S'il fait froid chez vous, n'allumez pas les radiateurs, c'est mauvais pour la planète ! À la place, lisez des fic pleines d'amour ;-) En plus, c'est hyper bon pour la santé (D'après une étude américaine très très sérieuse...)


Chapitre 2

Toc Toc.

« Merde » grogna Severus. Il était en train de pleurer, il avait du sperme sur les doigts, sur sa robe, un peu partout. Bref, il n'est présentable pour personne. D'un rapide Recurvite, il se nettoya en hâte, sécha ses larmes d'un revers de cape mais ne put rien contre les yeux rougis et la voix cassée.

« Entrez », somma-t-il.

La tête d'Albus passa dans l'embrasure, toute frétillante.

« Tout va bien mon garçon ? »

« Euh, oui. Tout va bien ! Vous aviez besoin de moi ? »

« Non, pas spécialement. Mais si vous, vous avez besoin de moi... »

« Merci mais je n'ai besoin que de tranquillité et d'intimité, même si je ne doute pas un seul instant que ce mots ne fassent écho à aucune signification pour vous. »

« Toujours le mot pour rire, pas vrai mon petit Severus ? »

« Pas vraiment... »

Albus entra et s'installa sur le lit, tout près, trop près de lui, comme s'il avait été invité à s'installer là.

« Alors, racontez-moi tout. Quel malheur vous ronge ? Ça ne peut pas être si grave. »

La main qu'il passa dans son dos et qui se voulait réconfortante n'eut pour effet que de tendre un peu plus son ancien élève.

« Non, en effet, ce n'est pas grave. Je n'ai donc pas besoin de vous. Merci. Au revoir. »

« C'est le jeune Sirius, c'est ça ? Vous vous êtes encore chamaillés ? Je me souviens lorsque vous étiez à Poudlard, toujours à vous faire des petites blagues... »

Que pouvait-il répondre à cela ? Des petites blagues ? C'est ainsi qu'il définissait les tentatives de meurtre à répétition sur sa personne ?

« Vous savez, Severus, je vous apprécie beaucoup. Énormément, même. Vous êtes comme le fils que je n'ai jamais eu. Alors je vais me permettre de vous donner un ou deux petits conseils, bien que vous ne m'en ayez demandé aucun. C'est cadeau ! Voyez-vous, j'ai moi eu votre âge. J'ai, comme vous, connu quelques moments difficiles dans ma vie d'homme. Gellert Grindelwald. Voilà un nom qui a fait trembler des milliers de sorciers... Moi, il ne m'a jamais fait trembler que de plaisir. Ne rougissez pas, l'amour est une chose naturelle. Nous avons tous cette faiblesse en nous. Sauf que pour Gellert et moi, nous étions trop bornés. Il m'a blessé. Je l'ai blessé. Qui a commencé ? Je ne m'en souviens même plus. Et puis, cette haine qu'il me réservait, il a fini par ne plus savoir comment l'extérioriser. Nous avons été deux imbéciles malheureux. Ensemble, nous aurions pu faire tant de bonnes choses... Alors, voici mon conseil, que vous êtes libre de suivre, ou pas : pleurez, pleurez autant qu'il vous faudra. Pleurer, c'est sain, ça montre que vous n'êtes pas indifférent. Une fois que vous aurez assez pleuré, secouez-vous. Allez le voir. Disputez-vous, réglez vos comptes, dites-vous tout, pardonnez-vous, ou ne vous pardonnez pas, mais surtout, ne laissez pas l'amour passer. Trop de regrets s'en suivent. Voilà, maintenant que je vous ai bien ennuyé avec mes conseils de vieil homme, je vais vous laisser à vos... occupations.

Le regard de Severus suivit celui d'Albus : une trace blanche apparaissait nettement sur sa cape noire corbeau, laissant peu d'imagination quant à ce qui l'avait causée. Un picotement chaud vint envahir ses joues qu'il devinait rouges pivoine.

« Ne soyez pas gêné. Nous ne sommes que des hommes. Surtout, n'oubliez pas : dès que vous avez besoin de moi ! »

Albus le laissa seul. Il n'arrivait pas vraiment à avoir honte tant le vieil homme venait de se montrer humain. Oui, humain. Il ne l'avait jamais vu ainsi.

Devait-il suivre le conseil d'Albus ? Il n'en savait rien. Sirius. Vaste sujet. Il n'avait pas envie de lui pardonner. Jamais il ne le ferait. Il avait seulement besoin de s'endormir dans ses bras, de l'entendre murmurer ces mots dont lui seul avait le secret. Il avait besoin de Sirius et de ses illusions.

Mais tout cela était fini. Sirius l'avait quitté. Alors Severus décida de commencer par le premier conseil d'Albus et pleura à chaudes larmes.

Deux étages plus bas, dans sa chambre, Sirius ne pleurait plus. Il venait de se disputer avec son amour de jeunesse, le seul qu'il ait jamais connu, et il s'était en plus disputé avec Remus, son seul ami. Lorsqu'il était venu voir s'il allait bien, Sirius l'avait envoyé balader. Quel idiot ! Il était incapable d'être aimer, il brisait tout ce qui était beau. Severus était beau. Il l'avait brisé.

Sirius se mit sous sa couette et ferma les yeux, à la recherche d'un souvenir où il n'avait pas tout gâché. Un souvenir se détachait des autres.

Severus et Sirius étaient en début de septième année. Depuis la rentrée, leurs chamailleries habituelles s'étaient transformées en une sorte de jeu. Lorsque les Marauder étaient loin, Sirius et Severus se querellaient doucement, comme pour se tester. Sirius n'aurait su dire quel jour exactement ils s'étaient embrassés pour la première fois. C'était l'un de ses plus beaux souvenirs. Lui qui se faisait sans cesse courtiser par les filles s'était senti de plus en plus attiré par cette bouche fine et étirée. Il devait comprendre pourquoi. Alors il avait coincé sa pauvre victime contre le mur en pierres d'un passage secret, et avait collé ses lèvres sur celles de Severus. La sensation avait été bien au-delà de ce à quoi il s'était attendu. Severus avait répondu à son baiser presque aussitôt, leurs corps se cherchant, se trouvant, se découvrant. Ils étaient resté pendant près d'une demie heure sans se décoller l'un de l'autre. Il avait testé, il avait su aussitôt.

Ce jour-là était béni car c'était la première fois qu'il sentait ses lèvres sur sa bouche, mais aussi ses mains sur son sexe, un peu hésitantes, certes, mais tellement délicieuses. Il n'avait alors jamais vu son sexe aussi dur. Et il y avait eu ce petit battement frénétique dans sa poitrine, qui lui avait fait dire que ce baiser n'était pas comme les autres. Ce baiser avait été comme une évidence entre eux. Ils n'en avaient jamais reparlé. Oui, ce premier baiser, il ne l'avait pas fait foirer. Il n'avait pas insulté son souvenir, il l'avait protégé. Il restait beau, pur, suspendu dans le passé. C'était d'ailleurs son souvenir préféré pour faire apparaître une Patronus. Il se dit qu'il le dirait à Severus. Ce souvenir lui rappellerait que leur amour avait été réel.

Un autre souvenir refit surface, un souvenir bien moins innocent. C'était pour les dix-huit ans de Severus. Sirius, toujours dans l'excès, lui avait promis dis-huit orgasmes cette nuit-là. Il y était parvenu. Mais il ne lui avait donné que de l'amour, rien d'autre. Il était malheureux de se dire qu'il avait terni ce souvenir en lui disant que ce n'était que de la baise. Il devait réparer cela, tout de suite. Le souvenir du premier baiser, oui, c'était son meilleur angle d'attaque. Ils retrouveraient l'évidence d'autrefois.

Il sortit de son lit, le sexe un peu dur aux souvenirs qui lui étaient revenus, et se dirigea au dernier étage d'où il avait entendu quelques bruits.

Il ouvrit la porte d'où provenait les bruits, sans s'inquiéter de frapper ou de s'annoncer. Il tomba sur Severus, recroquevillé sur lui-même, en pleurs. Son cœur explosa en un million de morceaux.

« Sev... Severus ? »

« Dégage ! »

« Non, Sev, je t'en prie. Merde, c'est pas possible ! Ne pleurs pas, pas à cause de moi. Je t'en supplie. Je ne veux plus te faire pleurer. »

Sirius s'avança vers son ancien amant et le prit dans ses bras.

« Lâche moi, tu n'as pas le droit. »

« Je... je suis tellement désolé, Sev. Il faut que tu me crois. Je venais te rappeler notre premier baiser. Tu t'en souviens ? »

« Bien sûr que je m'en souviens ! Je ne suis pas un vieux cornichon sans cervelle. »

« J'y repensais tout à l'heure. Je crois que c'est le plus beau souvenir que j'ai... je voulais juste te dire ça. Oh, je t'en prie, ne pleurs plus. Ça me brise le cœur de te voir ainsi, tout en sachant que j'en suis la cause. »

« Dégage ! »

Severus se débattait contre les étreintes un peu forcées de Sirius. De la tristesse il laissa échapper la haine. Il ne sut trop comment ils en étaient arrivé là mais Severus se retrouva au-dessus de Sirius en lui tenant la gorge des deux mains, prêt à serrer. Ses yeux étaient injectés de sang.

« Je t'ai dis de dégager ! C'est pas clair ? »

Sirius fit un mouvement de tête mais il n'arrivait plus à parler, Severus appuyait trop sur la trachée. Il essaya de se libérer mais la prise de Severus, mue par sa colère, était indomptable.

« Tu crois que je suis venu ici pour qu'on se rappelle les bons souvenirs ? Je t'emmerde, Sirius Black ! Et je te déteste ! »

« Sev... trop... fort. »

Mais le regard paniqué de Sirius n'eut pas raison de la colère de Severus qui serra un peu plus son emprise sur son cou. La tête de Sirius commençait à lui tourner. Il n'avait pas pris sa baguette, restée sur son lit. Quel idiot ! Il voyait à présent deux puis trois Severus qui tournaient au-dessus de sa tête et qui s'éloignaient, petit à petit. Tout était lointain, très lointain, puis noir et silencieux.

Lorsque Severus lâcha Sirius, une grande bouffée d'air emplit ses poumon et il se mit à tousser et à cracher, des larmes au coin des yeux. Était-il encore vivant ? La douleur cuisante qui inondait ses poumons lui indiqua que oui, il l'était. Il se sentait néanmoins désorienté. Lorsqu'il croisa le regard apeuré de Severus, tout lui revint en mémoire. Il avait essayé de le tuer.

« T.. »

Sirius voulait l'insulter, mais l'air était en lui-même encore trop douloureux pour s'autoriser de telles futilités.

« Black ? Sirius ? Ça va ? Je... je ne sais pas ce qui m'a pris. »

Severus avait l'air vraiment horrifié par ce qu'il avait été sur le point de faire. Concrètement, il en restait peu pour qu'il le tue.

Malgré l'effort que cela lui demandait, Sirius n'arrivait pas à rester dans le silence. Sa voix était granuleuse, à peine audible.

« Tu... tu as... brisé... mon... dernier... souvenir. »

Il se leva est sortit en chancelant. L'oxygène n'avait pas complètement repris ses droits dans son cerveau.

Lorsqu'il atteint sa chambre, tout son corps bascula, prêt à toucher terre. Mais deux bras solides le récupérèrent avant la fin de sa chute pour venir le déposer sur son lit.

« Sev... ? »

« Chut, ne parle pas, tu vois bien que ça te fait mal, sombre idiot ! »

« Mais... »

« Silence ! »

Severus retira ses chaussures et s'allongea à côté de lui sur le lit.

« Maintenant, tu m'écoutes, d'accord ? Il faut vraiment que je te dise... tout. Conseil d'Albus ! »

Inconsciemment, Severus avait attrapé la main de Sirius, comme pour se donner le courage d'affronter leur passé et de lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Cela faisait quinze ans qu'il n'avait pas parlé de ses sentiments. Il ne savait plus du tout comment faire. Il était devenu ce professeur de potion grincheux et détestable. Il avait fini par oublier qu'un jour, il avait eu un cœur.

« Je n'arrive pas à croire que je t'ai presque... J'en ai souvent rêvé mais jamais je n'aurais pensé que je pourrais vraiment...bref. Le problème, tu vois, c'est que je ne sais pas quoi faire de tout le bordel que tu m'as laissé, Sirius. Tu es passé de ce garçon idiot, avec sa bande de copains idiots, qui n'avait d'autre occupation que de faire de ma vie un enfer. Un jour, tu t'es dit : Tiens, et si je faisais de ce garçon que je martyrisais depuis six ans le nouveau centre de mon univers ? Moi, j'y ai cru. J'étais tellement... Tu aurais dû me prévenir que la chute serait si longue. Le jour où tu as décidé que je n'étais plus assez bien pour toi, tu m'as jeté, pire qu'une veille chaussette... »

« Oui mais... »

« Chut, j'ai dit ! »

Severus reprit sa voix suave et profonde qu'il savait pleine de pouvoirs sur Sirius.

« Oui, je sais, j'ai rejoins les Mangemorts, mais sous les ordres de Dumbledore. J'aurais sans doute dû t'en parler avant que tu ne te rendes compte par toi-même de mon tout nouveau tatouage. On ne va pas revenir dessus. Ensuite, je te passe l'épisode où j'ai cru que tu avais trahi ton super copain, et ma meilleure amie au passage. En plus, tu tues le petit Peter, sale monstre ! Et là, Bam, douze ans d'Azkaban. Bien fait, je me suis dit. Puis finalement, il semblerait que tu n'aies rien fait. Sirius Black serait victime d'un coup monté ! Et là, tu arrives, rose à la bouche, me demandant de tout oublier, de te pardonner. Tu comprendras que j'ai besoin de temps. De beaucoup de temps. »

Sirius haussé la tête. Il ne voulait pas effacer ses torts, il les assumerait. Il voulait seulement que Severus ne résume pas toute leur relation à sa goujaterie. Il eut alors une idée. Il regarda avec tendresse son amour de jeunesse et lui dit :

« Legilimencie ? »

« Non, Sirius, je n'utiliserais pas cela sur toi ! »

« Pourquoi ? »

« Je ne veux pas voir Azkaban... »

« Bloqué ! »

« Et je ne veux pas voir tes autres amants. »

Là, Sirius éclata de rire, ce qui lui fit mal à la gorge alors il se calma rapidement.

« En quoi est-ce si drôle ? »

Sirius se tourna vers Severus et lui fit son plus beau sourire, celui qui l'avait toujours fait craquer.

« Parce qu'il n'y a jamais eu que toi. »

Une étrange légèreté envahit le cœur de Severus qui pointa sa baguette sur le front de Sirius.

« Attention, j'arrive ! Legilimens ! »

Severus fut emporté dans un tourbillon de souvenirs, tous le concernant. Sirius avait préparé le terrain. Il se retrouva tout à coup le jour de ses dix-huit ans. Aucune potion, aucun sortilège ne pourrait lui faire oublier cet anniversaire ni le cadeau de Sirius. Une nuit. Dix-huit orgasmes, tous plus fous les uns que les autres.

« Sirius, pourquoi tu veux que je vois ça ? Ce souvenir, je l'ai aussi, tu sais ? »

Le souvenir remonta un peu en arrière, lorsque Sirius, jeune, préparait la chambre de ses dix-huit ans. Il le voyait nerveux, se rongeant les ongles, faisant les cents pas, pestant contre son idée idiote. Puis il sortit de sa poche une photo. C'était une photo de lui, de Severus. Alors là, il vit le sourire immense éclairer son visage à l'instant même où il avait regardé cette photo. Il était seul dans la chambre. Il n'était pas en représentation comme il l'était toujours.

« C'est bon, Sirius, j'ai compris. Tu étais sincère ce jour-là. J'en suis ravi. Ça veut dire que tu n'es devenu un gros con qu'un peu plus tard. Tu veux qu'on puisse dater l'arrivée de ta stupidité ? Bon, c'est bon ou tu as autre chose à me montrer ? »

Le souvenir défila un peu puis Severus se retrouva prisonnier du cerveau de Sirius qui l'obligeait à regarder ce souvenir : ses dix-huit orgasmes.

« Sirius, pourquoi j'arrive plus à sortir ? Black ! Oui, je sais, c'était merveilleux et... Mince alors, comment tu as fait ça ? Je ne me souvenais pas que... oh ! »

Severus ne put partir qu'à la fin des dix-huit orgasmes. Lorsque Sirius le libéra, Severus était plein de désir.

« C'était... »

« Complètement ! »

« Ta gorge va mieux ? »

« Ma gorge va très bien, merci. »

« Parfait. Alors, si on se dit que je ne te pardonne rien, etc. Mais, tu sais, ce truc que tu fais avec ta langue... tu pourrais, peut-être... éventuellement... me le refaire ? »

Sirius ne put retenir un éclat de rire gentil qui se transforma en un sourire coquin.

« Tu es vraiment en train de me dire... que... que tu... que tu veux que, moi... je te... que je te suce ? »

« Dis comme ça, c'est ridicule, c'est vrai. Oublie ! »

« Non ! Non, pas du tout. J'en ai très envie ! Je suis surpris, c'est tout. »

Son regard était prédateur. Ses mains s'étaient déjà attaqué aux robes de son ancien amant, pour être sûr de ne pas lui laisser le temps de changer d'avis. Prendre sa queue dans sa bouche, dans toute sa gorge, c'était une sensation qu'il adorait et qui lui manquait, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi.

« S'il-te-plaît, laisse-moi te faire mon truc avec ma langue. »

Il lui fit un clin d'œil et il sut qu'il avait gagné lorsque Severus se mordit la lèvre.

« Par contre, nos problèmes, ils sont toujours là, d'accord ? Je n'oublie pas. »

« Tu n'oublies pas. »

« Je ne te pardonne pas. »

« Tu ne me pardonnes pas. »

« Je t'en veux toujours autant. »

« Tu m'en veux toujours autant. »

« Voilà, maintenant, délivre moi, s'il-te-plaît. Fait de la magie avec ta langue. »

Sirius émit un grognement bestial et se débarrassa rapidement des vêtements de Severus qui cachaient jalousement sa friandise préférée. Lorsqu'il toucha le sexe bandé, un gémissement guttural s'échappa des deux hommes. Il planta ses yeux dans ceux de Severus qui le regardait avec passion. Alors, doucement, Sirius s'attaqua au sexe de son amant. Doucement d'abord, il parsema de baisers sa peau douce comme de la soie. Il prenait tout son temps pour redécouvrir ce trésor si longtemps perdu. Il voulait savourer chaque petite parcelle de son sexe qui grossissait encore sous les assauts de ses lèvres. Puis sa langue lécha le membre sur toute sa longueur avant de l'enfoncer dans sa bouche, puis dans sa gorge où il entama de petits va-et-vient sous le regard voilé de plaisir de Severus. Sa bouche était collée à son pubis. C'est alors que la langue magique de Sirius commença à faire ses tours. Severus ignorait comment, mais alors qu'il était logé bien profondément en lui, sa langue tournicotait pour toucher chaque petit endroit sensible au moment même où Severus en avait besoin. De sa main droite, Sirius attrapa ses bourses pleines puis, après l'avoir enduit de sa salive, enfonça très lentement son index dans le petit anneau de chair. Il était tellement serré qu'il dut forcer un peu. Cela faisait quinze ans qu'il ne l'avait pas touché, mais il trouva ce qu'il cherchait très rapidement. Il connaissait cet homme par cœur, même après toutes ces années.

Sirius adorait les petits cris graves et les soupirs de pur contentement que Severus poussait lorsqu'il ressentait du plaisir. C'était la chose la plus érotique qu'il connaissait.

« Oh oui ! C'est trop bon... Sirius... mon amour. Viens, je veux plus. Je veux te sentir en moi. »

Le cœur de Sirius dansait une joyeuse salsa dans sa poitrine. Il l'avait appelé mon amour. Quant à son sexe, à l'idée de pouvoir retrouver le corps chaud de Severus, il était au garde à vous, prêt à son poste.

Sirius remonta au niveau du visage de Severus pour être sûr qu'ils étaient sur la même longueur d'onde.

« Sev, tu es sûr ? C'est vraiment ce que tu veux ? »

« Oui, je te veux, tout entier. Ne me fais pas attendre. J'ai déjà attendu quinze ans. »

« Il faut que je te prépare un peu plus, mon amour. Tu es tellement serré... comme lors de ta première fois. »

« Sauf que ce n'est pas ma première fois. Prends-moi ! »

« A vos ordres ! »

Leurs respirations étaient courtes, pleines de passion. Alors, Sirius fit quelque chose de fou : il l'embrassa. Leurs langues se cherchèrent et furent heureuses de se retrouver. Ses mains se perdaient dans ses cheveux noirs, raides, doux.

Lorsqu'il l'embrassait, il savait que tout cela n'était que de l'amour. C'était de l'amour un peu sauvage, mais pas de la baise pure et simple. Ils n'avaient jamais fait cela.

Sirius plaça son sexe contre l'anus de Severus qui, n'en pouvant plus d'attendre, poussa lui-même vers le membre si désiré. Il n'était pas lubrifié, la progression était lente. Severus sentait chaque centimètre entrer en lui, l'écartelant. Mais la douleur, bien que très présente, n'arrivait pas à la hauteur du plaisir qu'il ressentait par vagues. Lorsque le sexe de Sirius frotta contre sa prostate, Severus dut faire un gros effort pour ne pas jouir tout de suite.

« Tu n'as pas mal ? »

« Ne t'inquiète pas, si j'ai trop mal, je te le dirai. Maintenant, enfonce toi en moi, totalement. Prend-moi vraiment ! Et embrasse-moi. »

Sirius l'embrassa donc en donnant une dernière poussée qui finit de l'enfoncer dans son partenaire. Severus était si serré que chaque mouvement pouvait être celui qui le mènerait au bout. Mais c'était trop beau, trop inattendu pour qu'il veuille que ce moment de grâce ait une fin. Il devait durer toute la journée et toute la nuit s'il le fallait. Il ne voulait plus le quitter.

« Bordel Sirius, qu'est-ce que tu attends ? Défonce-moi ! »

Les mouvements de Sirius se firent alors plus brutaux. Tout ce que Severus demandait, il lui donnerait. Il s'enfonça, encore et encore, enivré par les gémissements rauques de Severus. Pour avoir une meilleure prise, il sortit quelques secondes de son antre, le mit à quatre pattes sans perdre de temps à lui demander et s'enfonça de nouveau d'un coup de rein en lui. Leurs cris étaient indécents mais ils s'en foutaient. Seul comptait le corps de l'autre.

« Oh ! Sirius ! C'est. Trop. Bon. Bordel ! »

« Tu aimes quand je te l'enfonce bien profond ? »

« Oh oui. Oui ! »

« Et quand je te pilonne ? »

« Encore, oui. Plus vite. Plus fort. »

Sirius s'agrippa fermement à ses hanches.

« Comme... ça ? » dit-il en accompagnant sa phrase de grands coups. « Tu. Veux. Que. je. te. Prenne. Comme. Ça. Jusqu'à ce que. Je. Me. Vide. en. toi ? »

« Ah, oui, plus, Sirius, Merlin... ah ! ...Vite... Ah ! Oui... Sirius ! Ah... Ah ! »

Plus aucune phrase cohérente ne pouvait sortir de l'un ou de l'autre. Le plaisir de Severus explosa sous les coups de boutoir de Sirius qui au contact des chairs qui l'enserraient par spasmes se vida à son tour, tout au fond de son amant comme il venait de le lui promettre. L'orgasme de Sirius fut long. Chaque fois qu'il prenait conscience de l'endroit où il était si divinement enfoncé, son sexe en donnait un peu plus.

À la dernière goutte, lorsque le dernier spasme eut fini de le vider, Sirius s'effondra sur Severus, toujours en lui, mêlant leurs deux corps essoufflés et transpirants.

« C'était... »

« Ouais... »

Ils avaient oublié cette incroyable sensation d'après l'amour, lorsqu'ils se sentaient à la fois vidés et en même temps complets.

D'un mouvement naturel Sirius butinait le dos de baisers légers, comme autrefois.

« Sev, steup' dors avec moi. Laisse-moi croire, juste une nuit, que rien n'a changé. Demain. Demain tu pourras me haïr à nouveau. Demain je t'appellerai Snape. Mais pour maintenant, s'il-te-plaît, laisse-moi te serrer dans mes bras. »

« Accordé. Je n'ai de toutes façons plus la moindre force pour me disputer avec toi. »

« Et pour un second round ? »

« Sirius, on n'a plus vingt ans ! »

« Ouais, c'est ce qu'on verra. Et je ne suis pas vieux. »

« Alors moi je le suis. »

« On n'a que trente-sept ans, tu abuses. »

« C'est vieux. »

« Non. »

« Arrête de me contredire. »

« Non, toi tu arrêtes de me contredire. »

Severus émit un rire profond qui réveilla le sexe de Sirius encore en lui.

« Second round ? »

« Oh, et puis... lentement alors. »

« Tes désirs sont des ordres, mon amour. Je ne suis là que pour te servir. »

« Ta queue est au service de mon cul ? »

« Mon corps est au service de ton cœur. Maintenant, laisse-moi te prendre, mon amour. Lentement. »

Les gémissements reprirent de plus belle.

Au rez-de-chaussée, Remus et Albus n'en pouvaient plus. Surtout Remus. Albus, lui, trépignait.

« Bon, je pense qu'il n'y a plus rien à attendre de ces deux-là pour aujourd'hui. Ça promet. La maison ne sera jamais prête à temps, j'en ai bien peur Albus. »

« Ce n'est rien. Nous allons assurer le plus urgent, les maléfices dangereux, et pour tout le reste, nous mettrons tout le monde à contribution. Allons mon garçon, il est temps de quitter cet endroit et de leur laisser un peu d'intimité. Dites-moi, vous avez quelqu'un, vous, dans votre vie ? »


A suivre...

Il n'y a rien de tel qu'une fic bien citronnée pour se réchauffer les fraîches soirées d'automne. Ici, on est très écolos.

Je pense écrire encore un chapitre, voire deux, je ne sais pas encore quand. Bientôt. Promis.

N'hésitez pas à mettre des reviews si vous avez aimé, ça fait toujours plaisir:-)

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente nuit, journée, matinée... tout ce que vous voudrez.

Des bisous ! xoxo