Bonjour, voici donc la suite.
Les personnages ne sont toujours pas à moi.
Je remercie tous ceux qui suivent ou on mis en favoris cette fic.
Je ne possède malheureusement pas une assez bonne connexion internet pour répondre au review mais vous remercie tous chaudement.
J'espère que vous apprécierez cette suite.
Bonne lecture.
CHAPITRE 2 :
« On ne devrait pas faire cela. » chuchota une voix grave, profonde, inquiète.
L'écran bougea, laissant apercevoir une légère lueur, des ombres, une végétation prit place éclairée par la faible lueur de la lune.
« Arrêtez de vous inquiéter pour tout. Ayez un peu confiance. » soupira la voix maintenant connue de Bucky. « Je le connais bien, il en a besoin. » fut sa réponse alors que la caméra tanguait au rythme de pas.
Un bruit d'assentiment se fit entendre alors que l'écran s'ouvrait sur une petite clairière éclairée en son centre par un feu de bois. Une silhouette était assise au côté du feu, imposante. L'homme installé là était blond et son uniforme kaki et bleu était couvert de sang. Alors que la caméra se rapprochait et contournait l'homme, une pelle et un trois tas de terre fraîche jonchaient le sol, ornés pour deux d'une croix et pour la dernière d'une étoile de David.
La caméra encadra alors l'homme blond qui avait la tête baissée, les mains croisées sur les genoux. Un des hommes pour l'instant hors champ déglutit avant qu'une main de couleur ne se pose sur l'épaule puissante de l'homme prostré.
« Cap ? » s'enquit une voix à l'accent argentin, inquiète.
« Nous allons perdre d'autre homme Cap, il faut que vous… » s'agaça une autre voix avant que la caméra ne se tourne vers lui, dévoilant un visage angulaire et un camarade à ses côtés l'empêchant d'en dire plus.
« Je sais Hol'… » répondit toute fois la voix profonde mais légèrement brisée de Steve.
De nouveau la caméra fut cadrée sur l'homme blond. Ce dernier déglutit avant de relever la tête pour la tourner vers les trois tombes à ses côtés. Il resta un instant silencieux avant de relever les yeux vers les personnes derrière la caméra.
« Je sais mais quoi que vous puissiez en penser, je trouve cela juste d'honorer leurs mémoires et je... » son regard se perdit un peu alors que ses mots se tarissaient.
« Nous sommes des soldats, Cap, nous savons que nous risquons tous de crever. » fit remarquer une voix sur la gauche.
Le Capitain eut un léger sourire amer avant de relever la tête.
« C'est peut-être ce que j'oublie. Nous nous battons pour notre pays et nous mourrons pour lui. Chacun d'entre vous risque de mourir demain... Je dois arriver à l'accepter. »
Un léger silence se mit en place alors que le blond tournait le regard vers les trois tombes.
« La mort d'un amis ne devrait pas être quelque chose qui nous laisse indifférent, qu'il soit près à mourir ou non. » murmura-t-il.
Sur ses mots, un chuchotement de Bucky proche de la caméra se fit entendre : « Arrêtes l'enregistrement. »
L'écran devint noir.
Le blond était toujours aux mêmes endroits, assis sur son rondin. Au loin on entendait des cris de joies, des rires, certains chantaient, plus ou moins faux. Le sourire sur le visage de Steve n'atteignait pas ses yeux mais il semblait moins triste.
« Bonjour Antony. » débuta-t-il après quelques secondes. « Les gars ont pris la caméra, Bucky pensant que j'apprécierais mais j'avoue préféré ne parler qu'à toi et non a cette bande de bras cassés. » continua-t-il un début de lueur amusé dans le regard.
Il fit une petite pose avant de passer un bous de langue sur ses lèvres sèches.
« J'aimerais que tu naisses lorsque la guerre sera finie. Que tu n'ais pas à perdre tes amis pour elle. Que tu ne craignes pas ces horreurs. »
Un léger sourire amer prit place sur son visage.
« Bien que j'en doute. Ton père aime trop faire des armes pour quitter ce buisness même la guerre finit. Il m'a même fait ce bouclier ! » continua-t-il amusé. « Plus résistant qu'aucun autre matériau. Le vibranium apparemment. »
Le blond releva alors la tête et contempla le ciel un instant avant de soupirer.
« Nous partons pour l'Allemagne demain, malheureusement nous ne pouvons y accéder directement, nous allons devoir passer par les pays slaves. Je crains que nous ne perdions plus d'hommes pendant le voyage que pendant les combats. Je ne voulais pas vraiment abandonné Mark, Al' et Josh'. Les laisser là en Italie. Nous avons gagné d'autres alliées. Mais nous n'avons pas le choix. Nous sommes des soldats. Je t'espères de ne jamais en devenir un. »
Sur ce regard triste, l'écran devint noir.
L'objectif s'ouvrit sur une montagne, personne ne se trouvait à l'horizon pourtant les soldats précédant semblaient sur le qui-vive, foudroyant du regard l'air face à eux.
« Comment peut-on savoir que vous nous dites la vérité ? » résonna alors la voix de Steve qui se tenait derrière la caméra.
« Vous ne pouvez pas. » fut la réponse de l'air face à lui.
Quelques secondes plus tard, alors que l'écran se tournait vers Bucky, il devint noir.
« Donc les vampires ne sont pas visible par les surfaces réfléchissantes ou la caméra. » fit remarquer une voix de femme encore inconnue.
L'écran fit alors apparaître une brunette les lunettes aux yeux et un petit sourire penseur aux lèvres. Quelques secondes plus tard, ses traies fins se tendirent et elle jeta un regard interloquée à la caméra.
« Chiote ! »
Elle se précipita sur l'objet dévoilant une épaule nue et un début de poitrine couvert de bandage avant qu'elle ne murmure.
« Comment arrêtons cette engin de malheur ? »
« Qu'est-ce que tu as encore fais ? » s'enquit alors d'une voix amusée Steve.
La caméra alors triballée dans tous les sens, se fixa sur l'homme blond les bras croisés, accoudé contre l'encadrement de la porte.
« Rien, je regardais la vidéo faites des vampires, malheureusement je l'ai allumée. » expliqua la femme de derrière la caméra.
Une moue agacée prit place sur le visage de Steve avant qu'il ne se rapproche en deux enjambées.
« Cette caméra n'est pas un jeu, donne la moi. » ordonna-t-il un peu sèchement.
L'image se tourna alors brusquement vers la femme la dévoilant quasi nue. Le drap qui recouvrait son intimité ne cachait en rien sa statue, petite et en muscle elle semblait blessée.
« Je suis désolée. » dit-elle d'une voix mesurée et calme le regard fixe et légèrement dure posé sur le soldat.
« Je... C'est Howard qui me l'a donnée. » avoua-t-il à mis voix alors que l'image revenait sur lui.
« Je m'en serais doutée. » s'amusa-t-elle alors qu'elle le contournait.
Sa tête arrivait à peine aux épaules de l'homme. Elle lui apposa un baiser sur les lèvres avant de refixer son regard sur l'objet.
« Bonjour Tony. » annonça-t-elle alors avec une voix chantante, un accent italien perçant fortement.
Steve tourna un regard surpris vers elle.
« Comment... ? »
« Bucky est bavard. » annonça-t-elle amusée. « Et apparemment, Stark déterminé. Il m'a fait des avances tu sais. Peut-être vais-je devenir la mère ! » continua-t-elle sur le ton de la plaisanterie.
Steve la regarda amusée par ces dernières paroles.
« Je n'imagines même pas quel genre d'enfant pourrait survivre entre vous deux. »
Elle fit une moue avant de donner un coup de poing à l'homme dans l'épaule. Ce dernier fléchit un peu mais ne se déperdit pas de son sourire.
« Un peu de respect à la première femme ayant vaincu le grand Cap'tain América ! »
Le blond secoua la tête avant que son regard ne s'éclair d'une idée nouvelle et qu'il ne tourna la tête vers la caméra.
« Nouvelle leçon : l'humilité ! »
« Et c'est toi qui lui dit ça ! » le coupa la femme amusée.
« Ne penses jamais être le plus fort ou avoir l'avantage. Ne crois jamais être arrivé au bous car il y aura toujours quelqu'un d'autre plus fort ou plus malin pour te prouver le contraire. Ne soit pas suffisant et continue d'avancer. Ne reste jamais sur tes acquis. » compléta-t-il avec un léger regard rêveur.
« Ou tu finiras mis au tapis par une femme faisant la moitiés de ta taille et la quart de ton poids. » termina la femme amusée de la situation.
« Les apparences sont aussi plus que trompeuses. » ajouta le blond.
« Comme nous l'ont si bien montré les vampires. » compléta-t-elle.
Le blond la coupa avant qu'elle n'aille plus loin en posant sa main sur le bouche de la jeune femme.
« Pas devant lui, Anna. »
« J'en parle bien à Maria. » fit-elle remarquer.
« C'est ta petite sœur et elle a déjà treize ans. » rétorqua l'homme.
Elle secoua la tête avant qu'un léger sourire ne vienne ornée ses lèvres.
« Quoi encore ? » s'enquit l'homme le visage légèrement blasé.
« Je viens de me dire que vu son caractère seule ma sœur pourrait mater Howard. »
« Ne racontes pas de bêtise. » rétorqua Steve.
« Qui sait ? Maria Stark. Cela lui irait bien ! » elle finit sa phrase avec un grand geste de la main et se détourna, ses cheveux de jais virevoltants dans les aires.
Steve la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle disparaissent de l'écran et plus encore. On entendit un bruit de porte claquant avant qu'il ne tourne de nouveau la tête vers la caméra. Ses yeux brillèrent d'amusement.
« Si elle a raison et que Maria est ta mère, alors tu as beaucoup de chance. Cette petite a un sacrée caractère mais une chose est sure, elle ferait n'importe quoi pour sa famille. Si elle devient vraiment ta mère alors tu seras plus qu'aimé. » son regard s'assombrit alors que des larmes ne se formaient aux bords de ses yeux. « Ma mère est morte. » avoua-t-il à mis mots, la gorge serrée. « Elle a succombé à une pneumonie. La solitude ne l'a pas aidé. Je... Je l'ai toujours vu invincible, j'étais celui toujours malade, elle l'infirmière me soignant. »
Un léger sourire releva le coin de ses lèvres mes ses yeux restèrent tristes et une larme coula le long de sa joue. Il resta ainsi un léger instant, déglutissant avec difficulté.
« Si j'ai un seul à conseil à te donner que tu dois retenir aujourd'hui c'est celui là : chéris ta mère, toujours. Ton père est incapable de parler d'émotion avec ceux qui comptes et s'il te dit un jour quelque chose de positif ou de gentils, se sera certainement par l'intermédiaire d'une vidéo comme celle-ci. Peut-être me trompe-je. Mais si telle est le cas, ne lui en tiens pas rigueur, je ne connais pas d'homme comme lui qui aurait fait ce qu'il a fait. Cependant, une chose est sure, la femme qui partagera sa vie devra savoir aimer assez pour le supporter. Cette femme sera certainement une des mère les plus attentionnées. Parfois elles sont trops présentes. » sourit-il de nouveau un peu dans ses pensées. « Mais profites de chaque instant avec elle, car lorsque tu la perds, ils deviennent trop courts. »
Sur ses derniers mots, un larmes roula le long de sa joue avant que l'écran ne devienne noir.
« Bonjour Antony » résonna la voix du blond avant même que l'écran ne s'ouvre sur quelque chose.
Le visage du blond était en sueur, couvert de terre et de sang séché. L'endroit était sombre et l'homme continua en chuchotant.
« Nous sommes arrivés à la frontière allemande, nous ne savons pas ce qui nous attends de l'autre côté, je suppose que nous allons y perdre plus que nous allons y gagner. La mission est une que j'aime le moins, éclaire. Si tout se passe bien, dans trois jours nous sommes en Angletterre. J'ai peut-être été un peu pessimiste pour le voyage mais, ici, je crains de n'être que réaliste. »
Il fit une pause en baissant la tête avant que son regard ne se tourne sur le côté. Il eut un léger sourire avant que son regard ne se repose sur la caméra.
« Regard bien ces hommes Antony, car ce sont eux les vrais héros. »
Sur ces paroles, la caméra pivota montrant des hommes endormis Tous semblaient, sales et couverts de terre. Certains ronflaient, les jambes adossés contre les carcasses de véhicules. D'autres dormaient dedans. L'un avait même sa tête sur le volant, ne semblant pas avoir bouger de là depuis qu'il avait stopper le moteur. Bucky était visible plus loin, installé contre un arbre, sa nuque formant un angle étrange, la bouche grande ouverte. Tous les soldats, semblaient exténués, dormant comme de bien heureux, qu'importe leur position.
Finalement la caméra lui fit de nouveau face.
« Je ne suis presque plus fatigué et je n'ai dormi que trois heures. Ces hommes avancent à mon rythme et se battent à mes côtés comme s'ils avaient mes capacités. Je suis avantager, cela est claire et je suis certainement le héro que d'écrive les bandes dessinées. » avoua le blond avant que son regard ne se perde de nouveau sur les hommes l'accompagnant. « Mais pour moi, ce sont ces hommes qui valent le plus. »
Sur ces mots, l'écran devint noir.
Une musique forte se fit entendre avant qu'une petite salle de salon ne face sont apparition. La pièce était bondée. La plus part des personnes présentes n'étaient pas connues, mais un petit groupe sur la piste de danse rassemblait quelques visages des soldats du Cap'tain habillés en costume kaki, la femme Anna, dansant avec une enfant assez âgée supposément sa sœur, les mêmes cheveux bruns et le même sourire aux lèvres, elles encore vêtues plutôt bien. Plus loin, la caméra discernait des serveurs et serveuses, naviguant entre les tables avec habilité et portant de nombreux verres. Le salon était faiblement décoré mais le bar proposait toute une panoplie de bouteille. Plus loin, un petit groupe se tenait un l'écart, regroupé autour d'une petite radio de bois.
La caméra fit alors un tour de la table sur laquelle elle se trouvait, plusieurs chaise vide défilaire avant qu'elle ne se fixe sur un homme d'une trentaine d'année.
« Que faites-vous monsieur Rogers ? » s'enquit ce dernier, d'une voix posée et douce, n'ayant pas le besoin de crier pour passer outre le musique Jazz de l'époque.
« J'enseignes Jarvis, j'enseignes. » fut la réponse amusée provenant de derrière la caméra.
Un sourcils interrogatif se leva sur le visage de l'homme aux cheveux clairs mais il ne dit rien de plus alors que la caméra pivotait sur le côté montrant alors Bucky sur son trente et un dans son costume militaire, une femme brune plutôt jolie, portant un uniforme de serveuse et un autre homme, la moustache le vieillissant de quelques années, plutôt bien habillé dans son costume trois pièces. Les trois parlaient, enfin les deux hommes parlaient tandis que la serveuse affichait tantôt une moue gênée tantôt une agacée. Finalement le petit jeu des deux hommes sembla l'excéder puisqu'elle leur faussa compagnie. Un léger rire roque retentit derrière la caméra vite rejoint par un autre plus cristallin.
« Le jeune maître et Monsieur Barnes n'arriveront jamais à un compromis. » fit remarquer l'homme encore à la gauche de Steve.
« Ils ont les mêmes goûts en matière de femme, c'est normale qu'ils se fassent concurrence. » nota-t-il.
« Ils ont surtout le même âge. » annonça l'homme avant que la caméra ne vacille légèrement se posant alors sur la table, son champ étant limité par quelques verres.
On aperçut tout de même les deux hommes précédant revenir vers la table se chamaillant.
« Parfois on l'oublie. Vingt ans et Bucky est déjà sur le champ de bataille. » réfléchit à haute voix Steve.
« Et monsieur, déjà à la tête d'une grande entreprise. » compléta Jarvis.
« Howard se veillit par la moustache, il ne pourrait faire autrement. »
« Et le jeune Bucky a les yeux d'un homme qui a déjà trop vu. »
Un silence prit place alors qu'un verre tintait de derrière la caméra.
« Je suis heureux que Monsieur se soit fait un si bon ami. » continua l'homme avec une plus grande douceur encore dans la voix.
La seule réponse qu'il reçut fut alors un grand éclat de rire du Cap'tain. Plus loin, alors que les deux hommes traversait la foule dansante, on les aperçut être rejoint par les deux sœurs. La plus âgée, remonta ses lunettes sur son nez avant de lancer quelque chose à l'homme à la moustache puis de se détourner de lui pour tendre sa main à Bucky qui l'emmena valser.
L'homme se retrouva alors avec l'enfant qui le dévisagea un instant avant de lui tendre la main à son tour. Le brun tourna son regard vers la caméra avec une petite moue désespérée, les yeux d'une biche pris entre les phares d'une voiture. Seul un bruit de mouvement de tissu répondit à sa requête et il accepta la main de l'enfant.
Un léger rire retenu raisonna alors de derrière la caméra.
« Que vous arrive-t-il ? »
« Je repenses à ce que Anna m'a dit dans l'infirmerie il y a quelques semaines. » avoua le blond avec un amusement certain dans la voix. « Que seule Maria réussirait à dompter Howard. »
La seule réponse qu'il eut fut un éclat de rire de l'autre homme. Une voix alors féminine perça, la même que quelque vidéo précédemment.
« Qu'y a -t-il messieurs ? »
« Peggy. » salua alors Steve d'une vivacité effrayante. « Vous êtes venue. » fit-il enfin remarquer alors qu'un bruit de chaise indiquait qu'il se levait.
On le vit alors rentrer dans le champ de la caméra et tirer un chaise où s'installa alors une magnifique femme brune. Les cheveux dégagés de son visage, une peau plutôt pâle et des lèvres d'une couleur profonde, certainement rouge. Elle sourit alors à Steve avant que son regard ne suive un mouvement qui le ramena derrière la caméra.
« Je n'allais pas manquer cette occasion, il est rare que nous puissions nous reposer. » fit-elle remarquer alors qu'elle se relaxait un peu sur sa chaise.
Quelques secondes plus tard, une alarme sourde retentit et le chaos prit place dans le salon. La caméra fut soulever brutalement avant qu'elle ne pointe vers le sol, balancer au rythme de pas.
« Jarvis, rejoignez Howard et aller... » commença à ordonner Steve.
L'écran devint noir.
« Bonjour Antony » résonna la voix de Steve.
Il semblait las et ses yeux avaient perdu de leur éclat.
« Nous sommes en Autriche, nous avons découvert... » il s'interrompit avant de secouer la tête. « Tu n'as pas besoin de savoir ce genre de chose. »
Un léger bruit de craquement se fit entendre et il patienta silencieux, les yeux guettant vers la droite. Au bous de quelques secondes il reprit, plus rapidement :
« Oublie tout ce que j'ai pu te dire sur le devoir, l'envie de protéger. Avoir la conviction de protéger son peuple, son pays, de faire le bien. Rien ne justifie de tuer, prendre des vies. La guerre est un massacre un jeu dans lequel les soldats sont des pions. J'ai honte de ce que nous vivons. » souffla-t-il.
Il fit une courte pose déglutissant.
« Nous nous donnons des droits que nous ne devrions pas avoir. Mais nous n'avons pas le choix. Mourir ou vaincre, c'est la seule loi que nous suivons encore. »
Il baissa la tête un instant avant de la relever avec rage.
« Je pensais faire la bonne chose, être un avantage. Devenir un soldat pour protéger mon pays. Cependant... Je me trompais. Je suis un meurtrier, nous le sommes tous. Nous ne voyons plus derrière nos ennemis. Nous ne sommes plus des individus mais des soldats et j'ai peur que lorsque tous cela serra fini, nous ne l'oublions... que je l'oublie. » reprit-il alors que son regard se glaça. « Je deviens comme les autres. Je ne pleures plus la perte de nos compagnons, ça ne sert à rien. Après la guerre, j'avais espoir de poursuivre mes études. »
Il eut un léger sourire avant de reprendre sur le ton de la confidence, les yeux perdus dans le vague.
« Je voulais être artiste. Avant que la guerre ne vienne, je voulais être artiste. Rien à voir avec ma condition physique. J'avais juste envie de pouvoir montrer au autre la beauté que ce monde renfermait. J'aimais me libérer dans l'expression artistique, la peinture, le dessin... Je voulais... » il perdit l'étincelle qui venait de naître dans son regard. « Je regrette d'être Cap'tain América et je le regretterais certainement toute ma vie. Je n'ai pas... plus le choix. Je suis le héro. Je devrais suivre les ordres et protéger, les autres compterons sur moi. Je ne pourrais plus avoir une vie normale. C'est égoïste de penser ainsi je le sais. » avoua-t-il à mis mots.
Il leva de nouveau la tête et fixa un point sur la gauche cette fois avant de murmurer à la caméra :
« C'est égoïste de vouloir avoir une vie loin des combats. De ne plus vouloir perdre ses amis à chaque combat. Je... » il s'arrêta avant de reprendre en soufflant. « Je pense que tu me connaîtras plus que la plus part des personnes dont je suis proche. Tu vas rire... » reprit-il avec un léger sourire. « Ou pas, je ne sais pas vraiment, mais c'est pour toi que je me bats ces derniers jours. Pour pouvoir te donner un avenir moins dangereux. »
Son sourire se fit plus doux avant qu'il ne rit, légèrement perdu.
« Je ne sais même pas comment tu seras, je t'imagines, mais je me trompes surement. Peut-être ne vivras-tu pas. Je m'attache à toi alors que tu n'existes pas... » il finit, le visage un peu fermé.
Il fit une petite pause avant de reprendre.
« Je suis Cap'tain América, le héro des Etas-Unis, l'espoir du peuple... et la seule chose qui me motive n'est qu'un enfant qui n'existe pas. » annonça-t-il désabusé. « J'espère qu'après ces massacres j'arriverais à retrouver la justice qui me guidait. Pour l'instant, tu suffiras. »
Il poussa un petit soupire avant de se pencher en avant.
L'écran devint noir.
« Il ne me croit pas. » annonça une vois sèche alors que la caméra s'ouvrait sur un claire de lune plutôt beau.
La vision descendit ensuite pour montrer une petite tente retrancher des autres qui défilaient et tanguaient au rythme du vent et des pas.
« Et tu crois que c'est en lui volant sa caméra que tu lui prouveras quoi que soit. » fit alors remarquer une autre voix plus roque et agacée.
« Ils ne peuvent pas... »
« Franchement en quoi est-ce gênant ? » s'enquit l'autre avec énervement maintenant.
« C'est illégale. » répliqua l'homme d'un ton ferme alors qu'il se rapprochait de la tente la plus reculée. « Et ils utilisent sa tente, sans qu'il le sache ! » reprit-il enchaînant ses arguments.
L'autre allait rétorquer quelques choses lorsque des bruits se firent entendre et qu'on aperçoive deux hommes, appartenant à la masse des soldats, arriver. Ils souriaient tous les deux, semblant partager quelque chose car ne se lâchant pas du regard. Finalement, arrivé à la tente, le premier, un peu plus petit et blond prit la main de l'autre, plus grand et le teint légèrement mate. Alors qu'ils pénétraient la tente, on les vit se rapprocher et leurs lèvres se touchèrent avant qu'ils ne soient totalement caché par le drap.
Un silence prit place alors qu'aucun mouvement ne se faisait.
« Tu ne me croyais pas. » fit alors remarquer la voix du premier homme.
Le silence de nouveau. La caméra se rapprocha davantage de la tente. Alors qu'on était à quelque pas, on commença à entendre des bruits, des rires, de léger gémissement discret. Finalement, une main rentra dans le champ de vision, prête à ouvrir la tente. Cependant, on le tira en arrière, le mouvement fut si brusque que la caméra tomba au sol dans les herbes folles. Elle put cependant montrer l'homme précédant qui se faisait éloigner de la tente par un Steve plutôt mécontent. L'autre homme était toujours au loin, déglutissant, apparemment choqué par ce qu'il venait de voir.
« Je vous avez dit de ne pas y penser ! » entendit-on la voix du blond crisée de loin.
« Vous étiez au courant. Vous protégez ces traîtres ! » cracha l'autre avec verve tandis qu'il tentait de se défaire de la poigne du Cap'tain.
« Oui. Nous risquons nos vie à chaque instant, il est stupide qu'ils ne puissent pas être heureux alors que demain est peut-être leur dernier jours. »
« C'est illégale ! Dégouttant !» rétorqua l'autre. « Vous pensez que les gars vont accepter ça !? »
« Ils ont accepter que Pit' et Hol' leur sauvent la vie à plusieurs reprises, je ne vois pas en quoi ça les générait. » trancha Steve d'un ton sans appel, sa voix n'étant cependant plus qu'un murmure.
Pourtant, l'homme répliqua quelques choses, mais ils continuaient de s'éloigner à grand pas et bientôt, les trois hommes disparurent du champ de vision. La caméra filma alors en silence les quelques insectes et petites bêtes qui passèrent devant elle. En fond sonore le vent qui s'engouffrait dans ses capteurs, entre-coupé parfois de gémissement venant de derrière, plus fort que certain, et de quelque chuchotis inaudible. Finalement, au bous de longue minutes, voir presque une heure, du mouvement se fit entendre par derrière. Les voiles de la tentes claquèrent les uns contre les autres et des bruits de pas retentirent, faisant vibrer la caméra toujours au sol.
« Regarde. » souffla alors une voix grave avant que la caméra ne se soulève.
Elle pivota alors et montra l'homme blond, des taches de rousseur lui parsemant le visage. Il tourna son regard vers son compagnon qui vint se caler à ses côtés, sa tête frôlant l'épaule de l'autre lorsqu'il se baissa, laissant découvrirent un visage marqué de cicatrices.
« C'est la caméra de Cap. » fit-il remarquer.
« Que fait-elle là ? » s'enquit l'autre déglutissant.
Son compagnon secoua la tête avant de prendre la caméra. Il la retourna alors.
« Cap y tient beaucoup, ce n'est pas lui qui l'a laissé là. Je l'éteins et je vais la remettre dans sa tente. »
Un acquiescement se fit entendre alors que la caméra s'éteignait sur un petit scarabée, luisant à la lueur de la lune. L'écran devint noir.
A suivre
Voilà, j'espère que vous aimez toujours. Dit-moi ce que vous en pensez.
A bientôt.
