Tout pour votre vampire

Chez Sanji

Bon sang, un vampire ! Je suis convaincu que c'est lui qui a tué mes parents et Karya … Certain ! Et il sait où j'habite … Pas malin ! Mais bon, lui, ne connais pas la configuration du terrain. C'est dommage pour lui… Je réfléchis toute la nuit et au petit matin, c'est le sourire aux lèvres que je partis chez l'armurier du coin, ancien ami de mon père… Et il saura, lui, me fournir ce dont j'ai besoin pour jouer au bon petit tueur de vampires… Que la fête commence !

Lieux inconnu

-Qu'as-tu, mon fils ? Tu es si calme…

-Votre voix m'emmerde au plus haut point, Maître, fit le « jeune » vampire en grimaçant sur le dernier mot. J'me fais chier au plus haut point et vous n'êtes qu'un salaud.

-…

-Viens, jeune fille. Lança le plus vieux. Je vais te prouver que j'ai de bons côtés. Cette fillette est atteinte d'une maladie incurable et souhaite être transformée. C'est à toi que revient cet honneur.

Cheveux verts s'approcha de la jeune fille aux cheveux or, vêtue d'un uniforme d'écolière avec une écharpe bleue et or autour du cou. Elle toussa et ses cheveux valsèrent sur le côté, rappelant à ce dernier le beau blond du resto, ses yeux océans comme ceux de la demoiselle brillant de malice, mais avec des sentiments imperceptibles pour un être aussi brut que lui. Il huma le cou de la petite, lui levant l'écharpe.

-Tousse. Ca te fera moins mal.

Elle obéit et le vampire planta ses crocs dans son cou, un liquide vert-bleu coulant le long de la plaie. La « dose du fou ». Selon la dose, on devient fou et on meurt ou on se transforme dans d'atroces souffrance si la personne veut faire souffrir ou dans une douce sensation si le vampire est amical. La jeune blonde soupira et tomba, les genoux à terre. Elle étouffa un gémissement et, une heure plus tard, se leva, un sourire satisfait sur le visage.

-Je te conseille d'apprendre à cacher tes crocs quand tu souris. Regarde. Et « l'homme » sourit, cachant parfaitement ses crocs qui lui faisaient honte.

La nuit, il revoyait sa sœur se faire vider de son sang par celui qui à présent le nourrissait de son cou pâle, plongeant ses yeux de faucon dans les siens avec un gémissement agaçant, juste pour le narguer. Sa chère sœur, Kuina, les cheveux noirs dans la poussière, le cou portant deux marques des plus laides sur une fillette de son âge, lui n'ayant pas pu la protéger, son sabre à terre ! Quelle honte ! Elle, suppliant l'homme aux cheveux nuit de la lâcher et lui à terre… Il en pleurait des larmes noires de haine… Il avait tenté de se suicider mais son maître l'en empêchait.

-Je pars.

-Où ?

-Dans votre cul, maître !

-Quel jeune homme grossier.

« C'est cela » pensa le vampire aux yeux noirs, fatigués… Parfois, il revoyait l'enfant aux cheveux blonds, si grand et beau maintenant. Lorsqu'il se levait, certains matins, le maître trouvait une « bosse » sous les draps. Oups ! A cette pensé, le plus jeune claqua violement la porte du manoir.

….

Chez Sanji

Le dernier piège est en place et … L'appât se prépare… Niark ! Il allait en voir, le vampire ! Je pris une douche et mis le t-shirt le plus moulant de mon armoire. Et encore. Vous auriez dû voir le pantalon ! Et je m'assieds dans le fauteuil, avec une surprise en main. Je n'ai jamais eu une grande confiance avec les revolvers mais celui-là est spécial. Balles en argent pur et pieux dans mes chaussures, j'allais assurer comme une bête. Ouais. Lui botter le train. Et utiliser son cœur comme…

Toc, toc, toc !

Oh ! Il est là, le bougre …

-C'est le livreur…

-Entrez… Dis-je avec un sourire mauvais.

Et le mec du resto entra .Je me jetai sur lui et lui braquai le flingue sur le torse.

-Toi, mon grand, t'es mon invité d'honneur… On va jouer. Je me levai et le lança sur le mur où il glissa sur le miroir qui ne renvoyais pas son reflet. Parfait, je savais tout !

-Ah, tu veux jouer ! Il se jeta sur moi et me plaqua au sol.

A suivre …