Et voilà la suite ! Avec un deuxième invité surprise... Je n'en dis pas plus !

Bonne lecture ^^


Le lendemain matin…

Un souffle chaud vint chatouiller le cou de Blaine. Il secoua la tête de mécontentement mais des lèvres chaudes déposèrent de légés baisers et il se sentit obliger d'ouvrir les yeux pour remercier Kurt d'un si doux réveil, comme il se doit.

- Hey, toi.

Le jeune homme l'embrassa chastement pour toute réponse. Une fois ses lèvres de nouveau libre, Blaine se sentit obligé de rajouter :

- Heureux de voir que tu es toujours là…

La réponse de Kurt ne fit pas attendre et fut sans appel :

- Toujours.

Blaine se rendit compte qu'il n'avait pas aussi bien dormi depuis une éternité. La chaleur du corps de Kurt contre le sien y était surement pour beaucoup. L'ancien Warbler resserra son emprise sur la taille du contre-ténor dans le but de prolonger la matinée au lit mais…

Tuuuuuuuuuut ! Tuuuuut ! …

Blaine grogna de mécontentement alors que Kurt demande :

- C'est quoi ça ?

- La sonnette d'entrée, dit Blaine tout aussi étonné.

Il ne se rappelait pourtant pas avoir commandé de pizza. Bien que cela lui arrive pour le petit déjeuner mais ça Kurt ne devait pas le savoir. Persuadé que quelqu'un s'était trompé ou que le Père-Noël venait brusquement de passer de l'état de légende à celui de réalité, Blaine força Kurt à se détendre à nouveau. Qui que ce soit, il finirait bien par se lasser. Et puis il ne voulait surtout pas mettre fin à l'instant.

Mais il faut croire que la personne en bas n'était pas du même avis.

Tuuuuuuuuuuut ! Tuuuuuuuut ! Tuuuuu…

Pourquoi est-ce que cette satanée sonnette n'arrêtait-elle pas de retentir ? A côté de lui Kurt commençait à s'agiter :

- Tu ne crois pas qu'il faudrait … ?

Tuuuuuut ! Tuuuuuuuuut !

Blaine rejeta avec force les couvertures signe de sa saute d'humeur. Mais il se prit les pieds dans le drap et s'affala sans délicatesse au sol ce qui fit rire son amant.

Il envisagea d'abord de se vexer mais à la vue d'un Kurt hilare il se contenta de lui voler un baiser et lui glissa :

- Ne bouge pas. Je reviens dans deux minutes montre en main et je te ferais payer ce rire moqueur…

Après avoir enfilé à la va-vite un caleçon et un tee-shirt blanc et un peu trop petit Blaine dévala les escaliers en criant :

- J'arrive bon sang ! Pas la peine de s'acharner sur ce fichu engin !

Mais quand il ouvrit la porte il regretta de suite ses paroles... Et sa tenue.

Burt Hummel, unique du nom, se tenait dans l'encadrement de la porte et dire qu'il semblait passablement énervé n'était qu'un euphémisme. En témoigne le direct que prit Blaine dans la figure avant même d'avoir pu prononcer un mot.

Avouez quand-même qu'ouvrir la porte en rallant au père de votre ex, plus depuis à peine quelques heures, qui plus est, limite en sous-vêtement n'est pas une bonne idée…

Blaine eu l'orgueil de ne pas crier mais la douleur fut tout de même très forte et il sentit que déjà du sang coulé jusqu'à ses lèvres.

Toujours imperturbable, Burt demanda calmement :

- Kurt est là-haut j'imagine ?

Mais avant même que Blaine puisse répondre l'intéressé ignorant tout de ce qui se passer fit interruption dans le salon mais alors qu'il ne les voyait pas, il cria :

- Les deux minutes sont passées et j'attends toujours. Par ailleurs, tu ne te rappelles pas où a fini mon haut hier ? J'ai dû emprunter ta chemise…

Kurt s'arrêta de parler à la vue de son père. Et s'arrêta de respirer lorsqu'il vit l'état du nez de Blaine.

En effet, il portait la chemise de son petit ami accompagnée d'un simple bas de pyjama qui lui allait fort bien, ce que Blaine ne put s'empêcher de remarquer malgré la situation. L'esprit encore embrouillé par le choc et la surprise, ce dernier tenta tout de même d'éviter le grand clash qui aller survenir.

- Dans la cuisine. Il doit être quelque part sous la table.

Il n'eut pour toute réponse qu'un :

- Oh mon dieu Blaine ça va ?

Et sans attendre de réponse il se retourna vers son père :

- Mais tu es fou ou quoi ?!

- Ce n'est rien Kurt, lui assura Blaine qui pourtant grimaçait sous la douleur.

- Tu es non voilant il fallait bien que quelqu'un le fasse, déclara simplement Burt. De plus, je l'avais prévenu quand vous vous êtes mis ensemble la première fois.

- Vrai, confirma Blaine.

Et plus pour lui-même il rajouta :

- Et j'aurais peut-être dû y faire plus attention…

- Je n'ai pas besoin que tu frappes à ma place ! Ce sont mes affaires…

Les deux membres de la famille Hummel s'affrontèrent du regard et Blaine se demanda à un moment s'il devait intervenir, il essaya alors :

- Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il fait un peu froid dehors… ET en 30 secondes on peut faire du café à la cuisine alors…

Kurt glissa son regard jusqu'à Blaine et comme revenu à la réalité il s'exclama :

- Il faut absolument faire quelque chose pour ça !

- Je m'en occupe, lui répondit Blaine, avec toute l'autorité dont il était capable. Je peux me débrouiller tout seul.

- Et profite-en pour t'habiller gamin, lui fit remarquer Burt qui se sentait une fois de plus exclu.

- Bien sûr .

Alors que Blaine tentait de filer à l'étage tête basse, Kurt le stoppa dans son élan :

- Hors de question que tu t'en occupe ! Tu es un vrai danger public lorsqu'il s'agit de jouer les infirmiers…

Blaine sembla vouloir répondre mais il se ravisa. La ferme un peu Blaine c'est mieux pour toi semblaient lui dire Burt et Kurt d'un commun regard.

- Je passe à la cuisine chercher de la glace et je reviens, continua Kurt. En attendant…

- Il s'habille, glissa subtilement Burt.

- Je m'habille, répondit Blaine en écho.

Kurt, comme prévu, conduisit Burt jusqu'à la cuisine, où il retrouva en effet sa veste. Mais toujours de tee-shirt. Oubliant la présence de son père à côté de lui il murmura :

- Je ne me souviens pourtant pas qu'on soit passé par là…

Son père s'éclairci la gorge pour lui rappeler sa présence. Et Kurt lui fit signe de s'assoir. Il ouvrit le frigo pour attraper la glace tout en continuant à murmurer des paroles incompréhensibles.

- On peut parler ? lui demanda Burt, plus comme un ordre que comme une question.

Résigné Kurt s'assit en face de son père.

- Avant toute chose, je suis désolé de ne pas t'avoir prévenu que je ne rentrerais pas. Je t'assure je ne le savais pas. Mais… qu'est ce qui t'a pris de frapper Blaine comme ça ! Et soit bref dans ta réponse, j'ai toujours un blessé à l'étage…

Burt haussa les épaules d'un air peu convaincu puis répondit :

- Comprends-moi Kurt. Honnêtement j'aimais vraiment Blaine. Sauf qu'un jour il a fait quelque chose qu'il ne fallait pas. A cause de lui j'ai dû écouter mon fils pleurer pendant une heure au téléphone… Alors peut-être que pour toi il ne l'a pas mérité mais je t'assure ça me démangeait. De plus te voir disparaître le soir du 24 pour aller je ne sais où ! Tu aurais quand même pu penser que je m'inquièterais.

- Avoue tu savais très bien où j'allais, souligna Kurt. De plus excuse-moi de te dire ça comme cela. Mais quelques soit les motivations de ton geste, aussi louable quelles soit et quelle que soit ma part de responsabilité tu me feras le plaisir de t'excuser.

Burt sembla peser le pour et le contre puis acquiesça.

- Maintenant si tu veux bien m'excuser je vais aider Blaine, conclu Kurt.

Il se leva mais hésita à franchir le pallier. Il se retourna et ajouta :

- Encore une fois je suis vraiment désolé, il chercha ses mots et rajouta. Mais j'avais, j'ai vraiment besoin de lui pour être heureux. Alors, je ne te demande pas d'oublier, mais si tu pouvais lui pardonner… Et l'inviter pour le repas de midi aussi…

Cette fois ci sans hésitation Burt répondit.

- Tu sais que s'il te rend heureux je ne peux que l'aimer…

Kurt fit demi-tour pour prendre son père dans ses bras et repartie en courant vers l'étage.

Là-haut Blaine se débrouillait plutôt pas mal. Il lui semblait que le sang avait arrêté de couler. Et miracle il avait mis la main sur un pantalon. Et sur le tee-shirt de Kurt, le mystère reste entier quant à savoir comment il avait atterrit en haut de l'armoire à pharmacie...

Il se regarda dans la glace et grimaça. Il avait une tête affreuse. Son nez commencer déjà à gonfler et du sang séché été encore visible. De plus toute trace de gel avaient complètement déserté ses cheveux, ce qui pour lui relever du traumatisme. Il se dit alors que si Kurt n'avait pas encore fuit il le ferait surement en le voyant ainsi.

Ce ne fut pas exactement le cas.

– Oh mon dieu tu as une tête affreuse !

Merci, Kurt ça fait toujours plaisir pensa très fort Blaine. ET comme si Kurt l'avait entendu il ajouta.

– Heureusement, je suis ton faiseur de miracle et dans dix minute tu seras devenu le jeune homme parfait que tu es, bien qu'un peu trop bagarreur.

Ils rirent.

– Alors il est en colère ? demanda Blaine avec anxiété.

Kurt haussa les épaules et fit assoir Blaine.

– Tu le connais il fait une montagne de tout. J'ai l'impression de toujours avoir huit ans avec lui... Penche la tête en arrière, ça s'est remis à couler.

L'ancien Warbler s'exécuta et Kurt pressa une compresse sur son nez. Ils restèrent ainsi un moment. Les yeux dans les yeux. Plongés dans une conversation dont ils étaient les seuls à comprendre le langage.

C'est Kurt qui rompit le contact visuel lorsqu'il estima opportun de sortir la compresse. Se qui arracha une grimace au blessé et Kurt se répandit en excuse. Ensuite il chercha dans l'armoire une petite minute avant de s'écrier.

– Eurêka ! Cette armoire n'est pas là que pour faire décoration...

Il passa alors rapidement la pommade sur la plaie ce qui ne permit pas à Blaine d'apprécier le contact. Surtout que ça faisait un mal de chien !

Se moquant de lui Kurt lança :

– C'est bien mon chéri, tu as été un bon garçon !

Puis il lui plaqua un baiser sur la joue et reposa la crème à sa place. Blaine grogna pour manifester sa désapprobation mais ne dit rien. Et lorsque Kurt repassa devant lui il lui donna une tape sur les fesses. Kurt se retourna outrer :

- Tu crois sérieusement que c'est le moment de me chauffer Anderson ? Il y a toujours mon père en bas qui n'attend qu'une occasion de te tuer.

Blaine se mit à rire.

- Dans ce cas mon cher Hummel il va falloir que vous aussi vous enfiliez une tenue plus correcte parce que celle-ci est légèrement provocante… Ah moins bien sûr que ce soit mon cadeau de noël…

Allant à l'encontre de leur résolution Kurt et Blaine se jetèrent l'un sur l'autre pour s'embrasser passionnément. Malheureusement ça ne dur qu'un instant car ils entendirent Burt crier au rez-de-chaussée :

- Je vous assure que si l'un d'entre vous ne descend pas dans la minute je vous vous chercher !

Blaine soupira de frustration mais se permis tout de même une trois petites secondes pour glisser à son petit ami :

- Tu es mon plus beau cadeau. Joyeux noël, Kurt.

Et il dévala l'escalier ne voulant pas que la fête sois gâchée par un assassina précoce.


J'espère avoir réussi à bien retranscrire le personnage de Burt. Même si pour tout vous avouez je ne suis pas convaincue par mon passage à la cuisine...

En espérant que ce texte, dédié à tous ceux qui ont souffert de la rupture du Klaine, aura remonté quelques morals.

Bisous à tous !