Bonjour les gens ! Comment vous allez bien en ce WE de 3 jours ?!

Tout d'abort : WOW ! Je suis sur le popotin !

Presque 30 reviews pour mon premier chapitre, votre enthousiasme pour mes écrits, et particulièrement ceux SQ, est toujours surprenant et si touchant !

Ca met un peu la pression et en même temps : avec la fin de la série depuis un moment, on pourrait croire que l'engouement pour le SQ s'amenuise...

Je suis plus que ravie de constater que non, en tout cas, pour mes écrits !

Je vous n'aime beaucoup fort !

Place maintenant au second chapitre de cette fic !

ENJOY


« Bien, je tiens tous à vous remercier pour la belle prise que nous avons faite hier. Neal Fire est un mafieux, voleur, tueur et escroc qui se fout de nous depuis des années. A cause de ses relations, il est toujours passé entre les mailles du filet. Mais aujourd'hui, je suis fier de vous dire qu'il est sous les barreaux et qu'il y restera pour un bon moment. »

Tous les agents présents dans la salle applaudirent alors, seule l'agent Mills resta discrète sur cette réussite.

« A présent, nous devons nous concentrer sur l'après. Il est hors de question qu'il s'en tire. Evidemment, il va se payer une ribambelle d'avocats, tous plus corrompus les uns que les autres, qui vont essayer de démonter tout ce que nous avons pu recueillir sur lui et ses agissements. Et si nos informations sont en sécurité, il n'en est pas de même pour les proches de Fire. Nous parlons ici, évidemment de sa femme et son fils. Et si ce dernier ne détient aucun renseignement qui pourrait nous aider, sa femme en revanche pourrait nous être d'une grande aide. Et au-delà de ça, elle reste une victime et aussi la plus proche personne de Fire, avec son fils. Il va certainement tout faire pour les ramener à lui ou, en ce qui concerne sa femme, la faire taire définitivement. »

Des murmures retentirent alors et le chef de la police prit le relai « Elle et son fils vont donc rentrer dans le programme de protection des témoins dès aujourd'hui et seront exfiltrés de l'hôpital dans lequel ils sont actuellement, dès ce soir. Pour cela, nous avons dû choisir un agent de confiance, pour qui cette mission a un attachement particulier. »

« Nous avons décidé de placer l'agent Regina Mills à la protection d'Emma et Henry Fire. »

« QUOI ?! »

La voix de Regina s'éleva de la foule, attirant les regards sur elle. Son supérieur se racla alors la gorge « Bien, vous pouvez y aller. »

Tous les agents et policiers savaient qu'ils n'avaient pas intérêt à rester dans les parages. Ils déguerpir bien vite, laissant l'agent Mills et son supérieur.

« Agent Mills, dans mon bureau. »

« Pas besoin d'aller si loin. C'est quoi cette histoire ?! »

« Nous avons décidé que… »

« Qui ça nous ? Visiblement la principale intéressée n'était pas là. »

« Regina stop. Laissez-moi vous expliquer. »

« … »

« Je sais à quel point cette enquête, son déroulement et son issue vous tient à cœur. Vous travaillez dessus depuis des années. »

« Justement, me mettre sur la touche de la sorte ! »

Il leva la main pour la faire taire « On ne vous met pas sur la touche. On fait en sorte que vous boucliez vous-même cette enquête jusqu'au bout. »

« … »

« Admettez-le, sa femme est un élément clé et vous n'auriez pas été sereine de laisser cette mission à quelqu'un d'autre. »

« … »

« C'est donc vous qui vous chargerez d'escorter les Fire dans leur nouvel habitat, le temps du procès. »

« Combien de temps ? »

« Pour l'instant, il n'y a pas de date de procès. Mais il est fort à parier qu'il va vouloir accélérer les choses afin de nous faire peur… Il pense surement que nous manquons de temps pour récupérer des preuves, l'idiot. »

« Court-elle vraiment un danger ? Je veux dire, si elle retenait des infos cruciales, ça se saurait non ? »

« Ca reste une menace pour lui. A l'abri de sa villa, elle n'était pas une menace, mais à l'extérieur… Qui sait ce qu'elle pourrait dire. La moindre info peut être cruciale. »

« Elle est paumée… »

« Justement. Enfermée depuis si longtemps, elle a certainement perdu les codes… Cela fait des années que son mari lui rabâche certainement que le monde extérieur est dangereux, que ce sont nous les ennemis. Elle est méfiante, elle doit être mise en confiance. »

« Et c'est à moi que vous demandez ?! »

« Pour deux raisons : la première est que vous êtes une femme, ça met en confiance. Et la deuxième : vous avez tellement bossé le sujet que vous connaissez certainement cette femme bien mieux qu'elle-même. »

« … »

« Regina je vous connais. Je sais que si jamais il lui arrive quelque chose, cela compromettrait en partie l'enquête, et ça, vous ne le supporteriez pas. Donc, logiquement, je vous confie cette mission. »

« Mais j'ai passé l'âge de faire du baby-sitting ! »

« Cette femme est meurtrie, perdue et mentalement fragile. Elle a été sous la coupe de cet homme près de 10 ans. Elle a eu un fils avec lui. Son obsession est que son fils aille bien. Si vous gagnez la confiance du petit, ça sera du gâteau avec la mère. »

« Pourquoi ferais-je cela ? »

« Pour grappiller quelques infos utiles avant le début du procès. »

« … »

« Je sais que ça ne vous plait guère… Mais nous n'avons pas le choix. Les parents d'Emma Fire se sont manifestés, ils souhaitent renouer le contact avec leur fille et leur petit-fils qu'ils n'ont jamais vu. Mais nous ne pouvons leur promettre cela qu'après le procès, et si tout se passe bien. »

« J'ai saisi. »

« Donc, nous sommes d'accord. Voici les papiers dont vous aurez besoin : papiers d'identité, sécurité sociale, pour elle et son fils. Vous aurez aussi un compte en banque à votre nom d'emprunt. Une somme assez importante qui vous servira durant la planque. »

Regina prit le dossier « On va où ? Europe ? »

« Oh moins loin… »

« Canada ? »

« Plus froid… »

Regina fronça les sourcils et dodelina un peu la tête en guise de renoncement « Où ? »

« Alaska. »

« Vous… Quoi ? Vous êtes sérieux ? »

« C'est le seul état assez éloigné mais qui reste dans la juridiction américaine. »

« Vous plaisantez ? Y'a Hawaï aussi ! »

Son patron gloussa « Une île ? Vous êtes sérieuse. »

« L'Alaska, vous êtes sérieux ? Il fait froid, c'est paumé… »

« Idéal pour se planquer. De plus, nous sommes en été, le temps est parfait. »

« … »

« Bien, vous exfiltrerez Fire et son fils dès ce soir. Il ne faut pas perdre de temps. »

« Hey attendez, là-dedans y'a rien d'indiquer sur le lieu où on doit se rendre ? »

« Parce qu'il n'y en a pas. »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

« J'ai peur des fuites. Voilà pourquoi personne n'est au courant du lieu précis où vous vous rendrez, pas même moi. »

« Alors, tout repose sur moi et mon intuition à trouver le bon endroit ?! »

« Vous avez jusqu'à ce soir pour étudier la question et trouver le lieu idéal pour votre retraite à tous les trois. »

« Super, j'ai hâte. » argua ironiquement la jolie brune.

« Parfait. Alors, soyez prête. Des agents seront sur place pour effectuer le transfert, ensuite, ça sera à vous de jouer. »

« … »

« Regina, cela ressemble à une mission banale, mais avec Neal Fire on peut s'attendre à quelques surprises et rebondissements. N'oubliez pas qu'il a des liens un peu partout, peut-être même en Alaska. »

« Peut-être aurait-il mieux valu qu'on parte en Europe finalement. » ironisa-t-elle.

« Peut-être oui. En attendant, vous devrez vous contenter de l'Alaska. »

Elle regarda une dernière fois le dossier comprenant les photos d'Henry et sa mère et soupira « C'est parti. »


Comme promis, Regina avait étudié le terrain toute la journée : les accès, le trajet, le temps de parcours, les possibles lieux où se cacher le temps du procès. Et après quelques doutes, elle s'arrêta sur un petit village sur l'île perdue de Kodiac, à quelques miles des côtes de l'Alaska. Elle contacta une agence immobilière et trouva le parfait lodge en bord de mer, perdu au milieu de la forêt. Sauf si l'on connaissait les lieux, il était impossible pour un étranger de trouver ce chalet consciemment.

Evidemment, ce genre de lieu était aussi parfait pour dissimuler un crime ou encore des corps, mais Regina s'évertuerait à arranger au mieux ce lodge : caméra, système de sécurité plus poussé, alarmes…

Une fois sûre de son choix et que tout était réglé, elle abandonna sa voiture pour partir en taxi jusqu'à une entreprise de location de voitures. Elle loua un pick-up discret et passe-partout, avant de se rendre à l'hôpital vers 23h. Son patron avait explicitement demandé à ce qu'elle aille les chercher en pleine nuit, sans avertir qui que se soit.

« Je prends le relai… » lâcha-t-elle en arrivant devant la chambre d'Emma Fire « Son fils est avec elle ? »

Les agents postés devant la porte opinèrent « Il l'a pas lâché de la journée. »

« Ok, merci, vous pouvez aller faire… ce que vous voulez : café, clope, peu importe. »

« On ne doit pas quitter notre poste. »

« Je vous remplace. »

« Mais… »

« Faites une pause. Sérieux les gars, il est presque minuit, vous voulez qu'il se passe quoi ? »

Les deux agents se regardèrent avant de soupirer et de sourire, puis de quitter les lieux. Regina leva les yeux au ciel avant d'entrer dans la chambre et de voir Emma et Henry dormir dans le même lit.

« Miss Fire… Miss Fire… Emma ! »

La jolie blonde sursauta et le premier réflexe qu'elle eut, fut de mettre une de ses mains sur son fils, collé contre elle « Agent… Mills ? »

« C'est l'heure. »

« L'heure ? L'heure de quoi ? »

« L'heure de partir. Levez-vous, habillez-vous, vous et votre fils. Vous avez 10minutes. »

Emma se leva, faisant grogner Henry. Elle s'habilla rapidement avec un simple jean, un T-shirt et un pull beige. Puis elle réveilla doucement son fils « Henry, viens mon chéri. »

« On va où… » maugréa-t-il.

« On va faire un petit voyage… Habille-toi, vite. »

Le petit garçon se laissa habiller telle une poupée de chiffon avant de trainer les pieds hors de la chambre. Avec discrétion et efficacité, Regina les conduisit jusqu'au parking, puis au pick-up.

« Où va-t-on ? »

« Vous le saurez bien assez tôt. » lança Regina, fixant la route.

Et ce fut le cas une bonne partie de la nuit, jusqu'au petit matin où Henry se réveilla « Maman… »

« Chéri… »

« Où on est ? Pourquoi on est dans une voiture ? »

« Doucement… On va faire un petit voyage. »

« Comme des vacances ? »

« Un peu comme ça oui. » sourit Emma.

« Je veux faire pipi… »

Regina leva les yeux au ciel « On a pas le temps. »

« On a roulé près de 5h non stop. Vous avez besoin d'une pause. »

« Ca ira. »

« Et avoir un accident rentre dans vos projets ? »

Regina la fusilla du regard avant de soupirer « Très bien ! »

Elles s'arrêtèrent à une aire de repos où était postée une petite station essence « On se dépêche. »

Le ton sec de la jeune femme ne laissa pas de temps pour répliquer. Ils entrèrent tous les trois dans la station et Regina accompagna Emma et son fils jusqu'aux toilettes. Au bout de quelques minutes, ils ressortirent « Maman, j'ai faim… »

« On peut prendre quelque chose ? »

« On a pas le temps, j'aimerais passer la frontière dans une heure. »

Emma s'approcha d'elle « Il a 7 ans, il est paumé, apeuré et visiblement il a faim. »

Regina inspira comme si elle allait lui répondre mais finalement, expira tout aussi fort et détourna le regard « Ok, prenez de quoi tenir le trajet. »

Emma opina légèrement « Merci. »

« Mais dépêchez-vous. »

Emma et Henry firent les rayons et prirent des chips, des céréales, des boissons et quelques sandwichs « Vous ne prenez rien ? » demanda Emma à la caisse.

« Pas faim. »

« Mais nous avons encore de la route non ? Vous avez dit qu'on allait passer la frontière, on part au Canada ? »

« Chut ! » ordonna Regina.

« Pourquoi chut ? Ca intéresse qui ici ? Ce pompiste ? » ironisa Emma.

« On est jamais trop prudent. Nous sommes encore aux Etats-Unis, un territoire où votre cher mari a plusieurs contacts un peu partout. »

« … »

Regina savait que la jeune femme était déjà apeurée par l'emprise que son mari avait un peu partout. Pour la psychologie, elle repasserait. Elle soupira avant de se tourner vers un rayon de salades et sandwichs. Elle prit une salade césar et un smoothie à la framboise « Voilà, contente ? »

Emma sourit « Oui. »

Elles payèrent, Regina refit le plein et elles repartirent tandis qu'Henry feuilletait un magazine pour enfant que lui avait prit sa mère. Au bout d'une dizaine de minutes, Emma osa ouvrit la bouche « Je… Je peux mettre de la musique ? C'est pas qu'on s'ennuie mais… On peut pas dire que vous soyez très loquace. »

« De quoi voulez-vous parler ? »

« Bah j'en sais rien. De ce qu'on s'apprête à faire. Je veux dire, vous nous enlevez littéralement au milieu de la nuit. Vous ne nous dites absolument rien sur la suite des événements. J'imagine qu'on part au Canada, vu que nous allons traverser la frontière sous peu. »

« … »

« La protection des témoins nous obligent à prendre une nouvelle identité. Quelle sera la notre ? »

« Swan. »

« Swan ? C'est quoi, le nom de code de la mission ?! »

« Vous vous appellerez Manuela et Harry Swan à présent. »

« Il a 7 ans, il ne retiendra jamais son nouveau prénom… »

« Et bien il faudra le lui apprendre. De toute manière, nous essaierons d'avoir le moins d'interactions possible avec les habitants. »

« Ca devrait pas être trop difficile… » maugréa Emma dont le style de vie ces dernières années l'inspirait

« … »

« Je sais ce que vous vous dites. »

« Ah oui ? »

« Que j'ai été stupide d'être restée avec lui, de m'être laissée faire… »

« Je ne pense pas cela. Je vous vois comme une victime, pas comme une complice. Vous êtes comme une femme battue et abusée par son mari. Malgré la cage dorée dans laquelle vous étiez, cela reste une cage quand même. »

« … »

Emma baissa soudainement le regard et Regina, si elle n'avait pas constamment le regard sur la route, aurait juré voir une larme glisser le long de la joue de la blonde.

« Miss F… Emma ? »

« … »

Regina sentit soudain un froid : qu'avait-elle dit, Qu'avait-elle fait ou pas ? Elle avait eu très peu l'occasion de parler avec les victimes. Elle avait toujours fait ses enquêtes loin des « humains », préférant la paperasse aux contacts. Avec le temps, elle s'était renfermée mais cela rendait son travail meilleur. Elle excellait dans ce qu'elle faisait, et elle le savait. Elle était la fierté des autres, de ses collèges mais aussi de sa famille.

« Emma, je suis désolée, est-ce que j'ai dis… »

« Henry tu as soif ? » coupa la jolie blonde en se retournant et se frottant rapidement la joue

« Oui, du jus d'orange ! » s'enjoua-t-il avant de passer sa tête devant « Madame, on est arrivé ? »

« Appelle-moi Regina. »

« D'accord… Regina, on est arrivé ? »

« Henry stop. »

« Non, laissez. » Elle ralentit alors et se gara sur le bas coté « Henry, est-ce que tu comprends ce qu'il se passe ? »

« Bah… On va en vacances, c'est maman qui l'a dit. »

« C'est plus compliqué que ça. On va faire un jeu, ok ? »

« Ok. »

« On va être dans une nouvelle maison, et pendant qu'on sera dans cette maison, on aura de nouveaux prénoms. »

« Pourquoi ? »

« C'est comme un jeu. »

« Et on gagne quoi ? »

Regina « Le plus beau cadeau que tu imagines. »

« Un chien ?! » s'enthousiasma-t-il.

« Pourquoi pas. »

« Agent Mills ! » argua Emma

« Trop bien ! On commence à jouer quand ? »

« On va commencer à apprendre nos nouveaux prénoms : maintenant, tu appelleras Harry. »

« Harry ? C'est bizarre c'est presque comme Henry… »

« Ca ne sera pas dur alors. »

« Et maman ? »

« Tu appelleras ta maman toujours maman, mais sinon Emma deviendra Manuela. »

« C'est joli comme prénom, même si je préfère Emma. Et vous ? »

« Moi ? »

« Vous allez jouer aussi ? »

« Oh euh… »

« … Oui, évidemment qu'elle va jouer. » sourit sadiquement Emma « Elle sera Gina. »

« Je déteste ce surnom… » grinça Regina.

« Malheureusement, on a pas le choix, n'est-ce pas ? »

« Effectivement. » répondit avec amertume la jolie brune

« Cool ! Alors on va tous jouer, et c'est moi que je vais gagner ! Je veux mon chien ! »

« Pour cela, tu ne devras jamais prononcer nos vrais prénoms. Si tu le fais, tu auras perdu. »

« J'ai même pas de chance ? »

« Tu en auras seulement quand nous serons seuls. Mais avec les autres… »

« Compris ! Il est bizarre ce jeu, j'ai jamais joué. »

Regina sourit « Tu y arriveras, parce que, selon ta maman, tu es un petit garçon très intelligent et spécial. »

« Spécial ? »

« Tu comprendras plus tard. Nous arrivons à la frontière. » dit-elle en donnant un coup de tête devant elle.

Emma et Henry regardèrent alors les barrières et la douane « On est qu'à la moitié du chemin. » souffla Emma.

« La suite sera plus rapide. »

« Ah oui ? »

Regina sourit pour toute réponse. Et après avoir passé la douane sans encombre, elles se rendirent vers la gare routière « Un train ? On va prendre le train ? » s'inquiéta le petit garçon « Mais… Et la voiture ? »

« Nous la laissons ici. Une autre nous attend à l'arrivée. »

« Wow, trop bien ! »

« Allez on y va. »

Et après les papiers d'usage, ils montèrent tous trois dans le train, Henry assit entre Regina et Emma. L'hôtesse offrit au petit garçon un kit de coloriage qu'il entama tout de suite. Emma s'endormit et Regina se mit à lire un livre. Au bout de 15minutes, Henry gigota « Je veux aller aux toilettes… » Regina jeta un œil vers Emma, toujours endormit, avant de soupirer « Allez viens. »

Elle se leva, suivit du petit garçon, et le conduisit aux toilettes « Tu restes là hein ? »

« Bien sûr, allez, dépêche toi. »

Il disparut derrière la porte et Regina attendit patiemment pendant quelques minutes avant que la porte ne s'ouvre et qu'Henry n'apparaisse tout penaud « Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« J'arrive pas à me laver les mains… Ca bouge trop… »

« Oh… Attends, je vais t'aider. » Elle s'approcha, peu sûre de ce qu'elle devait vraiment faire, et souleva le petit garçon qui mit ses mains sur le robinet qui se déclencha, mais un mouvement du train fit plaquer les mains d'Henry contre le robinet, ce qui fit faillir l'eau, arrosant le visage de Regina. Elle esquissa un mouvement de recul, manquant de tomber, Henry dans ses bras rattrapé de justesse.

« Henry ça va ? »

« Ouais… Je suis tout mouillé. »

« Ce n'est pas grave. Ca va sécher. »

Il se tourna et la regarda « Toi aussi t'es mouillée. »

Elle sourit et lui caressa ses joues tachetées de gouttelettes avec un mouchoir « Merci. » murmura le petit garçon. Il prit à son toru el mouchoir et imita les gestes de Regina et tapotant les joues de la jeune femme, qui sourit alors, puis ils sortirent pour rejoindre une Emma qui dormait toujours.

Regina tenta de reprendre sa lecture mais au bout de quelques minutes, Henry lui tapota sur le bras « Regarde mon dinosaure, il est bien dessiné ? »

Regina jeta un œil à son dessin et vit quelques lignes maladroites dépasser des traits noirs du dinosaure « C'est… Oui, c'est joli. »

« Je sais pas encore très bien, et puis le train il bouge… » se dédouana Henry

« Non, non, c'est vraiment bien. »

« Moi j'ai jamais été à l'école… » murmura-t-il

Le cœur de Regina se serra « Qui te faisait classe ? »

« Il s'appelle Archie. Il est super gentil…. »

« Il te faisait apprendre beaucoup de choses ? »

« Oui, et maman aussi. »

« Elle t'apprend à faire quoi ? »

« Elle m'apprend à lire. J'adore les histoires… Maman, elle les raconte trop bien ! »

Regina sourit avant d'envoyer un rapide coup d'œil vers la jolie blonde qui dormait encore « Tu as de la chance. »

« Oui, je sais… » sourit-il.

Finalement, au bout de quelques minutes, Henry rejoignit sa mère au pays des rêves tandis que Regina put continuer de lire sereinement.


Emma se réveilla avec un torticolis démentiel. Elle s'étira doucement et se tourna pour voir son fils endormi sur le bras de Regina, elle-même endormi, un livre en main. Elle sourit et remit une mèche de cheveux de son fils en place avant de regarder Regina qui laissa tomber sa tête sur le crâne du petit garçon. Elle hésita, voulant remettre à son tour, une mèche de cheveux de l'agent en place. Mais soudain le train fit un à-coup brutal et Regina se réveilla en sursaut. Emma détourna le regard tandis que Regina se redressa, comprenant la position dans laquelle elle se trouvait. Elle regarda sa montre : il ne leur restait plus qu'une poignée de minute avant d'arriver à destination. Elle tourna la tête et elle croisa le regard d'Emma « Bien dormi ? » demanda la jolie blonde

« On peut dire ça… On arrive. »

« Et la suite ? »

« On récupère la voiture et on retraverse la frontière, direction l'Alaska. »

« L'A… L'Alaska ?! Mais… »

« Ce n'est pas si dramatique… En cette période, le temps est clément. »

« Mais… C'est à l'autre bout de la Terre ! »

« C'est le but. Je vous rappelle que l'on ne va pas vraiment en vacances ! »

« Chut ! » coupa Emma en montrant Henry, endormi, du regard

« Vous êtes sous le coup de la protection de témoin. A ce titre, nous devons être discrets. » murmura-t-elle.

« Je sais ça… Mais nous joindre à la population n'aurait-il pas été plus judicieux ? Je veux dire : un chalet au milieu de nulle part, c'est la scène de crime parfaite. C'est pas pour rien que les films d'horreur y prennent place, non ? »

« Nous nous joindrons évidemment aux habitants, mais nous devrons restez discrets quand même. »

« Et ça veut donc dire : être enfermés un maximum de temps dans cet endroit ? D'ailleurs, c'est où cet endroit ? »

« Vous le saurez en temps voulu. »

« Sérieusement ? Qui peut nous entendre ici ? Nous sommes seuls dans ce wagon. Mon mari est peut-être futé mais il est loin d'être aussi malin que ça… »

« … »

« Vous pensez vraiment que je pourrais le contacter ? » Elle gloussa « Il est bien mieux là où il est… »

Regina la regarda et soudain le visage de la jolie blonde s'assombrit. L'agent soupira alors « L'île Kodiac. Nous allons sur l'île Kodiac. Dans un petit village de pêcheurs, Storybrooke. »

« Storybrooke ? »

« Oui je sais… J'ai loué un lodge au bord de mer. Il est à 10minutes en voiture de la ville. »

Emma lui sourit, la remerciant implicitement de ces informations. Puis le train arriva en gare et Regina, Emma et Henry découvrirent leur nouvelle voiture. Le trajet se passa dans le silence durant lequel Emma put admirer les paysages tantôt luxuriant de nature, tantôt aride le désert californien. Puis Regina stoppa le véhicule sur le port « On est arrivé. Ce ferry va nous conduire sur l'île. »

« Entendu. »

Regina se tourna alors vers le petit garçon à l'arrière « Tu te rappelles du jeu ? »

« Hm hm. »

« Il commence maintenant. Donc, tu t'appelles ? »

Le petit garçon réfléchit quelque secondes en plissant les yeux, puis il se détendit « Harry ! »

Regina sourit « Parfait. »

Elle sortit, suivit d'Emma et son fils et se rendit devant le ferry « Wow, il est gros maman ! »

« Tout comme le train, ce bateau va nous conduire là où nous passerons nos vacances. » expliqua Regina.

« Maman, j'ai peur… » minauda le petit garçon.

Regina interrogea Emma du regard en haussant un sourcil « Il… Il n'est jamais monté sur un bateau. »

« Oh… Je vois… » Regina avait parfois tendance à oublier qu'Henry n'était jamais sorti du manoir Fire, véritablement enfermé dans cette bulle dorée.

« Chéri, tout se passera bien. Tu n'as pas eu peur pour le train ? Et bien le bateau c'est pareil… »

« … »

Sentant le petit fébrile, Regina s'agenouilla à sa hauteur « Hey écoute. Ca fait partie du jeu, ok ? »

« Comment ? »

« Y'a ce truc des prénoms, mais y'a aussi des épreuves. »

« Des épreuves ? »

« Comme les super-héros. »

« Comme Iron Man ?! » s'étonna le petit

« Pareil. Et une des épreuves à passer est le bateau. Je sais que tu es fort et très intelligent, c'est ta maman qui me l'a dit. Alors… Je crois que tu peux le faire. »

« Tu crois ? »

« J'en suis sûre. Alors, tu es prêt à me montrer comme tu es le petit garçon de 7 ans le plus fort de la Terre ? »

Henry regarda l'immense bateau et les flots l'entourant « Je… Je sais pas… »

« Nous serons là avec toi. Et, tu sais, mon rôle est de vous protéger. »

« Parce que tu es de la police ? »

« Oui. »

« Et que tu as une arme ? »

Regina gloussa « Entre autre. Alors, tu tentes ? »

« Mais avec toi et maman ! »

Il tendit les mains et les deux jeunes femmes en prirent une chacune. Une fois encore, Emma mima un « Merci » pour Regina, qui répondit par un léger sourire.

Henry ne fut pas rassuré et c'est même logiquement, qu'il fut malade durant les 20 minutes de trajet menant à l'île. Emma le soutint tout ce qu'elle put, mais resta impuissante face aux nausées de son fils dues à la houle du ferry.

Heureusement le trajet prit fin et Henry fut exténué quand il remit les pieds à terre.

« Henry, tu as été très courageux… »

« J'ai vomi… » chouina-t-il

« Ce n'est rien, moi aussi la première fois que j'ai pris le bateau, j'étais malade. »

« C'est vrai ? » dit-il les yeux pleins de larmes.

« Tu verras, ça passera. »

Il faisait nuit à présent quand Regina, Emma et Henry prirent la route vers le lodge. Emma n'était pas rassurée : ils commencèrent à s'enfoncer dans la forêt, montant et descendant des côtes et des pentes, tant et si bien qu'elle ne sut plus, au bout d'un moment, à quelle altitude ils étaient.

Finalement, au bout d'une vingtaine de minutes, ils arrivèrent enfin. Henry s'était endormi, épuisé, et Emma le porta jusqu'au chalet qu'elle distinguait à peine par cette pénombre.

« C'est lugubre… »

« Il fait nuit. Demain, cela aura un autre aspect, vous verrez. Entrons. »

A l'intérieur, tout semblait neuf, et étrangement moderne, bien différent de ce à quoi elle s'attendait. Peut-être un chalet en bois, comme à la montagne. Ici, seules quelques poutres apparentes trônaient ici et là, une cheminée n'ayant jamais servi semblait-il, une cuisine ouverte sur un salon où les baies vitrées donnaient sur l'extérieur.

« Ou sont les chambres ? »

« A l'étage. Venez. »

Regina lui prit leurs sacs et monta, précédant Emma et Henry « Il y en a une ici, une autre à coté, la salle de bain et commune. Et au bout du couloir, une autre avec une salle de bain incluse. »

« Henry et moi prendrons les deux chambres attenantes, si ça ne vous dérange pas. »

« Non, pas de problème. »

Regina posa le sac d'Henry au pied du lit, tandis qu'Emma commença à déshabiller son fils qui se laissa faire, tel un pantin désarticulé. Une fois en pyjama, elle le borda et resta alors avec lui un moment.

« Je serais dans la cuisine si vous avez besoin. »

Emma opina, les yeux fixés sur son fils, et Regina descendit, essayant d'apprivoiser la cuisine : elle ouvrit tous les placards afin d'en découvrir le contenu et retenir où se trouvait telle ou telle chose. Quand elle eut tout ce qu'il fallait, elle se prépara un thé, avant de se planter devant la baie vitrée.

« Il dort profondément. Il est tellement crevé que je pense qu'il pourrait dormir deux jours de suite. »

Emma venait de descendre et retrouva Regina près de la baie « Il y a la mer en face. »

Emma fixa le paysage nocturne et elle distingua les reflets de la lune sur la surface de l'eau plane « Effectivement. On y verra plus clair demain au grand jour. »

« Il va falloir aller faire des courses demain. Le frigo est vide et nous n'avons plus que les restes de nos courses sur la route. »

« Oui… Et puis, il va falloir se présenter aux gens de la ville… »

« … Storybrooke. »

« Ah oui, Storybrooke. On va leur dire quoi ? »

« C'est-à-dire ? »

« Bah, deux femmes qui débarquent avec un gamin de 7 ans, au fin fond de l'Alaska… Ca sent l'histoire de famille… J'imagine qu'il faut qu'on se trouve une histoire à raconter, accompagnant nos nouvelles identités. »

« Simple : vous venez de perdre votre mari, mon frère, et comme vous êtes inconsolable, je vous ai amené au vert un moment, pour se ressourcer. »

« Pourquoi l'Alaska ? »

« Parce que Harry est fan des ours, notamment ceux que l'on peut trouv… »

« Non. »

« Non ? »

« Je ne veux pas qu'on fasse porter le poids de cette histoire à mon fils. Il va déjà devoir gérer bien d'autres choses que de se retrouver confronter à des questions qui vont le dépasser et qui pourrait nous mettre à découvert. »

« Certes. Alors… J'ai une connaissance qui m'a parlé de ce lieu et dont je suis tombée amoureuse. »

« De toute manière, on brodera. »

« On ne doit pas éveiller les soupçons. »

« On y arrivera… »

Emma fixa le lac et fut plongée dans ses pensées. Regina but son thé « Je vais me coucher. A demain. »

« A demain Regina. »

La jolie brune tiqua à cette familiarité mais se retint de tout commentaire. Après tout, elles seraient coincées ici certainement pour des semaines, il serait peut-être temps qu'elles abolissent certaines barrières.

TBC... So... ?