Bonjour à tous ! Voici le deuxième chapitre !
Pour l'instant les retours ne sont pas super concluants à priori l'histoire ne passionne pas vraiment^^
Je posterais néanmoins plusieurs chapitres ce week-end, on ne sait jamais ;)

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

J'avais passé une nuit affreuse. Mes rêves étaient rapidement devenus des cauchemars. Je pensais que c'était cette maison qui me faisait cet effet mais je ne pouvais rien y faire, seulement supporter stoïquement en espérant que ça passerait.
Je me levai et me dirigeai vers la salle de bain, après une rapide douche je descendis dans la cuisine pour me préparer un petit-déjeuner quoique vu l'heure tardive qu'il était déjà on ne pouvait plus appeler cela un petit-déjeuner.
Même si j'avais passé 10 longues années loin de cette cuisine je me rappelais de la position de chaque ustensile. J'adorais regarder mon père faire à manger lorsque j'étais petite, c'était un vrai cordon bleu. Cuisiner me faisait penser à lui c'était entre autre pour cela que je le faisais si peu. Je me fis une omelette.
Je me préparai à sortir. J'avais beaucoup pensé à ce que je ferais dans les jours à venir. La meilleur chose à faire serait sûrement d'interroger les proches de mon père à l'époque de son décès et pourquoi pas aussi de prendre contacte avec le commissariat de la ville.

Je n'avais pas envie de conduire et décidai donc de me rendre dans le garage. Un vieux vélo avec un cadenas accroché au guidon s'y trouvait. Je cherchai la clé dans la bazar du garage, je enfourchai le vélo et partis en direction du centre-ville.
Lorsque j'étais enfant, j'aimais beaucoup me promener en forêt avec mon vélo, munie d'un petit sac à dos contenant mon carnet à dessin. J'y passais des heures, je m'arrêtais toutes les 5 minutes pour esquisser les contours d'une fleure, pour saisir la magnificence d'un chêne majestueux ou tout simplement pour me coucher sur un lit d'herbe et écouter les bruits qui m'entouraient.
Et comme si rien n'avait changé, comme si je revenais 10 ans en arrière, je stoppai mon vélo, le laissai sur le bas côté et m'enfonçai entre les arbres. Contrairement à ce que j'avais vécu dans notre maison de famille, aucun souvenir désagréable ne me vint. Le calme ambiant me faisait le plus grand bien. Après quelques minutes de marche, je m'adossai à un arbre et fermai les yeux. Je n'avais pas pensé à prendre mon carnet à dessin cette fois-ci, après tout je n'avais pas prévu d'avoir besoin. Cependant, je ne ressentais pas l'envie de dessiner, je voulais juste rester ainsi, seule avec mes pensées. Enfin seule... pas tout à fait. J'entendais les bruissements de la forêt, le sifflement des oiseaux, le grattement des écureuils, le craquement des branches, le sifflotement de quelqu'un...Quoi ? Une autre personne se trouvait avec moi dans cette forêt. Tans pis pour la tranquillité. Peut-être que si je restais assise sans bouger, cette personne passerait son chemin sans me déranger. Je refermai les yeux pour reprendre ma méditation. Malheureusement ça ne se passa pas comme je l'espérai.

Les pas de l'inconnu se rapprochaient de moi. Je décidai finalement de me lever pour partir mais mon regard restait hypnotisé par ce que j'avais devant moi. De magnifique yeux émeraudes me fixaient, j'aurais pu m'y plonger durant des heures. Je restai perdue dans cette contemplation durant de longues secondes avant d'entendre un raclement de gorge. Je secouai la tête pour recouvrer mes esprits. Je devais certainement passer pour une folle. Le trouble-fête était en fait une trouble-fête. Grande, fine et élancée, des cheveux bruns semblant aussi doux que de la soie, c'était incontestablement une très belle femme. Elle portait un short noir tellement court qu'il en était indécent et qui révélait des jambes interminables. Un débardeur blanc complétait sa tenue.
L'inconnue n'avait toujours pas prononcé un seul mot mais je sentais son regard sur moi, elle semblait apprécier ce qu'elle voyait. Je vis même un petit sourire en coin étirer ses lèvres qu'elle avait évidement pulpeuses à souhait. Je rougis violemment en espérant qu'elle ne pouvait pas le remarqué d'où elle était. Nous aurions pu nous dévorer du regard durant encore un long moment si nous n'avions pas été dérangé.

-Lexa ? Lex où t'es ? Merde...je déteste cette forêt. Bougonna une voix non loin de là.

Ho mon dieu c'est Lexa Lockwood ! Pensais-je ébahie, il faut que je me sauve d'ici et vite. Elle s'était retournée vers la voix et j'en profitai pour m'enfuir le plus rapidement possible.
Je ne cessais de me demander comment j'avais pu ne pas reconnaître la fille qui avait fait de mes vacances d'été un enfer au cours de mon enfance. Dire que nous nous entendions comme chien et chat aurait été un euphémisme.
Pourtant cela n'avait pas toujours été le cas. Je me rappelais qu'avant mes 8 ans, nous étions assez proches, mais les choses s'étaient dégradées au fur et à mesure. A tel point que j'étais devenue leur souffre douleur à elle et aux autres enfants de la famille Lockwood. Malheureusement pour moi, mon père étant un très proche collaborateur de Monsieur Lockwoods en plus d'être son voisin, nous passions énormément de journées chez eux durant les vacances estivales.

Et pourtant, même si cette fille de trois ans mon aînée m'avait fait vivre l'enfer durant deux ans, je ne l'avais pas reconnue. Pire que ça, j'avais été subjuguée par elle. Ce n'était pas la première fois que je ressentais une attirance pour une fille et il m'était même arrivé de partager des nuits endiablées avec. Mais ressentir ce genre d'attraction pour une personne que je détestais presque, c'était… nouveau.

Je repris le chemin menant jusqu'à mon vélo et une fois en selle je me dépêchai de m'éloigner. J'arrivai au bout d'une vingtaine de minutes au centre-ville et accrochai mon véhicule à un lampadaire.
Je me dirigeai vers la boulangerie près de la mairie. Elle appartenait à un couple qui avait été très proche de mes parents. La femme tenait la boulangerie et le mari avait été un collègue ingénieur de mon père.

-Bonjour, lançai-je en entrant, est-ce que Monsieur et Madame Kane sont ici ?

La vendeuse derrière le comptoir m'apprit qu'ils étaient absents et ne reviendraient que d'ici quelques jours. Une seconde lune de miel à priori.
C'est bien ma chance...espérons que Monsieur Jaha n'est pas lui aussi parti en vacance à l'autre bout du monde sinon l'affaire va vraiment se corser.
Je remerciai la vendeuse et sortis de la boulangerie un peu dépitée et démoralisée. Jusqu'à ce qu'une voix que je n'aurais jamais pensé entendre dans cette ville m'appelle.

-Clarke ? C'est bien toi ? Mais qu'est-ce que tu fous ici ? S'exclama Raven en sautant littéralement dans mes bras.

-Je pourrais te retourner la question ! Aux dernières nouvelles quelque part en Europe avec Finn. Répondis-je en la serrant fort contre moi.

J'étais réellement heureuse de la voir, ce qu'elle avait pu me manquer...Nous décidâmes d'aller dans le bistrot du coin pour boire quelque chose et papoter. Elle commanda un café et moi un thé. Nos commandes servies, je pris initiative et lui demandai pourquoi elle était à Polis.

-Mon oncle Javier est mort il y a quelques jours, je suis arrivée hier pour assister à l'enterrement ce matin. M'expliqua-t-elle en prenant une gorgée.

-Je suis désolée, toutes mes condoléances. Javier...ce n'était pas le médecin ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Demandé-je sincèrement curieuse.

Ayant passé presque toute mon enfance fourrée avec Raven, je connaissais une bonne partie de sa grande famille. Néanmoins je ne me souvenais pas d'un oncle se prénommant Javier.

-Il était médecin légiste. Il s'est suicidé à priori, faut dire qu'il était sacrément dépressif, personne n'a été surpris. En même temps il passait plus de temps en compagnie de ses « patients » qu'auprès de celle des êtres vivants qui l'entouraient. Fit-elle en haussant les épaules.

-Raven!C'est horrible ce que tu dis... Dis-je horrifiée par les propos de mon amie.

La belle latino en face de moi ne portait clairement pas son oncle dans son cœur mais tout de même, j'étais choquée.

-Que veux-tu que je te dise, je ne le connaissais presque pas, j'y suis allée seulement pour soutenir ma mère et le reste de la famille. D'ailleurs en parlant de mère, la tienne y était.

-Quoi ? Sérieux ? Mais pourquoi ? Questionnais-je.

-D'après ce que j'ai compris ils ont fait leur internat ensemble et étaient de bons amis.

Ma mère était dans la même ville que moi et je n'en savais rien. On avait vraiment une relation mère-fille étrange.

-Ha d'accord. Mais pourquoi Finn n'est pas venu avec toi ?

-Il voulait venir pour me soutenir mais sa grand-mère fête son quatre-vingt-douzième anniversaire et tu sais comme il est proche d'elle. Je lui ai dit de rester à Londres de profiter. Il me rejoindra dans quelques jours. Et toi, qu'est-ce que tu fais là ? Ajouta Raven.

Je lui parlai de la lettre et de ma résolution à découvrir la vérité sur la mort de mon père.

-Donc tu y crois vraiment ? Me demanda Raven.

-Oui...je sais que ça semble fou. Après tout il y a eu une enquête et tout mais...J'ai toujours pensé que quelque chose clochait. Tentai-je de m'expliquer.

-Comment ça ? Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé avant ? Je suis ta meilleur amie ! S'indigna Raven.

-Je...je n'en ai plus parlé à personne depuis des années, ma mère...elle ne voulait pas que je parle de mes suppositions. On a eu plusieurs grosses disputes. J'avais abandonné l'idée mais cette lettre...elle a fait tout ressortir.

-Qu'est-ce qui te chiffonne ? Questionna me amie.

-Mon père ne buvait pas. Jamais. Il avait des médicaments à prendre pour un petit soucis au cœur, rien de trop [sérieux] mais il savait que l'alcool ne ferait pas bon ménage avec ses médocs. Je ne l'ai jamais vu avec un verre à la main et je suis certaine qu'il ne buvait pas en cachette. Alors explique moi pourquoi on a retrouvé dans sa voiture des bouteilles vides, pourquoi l'autopsie à révélé qu'il était en état d'ébriété...non... quelque chose cloche. Et cette lettre me le prouve. Il faut que je découvre la vérité.

Au cours de ma tirade, je vis Raven devenir de plus en plus étonnée. Je sus que je l'avais convaincu lorsqu'elle sourit d'un air entendu et me dit.

-Je vais t'aider Clarke. A nous deux, rien ne pourra nous empêcher de résoudre ce mystère.