Coucou ! J'espère que vous allez bien et merci pour vos reviews. Donc, un grand merci à makiang, grispoils, karuka-san, celine, demeraude, Dramyre lovy, chrystal of shadow, Lunicorne, Anon et catange. Ca m'a fait très plaisir.
J'espère que le nouveau chapitre (plus long) vous plaira aussi.
Chapitre 2 : La difficulté d'être un vampire ou seulement son apprenti.
Harry se réveillait doucement, l'esprit encore plongé dans un brouillard profond. Il ne comprenait plus. Il se souvenait vaguement d'une voiture et d'un grand choc, d'une douleur atroce. Mais alors pourquoi diable pouvait-il se lever ? N'était-il pas censé être mort ? Après une inspection approfondie, il s'aperçut que ses blessures qu'il avait pourtant bien senties n'étaient pas là et qu'il se trouvait maintenant dans sa « chambre ».
Étonné, il était sorti de celle-ci à pas de loup. Pour s'éclaircir les idées, rien de mieux qu'une bonne douche. En se glissant dans la salle de bain, il avait pris deux secondes pour remercier tous les anciens mages et sorcières pour le sommeil des trois autres occupants de la maison.
Bonheur très vite évaporé lorsqu'il s'était aperçu que la poignée de la porte se trouvait toujours dans sa main. Les Dursley allaient définitivement l'étriper.
Oh certes, s'il s'agissait de Dudley, il mettrait bien un quart d'heure avant de trouver la raison de son incapacité à ouvrir une porte. Malheureusement pour Harry, son abruti de cousin était encore capable de se servir de ses yeux à défaut de savoir utiliser ses neurones, si toutefois il en possédait quelques uns.
L'adolescent s'était enfui de la pièce, complètement affolé. Il n'avait donc pas pris la peine de regarder la glace où son nouveau reflet apparaissait, ce qui n'aurait pas manqué de l'inquiéter d'avantage.
Une fois retourné dans la minuscule pièce que certains osaient appeler chambre, le survivant avait voulu s'asseoir. La chaise en avait décidé autrement et craqué entre ses mains avant même qu'il ne se mette dessus
Le phénomène se répétait chaque fois qu'il essayait d'attraper quelque chose. Qu'il s'agisse d'un livre, d'un verre ou d'un quelconque objet. Le survivant avait enfin daigné stopper le carnage lorsque les barreaux de sa fenêtre y étaient passés.
Il y avait vraiment un problème. Harry Potter attirait les ennuis. C'était un fait connu et reconnu dans le monde entier, sorcier et moldu confondus. Mais à ce point là, il y avait de quoi se poser de nombreuses questions.
En voyant un collier parmi les décombres avec un très grand « S Vampire » gravé dessus, Harry se figea d'horreur.
Celui-ci n'aurait pas du se trouver ici. Non, non, non, c'était une erreur. Le bijou ne pouvait appartenir à l'être le plus égocentrique de tout l'univers.
Pourtant cet excès d'argent lui donnant facilement la nausée semblait vouloir dire à lui seul « J'appartiens à un membre de la plus NOBLE maison que la terre ait connue depuis sa création et la plus PURE et MAGNIFIQUE lignée d'anciens vampires depuis la nuit des temps, et j'en suis EXTREMEMENT FIER ».
Les images qui lui revenaient en tête ne pouvaient être, bien entendu, que le fruit de son imagination débordante. C'était impossible, inconcevable. Il n'était pas maudit à ce point, n'est-ce pas ? Et bien finalement si puisqu'il se souvenait enfin de ce qui lui était arrivé.
Le jeune homme ne put se poser plus de questions que cela, un bruit assourdissant ayant décidé de lui casser joyeusement les oreilles.
Harry James Potter, nouveau vampire de son état, héros ou danger public du monde sorcier et aimant à emmerdes de renommée mis cinq secondes seulement avant de comprendre que le bruit venait de la porte de sa chambre. Un charmant…
« POTTEEERRRR !! Tu vas te lever, OUI !
…l'y aidant sans problèmes.
-Oncle Vernon, je suis désolé pour la poignée. Je ne sais pas ce qui m'arrive, répondit le sorcier d'une voix qui ne ressemblait pas vraiment à la sienne, en sachant parfaitement que l'on pouvait considérer cela comme un mensonge éhonté. »
Un silence de plombs lui répondit. Harry ouvrit la porte pour voir la raison de cette merveilleuse chose, mais avait à présent une envie subite de la refermer.
Les trois Dursley se trouvaient face à lui, la bouche grande ouverte.
L'« homme de la maison » comme il se plaisait à s'appeler lui-même se tenait droit, une perceuse à la main, brandie au dessus de sa tête, et prêt à attaquer l'intrus.
Son épouse serrait fermement son balai contre son cœur, de pierre, plus pour se rassurer que pour frapper quelqu'un (le balai-brosse, nouveau doudou des temps modernes, 8 euros pièce).
Dudley, et bien c'était Dudley. Fidèle à lui-même, il tentait de cacher sa grosse tête de cochon le plus possible. Il eut quand même un accès de lucidité exceptionnel et choisit son père comme paravent et non sa génitrice bien trop maigre. Ceci relevait du miracle et aurait mérité d'être cité dans le livre des records.
« Qui êtes-vous ? Fut la seule phrase que Pétunia réussit à postillonner à la figure de son hélas survivant de neveu, à présent immortel.
Harry fronçait les sourcils à tel point qu'on aurait pu le confondre avec son professeur de métamorphose, ce qui aurait pu lui donner des cauchemars s'il s'était vu dans une glace avec cette tête là. C'était définitif, il était maudit, mais sa famille était vraiment composée d'un troupeau de cinglés. Le taré numéro un, qui s'était tu jusqu'alors, avait retrouvé tout ses sens et l'usage de la parole en observant le carnage effectué dans la pièce.
Sa réaction eut le mérite d'étonner l'attrape ennui, Harry Potter, bien quelle restait fortement logique pour un Dursley.
-Vous avez tué ce monstre ? Hurla presque le morse en souriant de toutes ses dents jaunes, de la bave dégoulinant du coin de sa bouche et des étoiles pleins les yeux.
-Euh…non. Navré Vernon mais je suis toujours là et… à qui parles-tu ? Dit le jeune homme au bout de trois minutes, ayant finalement compris de quel monstre il était question.
Le sourire gigantesquissime du morse à moustache s'évapora aussi vite qu'il était apparu.
-Mais qui êtes-vous ? SORTEZ de ma maison OU J'APPELLE LA POLICE !! » remarque oh combien effrayante pour un vampire pouvant les exterminer en moins de trois secondes.
Les quinze minutes suivantes avaient été particulièrement éprouvantes pour le griffondor. Non seulement il avait du expliquer à une bande d'idiots qu'il était bien Harry Potter, il ne comprenait pas pourquoi ils ne le reconnaissaient pas, mais en plus, il lui avait fallu se faire à l'idée qu'il avait « dormi » plus d'une journée en « hurlant comme un fou ». Il avait donc raté un jour de ses lamentations habituelles sur sa pauvre personne. SACRILEGE !!. Et sa réputation déjà mauvaise dans le quartier avait du en prendre un autre coup.
Mais ce qui l'embêtait le plus était qu'il avait eu soif durant ce quart d'heure de « discussion » à voix haute. Il n'était pas assez bête pour vouloir vider de son sang un sac d'os certainement avarié, ni un babouin qui bavait on ne savait quelles horreurs sur lui, mais avait bien failli se jeter sur Dudley, avant d'aller vomir à ses pieds.
Comment avait-il pu souhaiter ne serait-ce que s'approcher de cet amas de graisse ? L'image de ses crocs se rapprochant très rapidement, beaucoup trop, de ce monceau de chaire grassouillette et trop sucrée avait simplement fini par lui rendre la raison, et la nausée.
Cet acte plus traumatisant pour le vampire que pour les autres qui n'avaient pas eu le temps de le voir bouger avant son vidage d'estomac avait au moins eut une conséquence des plus plaisantes. Les Dursley s'étaient tous enfuis en courrant, poussant des HHHHIIIIII !! pas très virils.
Après s'être remis de ses émotions et avoir « fermé » la porte, l'élu s'était retourné, une nouvelle poignée dans la main, vers la fenêtre pour y trouver un monstre ? Démon de la pire espèce ? Psychopathe en puissance ? Égocentrique dictateur ? appuyé contre celle-ci. Ce dernier était bien sûr mort de rire (sans jeu de mots) et n'avait pas voulu « déranger » son jeune protégé pour une raison aussi futile qu'une prise de tête familiale. Il préférait de loin se foutre ouvertement de lui, plié en deux.
« MOUAHAHHAAHHH !! TROP DROLE ! Vraiment TROP ! Comment vas-tu rase-mottes ? Se reprit l'immortel. Décidément, rester près du gamin était mauvais pour sa santé mentale. Il venait de rire pour la première fois en plus de trois cent ans.
Harry aurait voulu lui répondre de ne pas l'appeler comme ça, mais ses cordes vocales servaient actuellement à une toute autre cause.
-Comment voulez-vous que j'aille ? J'ai failli manger de la viande HUMAINE qui n'aurait pas manqué de me faire CREVER d'une INTOXICATION alimentaire…
-Ne t'en fais pas. Tu t'habitueras très vite à boire du sang et bientôt tu trouveras ça délicieux, enfin si tu as meilleur goût, lui dit calmement le plus âgé.
-J'en doute… commença l'apprenti vampire avant de stopper sa tirade en plein milieu. »
Il venait de s'apercevoir d'une chose en observant plus attentivement son vis à vis à la lumière du jour. L'ancien vampire qui lui servait aujourd'hui de mentor était……excentrique.
Il n'y avait pas d'autre mot pour le décrire. Cet homme était bizarre, mais alors vraiment très étrange, pire qu'Alastor Maugrey, pire que la vielle Fig, pire que le vieux directeur de son école qui commençait grandement à l'énerver, encore plus anormal que Voldemort et sa face de serpent, si c'était possible. Et ça l'était de toute évidence.
Son nouveau « père de sang » portait des vêtements neufs, dernier chic, qu'on aurait pu qualifier d'antiquités. Entendez par là des vêtements très neufs et TTRRREEES à la mode, la mode d'il y a quelques siècles déjà, avec pleins de dentelles de partout et roses pétants qui plus est. Il avait aussi des bottes noires, en été, et des tas de bijoux en argent dont des boucles d'oreilles en forme de serpents qui pendaient gracieusement jusqu'à ces épaules dénudées (très belles cela dit). Ses yeux verts ressortaient facilement sur un visage à la peau claire et ses cheveux blonds, ondulés, descendaient en cascade sur son dos pour finir au bas de celui-ci.
Jusque là, aucun problème mis à part qu'il aurait pu passer inaperçu, mais à une autre époque, et que ces vêtements étaient ceux d'une femme. D'ailleurs qu'est-ce qu'un homme aussi bien fait et loin d'être gracile, frêle ou efféminé faisait dans une robe ? Pour Harry, c'était une faute de goût sans précédent. Passons, c'était un sorcier. Il ne fallait pas chercher plus loin.
Le problème venait de sa…tête. Son visage était euh…celui d'un ange avec les yeux calculateurs d'un démon et le sourire hypocrite et les crocs qui allaient avec. Le contraste restait effrayant et dissuadait quiconque de se moquer de lui.
« Au fait, reprit celui-ci avec un immense sourire à la simple idée de ce qui allait se passer, j'ai oublié de me présenter. Salazar Serpentard, enchanté.
-AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH !!
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BOUM !
Le plus jeune aurait pu s'y attendre. Un tel manque de respect ne pouvait qu'attirer malheur et la survit de sa boîte crânienne n'était due qu'à sa nouvelle force de vampire. Nul doute qu'elle aurait explosé sinon.
-Paparpardon, fut la première chose qui vint à l'idée de The Survivor lorsqu'il se réveilla avec une migraine toute naissante. C'est juste que…
-Juste quoi ? demanda le blond, curieux de connaître sa réponse bien qu'il n'en laissa rien paraître.
Que vous êtes dingue et vraiment mal sapé ? Qu'un Salazar Serpentard blond platine et en robe rose, style Mary Antoinette tombée dans un pot de peinture, ça le fait pas du tout du tout du tout, mais alors vraiment pas ? Que je vous voyais plus dans le genre grand brun ténébreux plein de ruse (pourtant il n'en manque pas) et cachant un peu mieux ce regard de tueur psychopathe assoiffé de sang, au sens propre comme au figuré ? Que votre accoutrement est encore plus terrifiant que votre nom ? Mais que votre regard, votre sourire démoniaque et vos canines sont cent fois plus flippants encore ? Qu'en plus d'être malchanceux, maudit et kamikaze, je suis stupide au point de ne pas m'être aperçu que c'était vous alors qu'il n'y a qu'un membre de cette fichue famille pour pouvoir me pourrir la vie comme ça ?
Mais en gentil petit griffon souhaitant rester en vie encore quelques temps, Harry avait décidé d'être un peu plus poli hypocrite et de ne pas dire ce qu'il pensait. Il avait déjà bien assez mal au crane.
-Et bien, un griffondor apprenti de Salazar Serpentard, c'est vraiment……contre nature……étrange.
-Mais tu es certainement plus serpentard que griffondor jeune homme. Dans le cas contraire, je t'aurais laissé mourir sur la chaussée voyons, dit le plus ancien de tous les directeurs de Poudlard ayant existé, heureux que cela puisse horripiler le plus jeune au plus haut point.
Voyant le survivant sur le point de défaillir, il décida de jouer un peu plus encore.
-A table !! »
Un clac retentit dans la chambre, ramenant sur terre l'étudiant parti sur la lune, par la même occasion.
Regardant le collier argenté qu'il avait tant maudit quelques minutes plus tôt en se levant et à présent fixé à son cou, le plus jeune avait timidement demandé à un Salazar pas très causant son utilité. Celui-ci n'avait pas fait grand cas des supplications de son cadet. Après avoir mis l'objet sur son protégé, il s'était retourné pour passer par la fenêtre en ordonnant qu'il le suive.
Le plus jeune s'était rué à sa suite, pas pour lui obéir mais pour lui râler dans les oreilles, et s'était étonné du fait que rien ne soit cassé sur son passage.
Le vampire ne voulait quand même pas qu'il saute du premier étage comme lui ? Il ne pouvait pas. Mais si ! Heureux pour la première fois de son nouveau statut de vampire, l'élu s'était lancé à la poursuite de l'ancien pour finalement s'étaler au sol les quatre fers en l'air. Salazar avait « peut-être » omis volontairement de lui dire comment retomber sur ses jambes après une telle chute.
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Après s'être « occupé » de Tonks qui était de garde ce jour-là et traîné derrière lui un griffon geignard pendant dix minutes, l'ancien s'était arrêté sur une place bondée. Il avait regardé minutieusement tous les passants qui l'observaient plus attentivement encore, puis jeté son dévolu sur un jeune homme d'une vingtaine d'années, commun mais en pleine forme.
Les deux vampires s'étaient alors dirigés tranquillement vers la ruelle où ce dernier s'était engouffré plus tôt.
« Aahhh ! Je me suis tordu la cheville.
Harry contemplait son mentor avec des soucoupes à la place des yeux et la mâchoire prête à s'effondrer par terre. Qu'est que ce fou avait encore imaginé ? Son mentor se trouvait accroupi face à lui et dos au jeune homme en se tenant la cheville. Seul hic, un vampire ne pouvait de toute manière pas se faire une entorse, encore moins tout seul, sur un sol plat et sans talon.
-Bouhouhouu !! »
Pendant que le survivant se posait une multitude de questions et que son mentor se retenait à grand peine de le railler ouvertement pour son manque d'intelligence, la jeune victime sans défense et ignorante de son futur sort se rapprochait à grands pas. Celui-ci, malgré son étonnement, ne laisserait jamais personne dans cette situation sans rien faire, même s'il s'agissait d'une femme bien étrange, à la voix beaucoup trop grave et les épaules bien trop carrées pour pouvoir prétendre au titre de jolie femme (beau mec certes, mais jolie femme sûrement pas).
Le pauvre homme ne vit malheureusement ou heureusement pas ce qui se passa ensuite. L'action était si rapide que ses yeux de mortel n'avaient pu la voir, mais elle ne fit que conforter l'élu dans l'idée que son professeur actuel était un vrai barbare et adorait assommer quiconque se trouvant à portée de ses poings.
« Tiens voici ton repas. Tu n'as qu'à viser l'une des carotides, dit ce dernier en présentant un pauvre anglais évanoui sous le nez du jeune immortel…… tout aussi endormi. »
L'ancien vampire agacé traînait maintenant un Harry terrifié dans une autre rue. Il avait pris la peine de faire ce cinéma déshonorant seulement pour éviter de le choquer avec les méthodes d'attaque classiques (je te trouve, je t'attrape, je te bouffe et vas crever ! New song made in Salazar) et le plus jeune ne trouvait rien de mieux à faire que de jouer à la belle au bois dormant. Le temps qu'il le réveille à coup de baffes bien placées, leurs cible terrorisée s'était déjà enfuie de la manière la plus serpentarde qui soit, dans son dos.
Ayant enfin décidé de gaspiller sa salive pour expliquer à son insupportable apprenti que le collier qu'il portait maintenant bridait en partie ses pouvoirs et l'empêcherai de commettre un homicide involontaire, et que oui la personne resterait en vie, et que non il ne lui arriverait rien, et que bien sûr il n'avait pas besoin de défaillir à la simple mention des mots repas ou casse-croûte, Salazar s'était lancé à la poursuite d'une nouvelle proie. Cet abruti d'enfant ne comprenait-il pas que plus il attendrait et plus il aurait faim ?
Malheureusement pour le sang pur, son bébé vampire s'avérait absolument nul à la chasse et incapable de se nourrir. Il était tombé six fois dans les pommes rien qu'en regardant sa victime, avait fondu en larmes face à une enfant qui ne faisait qu'énerver davantage un Serpentard pas très patient avec des « Méssants, pas beaux, z'ai même pas peur et ze vais tout dire à ma maman ! » et n'avait trouvé comme excuse pour amadouer une vielle dame que « Auriez-vous à manger ? »
Les premières victimes ne devaient leur survit qu'à la bêtise du griffondor, la suivante avait transformé celui-ci en fontaine à eau et la dernière les avait pris pour des sans abris et leur proposait à présent gîte et couverts avec acharnement, ce que le plus âgé ne comprenait pas. La gentillesse devrait être interdite. Elle faisait bien trop peur.
En désespoir de cause, Salazar Serpentard avait conduit l'élu dans une banque de sang où il l'avait regardé, scandalisé, se remplir la panse avec UN BOL !
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Conscient de son statut de pitoyable vampire et des efforts qu'avait du fournir le blond pour ne pas se rétracter et l'assassiner sur le champ, Harry voulait en apprendre plus sur son nouveau « père » qu'il ne pensait pas si calme. Il lui avait alors demandé « innocemment » ce qu'était réellement un serpentard, sur le chemin du retour.
Trop heureux de convertir son jeune élève récalcitrant, Salazar entreprit de lui faire un cours, à sa manière, afin de lui montrer toutes les qualités qui font des serpentards des êtres supérieurs aux trois autres maisons, bien que toujours inférieurs à lui-même.
« Tout d'abord, sache qu'un serpentard n'aime pas le manichéisme, l'étroitesse d'esprit…
-Et les griffondors ? Demanda bêtementl'adolescent.
Le fondateur que cette intervention agaçait fortement ne pu se retenir de répondre.
-Les griffondors non pas de cerveau, donc un esprit n'en parlons même pas. Le seul qui leur est possible d'avoir doit se situer au niveau des jambes pour leur permettre de courir droit vers les ennuis…
-Mes amis…
-Sont tous des abrutis ! Ça rime. Non pardon, tu disais ? Questionna tranquillement son instructeur.
-Si les griffondors sont si stupides et les serpentards si futés pourquoi Crabbe et Goyle feraient….
L'ancien mis quelques secondes pour se rappeler de qui il s'agissait. Après avoir fait le rapprochement entre les deux noms et les individus abjects qui pullulaient dernièrement dans les rues du chemin de traverse, il grimaça, puis répondit.
-Eux, ce sont juste des erreurs de la nature. Les serpentards regroupent les personnes les plus intelligentes et celles qui sont rejetées par les autres. Ces deux là étant eux-mêmes des cas sociaux, ils ne pouvaient tout simplement pas se retrouver ailleurs.
-Dites, vous avez toujours réponse à tout ? S'énerva le plus jeune.
-Et ton entraînement, où en est-il ? Coupa le plus vieux.
-Vous changez de sujet ! Affirma Harry, plein de conviction et surtout bourré de reproches dans la voix.
-C'est qu'il est très important vois-tu ?
-Nous ne l'avons pas encore commencé, grogna presque le survivant.
-D'où l'intérêt de nous y mettre au plus vite, mais avant nous avons des choses à faire, avait alors affirmé Salazar d'une voix forte. »
Ceci avait mis fin à la « discussion » entre les deux vampires. L'élève abandonnant l'idée de faire entendre raison à son professeur, cause cela dit perdue d'avance depuis plus de mille ans.
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Une fois au 4 Privet Drive, les deux vampires avaient bien mis quarante minutes à rédiger la lettre pour l'ordre, leurs styles divergeant considérablement.
Le millénaire voulait écrire une lettre parfaitement rédigée et dégoulinante d'hypocrisie pour pouvoir avoir la paix. L'adolescent, ayant enfin compris ce qu'espérait réellement le glucosé du cerveau, souhaitait quant à lui faire part de sa rancœur à son sénile de bourreau attitré.
Le courrier envoyé, le plus âgé s'était tourné vers le survivant.
« Avant de démarrer ton entrainement, nous allons faire un tour au chemin de traverse. Je vais refaire toute ta garde robe. Tu es habillé comme un sac.
Le plus jeune n'était pas du tout rassuré, les goûts vestimentaires de son père de sang étant, il fallait bien le dire, lamentables. Mais il était vrai que les vielles loques cédées par son gros cousin n'étaient pas mieux. Honteux, le survivant baissait maintenant les yeux sur son… pyjama.
-VOUS AURIEZ PU ME LE DIRREEE !! Cria-t-il affolé.
-Allons ! Allons ! Tu n'avais qu'à faire attention au lieu de t'évanouir tout les mètres et nous ne sommes pas sortis pour draguer, juste pour te nourrir. NE VOMIS PAS ! REVEILLE-TTOOOIIII !! »
Il avait osé. Son mentor sensé le protéger et tout lui apprendre (il peut toujours rêver non ?) avait osé. Harry ne sortirait plus jamais de sa vie. Enfin quand ce sadique daignerait le lâcher et cesser de le trainer de force vers la fenêtre qui faisait office de nouvelle porte.
Devant l'entrée du Chaudron Baveur, Salazar avait pris une miniature d'un manteau pour l'agrandir et le mettre sur le dos du survivant-increvable.
« Je tolère peut-être que tu ne ressemble à rien dans le monde moldu, mais mon extrême patience et ma gentillesse hors norme ont malgré tout quelques limites. »
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Au grand désespoir de Serpentard, un gnome femelle sautillant aux dents de castor et au sourire effrayant se jeta presque sur eux lorsqu'ils entrèrent chez madame Guipure.
« Que puis-je faire pour vous monsieur et maddddeeeddeede……messieurs ??… Demanda-t-elle timidement toute retournée.
-Une nouvelle garde robe pour ce jeune homme et de la meilleure qualité qui soit, lui répondit d'une voie polaire un mage surpuissant pas très contant. Que croyez-vous que je sois venu faire ici ? Du tricot ?
-Euh tout de suite, euh monsieur. »
La pauvre femme inconsciente d'avoir agacé un vampire assoiffé s'était mise au travail, tout en maudissant intérieurement ce charognard qui inspectait tout ce qu'elle faisait au millimètre près, très près de sa carotide, et ce stupide jeune homme dont les goûts très éloignés de ceux du plus âgé étaient tous aussi affreux, bien qu'il en pense le contraire.
Les deux compères étaient sortis trois heures plus tard après que Salazar se soit nourrit dans le dos de son étudiant qui admirait, ou plutôt vénérait, le « chef d'œuvre » que constituait sa garde robe.
Le survivant étouffait maintenant derrière une tonne de sacs que son mentor refusait d'aider à porter (pour rappel, un serpentard ne se salit pas les mains pour le « petit peuple »), mais on pouvait quand même voir qu'il portait des vêtements noirs MOLDUS qu'un fan de rock aurait adoré et un manteau lui arrivant aux chevilles. Le carnage n'était pas terminé. Il avait demandé (supplié à genoux) à son mentor s'il pouvait faire autre chose. Il se retrouvait maintenant avec un énorme dragon tatoué dans le dos, une paire de boucles d'oreilles (seul changement approuvé par l'aîné) et une nouvelle coupe de cheveux. Ce moment avait d'ailleurs était des plus comiques.
Le jeune homme, jouant au rebelle, avait hurlé comme une sainte-nitouche effarouchée devant le miroir. Son mentor se demandait franchement comment il pouvait être aussi tête en l'air et ne pas l'avoir remarqué avant. « L'élu » n'en restait pas moins stupéfait.
Il ne ressemblait plus du tout au petit griffon maigrichon qu'il avait été. Sans être immense, il était très bien battit et assez beau. Légers détails : ses traits étaient mieux dessinés, ses yeux verts striés de noir, sa peau bien plus mate et sa cicatrice avait tout simplement disparue. Le bonheur !
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En retournant au chaudron baveur, le maître et l'apprenti aux cheveux en pics (Salazar tout seul en fait) avaient décidé de mettre à profit le temps qu'il leur restait avant de provoquer une réunification inespérée attroupement d'humains décérébrés (ils ne passent pas très inaperçus) pour apprendre à Harry comment récolter des informations.
Le fondateur entreprit donc d'enseigner ce « noble art » à son élève.
« Tu dois apprendre à charmer pour obtenir tout ce que tu veux. Les humains sont bien plus conciliants lorsque tu leur fais un compliment. Aussi stupide et faux soit-il, ils auront l'impression d'être importants. Pire, s'ils sentent que tu te forces à le faire, ils n'en re-sortiront que plus orgueilleux, persuadés d'être supérieurs à toi, d'avoir pu te rabaisser et te forcer à les regarder avec déférence. Ils seront alors bien plus enclins à te fournir des informations pour bien te montrer qu'ils valent mieux que toi et sans même s'apercevoir que tu pourrais les faire parler à l'aide d'une méthode beaucoup plus radicale, voir sanglante. Tiens, tu vois cette vielle dame. Demande-lui son écharpe.
-Quoi ? Mais il ne fait même pas froid, ralla le nouveau vampire qui fatiguait au soleil.
-Si, il pleut. C'est la mousson, répondit l'ancien tout naturellement.
-La mousson en Angleterre ?
-Ramène cette écharpe ! Demanda l'immortel sans se démonter le moins du monde.
-Non !
-Si !
-Non !
-Va t'en emparer immédiatement !
Enervé, le jeune homme fit sa première « bonne action » serpentardesque de l'année. Cinq minutes plus tard, les deux vampires courraient dans une ruelle, poursuivis par une sorcière furieuse et cinq mages venus pour l'aider. Salazar exaspéré ne put s'empêcher de hurler.
-JE NE T'AI PAS DIT DE LA VOLER !!
-Vous m'avez dit de m'en emparer !
-Abruti. »
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« Bizarrement », les deux vampires constituant à eux seuls une nouvelle attraction (un brun aux cheveux en pic habillé de noir se balade accroché traîné au bras d'un blond en robe rose) s'étaient retrouvés dans l'allée des embrumes.
Notre fondateur préféré en avait profité pour laisser en plan son « protégé » et pénétrer dans une boutique où Harry était « trop jeune pour entrer ». Il en était sorti une demi-heure après chargé d'un lourd carton et avait bousculé au passage deux aristocrates semblant constipés.
« Faites attention stupide sang-de-bourbe abject et répugnant !! »
Harry Potter ayant plus d'ennuis que la moyenne nationale des habitants d'un pays en guerre se dit que Lucius Malfoy était sur le point de le battre, pendant que blondinet gominé numéro deux (Draco) se fracassait joyeusement la mâchoire par terre. Il était le premier, et le seul, à reconnaître son rival de toujours. Le choc pour lui était trop grand.
Malfoy père se trouvait actuellement en très mauvaise posture, en danger de mort imminente pour être plus exacte.
La « magnifique » robe rose avait depuis un moment déjà volé à l'autre bout de la rue dévoilant un Serpentard effrayant vêtu d'une tenue de combat bleu nuit à laquelle était accrochée une multitude de petites fioles pleines de poison qui auraient fait pâlir d'envie un professeur honni, et d'armes en tous genres. La plus impressionnante était plaquée contre la gorge d'un richissime futur macchabé silencieux. L'instinct de survit, seul vestige de ses qualités, agissant merveilleusement bien.
« Alors écoute moi bien le gamin, je tranchais des gorges bien avant que tu ne te caches dans les jupes de ta mère ! Si jamais tu oses m'insulter une seule autre fois, je ferais de tes bijoux de famille de la pâtée pour chien. En attendant tu es chanceux, je suis pressé et je ne m'abaisserai pas à me salir les mains sur un détritus à la botte de face-de-serpent-tête-de-con. Je laisse volontiers Saya s'occuper de toi. Bonne appétit ma chérie, mais laisse en un morceau que je puisse voir sa tête d'aristo traumatisé lorsqu'il apprendra que j'ai vidé tous ses comptes bancaires et que son maître est un sang mêlé. »
Harry, trop habitué aux excentricités de son cher sadique de prof et pas particulièrement intéressé par le sort de sa victime, n'écoutait absolument pas le monologue mais restait perplexe.
Mais comment il a pu cacher tout ça sous une robe ? C'est quoi toutes ses flammes autour de lui ? OH, Malfoy peut vraiment avoir une couleur de peau pareille ? Ah non, si il est bleu c'est que Salazar l'étrangle. C'est tout. Minute ! C'est qui Saya ? Et pourquoi les gens nous regardent comme ça ? Il parle fourchelang l'ENFOIRE ! Peut pas arrêter de se faire remarquer lui ?
Et voici l'hôpital qui se fout de la charité. Passons. Harry s'était réveillé quand son mentor avait laissé le mangemort entre les crocs d'un boa constrictor très en forme pour se diriger vers la banque, un sourire machiavélique et une robe revenus à leurs places initiales.
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Après toutes ses activités, les deux immortels étaient tranquillement rentrés au 4 Privet Drive pour l'entrainement du plus jeune. Il ne voulait plus avoir à dépendre de personne, encore moins se sacrifier pour des ingrats qui ne le prenaient que pour une banque, un faire-valoir, le fils de James Potter, le survivant, l'élu ou de la chaire à canon.
Etrangement, en voyant son fils vampire dans un état de nerfs infernal, Salazar eu une envie subite de le réconforter avant de se reprendre bien vite. Depuis quand jouait-il au gentil papa ? Jamais de la vie ! Ce n'était que par intérêts se rappela-t-il.
Il était pourtant vrai que recevoir des lettres pleines de « Oh c'est merveilleux que vous vous entendiez mieux » (entendez par là oh c'est génial, on a rien compris mais reste enfermé) pouvait mettre le plus jeune dans un sale état.
Pour lui changer les idées, Le plus âgé lui passa devant en lui jetant le carton qu'il avait acheté plus tôt dans les mains.
« Prends ça Harry, c'est pour toi. Ca peut servir. Et enlève ton collier. On commence ton entraînement dès maintenant et y'en a pour tout l'été. »
Une autre voix s'éleva juste à côté faisant sourire l'immortel et sursauter son apprenti.
Mais ils sont dingues ces humains, ils me prennent pour un ballon de football ou quoi ? Ah non ! Ca sent le vautour, stupide bestiole. Tu pus vraiment le vampire. Et ferme la bouche, je suis juste en bas tête de hérisson !
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Fini ! Désolée pour les fautes. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
