Bonjour à toutes !

Après un mois d'attente, voici la suite des aventures GAY d'Aomine !

Au programme de ce chapitre, un lemon qui n'en est pas vraiment un, le défilé des "boyfriend of the week", Aomine qui doute, Momoi qui vole à son secours (?), Kuroko qui trolle, des guest stars, et Kagami qui pécho à fond :)

J'espère que ce chapitre vous plaira et sera à la hauteur du premier !

Je vous remercie encore pour vos gentils commentaires et votre soutien indéfectible ! Vous êtes un vrai moteur et je ne m'attendais pas un tel "succès" pour cette histoire !

Enjoy !


Sauf que Kagami ne se contenta pas de son joli tennisman brun.

Non apparemment, il ne lui suffisait pas, alors il enchaîna avec son pote binoclard, celui qui avait fait des avances à Aomine en gribouillant sur son ballon de basket.

Ensuite, ce fut un véritable défilé.

Après les deux joueurs de tennis, il y eut un joueur de rugby (en fait, il s'agissait plutôt de football américain, mais Aomine ne voyait franchement pas la différence entre les deux sports), suivi par volleyeur et enfin, un joueur de baseball.

Et tout cela en l'espace d'un seul mois et quelque chose lui disait que Kagami n'allait pas s'arrêter en si bon chemin... C'était comme si les vannes de son cœur avaient été ouvertes et Aomine pouvait difficilement suivre le courant des amours éphémères de Kagami. Cette succession de conquêtes ressemblait à un torrent volatile et puissant, qui dévalait monts et vallées à la vitesse du Shinkansen lancé à pleine allure.

Alors bon... Aomine avait quand même bien essayé de se repérer dans ce beau bordel, sous peine de finir noyé sous le débit impressionnant de proies qui défilaient sur le terrain de street basketball ou au Maji Burger (lieux de drague de prédilection du tigre, quant il ne s'agissait pas carrément des gymnases Tokyoïtes où se déroulaient leurs rencontres sportives). Toutes les occasions semblaient bonnes pour que Kagami reparte avec un nouveau toyboy sous le bras (ils étaient généralement plus petits que le dunker).

Fin observateur dès lors que quelque chose savait attiser son intérêt, Aomine en était parvenu à la conclusion que Kagami avait un goût prononcé pour les sportifs de... « balle ». Pourquoi ceux-là, tout spécialement ? Mouais... Aomine n'avait quand même pas poussé son analyse jusque là, mais c'était sûrement lié au fait que Kagami devait adorer que d'autres mecs s'occupent de ses... « balles » personnelles... (et dire que le rouge prétendait ne pas avoir de « type » de mecs... Mon cul, ouais !)

Et justement, tous les types que Kagami avait fréquentés n'étaient rien de moins que des cadors dans leurs domaines respectifs ! Ces gars-là n'étaient pas de simples amateurs éclairés : après l'enquête (uniquement dictée par la curiosité scientifique) dont il avait chargé Satsuki, il s'avérait que les petits copains de Kagami étaient tous notablement exceptionnels dans leurs sports !

Avant que toute cette mascarade ne commence, Aomine n'était pas au courant qu'autant de mecs étaient de « ce bord » là... et il en venait même à se demander si la queue de Kagami était une baguette magique, qui avait le don de faire apparaître tous les athlètes gays du coin ! Ouais, c'était forcément ça ! Le rouge avait une sorte de pouvoir qui dépassait les frontières des normes hétérosexuelles !

Si Aomine l'avait si bien cerné, c'était parce qu'il l'avait vu faire. Plusieurs fois, répétant inlassablement le même rituel. D'abord, un regard doux pour établir le contact. Puis un sourire. Suivi d'un prétexte pour s'approcher. Et enfin, une caresse sur le bras ou l'épaule et hop, emballez, c'est pesé ! L'efficacité presque surnaturelle de Kagami ne devait rien au hasard. Existait-il une sorte de code entre péd... heu... homosexuels ? Des règles de séduction ? Si c'était le cas (et impossible de penser autrement quant on voyait avec quel facilité Kagami « choppait »), alors Kagami les maîtrisait sur le bout des doigts (et d'autre chose).

Un véritable tombeur ! Même lui était bien forcé de le reconnaître... la technique du rouge était parfaitement rodée et le tigre ne revenait jamais la queue entre les jambes quand il partait chasser... ET MERDE QUE C'ETAIT FRUSTRANT ! Aomine en était carrément jaloux, l'envie le rongeait tant il aurait aimé que les relations avec les nanas soient aussi simple ! Même s'il n'aurait sans doute que faire d'un tel succès auprès de la gent féminine, le ganguro rêvait de posséder un tel pouvoir, juste pour se rassurer et se faire mousser auprès du commun des mortels ! Perdu dans ses pensées, il n'écoutait même pas ses deux comparses...

« … Et Teppei-senpai a du plaquer au sol Hyuga-senpai pour l'empêcher de sauter sur Hasegawa-senpai. » Conclut Kuroko en aspirant une lampée de milkshake.

« Waaah Kurokocchi ! C'est dingue ! Tout ça à cause de Kagamicchi ? » S'étonna Kise, incrédule.

« Hai. »

« Mais... alors si je comprends bien, tout le monde sait que Kagamicchi préfère les garçons ? »

« Quand même pas. Mais le milieu sportif lycéen est... restreint. Alors les nouvelles vont vite. Surtout celles de ce genre. » Expliqua le fantôme de Seirin.

« La réaction de ton capitaine était quand même disproportionnée... » Se lamenta le blond en secouant la tête, avant de se tourner vers Aomine. « Et toi Aominecchi, tu en penses quoi ? »

Pas de réponse.

Kise cligna des yeux et secoua sa main devant le visage d'Aomine, pour essayer de le sortir de sa torpeur. Ce dernier jouait avec son curry depuis une bonne vingtaine de minutes, décrivant ses arabesques dans son assiette avec ses baguettes. Une chose était sûre : si Aomine était physiquement parmi eux, mentalement, c'était tout autre chose. Il semblait ailleurs, déconnecté de la réalité, fixant son plat (auquel il n'avait pas encore touché) d'un œil morne. Face à la tentative infructueuse du mannequin, Kuroko n'y alla pas de main morte, lui. Il attrapa ses baguettes et les planta vivement dans la cuisse tendre d'Aomine qui sursauta en pestant de manière fort grossière.

« Putain Tetsu ! Ca fait mal, bordel ! »

« Au moins maintenant, tu vas arrêter de rêvasser et nous écouter. »

« Hein, quoi ? De quoi vous causiez d'abord ? »

« De Kagami-kun. »

Oh.

Hmm...

« Bah quoi Kagami ? Ca a l'air d'aller plutôt bien pour lui en ce moment, non ? » Répondit Aomine en se frottant la cuisse pour soulager la douleur lancinante.

« Un peu trop bien même. » Précisa Kuroko.

« Que veux-tu dire ? »

« Je vois que tu n'as rien écouté... »

« Ouais, nan, désolé. Tu peux m'la refaire ? Mais la version condensée, stp. »

« Je disais que suite aux rumeurs sur la sexualité de Kagami-kun, Hasegawa-senpai, le capitaine de l'équipe de cyclisme de Seirin est venu nous aborder mardi soir, après notre entraînement. »

« Oui et ? » Demanda Aomine, d'un air faussement désintéressé.

« Il a demandé à Kagami-kun de sortir avec le sprinter de l'équipe de Shutoku. »

« Heu... quoi ? »

Donc... Kagami, sa gayttitude et l'équipe de cyclisme de Seirin sont dans un bâteau. Qui tombe à l'eau ? Aomine n'était pas certain de suivre...

« C'est une manœuvre tactique pour obtenir des informations, tu comprends. »

« Oh oui, Kurokocchi a raison. C'est un truc vieux comme le monde ! Se mettre un rival de l'équipe adversaire dans la poche en couchant avec lui pour le manipuler ! Mais leur capitaine est intervenu pour remettre ce sale profiteur à sa place. Kagamicchi n'a pas bougé lui. C'est bizarre, pas vrai ? »

D'habitude, Aomine n'avait que faire des commérages. C'était sans doute pour cela que son cerveau s'était automatiquement mis « en pause » en entendant les deux ex de Teiko piailler. Mais cette fois, c'était différent. Parce que ça concernait Kagami. Et en guise de réponse, Aomine donna son avis sur la question en poignardant l'innocent curry dans son assiette. Hyuga avait eu le bon geste et heureusement que lui-même ignorait qui était ce fameux « Hasegawa », parce qu'il avait une furieuse envie d'aller lui payer une petite visite tout à coup. Et de le passer à tabac comme il le méritait. Ce mec ne manquait pas de toupet de se lancer dans une telle tentative de corruption impliquant le tigre !

Ca rendait malade Aomine rien que d'y penser...

Mais à bien y penser justement... Kagami n'avait paru accorder aucune importance à cette requête déplacée, alors... pourquoi LUI en aurait quelque chose à foutre, bordel ?! C'était les oignons de Kagami ! Et comme le principal concerné le lui avait déjà fièrement clamé, il faisait ce qu'il voulait de son cul...

« Aomine-kun, je crois que ton curry est mort à présent. Tu peux arrêter de le maltraiter. »

De rage, le brun en brisa ses baguettes et il se leva. Toute cette situation insolite... le contrariait vraiment plus que de raison... Et très honnêtement, ça le faisait chier de se mettre dans des états pareils pour cet abruti de tigre. Il comprenait la réaction protectrice, limite paternaliste de leur binoclard de capitaine (qui en avait dans le froc, lui !), mais en revanche, la passivité de Kagami l'énervait GRAVEMENT. Il avait besoin d'air et il se leva pour sortir. Si on était venu lui demander de jouer les agents doubles (avec option « écartement de cuisses ») pour l'équipe locale, Aomine aurait sans hésitation envoyé son poing dans la gueule de l'impudent qui avait osé poser la question fatidique.

Mais pas Kagami.

Pas ce connard d'Amerloque de mes deux, avec ses coutumes barbares et bizarres...

Décidément, Aomine ne le comprenait vraiment pas...

Bon d'accord, pour commencer, il y avait le fait que le rouge préfère les pectoraux musclés à une belle paire de seins rebondis. C'était révoltant et ça n'avait tout bonnement aucun sens ! Aomine avait beau retourner le « problème » dans sa tête depuis quelques semaines, c'était une véritable voie sans issue... Kagami n'était pas disposé à changer, malgré toutes leurs querelles et autres sempiternels débats à ce sujet...

Parce que oui, au départ, Aomine avait pris le parti d'accepter le « penchant » de Kagami. Mais cela n'avait pas duré. Ce n'était pas tant qu'il avait honte de passer du temps avec le rouge, qui était toujours le même en dépit de son orientation sexuelle, mais pour une raison inconnue, cette révélation parasitait l'esprit d'Aomine. La pilule passait mal. Une part de lui n'arrivait pas à l'accepter, ni à le concevoir. Il ne s'agissait pourtant en rien d'homophobie et Aomine ne craignait pas non plus que Kagami jette son dévolu sur lui. Il avait même trouvé cette nouvelle lubie amusante au départ, ne perdant pas une occasion de taquiner Kagami à ce sujet...

Mais dernièrement, ça le soulait.

Purement et simplement.

Sans explication particulière.

C'était intervenu du jour au lendemain, juste comme ça...

Kagami prenait tout beaucoup trop à la légère... même ses insultes. Même ses questions déplacées. Même sa curiosité malsaine.

Et surtout les réactions gerbantes des autres...

Bon sang, ça ne lui faisait donc rien d'être catalogué comme la « folle » du coin ? Au point même que des mecs peu scrupuleux cherchent à tirer parti de son corps ! Ca dégoûtait Aomine... c'était frustrant, mais il ne pouvait rien faire... Mais encore une fois, pourquoi cela l'affectait tant ? Kagami semblait le vivre plutôt bien de son côté et puis...

Il soupira en sentant son portable vibrer. Il avait enfoncé les mains dans les poches de son anorak et il réalisa qu'il avait commencé à marcher sans but dans la rue, sans réellement s'en rendre compte...

Il décrocha. C'était Momoi. Elle hurla et lui défonça le tympan, comme d'habitude.

« Dai-chan ! Où es-tu ? Tu es sorti du restaurant sans rien dire à Tetsu-kun, ni à Ki-chan ! Que se passe t-il ? Rien de grave, hein ? »

« Nan. Mais ils me gavaient avec leurs histoires de bonnes femmes. » Avoua t-il en se récurant l'oreille avec son petit doigt.

« Ca ne se fait pas ! La prochaine fois, préviens-les ! C'est impoli de partir comme ça ! »

« Ouais, ouais, j'ai compris Maman. Maintenant, fous-moi la paix, ok ? »

Et alors qu'il s'apprêtait à raccrocher, malgré les vives protestations de Momoi, il changea d'avis et rapprocha l'appareil de son oreille.

« Hey... Satsuki... tu crois que je peux passer chez toi ? »

« Hmm ? Pour quoi faire ? »

« Je peux ou pas ? Dis-moi juste si je peux... j't'expliquerai après. »

Comment refuser ? Ca semblait important... Momoi le sentait bien dans le ton d'Aomine. Elle soupira, cédant.

« D'accord. Je vais prévenir Tetsu-kun que tu vas bien. »

Il mit fin à la conversation et rangea son téléphone avant de se diriger vers l'appartement de la jeune fille. Heureusement, elle vivait dans le même immeuble que lui. Il ne savait pas trop ce qu'il allait lui dire, ni par où commencer, mais bon... il verrait bien une fois qu'il y serait. Ca viendrait sûrement tout seul.

En tous cas, il avait vraiment besoin de se confier...


Momoi roula des yeux. La sonnette stridente de la porte lui vrillait les oreilles... et elle avait un petite idée de l'identité de l'imbécile qui gardait le doigt appuyé dessus. La jeune fille referma sèchement son shojo manga et elle alla ouvrir à l'énergumène en chef.

« 'Soir. » Murmura Aomine, en entrant sans même attendre que Momoi ne se pousse.

« Mouuuh Dai-chan ! » Le réprimanda t-elle, poings sur les hanches.

Mais le brun semblait s'en moquer comme de sa première paire de baskets. Il se dirigea d'un pas décidé vers le réfrigérateur et alla se servir une canette de soda bien fraîche, avant de daigner enfin remarquer Momoi. Il haussa un sourcil et la scanna du regard, de haut en bas. Elle ne portait qu'une nuisette en satin rose, bien trop étroite pour elle...

« Va te changer pendant que je remonte chez moi pour aller prendre mon ballon de basket. RDV dans dix minutes dans le hall. »

« Pardon ? »

« J'ai envie de faire un petit one on one. »

« Maintenant ? Mais enfin Dai-chan, il est presque 21h ! Et puis, tu n'avais qu'à demander à Ki-chan ou à Kagamin ! »

Pour couper court à la conversation, Aomine lui lança un regard triste, à peu près comme celui d'un enfant de 4 ans qui viendrait de se faire piquer sa sucette. Momoi abdiqua instantanément. Elle n'aimait vraiment pas le voir ainsi. Bien-sûr, il était sans gêne et égocentrique 96 % du temps (elle avait des statistiques qui le prouvaient!), mais il n'en demeurait pas moins son meilleur ami et surtout quelqu'un d'attendrissant...


Le match – si on pouvait appeler cela ainsi, tant il fut à sens unique – fut vite expédié. Momoi maîtrisait les bases du basketball, mais elle ne jouait qu'occasionnellement avec les membres de la Génération des Miracles. C'était en général lors d'évènements rares, comme les anniversaires et même si les garçons se montraient plus réservés dans leur jeu lorsqu'elle se trouvait sur le terrain, elle n'était pas de taille à égaler leurs performances. Alors quand Aomine ne lui faisait aucun cadeau comme c'était le cas ce soir, elle ne pouvait que subir. Mais elle ne lui en tenait pas rigueur, elle savait que quelque chose le perturbait et qu'il passait ses nerfs sur elle. D'ailleurs, quand elle tomba à la renverse en essayant de contrer un de ses tirs, il s'arrêta immédiatement pour venir le relever. Elle s'essuya les fesses en maugréant pour enlever la terre battue qui collait à son vieux jogging, avant de se diriger sur le côté. Elle libéra ensuite ses longs cheveux, qu'elle avait rassemblés en une queue de cheval afin de ne pas les avoir dans les yeux durant l'affrontement. Pas que cela ait changé quoi que ce soit à l'issue de leur confrontation, cependant...

« Dai-chan, je croyais que tu voulais me parler de quelque chose. »

Pas de réponse. Le brun s'était remis à dribbler contre un adversaire invisible et Momoi comprit donc qu'elle allait devoir lui tirer les vers du nez. Elle détestait quand il faisait cela, parce qu'elle le sentait préoccupé et elle savait que cela signifiait qu'elle allait jouer aux devinettes avec lui. Elle ferma les yeux un moment, s'adossant au grillage usé qui frémit sous son poids.

Bon alors... connaissant Aomine et en considérant la période à laquelle ses sautes d'humeur dignes d'une femme enceinte avaient commencés, la raison ne pouvait être que...

« C'est à propos de Kagamin, pas vrai ? » Devina t-elle.

Et vu la façon dont Aomine rata lamentablement le panier, elle sut qu'elle avait mis dans le mille !

« Est-ce que c'est... parce qu'il... préfère les garçons ? Je croyais que ça ne te posait pas de problème ! »

« Nan mais je m'en tape de ça. Je veux dire... ouais bien-sûr, au début, ça m'a fait bizarre... mais plus maintenant. »

« Oh... tant mieux, mais alors... c'est quoi le souci ? » Insista la jolie rose.

« Rien du tout. »

« Dai-chan ! Arrête de me faire tourner en bourrique et viens-en aux faits ! »

« Kagami a changé... Il n'a presque plus le temps pour faire des un contre un... et même quand c'est par miracle le cas, faut toujours qu'une de ces tapet... qu'un de ces gars le drague ! »

« Ah je vois ! Et tu es jaloux ! »

« Ca va pas nan ? J'suis pas péd... heu... « comme ça » moi ! Ca m'intéresse pas les mecs ! »

« Ahaha ! Tu n'as pas compris, en fait je parlais du fait que tu doives le partager avec un autre ! C'est ce qui te met en rogne. »

« Argh sûrement pas ! »

« Et pourquoi ça ? »

« Parce que... de la façon dont tu le dis ça fait trop... »

« Trop quoi ? »

« Trop GAY merde! »

« Vraiment ? Être ami avec un autre garçon, c'est être gay maintenant ? C'est nouveau, tiens ! Alors toutes les filles le sont !»

« Oui mais non, c'est pas pareil pour vous les filles... »

« Ah bon ? » L'encouragea t-elle à poursuivre.

« Bah ouais ! Parce que vous les nanas vous n'êtes heu... comme ça que dans les films porno ! »

Mine effarée et passablement consternée de la part de Momoi qui hésita à se taper la tête contre le grillage face à tant de naïveté...

« Et puis même ! C'est dans votre nature de faire des câlins ! Vous en faites pour un oui ou pour un non et à tout le monde sans distinction ! Même aux animaux ! Vous les attrapez entre vos nichons et vous les serrez jusqu'à qu'ils soient tout blancs !»

« Non... CA c'est dans les films cochons, Dai-chan, pas dans la réalité... Films cochons douteux, par ailleurs... » Soupira la manager.

Devant l'air à la fois incrédule et sceptique du brun, elle marcha vers lui et lui arracha le ballon des mains.

« Ce que j'essaye de te dire, c'est qu'il est normal que tu ressentes de la jalousie ! Kagamin est ton am... ton rival. » Se rattrapa t-elle « Et tu as donc envie de passer du temps avec lui. »

« Tu crois ? »

« Hmm ! Evidemment ! Il n'y a rien de mal à cela, tu sais. »

« Mais j'ai l'impression... de ne plus l'intéresser comme avant. »

« Mouuuh ne dis pas ça ! Je suis certaine que c'est faux, mais peut-être que justement, c'est à toi de t'intéresser un peu plus à lui ! »

« Ecoute Satsuki, je t'ai déjà dit que j'étais pas une tarl... »

« Oui, oui ! » Le coupa t-elle avant qu'il ne lui érafle les oreilles. « Je suis au courant ! Mais par exemple, tu pourrais lui demander de te présenter à son petit-ami ! Ca vous rapprocherait ! Et vous pourriez faire une activité tous les trois ensemble ! Tu devrais aussi essayer de t'intéresser à sa vie amoureuse ! »

« Mais je l'ai déjà fait tout ça... »

« Pas de la bonne manière ! Avant, tu faisais cela dans l'unique but de l'embarrasser ! Là, je te demande d'être sincère ! »

« Quoi ? Mais c'est dégueulasse ! Imagine qu'il me raconte des trucs de cul ! »

« Il ne s'agit pas de lui poser des questions sur sa vie intime, non plus ! Juste de te montrer... amical et courtois ! »

Deux concepts bien étrangers à Aomine Daiki, en somme.

« Mokay... j'ai saisi le truc. »

Et pour le prouver, il dégaina son téléphone et composa le numéro de Kagami. Ce dernier fut plutôt rapide à répondre, à la grande (bonne) surprise d'Aomine.

« Oi Bakagami, t'es occupé demain après-midi ? Ouais, j'sais... mais tu peux emmener ton mec si tu veux... Nan, nan promis, cette fois, j'me plaindrai pas. »

Tiens ? Aomine s'était donc PLAINT de la présence d'un des copains de Kagami auparavant ? Cela faisait à peine un mois et déjà, la panthère se la jouait possessive ? Momoi n'en fut pourtant pas étonnée. En vérité, c'était un peu plus compliqué que cela. Jamais le rouge n'avait présenté « officiellement » un de ses amants au bleu. Aomine n'avait fait que les apercevoir de loin, tout au plus. Non, en fait, ce qui tapait prodigieusement sur le système de l'as de la Génération des Miracles, c'était surtout quand Kagami se mettait à faire les yeux doux à d'autres mecs au lieu de se concentrer sur lui... et sur leur partie de basket ! Bon à la décharge de Kagami, on pouvait arguer que ce n'était pas totalement de sa faute : en général, il ne cherchait pas les embrouilles, mais ces types venaient à lui et tentaient d'attirer son attention par tous les moyens.

Le tigre avait une côte de FOU, ce qui avait le don d'agacer Aomine, qui ne supportait pas que quelqu'un d'autre que lui monopolise l'Américain. Mais si Kagami venait directement accompagné par son prétendant actuel, le tigre ne risquait pas de se faire courtiser par autrui et dans ce cas, leur game pourrait suivre son cours sans encombre. En effet, les autres garçons n'oseraient jamais tenter de le séduire sous le nez son petit-ami et personne n'interromprait donc leurs échanges de balle. Les vautours cesseraient de tourner autour de leur proie aux sourcils bizarroïdes, puisque l'épouvantail serait dans la place !Ahaha mais oui ! Finalement, Momoi avait eu une idée de génie et même si la finalité n'était pas exactement la même, Aomine y trouverait son compte. Et l'un dans l'autre, c'était tout ce qui importait !

« Alors c'est d'accord ? Disons vers quinze heures ? Ok ! A plus', sois pas en retard et prépare un caleçon de rechange, parce que tu vas faire dans ton froc quand tu verras à quel point je suis fort ! »

Il raccrocha et se tourna vers Momoi un sourire aux lèvres. Ca faisait plaisir à voir. Il avait le cœur léger maintenant et il se sentait bien mieux, même s'il était quand même un peu nerveux à l'idée de rencontrer pour la première fois le « gars » de Kagami... Mais c'était parfaitement secondaire, tant il était davantage excité par le fait de rejouer contre le tigre !


Akaba Hayato était un imbécile.

Non mais sans déconner, quel genre de mec débarque sur le terrain de basket avec son étui et sa guitare ?

Encore un gros naze d'artiste raté, qui devait croire que le fait d'être un musicos allait l'aider à emballer ! Facile de savoir jouer trois pauvres accords sur une gratte, même Aomine en serait capable !

Enfin sans doute... sauf qu'il n'avait jamais touché à un tel instrument de sa vie...

Ledit Akaba lui rabattit les oreilles sur le fait qu'il avait étudié aux Etats-Unis, comme Kagami et avant, il jouait pour un club de football américain plutôt réputé, les « araignées » de quelque chose. Aomine n'avait pas réellement retenu le nom de l'équipe, parce qu'il s'en foutait, mais d'après ce que lui en avait dit Momoi ensuite, c'était pas des rigolos. Ils avaient littéralement défoncé les équipes de Kaijo et de Seirin l'an dernier et apparemment, la mésaventure du capitaine de l'équipe de cyclisme de Seirin n'avait pas servi d'exemple, puisque le capitaine de l'équipe de football américain était venu tenter sa chance.

Il s'était prosterné au pied d'Hyuga, pour demander que Kagami propose à son fameux boyfriend de devenir leur nouveau coach... A un moment, Hyuga avait balancé un ballon de basket dans la tronche du malheureux type et il avait fallu toute la force de Teppei ET d'Izuki pour le retenir cette fois. Mais c'était carrément parti en couilles à un moment et Hyuga avait hurlé qu'il allait décapiter ce mec et suspendre sa tête à l'entrée de leur gymnase « POUR QUE CA DISSUADE TOUS LES AUTRES DEBILES ! »

Après leur petit un contre un, remporté haut la main par Aomine (et même si ce n'était pas le genre de Kagami, le brun le soupçonnait d'avoir fait exprès de perdre, parce que l'autre roux avait promis de le consoler s'il ne parvenait pas à gagner), ils avaient pris la direction du Maji Burger ensemble. Aomine n'était pas contre, il arrivait toujours à taxer des burgers gratuitement alors, ça lui allait. Il repéra par hasard Kuroko et Kise assis à une table, sans doute encore en train d'échanger les derniers ragots sur Kagami (décidément, il les croisait beaucoup dernièrement!). Le brun alla les saluer, plus pour laisser les deux tourtereaux rouges roucouler en paix que par politesse. Il faut dire que la perspective de tenir la chandelle ne l'enchantait guère.

« Et bien... Kagamicchi a plutôt bon goût... Ce Akaba est un sacré morceau. » Sourit le Kitsune en détaillant le nouveau compagnon du tigre.

« Tss tu parles... Moi et Kagami on lui mange sur la tête. »

« Hai. Kagami-kun a du goût quant il s'agit de choisir ses petits amis. Enfin, la plupart du temps. » Précisa Kuroko en jetant un discret regard en coin à Aomine.

Mais la panthère ne remarqua rien, parce qu'elle était trop occupée à « rager » à propos de ces gens trop débiles pour enlever leurs lunettes de soleil quand ils entrent dans un restaurant...

« Son nouveau petit copain a l'air d'un idiot. » Objecta Aomine, offensé. « Non, mais sérieusement, qui garde ses lunettes de soleil en INTERIEUR et de NUIT ? C'est complètement stupide. Il est stupide.»

Kise et Kuroko échangèrent un regard qui en disait long, mais Aomine les ignora...


De tous les petits amis (potentiels) de Kagami, celui-ci était le PIRE.

« Je vais tuer ce mec ! » Annonça Aomine en se laissant tomber (d'une manière qui veut dire « JE SUIS HYPER ENERVE ») sur la banquette, juste à côté de Kuroko.

« Ah... Kagami-kun a du te présenter Kazuya-kun. » Supposa le fantôme, en vérifiant ses mails sur son téléphone pour connaître les dernières nouvelles.

Il plissa les yeux en lisant un message au contenu révélateur, d'ailleurs.

« … Et tu lui as quasiment mis ton poing dans la figure. Hmm. Kagami-kun n'est pas content. »

« C'est Kagami qui vient de t'envoyer un message ? Eh bah dis lui de ROMPRE avec ce CONNARD ! » Cria Aomine en essayant d'attraper le téléphone de Kuroko.

Mais le fantôme lui colla un vent monumental en rangeant l'appareil dans sa poche. Il aspira ensuite innocemment une gorgée de milkshake vanille, comme si de rien n'était.

« Quel ENFOIRE, il s'est payé ma gueule pendant toute la partie ! » Aomine ne décolérait pas. « Comment Kagami fait pour le SUPPORTER ? »

Le brun se prit la tête entre les mains, toujours aussi agacé.

« Quel est le sport de ce sac à merde ? »

« Baseball. Et selon toute probabilité, il va passer très prochainement pro. »

« Pour quelle raison Kagami est avec LUI ? Pour commencer, il est plus petit que lui et il a toujours son putain de bras passé autour du cou de Kagami, comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de le tripoter et... »

La panthère écarquilla les yeux, en venant à une soudaine réalisation.

« ...Ne me dis pas que... Kagami n'est pas avec lui pour sa personnalité, c'est ça ? »

« Cela ne te regarde pas, Aomine-kun. Mais si tu veux tout savoir, Kagami le trouve « divertissant »... Expliqua t-il en appuyant sur le dernier terme.

Kuroko évita soigneusement de paraphraser la description qu'en avait fait Kagami et qui s'apparentait davantage à « Kazuya est super sexy, même si c'est un gros vantard. », parce qu'en l'état, Aomine n'avait pas besoin de savoir cela...

« En plus, c'est un excellent receveur d'après Kagami-kun. »

Aomine releva la tête vers lui, un air horrifié sur le visage.

« ...Tu n'es plus en train de parler de baseball, là... »

« Si, aussi. »

« PUTAIN TETSUUUUU T'ES GORE ! »

Et le dénommé Tetsu de répondre en buvant son milkshake...

Et le dénommé Aomine de se mettre encore plus en rogne...


« Je te présente Hamada. Il a formé un club de supporters pour l'équipe de baseball de Nishiura. C'est mon correspondant au lycée. On doit écrire à d'autres élèves d'écoles différentes pour le cours de Japonais. » Sourit Kagami en tapotant amicalement dans le dos du blondinet.

Aomine leva les yeux au ciel.

Ouais, ok. Bien-sûr.

« Correspondant ».

Pfff... c'te blague !

C'était apparemment le nouveau mot de code à la mode pour désigner les sex friends...

Cela faisait à peine une semaine que Kagami s'était séparé de Kazuya-l'enfoiré-de-service que déjà, il lui avait trouvé un remplaçant. Au moins, celui-ci avait l'air d'aimer un tant soit peu le basket et ne portait pas de lunettes de soleil (ouais, non, Aomine ne s'en était toujours pas remis de celle-là).

« Quoi, t'as déjà épuisé toute l'équipe de baseball, alors maintenant t'es obligé d'aller taper du côté des pompom boys ? »

Kagami fronça des sourcils tandis que le blond détournait le regard, gêné.

« Viens Hamada, on se tire. Oublie cette ordure... »

Le rouge attrapa le cheerleader par l'épaule et l'éloigna d'Aomine au plus vite. Se sentant traité comme un pestiféré, le premier réflexe du ganguro fut de se renifler sous les aisselles pour s'assurer qu'il ne dégageait aucune odeur suspecte.

« Tu as de la chance que Kagami-kun soit moins rancunier que moi. » Lança une petite voix près de lui.

Aomine sursauta de peur et hurla très virilement, avant de constater qu'il n'était pas seul sur le terrain, contrairement à ce qu'il pensait au départ.

« Putain, Tetsu ! Tu m'as fait flipper ! Depuis quand t'es là ? »

« Depuis suffisamment longtemps. Va faire des excuses à Kagami-kun. » Exigea le passeur.

« Ouais, ouais... j'ai ptêtre un peu abusé... Mais Kagami n'a qu'à pas les prendre au berceau aussi ! »

« Hamada-kun a notre âge. Et en plus, Kagami-Kun n'a pas à choisir ses fiancés en fonction de tes préférences. »

« Hey ! J'ai jamais demandé ça ! » Se défendit-il en marquant un panier à trois points façon Midorima.

« Mais jamais aucun des garçons que te présente Kagami-kun ne te convient ! Pourtant, c'est toujours TOI, qui insistes pour continuer à les rencontrer. »

Kuroko avait raison, mais Aomine ne faisait que suivre maladroitement les conseils de Momoi. Il essayait de s'intéresser aux conquêtes du rouge, comme promis, pour pouvoir passer plus de temps avec lui, mais jusqu'ici, cela l'avait plutôt desservi... Pourtant, il avait vraiment fait des efforts pour...

Pour..

… Non... en vérité, il n'avait fait que juger, sans chercher à comprendre.

Mais ce n'était tout de même pas de sa faute si aucun de ces mecs était assez bien pour Kagami ! Le tigre méritait mieux !

« De toute façon, dans moins d'une semaine, il aura un nouveau gars, alors à quoi ça sert que je me fatigue à les connaître ? Ce ricain change tout le temps de petit-copain ! »

Cette fois, il en rata son panier...


Putain de merde.

Ce fut la première chose qui traversa l'esprit d'Aomine quant il aperçut ce garçon. A vrai dire, il ne savait pas pourquoi Kagami avait choisi de lui présenter son récent « petit-ami de le semaine ». Parce que c'était totalement ça ! Aomine connaissait « l'employé du mois » (concept très Américain) et maintenant, c'était le « petit-ami de la semaine. » En tous les cas, il n'aurait jamais cru que Kagami continuerait à lui faire rencontrer ses prétendants, vu le fiasco survenu il y a trois semaines avec Hamada. Mais Kuroko devait avoir raison : Kagami n'était tout simplement pas revanchard. (enfin, il ne lui avait pas présenté les deux autres gars qui avaient du suivre le cheerleader)

Toujours était-il que ce « petit-ami de la semaine » était du genre... costaud. Aomine était plutôt fier de ses propres tablettes de chocolat en temps normal, mais là, il devait s'avouer battu à plate couture et c'était vraiment injuste ! Et le fait que le T-shirt de ce type soit trop petit et sur le point de craquer tant il n'arrivait pas à contenir toute sa musculature, pesait sans doute dans la balance.

« Aomine, voici Tachibana. Il vient de s'installer à Tokyo et avant il faisait partie du club de natation d'Iwatobi. »

Tiens, un nageur cette fois. C'était de l'inédit ! Et c'était même pas un joueur de waterpolo, attention, pas de balle cette fois ! Kagami dérogeait à ses petites habitudes pour une fois !

« Nous sortons ensemble depuis deux semaines. » Annonça fièrement le tigre.

Wow new world record ! Deux semaines, c'était l'amour fou entre eux alors !

Du sérieux !

... Et merde...

Kagami rougit. Tachinaba rougit. Mais ils ne se tenaient même pas la main ! Pourtant, ils étaient si proches l'un de l'autre qu'on aurait pu croire qu'ils le faisaient !

Aomine ne réagissait toujours pas, bien trop accaparé par son activité du moment qui consistait à reluquer avec envie (et une pointe de jalousie) les bras imposants du nageur.

« Je suis honoré de rencontrer un des amis de Taiga. » Ajouta Tachibana en souriant tendrement.

Il échangea même une poignée de mains ferme avec Aomine.

Le lycéen avait une voix agréable, mais un peu familière. Elle ressemblait étrangement à celle de Takao par certains aspects, nota Aomine.

« Ah ! Quel dommage d'avoir du faire tout le déplacement depuis Iwatobi pour te voir perdre ! » Provoqua le ganguro en faisant tourner le ballon sur son index.

« Oi ! Tu rêves là ! Tachibana est venu exprès pour me récompenser une fois que je t'aurai fait mordre la poussière ! »

Comme pour appuyer sa déclaration de guerre, Kagami embrassa chaudement les lèvres de son amoureux.

C'était la première fois qu'Aomine voyait Kagami accomplir un tel geste.

Et du coup, c'était à la panthère de rougir à son tour...


Tachibana, donc, (Makoto, de son prénom et rien à voir avec cette crevure d'Hanamiya !) était un mec plutôt cool et sympa en fait ! Il n'était pas prétentieux pour un sou et Aomine se surprit carrément à l'apprécier. Peut-être parce que l'as de Toho avait mis de l'eau dans son vin depuis l'épisode « Hamada », sur les recommandations de Satsuki et de Tetsu et cela portait ses fruits. Tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes et Aomine se sentait intégré au couple... Ils firent même quelques sorties ensemble, allant au cinéma et même à la piscine en plein air.

Et c'était justement là que le bât blessait...

Parce que tout aurait vraiment été NICKEL si seulement...

... Aomine n'avait pas passé plus de temps à mater Kagami et son micro slip de bains, plutôt que les filles aux formes avantageuses qui s'ébattaient joyeusement dans l'eau.

Kagami qui ne le calculait pas (sauf quand il était question de faire la course contre lui ou de voir qui était capable de sauter du plongeoir le plus haut) et qui étalait sensuellement de la crème solaire sur le dos de son chéri pour ne pas qu'il crame.

Bon ok, Aomine n'avait pas vraiment besoin de ça étant donné qu'il avait un joli teint sombre, mais quand même ! Il n'aurait pas été contre sentir les grandes mains de Kagami glisser le long de ses flancs...

Argh mais putain, à quoi il pensait ? C'était de voir tous ces mecs déambuler à moitié à poil (certains avaient même les parties qui dépassaient de leurs maillots... brrr...) qui lui filait des idées bizarres ?

Mais c'était pas de sa faute aussi si le ridicule petit slip de Bakagami lui moulait le paquet comme une seconde peau, en lui faisant un aussi joli petit boule !

A un moment, une des nanas perdit même le haut de son bikini en sortant du grand toboggan et juste sous nez, mais Aomine ne la remarqua pas... Peut-être était-il malade ? En tous cas, il trouvait le fessier musclé du tigre plus intéressant à regarder qu'une paire de mamelles grasses.

Et c'est à ce moment PRECIS que le brun se félicita pour le choix d'un caleçon large qui dissimulait son début d'érection assez peu discret...

Bon allez ! Il était temps de sauter dans le bassin d'eau froide pour planquer honteusement tout ça !

Il suffirait ensuite d'attendre que ça dégonfle et de se coucher tôt ce soir.

Après une petite branlette x un magazine de Mai-chan, tout devrait rentrer dans l'ordre...

Si seulement...


Une caresse.

Douce, légère, sur sa peau nue… électrisante.

Une autre. Encore une autre, et encore une. De plus en plus appuyées, de plus en plus marquées.

Un gémissement, le sien. Un frisson, qui parcourut son corps. Les mains encore, sans relâche, sans trêve, plus audacieuses à chaque instant.

Un souffle à son oreille.

Une voix, connue – mais peu importait à qui elle appartenait. Elle apportait le plaisir, le frisson, et ces mains inlassables qui traçaient des sillons de feu sur sa peau avide, ces bras si forts qui l'enlaçaient comme pour le protéger, comme pour empêcher la réalité de l'atteindre.

Cette voix, si douce et aimante.

Seul importait le plaisir, et ces mains, ces mains si tendres… Ces mains qui caressaient, effleuraient, jouaient… qui trouvaient les endroits les plus sensibles de son épiderme et s'en servaient pour lui ôter toute raison.

Et toujours l'obscurité, veloutée, soyeuse. Douce, comme le corps qui était à présent collé derrière le sien, comme cette bouche qui déposait des baisers humides le long de son cou, puis sur son épaule, alors que les mains continuaient leur exploration, leur quête…

Aaah…

Un bourgeon de chair roulé entre des doigts habiles, et tout à coup l'obscurité se réchauffe… devient brûlante à mesure que cette main remonte le long de sa cuisse…

Jusqu'à…

Hmm...

Il se mordit la lèvre pour étouffer son cri, et la voix rit doucement à son oreille, lui murmura qu'il n'avait pas besoin de se retenir.

Ici, il était libre.

Car ici…

Pourquoi ne pas s'abandonner ?

S'abandonner au plaisir… irréel...enveloppant... presque réconfortant...

La main s'était emparée de la partie la plus sensible de son corps, et le plaisir fusait, courait en torrent de feu liquide dans ses veines, comme l'autre main courait sur sa peau embrasée. Il n'était plus que sensations, une langue qui jouait avec le lobe de son oreille, la chaleur de ce corps pressé contre lui, et la voix qui l'encourageait, qui le poussait à se laisser aller…

Pourquoi aurait-il résisté ? C'était tellement fort, le plaisir aveuglant même s'il n'y avait rien à voir dans cette moite obscurité…

Des baisers se posèrent sur sa nuque découverte, le long de sa colonne vertébrale jusqu'à ses reins, puis en chemin inverse... L'autre main s'insinua entre ses fesses et il sentit un doigt humide caresser tendrement le cercle de son intimité.

Le rythme qui le rendait fou accéléra encore, devint frénétique, et cela, ajouté à ce doigt qui s'introduisait doucement en lui pour se retirer presque aussitôt, encore et encore, balaya les derniers vestiges de sa raison.

Soudain, le plaisir explosa, et il hurla sous la colossale jouissance qui s'empara de lui.

Il tomba à genoux, étourdi, encore tremblant de plaisir et son partenaire l'accompagna dans sa chute, s'agenouillant derrière lui sans cesser ses douces caresses. Il s'appuya sur ses mains, tentant de retrouver une respiration régulière, sentant ce souffle brûlant qui le faisait frissonner d'anticipation. Car ce n'était pas terminé, comme le prouvaient les doigts qui recommençaient à explorer sa peau, comme s'ils n'en avaient pas eu assez, avides de redécouvrir les endroits qui le faisaient gémir et ceux qui le faisaient crier, les gestes qui lui ôtaient toute force et ceux qui l'électrisaient.

Ahhh ouiii ! Cétait LA où il voulait ramener ces doigts curieux. Il se cambra à leur rencontre, s'empala de lui-même sur eux, désirant de toutes ses forces retrouver cette douce brûlure, cette sensation si intense, qu'il en haletait d'impatience.

Et peu importait que sa position soit une posture de soumission, peu importait que l'autre se dresse soudain derrière lui, dominateur. Peu importait, du moment qu'il lui apportait le plaisir.

Le plaisir, c'était tout ce qui comptait.

Le premier coup de reins fut violent. C'était un invasion brutale, envoyant des étincelles aveuglantes danser devant ses yeux, lui arrachant un cri de douleur et de volupté mêlées tandis qu'au-dessus de lui résonnait un râle d'inconfort. Il lança un regard par-dessus son épaule, mais l'obscurité lui masquait les traits de l'autre – qui s'était immobilisé et semblait attendre…

Mais attendre quoi ?

Il ouvrit la bouche dans l'intention de protester... Mais à cet instant, ce qui était ancré en lui entama un lent mouvement de va-et-vient, balayant toute pensée de son esprit.

Le plaisir, c'était tout ce qui comptait…

Et le plaisir, justement, affluait à nouveau dans son corps à chaque coup de reins, vagues de plus en plus fortes qui le submergeaient tout entier, lui coupaient le souffle, ruisselaient en rivières de larmes sur ses joues. L'autre se pencha sur lui, mordilla son flanc, sans briser le rythme lancinant qui les unissait.

Et puis soudain, il se retira complètement, laissant son amant avec une effroyable impression de vide, de solitude. Celui-ci gémit, frustré, mais des bras l'entourèrent, le retournèrent, puis l'allongèrent sur le dos. Un corps brûlant le couvrit, des mains ardentes lui écartèrent les jambes, et puis la possession tant désirée reprit. Mais cette-fois-ci, elle était double, car une langue taquine s'était frayé un chemin dans sa bouche à la recherche d'une compagne. Yeux fermés, totalement offert, il put enfin poser ses mains sur celui qui lui donnait tellement de plaisir.

Le baiser cessa et la bouche s'approcha de son oreille pour l'encourager, gémir, haleter. La main s'empara d'une des siennes, leurs doigts s'enlacèrent, alors que le rythme accélérait à nouveau, encore et encore, les entraînant tous deux vers des sommets inaccessibles et pourtant à leur portée, du moment qu'ils étaient ensemble.

Un éclair de jouissance pure les foudroya au même moment, leurs corps s'arquèrent et tressautèrent à l'unisson, et le même cri fut arraché de leurs gorges.

Le poids de son amant retomba sur lui l'instant d'après, et Aomine resta immobile, les sens encore embrumés de plaisir, le cœur battant à tout rompre. Savourant l'odeur âpre de leurs ébats et le corps puissant qui le couvait jalousement.

L'obscurité les enveloppait toujours, pourtant lorsque l'autre se redressa, il vit ENFIN son visage.

Son sourire.

Ses cheveux couleur sang...

Ses yeux… étincelants et… de couleur rubis.

Oh.

MERDE.


Aomine se réveilla en sursaut, baigné de sueur et encore tremblant. Il était allongé en travers de son futon, prisonnier d'un amas informe de couvertures. La douloureuse pulsation entre ses jambes lui apprit que son corps avait apprécié ce cauchemar plus que de raison.

Oui, cauchemar.

Parce que ça ne se pouvait pas ! Lui... ainsi soumis et... à Kagami ?!

Pourquoi ?!

Putain... son boxer était descendu sur ses chevilles et ses draps étaient poisseux, révélateurs de l'état dans lequel s'était trouvé leur propriétaire dans son sommeil. Une magnifique carte de l'Australie (à première vue et d'après sa forme distincte) ornait fièrement son matelas, comme preuve ultime du plaisir qu'avait inconsciemment pris Aomine.

Merde, merde, merde...

Il était foutu...

Complètement niqué, ravagé du cerveau et pas que de là apparemment !

Non... c'était impossible. Ca ne se pouvait pas ! C'était sûrement une coïncidence... un accident, ouais, c'est ça ! Il y avait forcément une explication rationnelle à ce fantasme déluré. Aomine ne pouvait pas SERIEUSEMENT avoir envie de se taper Kagami ! Et surtout pas de cette façon là ! En plus, Kagami était déjà avec Tachibana et c'était du solide entre eux !

Tsss... à force de les fréquenter, voilà le résultat ! Il commençait à se faire des idées, malgré lui ! Parce qu'on soit bien CLAIRS : Kagami ne l'attirait pas du tout ! Au contraire ! Il lui faisait le même effet qu'un pied de table ou que le décolleté de sa voisine de 86 ans !

Reprenant ses esprits, Aomine se débarrassa des pièces à convictions de son crime nocturne en fourrant les draps souillés directement dans le tambour de la machine à laver.

Et il décida de chasser de sa mémoire ce qui était arrivé ce soir, se promettant que cela ne se reproduirait plus !

Hélas pour lui cependant...


La semaine suivante, Aomine comprit qu'il se passait un truc louche, quant il réalisa que Kagami ne répondait à ses textos qu'avec plusieurs jours de retard...

Non seulement ça, mais en plus, le rouge refusait systématiquement toutes ses invitations à sortir.

Alors il s'était retrouvé sur le terrain de streetbasket à jouer (ou plutôt à « surveiller ») contre Kuroko... qui n'était décidément pas au niveau. C'était peine perdue, le fantôme ne lui opposait même pas un semblant de résistance.

Tandis qu'Aomine enchaînait les paniers avec une facilité déconcertante, Kuroko prit la parole.

« Kagami-kun est de nouveau célibataire. » Dit-il en but en blanc.

Aomine se stoppa net, sous le choc. Quel dommage... Tachibana était un type bien... il semblait aimer sincèrement Kagami et Aomine l'aimait bien aussi, alors pour le coup, Aomine se sentait un peu comme l'enfant d'un couple de divorcés.

« Ton champ d'action est plutôt limité parce qu'avec lui, ça ne dure jamais longtemps comme tu le sais. »

« Pourquoi tu me racontes ça ? »

«Si tu veux sortir avec lui, il faut le faire maintenant. » L'ignora royalement Kuroko.

« Kagami ne m'intéresse pas... pas dans ce sens là. » Répondit simplement Aomine, de façon aussi neutre que posssible.

Parce qu'il n'était pas QUESTION de confier à Kuroko quel genre de rêves (il y en avait eu d'autres, depuis) il avait faits concernant le tigre ! Toutes ces pensées impures devaient CESSER !

« Fais comme tu veux. » Lâcha finalement Kuroko, irrité par les enfantillages et le déni d'Aomine.


Trois jours plus tard, Kagami jouait au basket avec lui à nouveau. Et cette fois, ils n'étaient rien que tous les deux. Kagami avait l'air un peu triste, mais Aomine était fou de joie d'avoir Kagami pour lui tout seul ! (et oui, c'est un enfoiré, mais il l'assume!)

« Pas de Tachibana ? » Interrogea faussement Aomine, déjà au courant de la rupture.

« Nan... ça n'a pas vraiment marché entre nous. Il avait déjà des sentiments pour un de ses amis et il a dit que ce n'était pas juste vis à vis de moi... » Relativisa Kagami.

Mais le ton de sa voix semblait... peu naturel. Comme s'il se forçait à avoir l'air détaché.

Mince. Il devait vraiment aimer Tachibana et Aomine avait presque de la peine pour lui du coup.

« Ca fait chier, mais bon, je m'en remettrai ! »

Aomine continua à dribbler avec la balle, sans la perdre. Mais pour une raison ou pour une autre, il ne savait pas vraiment quoi dire... Difficile de trouver les bons mots pour réconforter Kagami... Honnêtement, il ne faisait pas partie de ces gens qui font preuve d'empathie en temps normal, alors c'était d'autant plus dur de se montrer compatissant. Les émotions et la maturité n'étaient pas son fort, c'était comme ça.

« … J'ai téléchargé un nouveau porno, tu veux venir le mater chez moi ? Ca devrait te plaire, c'est de l'anal. »

Et rien que la moue dégoûtée de Kagami suite à cette proposition salace valait son pesant d'or !

« C'est tout ce que tu trouves à dire pour me consoler ? M'inviter à venir regarder un PORNO avec TOI ? »

Et connaissant Aomine... c'était forcément un porno HETERO.

« Oh c'est bon hein, pas la peine de faire ta sainte nitouche ! »

« Mais c'est que tu étais sérieux en plus ! » S'indigna l'Américain.

« Tu sais quoi ? Va te faire foutre ! Ca m'apprendra à vouloir être gentil ! »

Tranquille, quoi ! Il n'avait pas non plus proposé de le sucer !

A la fin de leur partie, ce fut le match nul et Kagami sourit et il ne semblait même pas se forcer...

Ils finirent par aller dîner dans une échoppe de ramen non loin de là et Aomine essaya de ne pas penser à quel point tout cela lui avait manqué...

Il voulait vraiment faire quelque chose pour Kagami.

Pour qu'il aille mieux.

Et pour cela, il ne connaissait qu'une seule solution...

Aussi coûteuse soit-elle...


Le lendemain matin, la première chose qu'il fit en arrivant au lycée fut de coincer Momoi contre son casier. La jeune fille haussa un sourcil. Il était rare de voir Aomine être à l'heure et surtout aussi matinal. Mais elle en conclut rapidement que son ami d'enfance avait un service à lui demander.

« J'ai besoin que tu m'aides à trouver un nouveau mec pour Kagami. »

« Pardon ? Tu peux répéter ? »

« Steuplé Satsuki ! Y a que toi qui peux y arriver ! »

« Hmm... admettons que j'accepte, qu'est-ce que j'obtiendrai en échange ? »

« Tout ce que tu veux. Même des places pour le concert de ce boys band à la con que tu adores... »

« Et si je t'ordonnais d'être de corvée de shopping pendant trois mois ? »

Ce qui était synonyme d'ennui, d'ennui, de re-ennui et de courbatures.

« Ok ! C'est d'accord ! » Pesta Aomine.

« Génial ! Mais que veux-tu que je fasse exactement ? »

« Bah... je me disais que tu pourrais recouper des données pour faire un portrait robot du petit ami idéal pour Kagami... »

« Ohhh un peu comme les statistiques que je fais pour l'équipe de basket ? »

« Ouais... voilà. »

« Excellente idée Dai-chan ! On n'a qu'à s'y mettre à la pause déjeuner ! »

« Heu... nous deux ? Toi et moi ? »

« Oui ! Je ne connais rien des anciens petits-copains de Kagamin... je vais avoir besoin de ton aide, tu les as presque tous rencontrés ! »

Oh. Parfait. Fantastique. Merveilleux.

Il s'écrasa une main sur le visage, mais il obtempéra. Il s'était fait avoir en beauté mais il n'avait pas vraiment le choix...c'était sa meilleure chance de réussite.

Alors, comme convenu, vers midi, ils se posèrent sur un carré d'herbe fraîche dans la cour de récréation, non loin du terrain de foot. Momoi insista pour qu'ils se mettent bien à l'ombre et une fois sous un arbre, ils se mirent à récapituler ce qu'ils savaient des anciens chéris de Kagami. En recoupant les informations, que Momoi nota avec soin, elle parvint à dresser un portrait type. C'était plus amusant qu'elle ne l'aurait cru finalement ! Ca ressemblait à du profiling policier... Peut-être venait-elle de se découvrir une véritable une vocation ?

Et le résultat de ce test était plutôt étonnant...

Quoique pour Momoi, ça ne l'était pas tellement.

Quant à Aomine, il refuserait sans doute d'admettre l'évidence, quand il serait au courant.

Après tout, même l'intelligente rose n'était pas à l'abri d'une erreur de calcul... Ouais, c'était sûrement l'excuse en carton qu'il invoquerait pour justifier le résultat !

« Bon Satsuki, t'accouches ? C'est quoi le type de mecs de Kagami ? »

Alors comme ça, Kagami était attiré par... Elle mordilla son stylo, prête à annoncer ce que les données avaient mis en évidence. Cela n'allait pas plaire du tout à Aomine... mais...

« Attention ! » Cria une voix.

Mais même Aomine le ninja en devenir ne fut pas assez rapide pour éviter le ballon (non, le missile même!) qui fonçait à toute vitesse vers sa tête. L'objet heurta violemment son crâne et le brun en tomba à la renverse. Heureusement qu'il était assis en tailleur sur la pelouse, car la chute fut juste anecdotique.

« Oi ! Quel est l'enfoiré qui... »

« Un problème ? » Demanda le coupable de ce tir dévastateur en s'approchant.

Momoi cligna des yeux.

Puis les frotta.

Elle devait halluciner, non ?

Aomine se leva.

Puis toisa le nouveau venu.

OH MON DIEU...

DE VRAIS JUMEAUX ! DES SOSIES ! DES DOUBLES ! DES PHOTOCOPIES !

Quasiment la même taille, la même peau sombre, le même air hautain et agressif, la même démarche féline...

… mais l'autre lycéen avait les cheveux plus longs, arrivant aux épaules. Et les yeux noisette, par opposition aux yeux couleur nuit d'Aomine.

Le garçon portait un maillot aux manches retroussées qui dévoilait ses bras forts. Il était plutôt mignon, Momoi devait bien le reconnaître et il avait beau ressembler ENORMEMENT à Aomine, lui, était diablement attirant ! Sans doute parce qu'il n'avait pas les mots « pervers à l'hygiène douteuse » tatoués sur le front.

Et au vu de ses passionnantes petites statistiques, Momoi se leva sans hésiter et s'interposa entre les deux fauves pour éviter qu'ils ne se sautent à la gorge.

Parce qu'il était LA le candidat idéal au cœur de Kagami !

« Il n'y a pas de mal. » Sourit la rose en lui rendant son ballon, sous le regard médusé d'Aomine. « Je m'appelle Momoi Satsuki, je suis manager de l'équipe de basket de l'école. »

« Merci. J'ai entendu parler de toi. Alors lui ce doit être... »

« Oui, Aomine Daiki, notre as ! »

Son sourire ne quitta pas son visage. Même si c'était la première fois qu'elle rencontrait cet autre élève, elle sut instantanément de qui il s'agissait.

« Et toi, tu es Hyuga Kojiro, ne ? »

Impossible d'ignorer qui était le capitaine de l'illustre équipe de football de Toho.

C'était une légende vivante ! Et les résultats des footballeurs du lycée étaient largement à la hauteur de leur réputation. Ils surpassaient d'un cran ceux de l'équipe de basket ! Ils étaient impressionnants à voir jouer, d'après ce que l'on racontait. De vraies bêtes. Et leur capitaine, en particulier, avait la férocité et la puissance d'un tigre lorsqu'il jouait...

Un tigre hein...

Cela lui rappelait quelqu'un justement...

Ce qui en faisait le candidat idéal pour...

... Oh oui ! Il allait FORCEMENT plaire à Kagamin !

« Hyuga-kun, est-ce que tu as une petite-amie ? » S'enthousiasma la statisticienne.

L'autre brun piqua un fard, gêné par une question si intime

« Satsuki, putain ! C'est quoi ces questions ? Ce mec aurait pu m'arracher la tête avec son tir à la con, alors arrête de lui faire les yeux doux ! En plus, le foot, c'est un sport de ringards ! » S'étrangla de rage Aomine.

Mais Momoi ne l'écoutait pas, focalisée sur le nouveau venu !

« Hihi... non ? Je le savais ! Suis-moi, je dois te parler de quelque chose...»

Hein quoi ? Elle le draguait maintenant ? Manquait plus que ça ! Et le temps qu'Aomine réagisse, la jeune fille s'était déjà éloignée, accrochée comme une sangsue au bras du footeux. Et sans même avoir révélé à Aomine les résultats de ses analyses au sujet de Kagami !

Tandis qu'elle escortait le brun jusqu'à ses coéquipiers, le regard de Momoi glissa discrètement sur sa feuille de résultats, comme pour s'assurer que son plan allait fonctionner.

Et en conclusion, écrit à l'encre rose à paillettes, on pouvait lire sur la fiche sans équivoque et sans appel :

« COMPAGNON IDEAL DU SUJET D'EXPERIENCE T. : AOMINE DAIKI (ou toute personne s'en rapprochant) »

Les statistiques à la précision démoniaque avaient parlé...

Il ne restait plus à Momoi qu'à terminer le travail...


Et voilà, c'est déjà fini pour aujourd'hui !

Honnêtement, je suis assez contente de ce chapitre (pour une fois) !

Le style est peu différent de celui que j'utilise habituellement, comme vous l'aurez constaté, j'ai usé et abusé des ellipses ici pour donner un rythme plus rapide à la narration. Les situations s'enchainent et j'espère que c'est agréable à lire.

Quant aux "petits copains" de Kagami, je pense que les plus connaisseuses d'entre vous auront reconnu des personnages de manga de sport... Je vous laisse les identifier en reviews/commentaires pour voir si vous les trouvez tous ! J'ai pensé que ce serait ludique de les inclure dans le récit, étant donné que j'avais déjà glissé des personnages de "Prince of Tennis" dans le premier chapitre et je suis donc restée dans cette continuité !

P.S. : Tachibana et Takao partagent le même doubleur, d'où le petit clin d'oeil à propos de leurs voix similaires !

Comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire part de vos souhaits et à me dire ce que vous en avez pensé !

Que va t-il se passer à votre avis pour la suite ?

Merci d'avoir lu et à bientôt !