogatoire forcé de Ginny, un faux-sourire plaqué sur ses lèvres.

« - Au moins vous avez une mémoire à défaut d'un joli corps. » sembla noter le brun basané, le rictus sur ses lèvres voulu clairement humiliant. « - Il faut bien une ou deux qualités pour rattraper tout le reste, non, Théo ? »

Ledit Théo, dont le nom était apparenté au brun avec les Versace, se contenta d'un hochement de tête désintéressé, dardant plutôt un regard suspicieux sur son repas.

Elle posa les quatres plats devant les personne, jaugeant du regard que seule la brune devait vouloir un à point, - stupide façon de limiter les calories, elle supposait - tandis que le plus excentrique devait préférer un steak bleu, laissant les deux à cuisson tempérée pour ledit Théo et son ami brun.

Hermione surprit un regard appréciateur de la part de la jeune femme, ce qui la fit supposer qu'elle devait avoir deviné juste, les autres ne se seraient sûrement pas gênés pour lui faire la remarque si elle avait inversé les plats.

Et en remarquant les moues répugnées des quatres fils - et fille - de riches, elle ne pût réprimer son soupir, détournant la tête pour le masquer. Elle avait eut raison tout à l'heure, la vie n'était qu'une chienne et elle serait la dernière à en affirmer le contraire. Il lui semblait que tout ressemblait à une sorte de pyramide.

Les meilleurs morceaux tout en haut, les fruits les plus mûrs, les aliments de meilleure qualité, accessible uniquement à quelques privilégiés, alors que tout le reste, les morceaux avariés et les fruits moisissant étaient relégués à la populace. Elle-même faisant partie de cette populace écrasée par le talon clouté de l'élite.

Ils étaient les fourmis et eux la botte.

« - ... ton nom ? la tira de ses pensées la voix grave du blond.

Elle manqua de battre plusieurs fois des paupières, désarçonnée, avant de se reprendre et de se pencher légèrement vers lui.

« - Excusez-moi, vous disiez ? »

Quelle erreur. Elle aurait pu dire à l'un qu'il venait de perdre toute sa fortune, annoncer à la jeune brune que ses Sergio Rossi venaient de casser leurs talons, que le caniche de leur grand-mère venait d'uriner sur le tapis si hors de prix qu'un an de salaire ne suffirait pas ou encore que Louboutin se convertissait dans les baskets à scratch qu'il n'y aurait pas eu le même impact.

Le visage du blond s'était tordu dans une grimace mi-indignée mi-condescendante alors que les deux autres hommes se reculaient dans leurs sièges, un sourire plaqué sur les lèvres devant le spectacle qui s'annonçait. La brune elle - il faudrait décidément qu'Hermione apprennent leurs noms - avait arqué un sourcil avec une minutie qui relevait presque de l'art, sa main figée dans une tentative de retirer sa cigarette d'entre ses lèvres.

Elle ferma les yeux une demi-seconde, excédée. Après cette journée, elle n'aurait rêvé que d'un bain chaud, ses écouteurs dans ses oreilles et fredonnant à sa guise des paroles aussi fausses que non-rythmées.

Mais elle n'avait pas l'eau chaude, elle n'avait pas eu assez Internet pour télécharger plus de six chansons et elle était coincée entre quatres propriétaires issus d'un Neuilly londonien, à devoir satisfaire leurs caprices avec les moyens de base de la « Tête du Sanglier. » Et elle commençait à être assez inquiète.

Ce bar étant le seul à accepter de l'embaucher, si elle en était virée...

Si elle en était virée...

« - Pardon ? Vous disiez ?

- Je... » De nouveau ses yeux fermés le temps d'une seconde. Le temps de reprendre son calme. « - Je suis vraiment désolée, Monsieur. Je ne voulais en aucun cas vous manquer de respect, ce sont simplement...

- Tais-toi, l'interrompit le dénommé "Théo"

- Excusez-moi ? s'étrangla Hermione, se demandant si elle avait mal compris.

- J'ai dit " Tais-toi. " Est-ce que tu es capable de comprendre ? continua-t-il sur sa lancée, réponds simplement à la question de Draco. Quel est ton nom ?

- Hermione. » chuchota-t-elle plus qu'elle ne l'affirma, presque à contre-coeur.

Le deuxième sourcil de la brune alla rejoindre le premier, alors qu'elle éteignait avec élégance sa cigarette à moitié consommée, la replaçant dans son étui argenté avec patience. Un léger sourire alla étirer ses lèvres pourpres alors qu'elle redirigeait son attention vers Hermione. Celle-ci se mordit l'intérieur de la joue, mal à l'aise sous son regard inquisiteur.

« - C'est original. Parfait pour l'image que nous prévoyons de donner. » décréta la brune, approuvant d'un hochement de tête.

Hermione fronça les sourcils, sans comprendre, alors que la brune se tournait déjà vers ledit Draco - c'était bien elle connaissait deux prénoms sur quatre - pour partir dans un dialecte qu'elle ne comprenait pas, mêlant des mots comme préparation, gala, deux/trois mois, blanchissage, vernissage et rafraichissement capillaire.

Les deux autres garçons - comprendre par là le basané et Draco - avaient déjà terminé leurs steak, attaquant déjà du revers de la fourchette leurs légumes bio. Elle sourit discrètement, consciente que la grimace de l'ami du blond devait plus tenir du dépit d'avoir du échanger ses frites contre des végétaux sautés que de la mauvaise qualité du service.

Mais lorsque la brune - Pensy, Pensie ? si elle comprenait le prénom utilisé par l'autre jett-setter - mêla le prénom d'Hermione à son flot de parole continu, elle ne put s'empêcher de s'interposer, malgré les risques de perdre son emploi.

« - Excusez-moi... » commença-t-elle, alors que les conversations loin de s'arrêter, doublaient de volume. Au loin elle voyait le barman lui faire de grands signes afin qu'elle revienne, l'air furieux. Elle se tourna vers lui, levant le pouce en l'air avec un micro-sourire, avant de revenir à la charge. « - Excusez-moi, pourquoi avez-vous cité mon prénom ?

- Mais parce que nous parlions de ta future carrière d'ange-vedette pour la très prochaine marque à succès, Slytherin, répondit du tac au tac Pansy, distraitement. Avant qu'elle ne se tourne avec perplexité. Qu'est-ce que tu fais encore là ? Allez ouste ! Enlèves-moi immédiatement cette atteinte à la mode et met quelque chose de convenable avant que nous ne partions. »

Le reste du trajet table-cuisine se fit dans un mode pilote automatique de la part d'Hermione, alors qu'elle allait rejoindre son barman, qui semblait devenir de plus en plus rouge à chaque seconde qui filait. Son esprit semblait s'être arrêté sur les mots prononcés par la jeune femme, refusant d'aller plus loin.

Future carrière d'ange-vedette ?

Ange-vedette

Future carrière.

Future.

Carrière.

D'Ange-vedette.

Elle.

Elle. Hermione Granger. Ange pour une marque de luxe.

La Terre ne tournait plus rond.

« - HERMIONE ! » beugla à voix basse son patron, la ressemblance avec un ruminant s'établissant d'elle-même. « - Mais qu'est-ce qu'il t'a pris d'aller les servir toi-même ?! Tu veux qu'ils ferment le restaurant, c'est ça ? C'est ça ? »

Il fit les cents pas, se pressant les mains contre le front, jetant régulièrement des regards vifs par dessus le hublot des cuisines pour scruter les invités d'honneur.

« - Et ils ont aimés ? Ils ont dit quoi ? Ils ont fait une remarque ? » Une pause, le propriétaire s'étranglant. « - ILS ONT PARLÉS DE FERMER LE RESTAURANT ?

- Ils n'ont rien dit de tout ça. Simplement que tout ici était sale et ils avaient raison. » débita-t-elle d'une voix mécanique, échappant de peu à l'assaut des cuisiniers et filant se réfugier sur le champ dans les toilettes des femmes.

Elle posa son front sur le mur défraichi et dont le papier peint s'ôtait par lambeau avant de soupirer. Une fois. Puis une deuxième. Puis de se retourner et de se laisser glisser le long du mur. S'en fichant de toucher le sol répugnant.

Hermione ne pouvait pas.

Elle ne savait pas - absolument pas - comment cette idée avait pu passer par la tête de ces jeunes gens capricieux, de ces privilégiés baignant dans le luxe comme les autres dans les ordures, comment ils avaient pu trouver en elle les qualités requises pour être une mannequin. Hermione rssemblait à tout sauf à une mannequin.

La jeune femme se releva, se fixant longtemps dans le miroir. Cherchant ce qui avait bien pu les motiver, leur plaire assez pour qu'ils dédaignent les plus belles femmes des cinq continents pour... Eh bien pour elle.

Elle n'y voyait qu'une jeune femme atrocement banale. Des yeux un peu trop orange pour son propre bien, une peau lisse mais pas douce, des yeux trop rapprochés, un nez pas assez fin, une mâchoire trop carrée... Des cheveux horribles. Trop emmêlés, ressemblant dangereusement à une crinière d'un lion sauvage. Ou Amy Whinehouse. Dans ses mauvais jours.

Un corps tout sauf fin et athlétique. De longues jambes ça oui, malgré sa taille assez petite. Mais c'était tout ce qu'elle avait pour elle. Avec des hanches fines et un tour de taille envié. Mais le reste demeurait toujours horriblement commun.

TAC. TAC. TAC. Hermione sursauta en entendant des coups sur sa porte de cabine, et l'ouvrit, se doutant bien que ça ne devait être que Ginny ou Luna. Les autres étant bien trop occupés par l'arrivée des stars, et elle comprenait très bien pour ça.

« - Mione... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda doucement la rousse en désignant les yeux rougis des larmes trop retenues d'Hermione.

Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas accepter, accepter alors qu'elle rêvait de pouvoir faire autre chose qu'un poste de serveuse dans un restaurant miteux, parce que ça risquait de faire remonter des choses à la surface.

Déjà que toutes les entreprises dans lesquelles elle postulait refusaient en raison de ...ça, si en plus sa photo était placardée dans les magasines, la presse à scandale n'hésiterait pas à rameuter tout ce qu'elle saurait sur elle afin d'attirer l'attention. Et irrémédiablement... Son secret, su uniquement par le domaine du travail, divulgué à chaque lecteur.

A ses amis - du moins ceux n'étant pas au courant - à Luna et Ginny. A ses ... Parents.

Luna entra à son tour dans le minuscule espace, brisant la bulle d'Hermione pour la faire retourner à la réalité. Elle sursauta une seconde fois, avant de s'essuyer les yeux des poings et d'afficher un sourire factice.

C'était non. Elle leur dirait non, et tout rentrerait dans l'ordre.

Dans l'ordre.

« - Ce... C'est rien, les filles. Simplement des mots de venins, ceux si caractéristique à l'espèce Je-suis-riche-et-pas-toi. »

Ginny commença à froncer les sourcils, ses yeux se plissant de colère, alors que Luna arborait un sourire doux mais triste, et qu'elle avança en posant sa main sur l'épaule de la brune.

« - Ce n'est pas vrai, commença-t-elle. C'est bien plus que ça. Tu as l'air... Ce ne sont pas des piques méchantes, c'est quelque chose de bien plus important, Hermione. Je vois les mensonges dans tes yeux, et ce n'est pas ça que nous devons avoir.

- Elle a raison, renchérit la plus jeune. Tu peux mentir à qui tu veux, Mione, mais pas à nous. On te connait à force ! Allez, qu'est-ce qu'ils ont fait ces beaux gosses, qu'on aille - tenter - de les frapper, histoire de montrer qu'on te fait pas pleurer impunément. »

Le sourire d'Hermione se fit d'abord fugace avant de s'agrandir, malgré ses larmes refoulées. Elle s'approcha des deux autres serveuses avant de les serrer dans ses bras, fermant les yeux. Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas sans elles..

Elle rit, se remémorant les paroles de Forest Gump.

« Maman disait toujours " La vie c'est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber." »

Rien ne s'appliquait mieux à cet exemple que sa vie en cet instant précis. Elle avait l'impression d'être tombée sur le chocolat à la liqueur, magnifique à l'extérieur que tout le monde envie mais que personne ne veut vraiment. C'était ça.

Et ce chocolat à la liqueur-ci était particulièrement abject.

Parce que même si son goût semblait délicieux, revenait ensuite l'arrière-goût amer et répugnant qui vous faisait courir dans toute la pièce à la recherche d'un mouchoir pour le recracher.

« - Luna, Ginny... » commença Hermione. « - Si quelqu'un vous proposait quelque chose de fou, de vraiment fou, mais que vous risquiez vraiment gros, quel choix est-ce que vous feriez ?

- Ça dépend si tu es sûre que tout ça le vaut bien, réfléchit la blonde. Si tu es sûre de ne pas faire d'erreur, ou bien si tu préfères que tout soit dicté par le suspens, justement, le fait de ne pas savoir ce qui va arriver.

- Luna, Luna ! Arrêtes un peu de parler par énigmes. Et si tu nous disais plutôt ce qui ne va pas, Mione ?» proposa la jeune femme doucement. Elle s'assit aux côtés de la brune qui elle même s'était posée sur le sol entre-temps.

Hermione se mordit les lèvres, hésitante. Et ce fut l'air compréhensif sur le visage de ses deux amies qui la décida.

« - Ils m'ont proposés... Non. Ils veulent que je sois l'Ange-vedette, mannequin, d'une nouvelle collection prometteuse d'un des quatre assis à la table. »

Elle leur aurait annoncé que les Hunger Games existaient et qu'elle s'y était portée volontaire que leur réaction n'aurait pas été plus étrange.

Ginny se mit à fondre en larmes. De vraies larmes de crocodiles, certifiées véridiques, alors qu'un sourire venait étirer ses lèvres. Contradictoire.

Quant à la blonde un peu perchée, elle s'était contentée de pencher la tête sur le côté, perplexe, et lâchant une seule phrase.

« - Dans un bar-restaurant ? »

Les larmes de la rousse s'étaient peu à peu changées en une espèce de mi-sanglot mi-rire, alors qu'elle appuyait sa tête contre l'épaule d'Hermione avant de l'attraper et de la serrer contre elle, de toutes ses forces.

Un peu prise au dépourvu, la brune se laissa faire, alors que son amie enfonçait ses doigts dans son épaule, semblant vouloir y apposer sa marque. Hermione grimaça de douleur, avant de repousser doucement Ginny, perplexe. Elle ne s'était pas attendue à une réaction pareille, jugeant que la rousse était plus du genre à sauter partout dans la pièce ou à hurler.

« - Mais comment ça se fait ? Tu as dit quelque chose en particulier, ils ont fait un remarque ? Ils t'ont dit ça, comme ça d'un coup, ou ils ont commencés à te faire des compliments et à te regarder pour te dire que tu avais quelque chose ? Est-ce que tu SAIS qui ils sont, Mione ?! Hermione Granger, est-ce que tu as la moindre IDEE de qui ils sont ? » Ginny attrapa les mains d'Hermione au milieu de cette diarrhée verbale, les secouant de toute ses forces. « - Draco Malfoy, Théodore Nott, Blaise Zabini, Pansy Parkinson ! MALFOY, Hermione ! La troisième plus grande fortune d'Amérique au milieu de ce taudis infâme, avec son attachée de presse, son agent et visiblement un de ses amis, Théodore NOTT ! Nott, Nott comme dans Slange ! Slange, un des plus grand journal people que tiens sa mère, Cassiopée Nott . Nott comme dans Théophile Nott, le célèbre scénariste ! Et c'est eux, EUX, Hermione, qui t'ont proposé de devenir MANNEQUIN ! Est-ce que tu te rends compte au moins ? Finie cette vie pourrie à se faire tripoter par des vieux frustrés en chaleur, bonjour le podium, les ailes, et le fric ! HERMIONE, est-ce que tu te rends compte ?

- Mais est-ce qu'ils sont heureux ? » la coupa Luna, sèchement.

Toute l'euphorie soulevée par Ginny fut brisée d'un coup sec, leur bulle irréelle les faisant revenir à la réalité, parce que c'était ça, parce que c'était exactement ça. Est-ce qu'ils sont heureux ? Mais est-ce que le podium, les strass et les paillettes, l'argent et la presse, les paparazzis, l'attention constante. Est-ce qu'ils sont heureux ?

« - Evidemment qu'ils le sont ! Ils ont tout pour eux, tout. Pourquoi est-ce qu'ils ne le seraient pas ?

- L'argent n'apporte pas le bonheur, sourit Luna, mais c'est un sourire triste, un de ceux qui veulent tout dire, qui ont déjà connu mais ne parleront pas. Regarde-les, Ginny. Ils sont vides, vide de sens et d'espérance. Tout est au jour le jour, tout s'enchaîne parce qu'ils n'attendent plus rien, parce qu'ils vivent dans le même cercle. Ils ne sont pas heureux.

- Parce qu'être heureux, c'est être ici ? riposta la rousse avec ferveur. Parce qu'être heureux, c'est croupir dans ce bar à se faire frôler par des mains grasses et des porcs luisant d'une rencontre avec leur main droite ? Parce que c'est ça être heureux, pour toi ? »

Hermione essaya de s'interposer, restée en spectatrice muette depuis le début. Les deux arguments s'affrontaient, les deux avaient raison. Mais elle ne voulait pas réfléchir pour le moment, elle ne voulait pas penser à ça.

« - Les filles...

- Bien sûr que ça l'est. Elle n'est pas seule - ils le sont. Hermione n'est pas une fille ordinaire, elle est encore pure, intacte, laissa échapper rêveusement la blonde. Je ne veux pas qu'ils la souillent, je ne veux pas que tout ça la touche.

- Tu racontes n'importe quoi. Souillés ? Tu ne peux pas décider comme ça de sa vie parce qu'elle est "pure". C'est une chance en or, un moyen de sortir de là ! Qui n'en a pas rêvé ? Qui n'a pas rêvé de devenir aussi important qu'eux ?

- Ginny ! Luna !

- Je n'ai jamais fait ce rêve, pourquoi est-ce que tu tiens tellement à y entrer ? Ce n'est pas comme tu crois... C'est autre chose. C'est totalement autre chose.. Tu ne sais pas de quoi tu parles.

- ÇA SUFFIT ! »

Hermione se redressa, son incertitude s'étant changée en colère. Elle ne supportait pas de voir ses amies se déchirer pour une raison aussi stupide, qui de surcroît la concernait, elle. Elle inspira profondément, les yeux fermés, avant d'expirer, retrouvant son calme. Luna avait raison autant que Ginny, tout ça n'apportait pas le bonheur.

Mais elle ne supportait pas plus d'être ici, de devoir subir les tentatives d'attouchement permanentes sans pouvoir s'en plaindre.

Et, puis peut-être... Si elle ne restait qu'un an, voire moins, peut-être cela lui ouvrirait-il des portes pour ses études. Elle n'avait pas vingt-deux ans, coincée à ses vingt et un depuis peu, et il lui restait du temps, beaucoup de temps. Et qui sait, tout ça serait peut-être oublié au profit de sa légère percée dans le milieu mondain.

« - Je vous ai demandé votre avis, et vous êtes des anges, de me l'avoir donné, mais... Arrêtez. S'il vous plaît, ça suffit. Luna, je ne compte pas devenir la prochaine Kim Kardashian et Ginny, tout n'est pas tout beau, tout rose sous prétexte qu'ils sont riches, mais, c'est au final mon choix. » décréta-t-elle avec assurance, ou du moins un semblant d'assurance.

Elle leur adressa un sourire, mi-contrit mi-hésitant, avant de passer une main distraite dans ses cheveux et de sortir des toilettes. Au fond, les quatres mousquetaires semblaient avoir presque terminé leur " repas ", discutant à coup de piques venimeuses et remarques dégoûtées sur la propreté de la Tête du Sanglier.

Hermione inspira une seconde fois. Pour elle qui ne fumait pas, elle aurait tout donné pour une cigarette et ses pseudos vertus apaisantes en ce moment, parce qu'elle était à deux doigts de craquer.

Trop d'émotions pour une seule journée.

« - Hé ! Toi ! Toi là-bas, oui, c'est de toi qu'on parle, l'espèce de mi-femme mi-singe, allez, avance. » Elle leva les yeux, se rendant compte que c'était à elle qu'ils parlaient avant de réprimer un soupir et de marcher jusqu'à leur table.

« - Vous désirez ? demanda-t-elle poliment - s'arrachant presque les mots de la bouche. Le petit sketch de Ginny lui avait fait reconsidérer les quatre personnes assises à sa table, stupéfaite par leur célébrité, mais leurs caractères étaient toujours aussi ... Spéciaux.

- Tu habites loin ? Nous allons passer chez toi récupérer le peu d'ordures que tu possèdes. Et ensuite ce sera direction mes locaux pour discuter de ton nouveau contrat.

Elle secoua la tête, encore sous le choc. Elle avait cru qu'elle serait maîtresse de ses moyens, la jolie blague. C'était...

- C-com-comme ça ? Je... Vous voulez que nous partions maintenant ? M-mais...

- Et bien oui. Nous avons fini de manger - et c'était parfaitement atroce au passage, signalez-le au chef, si tant soit peu qu'il y en ait un - et nous allions repartir, ayant une journée chargée - nous, la coupa Pansy, qui avait laissé la parole depuis tout à l'heure au basané - Blaise si elle se rappelait. Est-ce que, à tout hasard, tu aurais des objections ?

- Je croyais t'avoir dit d'ôter cette horreur, s'interposa Draco, la détaillant du regard. Va enlever ça, tout de suite.

- At- Attendez, je... Je n'ai pas fini mon service, je...

- Tout de suite. »

Hermione se dirigea d'un énième pas mécanique vers son casier, sans vraiment comprendre. Que... Tout s'était passé si vite, qu'elle n'avait pas eu le temps de répliquer, sous le regard imposant du blond.

Elle secoua la tête, - encore.

Mais dans quoi est-ce qu'elle s'était encore fourrée ?


Et voilà, le chapitre deux est bouclé.

Z'en aveeeez pensé quoi ? J'espère que ça vous a plu, et j'ai d'ailleurs essayé de le faire un chouilla plus long que le deuxième. Environ 1.000 mots en fait, mais passons.

Question (parce que j'en ai encore une ) : Qui de vous a raison entre Luna et Ginny ? Parce que je pensais donner à Hermione un de leur point de vue, avant de me raviser, mais ça m'intrigue.

Réponse aux Reviews anonymes :

Guest : Presque la première presque, on va dire la première des anonymes ! Qui sait sur le chap 2, tu pourras être la première avec un peu de vitesse haha :P Déjà merci beaucoup, c'est vraiment extrêmement gentil - oui je saute comme une puce d'excitation et de contentement - j'espère que cette suite va te plaire ! Et pour Pansy, je vais essayer de ... Chut, je ne dis rien, je laisse le suspens. (Petite indication inutile , elle a une passion pour les chocolats Jacques Genin dans cette fic. ) Disons qu'elle est aussi énormément prise au dépourvu, je veux dire, ils ne sont pas rien ceux qui lui lancent ces vannes. Et tu as raison, c'est aussi la peur de perdre son travail alors qu'elle a énormément de mal à en trouver un. Héhé, malheureusement je ne peux rien dire, ce sera les journalistes qui l'afficheront les premiers... Je ne dis rien, je ne dis rien.

Yep, tu as du voir ma note du début, mais en tout cas je suis très flattée que tu la compares à LC. Et bien, merci énormément, en espérant que ça te convienne ! :)

Et j'adore les pavés comme reviews, ce n'est pas un problème. En général, c'est assez orrégulier, même si je vais m'essayer à une fois par semaine. M'essayer xD

Et j'adore tes Ps ! :D

(Je compte le Blaise/Ginny, mercii :P Et je pense que si tu arrives à envoyer une lettre par Hibou, JK te cèdera même ses droits, et je trouverais un moyen pour tes chaussettes déparaillées ! (et les peluches)

Ps : Haha, j'ai fait deux trois recherches sur les marques, mais je n'en suis pas passionnée, disons que c'est... Culture ? xD

Guest 2 : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te conviendra, je prends en compte ton vote ;)

andr : C'était spécial... Je ne sais pas si c'est un troll ou quoi que ce soit du genre, mais en tout cas.. Euh... Je ne sais pas ce que je dois dire ? Contente quetu ais eu ton permis ?

Alice 3 : Mercii ! Contente que tu ais aimé, j'espère que la suite t'a plu tout autant ! Et ce n'est pas grave pour les critiques, c'est très très gentil de ta part ;) Merci énormément encore !

Berenice : Merchii ! Pour le moment, Hermione est encore sous le choc, mais pas d'inquiétude, ce jour va venir, ce jour va venir... J'adore Luna, je suis contente que toi aussi ! Et j'ai un rôle tout désigné pour elle. Je prends en compte ton vote, merci ;)

Sam : Hellow, u. Je suis super ravie que ça t'ai plu, et j'espère que la suite t'a ravi pareillement ! Okayy, merci, je prend ça en compte ! Tu es adorable ! En général, c'est assez irrégulier, mais je vais m'essayer à un par semaine ou par deux semaines ! :)

Bisous coquelicot,

Ska

(Et une peluche Le Roi Lion pour celui qui me met un mot cette fois)