Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à Hiro Mashima. Je ne fais que lui emprunter ses personnages le temps d'une fanfiction
Pairing : Gruvia.
Rating : M. Pour toutes les scènes explicites et le langage parfois cru. Vous êtes donc prévenus.
NdlA : Je tiens à tout d'abord remercier les reviewers anonymes à qui je n'ai pas pu répondre personnellement. Un grand merci à Youpla (et oui, Lindsey est géniale) et Kimile qui furent mes deux premiers reviews, ça m'a faite grandement sourire de recevoir ces premiers avis. Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pris de leur temps pour me laisser de si magnifiques reviews. Merci à Namuria pour avoir pris la peine d'écrire une si longue review, en relevant le positif et le négatif. Ça m'a faite plus que plaisir de recevoir une review pareille – mais je crois que tu le sais déjà q:
Je ne m'attarde pas plus que ça dans cette note d'auteur, je ferme ma grande bouche de pipelette et vous laisse lire. Voici donc un petit bonus pour She flows, j'espère que vous l'apprécierez autant que l'OS en lui-même.
Avertissement : Le rating M est plus que justifié avec ce bonus là. Ce dernier est très lemoneux, merci de bien vouloir fermer cette fenêtre si vous n'êtes pas en âge de lire des scènes aussi explicites.
Bonne lecture !
Un jeune homme complètement dénudé rampait à quatre pattes sur une épaisse moquette de couleur bleue pâle. Sa tête aux cheveux de jais s'extirpa de sous le lit deux places qui trônait au centre de la pièce. Ses yeux, deux orbes d'un noir profond, cherchaient frénétiquement de gauche à droite l'objet de leur souci. Ils regardaient sous le lit, sous les oreillers, dans les tiroirs de ses deux tables de chevet. En vain. Un lourd soupir d'irritation se fit entendre dans la pièce.
Mais où est-ce qu'il est passé ?!
Gray Fullbuster, dans toute sa nudité, fouillait désespérément sa chambre de fond en comble à la recherche d'un caleçon.
Il passa une main dans ses cheveux humides. Tous ses caleçons étaient dans le panier à linge sale, et il n'avait eu le temps de faire sa lessive. Sa semaine avait été extrêmement chargée et il se retrouvait maintenant sans sous-vêtement propre, ce qui l'exaspérait énormément. Il n'aimait pas être emmitouflé dans une tonne de vêtements mais tant qu'à devoir sortir, autant le faire décemment – bien que cette pensée sonnait plutôt ironique lorsque l'on connaissait un tant soit peu le penchant exhibitionniste du brun.
Cependant, ce qui chagrinait en ce moment même le jeune mage de glace, était la perte d'un de ses caleçons fétiches – celui bleu sombre avec des bordures argentées sur les côtés. Il n'arrivait pas à mettre la main dessus, et le vêtement n'était pas avec ses confrères souillés. Donc, il devait certainement être encore propre. Comment était-il arrivé à perdre son caleçon ? A moins que Juvia ne l'ait volé pendant son folklorique espionnage.
Juvia.
Les yeux de Gray s'illuminèrent de compréhension alors que la mémoire lui revenait. En fait, il n'avait jamais récupéré son caleçon de chez la bleutée. Après s'être misérablement et honteusement masturbé dans la douche de la mage d'eau, Gray avait tout simplement oublié de remettre son caleçon. Il pouvait encore se rappeler de la sensation désagréable du frottement de son pantalon tout contre son sexe, il avait eu la furieuse envie de se remettre nu – pour le plaisir de Juvia qui s'était gaiement rincée l'œil pendant qu'il s'habillait. Le brun eut un sourire narquois à ce souvenir, qu'il perdit aussitôt.
Comment était-il censé lui demander de lui rendre son bien ? Hors de question de le faire en public, ils seraient entourés de toute cette bande de commères que formaient les membres de Fairy Tail. Se rendre jusque chez elle ? Gray soupira de résignation, il n'avait pas d'autres choix et de toute façon, il voulait justement sortir. Il jeta un coup d'œil vers sa fenêtre, il pleuvait un peu.
Gray ouvrit rapidement son armoire et enfila au hasard un vieux sweat-shirt bleu marine. Le brun regarda longuement ses pantalons avant de décider lequel était le moins irritant – celui en coton de couleur gris sombre, sans poches qu'il portait occasionnellement. Il finit prestement de s'habiller avant de se diriger vers l'entrée, où il enfila ses chaussures noires qui trainaient négligemment. Il ne prit pas la peine de mettre son manteau. Après tout, ce n'était qu'une affaire d'une trentaine de minutes.
Le jeune homme sans caleçon referma sans bruit la porte derrière lui, puis dévala les marches jusqu'au rez-de-chaussée. Il était près de midi, la mage d'eau devait certainement être réveillée à cette heure-ci. Il espérait seulement qu'elle fût chez elle, et non à la guilde. Gray sortit finalement de l'immeuble, et porta son regard sur le triste ciel grisâtre. Au moins cette fois, c'était le méfait de la nature et non de Juvia Lockser.
Une goutte de pluie lui tomba directement dans l'œil.
Merde.
Il cligna exagérément de l'œil gauche avant de l'essuyer d'un revers de la main. La journée s'annonçait mal.
Le trajet jusqu'au quartier où Juvia demeurait dura une éternité pour Gray. D'autant plus qu'il se retrouvait complètement trempé par la pluie qui s'était petit à petit intensifiée – il se demanda si ce n'était pas finalement la faute de la Femme Pluie. Pourquoi pleuvait-il ? Il n'avait absolument rien faire de mal, aux dernières nouvelles. Au contraire, d'une certaine façon, il était certain que la jeune mage aurait dû être aux anges à cette heure-ci – parce qu'ils avaient fait des choses pendant ces deux dernières semaines. Le brun ne les regrettait pas, il en était même plutôt satisfait.
Leur relation n'avait pas spécialement changé en apparence, chose à laquelle il tenait précieusement. Juvia était souvent dans son propre monde, ses crises de jalousie non justifiée le faisaient parfois rire intérieurement et il la taquinait discrètement là-dessus. La bleue le suivait toujours partout – elle lui faisait un peu peur parfois lorsqu'elle surgissait de derrière un meuble ou un arbre. Rarement, quand il avait l'occasion d'être seul, elle le suivait pour l'embrasser – et c'était foutrement agréable. En fait, elle lui volait souvent des baisers depuis l'épisode qu'il avait fièrement nommé « Les bienfaits de l'alcool sur Juvia ». Et parfois, il la retenait pour approfondir leur baiser quand il était certain d'être tranquilles pour un bon moment. Il se souvint que la gueule de bois avait eu du mal à rattraper la bleue, et lorsque ce fut fait, la pauvre mage d'eau avait dû rester plusieurs heures au lit car Wendy était absente. Gray avait eu envie de lui rendre visite ce jour là pour prendre soin d'elle – dans tous les sens du terme.
Gray fronça les sourcils. Il devenait un peu accro à sa potentielle petite amie. Potentielle car il commençait à envisager cette possibilité. Pas pour tout de suite bien sûr, mais un jour, peut-être ? Il était encore assez incertain en fait. Au fond, c'était plutôt ridicule parce qu'il était sûr qu'il serait le parfait exemple du mauvais petit ami – le pire de l'histoire. Il n'avait pas vraiment envie d'aller dîner dans des restaurants avec elle, ni de regarder quelque chose de stupide et de romantique à la lacrimavision – et pas question de se trouver des petits noms dégoulinant de niaiserie.
Néanmoins, l'allergique au romantisme adorait surprendre la mage d'eau lorsque personne ne leur prêtait attention. Il aimait déposer brièvement ses lèvres dans son cou, et l'entendre glousser parce que sa barbe fraîchement rasée lui chatouillait la peau. Il glissait parfois sa main jusque la sienne avec laquelle il jouait longuement, entrelaçant leurs doigts sous une table de la guilde. Parfois, il traçait sensuellement des formes imaginaires sur le poignet de Juvia – il savait que ça l'excitait quand les pupilles de Juvia se dilataient un peu.
Les moments passés ensemble étaient pourtant en petit nombre. Ils se quittaient souvent pendant de longues journées, parce qu'ils partaient en mission chacun de leur côté. A son retour, il espérait secrètement que Juvia serait là aussi. Il ne jouait pas avec son cœur, et il savait que la bleue en était parfaitement consciente. Ils adoraient tous les deux cette nouvelle relation qu'ils avaient. De toute façon, il ne voyait aucun intérêt à s'afficher en couple. Et tant pis s'ils ne passaient pas leur temps ensemble, et s'ils devaient cacher leurs mains sous la table. C'était ce petit côté hasardeux de leur relation qui charmait Gray.
Ce dernier venait d'ailleurs de rentrer de mission, le groupe de mages était arrivé en ville au petit matin. Enveloppée dans son épais drap de brume, Magnolia se réveillait à peine tandis que la fatigue alourdissait dangereusement les paupières du brun – il avait très rapidement rejoint son lit. Cependant, et malheureusement pour lui, une étrange crise d'insomnie avait décidé de le tenir éveillé. Il avait pourtant sérieusement essayé de trouver le sommeil. Le jeune homme avait ensuite pris une douche afin de se détendre, ce qui n'avait servi à rien au final. Frustré et les nerfs à fleur de peau, il avait décidé de sortir marcher un peu pour mieux se fatiguer, bien qu'il fût complètement crevé. Mais voilà que, dans son état, Gray allait se retrouver de nouveau en la présence de la mage en bleue. Ils allaient être seuls, et les choses allaient déraper à coup sûr. Et il n'avait même pas de caleçon.
Gray tiqua. Oui, le caleçon. Il était là uniquement pour récupérer son vêtement et s'en aller. De toute façon, il était fatigué et il avait besoin de dormir pendant au moins vingt-quatre heures. Le jeune homme bailla à s'en décrocher la mâchoire.
- Gray-sama ?
L'interpellé sursauta violemment, referma sa bouche grandement ouverte et se mordit la langue au passage. Sa tête fit une étrange rotation brusque pour se tourner vers la propriétaire de cette voix féminine. Juvia Lockser se tenait à quelques pas derrière lui. La jeune fille vêtue de son habituel manteau bleu le fixait étrangement, l'interrogeant du regard. Gray s'arrêta un moment pour lui laisser le temps de le rattraper, ce qu'elle s'empressa de faire.
- Depuis combien de temps me suis-tu ? demanda-t-il d'une voix lasse.
- Quelques minutes seulement, lui répondit-elle naturellement. Juvia a aperçu Gray-sama rôder suspicieusement autour de son quartier.
Gray fronça les sourcils, puis il tendit une main jusqu'aux cheveux de la bleutée. Il retira ensuite deux petites feuilles vertes égarées dans la chevelure bouclée. Juvia lui sourit malicieusement.
- Je ne rôde pas, contra-t-il en plissant les yeux.
Elle regarda ailleurs et acquiesça simplement de la tête – comme si… comme si elle ne le croyait pas ! Le mage de glace leva les yeux au ciel, exaspéré. Il n'était pas du genre à suivre partout une personne pour la surveiller, lui – d'ailleurs, ce rôle collait bien mieux à la bleue. Gray reprit sa marche d'un pas rapide et la jeune fille pressa le sien pour se retrouver de nouveau à sa hauteur.
- Pour ta gouverne, je me rendais chez toi, rechigna le brun.
- Gray-sama a-t-il besoin de Juvia ?
Le brun eut un sourire en coin à l'entente de la question à double-sens – il se demanda si elle en était consciente. Sans ouvrir la bouche, il décida d'approuver d'un simple son grave qui aurait pu dire « oui » tout autant que « non », mais que la mage d'eau considéra tout de même comme une réponse convenable. Ils marchèrent le long de la rue déserte sous le torrent de pluie. Un paquet de maisons du même style s'étendait de chaque côté, Gray se demanda si elles étaient habitées car il ne put distinguer que des fenêtres fermées derrière lesquelles des rideaux étaient tirés. Les murs identiques étaient peints du même beige pâle, tandis que chaque maison était dotée d'un jardin situé à l'arrière de la demeure. Les toits en briques étaient quant à eux assez bas et triangulaires. Le paysage était répétitif à souhait et d'une monotonie affligeante, Gray préféra concentrer son attention sur la silencieuse bleue qui marchait tranquillement à sa droite. Elle avait dû oublier son fameux parapluie rose car elle était toute aussi trempée que lui par son élément.
- C'est toi qui fais ça ? s'enquit-il, brisant ainsi le silence.
Gray indiqua le ciel de son index. Il ne tarda pas à recevoir en retour un regard noir – ou bleu, mais ce n'était pas le moment pour le brun de jouer avec les mots. Elle secoua furieusement la tête de gauche à droite, et le jeune homme abaissa piteusement son doigt. Vexée, Juvia se détourna de lui et contempla faussement le quartier.
Gray soupira. Puis, il passa un bras autour de la fine taille de la mage et l'attira contre lui. Il déposa ses lèvres tendrement sur sa joue gauche, caressant sa peau dans un bref baiser. Le visage de Juvia était chaud malgré le temps froid, et il eut un peu honte de ses lèvres glacées. Il les éloigna d'elle sans relâcher son étreinte et ne fut pas surpris de voir les pommettes rosées de la jeune fille.
- Je ne t'accusais pas, ce n'était qu'une question.
Un sourire en coin ne tarda pas à étirer les lèvres de Juvia à l'entente de ses explications – pitoyables aux oreilles de Gray. Il laissa échapper un énième soupir agacé, elle était impossible. La bleue faisait souvent semblant de bouder et il ne savait jamais quand il devait la prendre au sérieux ou non. Elle lui avait déjà fait le coup à maintes reprises, et il tombait encore une fois dans son piège d'une mesquinerie redoutable.
Le brun se sentit un peu stupide maintenant que la supercherie avait été découverte. Il se demanda s'il devait reprendre son bras, toujours posé tranquillement sur la hanche de Juvia. De l'extérieur, ils devaient avoir l'air d'un jeune couple et cette pensée fit un peu grimacer Gray. Cependant, il ne retira pas son bras – après tout, la rue était déserte. Sa main pressa même un peu la taille de la bleue à travers son lourd manteau. Cette pression la rapprocha un peu plus de lui, et il l'entendit hoqueter de surprise.
Plus loin, se dressait une petite maison semblable aux autres mais que Gray reconnut tout de même, ça devait être la quatrième fois qu'il s'y rendait. La première fois, Il se rappelait encore avoir cherché longuement avant de trouver la demeure de la mage. Le mage de glace avait failli abandonner, mais une petite lueur bleue avait attiré son attention à la dernière seconde. La robe que portait Juvia ce soir là était de cette couleur là, et elle moulait ses formes à la perfection. Le brun gardait ce précieux souvenir en mémoire, cette nuit là où il s'était finement glissé dans son jardin pour espionner la bleue à travers la vitre de sa cuisine.
Gray Fullbuster devait être un espion d'une médiocrité exceptionnelle car la mage d'eau s'était rapidement rendue compte de la présence de l'étranger dans son jardin. Heureusement pour lui, il avait un parfait alibi justifiant sa venue, bien que ça lui avait parût bien étrange qu'une telle mission lui ait été confiée – de force, par une Cana saoule comme à son habitude, et surtout en colère. Elle avait dit que les plaintes des voisins de la bleue tombaient à la perfection, et qu'il devait prendre ses responsabilités.
Il eut un sourire narquois à cette pensée, le mage en mission avait tout fait sauf être raisonnable cette nuit là – et le lendemain, ainsi que tous les jours qui avaient suivi. Mais d'une certaine manière, la situation avait positivement changé, et il n'avait rien à regretter. Juvia ne pleurait plus maintenant qu'elle lui faisait office de presque-petite-amie. Elle était toujours aussi méfiante envers Lucy et Erza mais leurs relations s'étaient quelque peu améliorées – Lucy jetait souvent au brun des regards suspicieux depuis, et Juvia finissait incontestablement par bouder parce qu'ils échangeaient des regards douteux. Parfois, elle était vraiment fatigante. Certes, ses deux amies avaient toutes les deux un physique avantageux – en fait, c'était un faible mot. Mais Gray ne s'était presque jamais intéressé aux filles, seule Juvia arrivait à attiser sa curiosité – et de bien des façons, toutes aussi plaisantes les unes que les autres.
Gray se gifla mentalement. Ce n'était pas le moment de penser à ça, il avait juste besoin de reprendre son vêtement et de ficher le camp avant de tomber de sommeil. Ils avaient fini par arriver devant la porte d'entrée de la maison de Juvia, et elle était en train de l'ouvrir. Elle entra en premier et l'invita à l'intérieur d'un simple geste de la main. Gray ferma la porte derrière lui dans un bruit sourd.
Le couloir d'entrée n'était pas très grand, mais il fallait tout de même le traverser entièrement avant d'avoir accès aux autres pièces. Le brun connaissait le chemin par cœur. Au fond du couloir, le salon où il avait déjà eu le plaisir de passer une nuit. La cuisine se trouvait à droite de la pièce, elle servait aussi de salle à manger car en son centre étaient disposées des chaises autour d'une table pour six personnes – il s'était souvent demandé si les amis de Juvia venaient manger chez elle, puis il avait essayé d'imaginer la scène, et l'acheminement de ses pensées avaient fini par lui donner envie de goûter à la cuisine de Juvia.
A gauche du salon, la chambre de la bleue. Il le savait, mais n'avait jamais mis un seul pied dedans – c'était une chambre de fille.
Un froissement de tissu tira Gray de ses pensées. Juvia était en train de retirer son manteau trempé par la pluie, elle l'accrocha ensuite à un porte-manteau – étrangement, il n'y avait jamais prêté attention mais le meuble était rose. Il se demanda comment il s'était débrouillé pour ne l'avoir jamais remarqué. Fronçant les sourcils, le mage passa une main dans ses cheveux humides avant de s'avancer, mais il se cogna brusquement au corps de la bleue. Son nez plongea pendant un instant dans les boucles bleutées, et il remarqua que sa chevelure sentait la pluie – en tout cas, si l'élément devait avoir une odeur, ce serait celle qui emplissait ses sens en ce moment même.
Il s'excusa machinalement en se reculant, ses talons cognèrent contre la porte derrière lui. Puis, Juvia se retourna, et ses mains l'attirèrent tendrement contre elle. La douceur de ses bras tout contre la peau de sa nuque l'enveloppa – et Mavis, elle était en train de presser sensuellement ses seins contre lui. Elle ferma les yeux.
Les délicieuses lèvres de la bleue partirent à la recherche des siennes. D'abord, elles s'aventurèrent sur son visage. Les douces chairs rosées caressèrent la peau piquante de sa mâchoire, la réchauffant d'un souffle brûlant. Hésitantes, elles glissèrent lentement jusqu'à ses joues lisses pour tester leur douceur dans une brève consolation. Elles rebroussèrent ensuite chemin avant de finalement arriver à destination. Sa bouche décida d'honorer la sienne d'un baiser sur la commissure de ses lèvres, qu'elle s'attribua ensuite le temps de picorer. Elle avait fini par attraper l'objet de sa recherche, et contrairement à d'habitude, Juvia prit tout son temps pour l'embrasser. Sa petite langue vint lécher sa lèvre inférieure, l'humidifiant de sa salive avant de la prendre entre ses dents. Elle la mordilla un moment avant de s'attaquer à sa lèvre supérieure. La bleutée y donna un lent coup de langue qui fit frissonner le sexe de Gray dans son pantalon. Elle l'incita ainsi à entrouvrir la bouche. Sa langue trouva son chemin jusqu'à la sienne, et le contact des deux finit de réveiller Gray. Il n'avait pas bougé jusque là, subissant stupidement les pulsions de son amante.
Amante ?
Il pouvait sentir la surface dure de la porte derrière lui, et il s'adossa dessus sans couper court à leur baiser. Ses mains froides glissèrent autour de la taille de Juvia, elles y rencontrèrent un mince tissu à travers lequel il pouvait facilement sentir toutes les courbes de la mage. Il lui pressa soudainement le bas du dos et l'attira contre lui, la main de la bleue s'accrocha brusquement au col de son sweat-shirt en gémissant contre sa bouche. Gray pouvait contempler les longs cils de la mage qui avait fermé les yeux. Il fut tenté par en faire de même mais l'expression de Juvia était purement orgasmique, il refusait d'en rater une seule seconde. Ses mains partirent à la découverte du corps de la mage, il remonta sa robe dont le fin tissu glissa facilement. Il s'amusa à palper les fesses rondes, le bout de ses doigts provoquaient des gémissements frustrés de la bleue quand ils frôlaient hasardeusement l'entrée de son intimité, sans jamais s'y attarder.
L'impatience de la bleue était palpable, elle se mouvait sensuellement contre lui, frottant sans vergogne son bassin contre la bosse qui s'était depuis longtemps formée dans le pantalon de Gray. Le brun s'éloigna des lèvres de la mage, et chuchota :
- Tu sais, je ne suis pas venu pour ça.
- Gray-sama manquait à Juvia, lui répondit-elle en faisant un peu la moue.
Gray lui jeta un regard goguenard alors qu'il remontait ses mains jusqu'à la poitrine de la bleue. Il pencha la tête vers elle et nicha son visage au creux de son cou. Le brun s'appliqua à lécher la peau laiteuse, il donna un coup de langue le long de sa gorge jusqu'à la base de son menton et se délecta du soupir de plaisir que Juvia laissa échapper. La bout de sa langue traça son chemin jusqu'à son oreille droite et humidifia sa peau d'un sillon de salive. De ses dents, il mordilla le lobe délicat de son oreille et écouta les couinements de la bleue qui avait basculé sa tête en arrière. Il s'arrêta un instant pour contempler l'excitante vision que lui offrait la jeune fille. Les joues rosées, le cou naïvement exposé, elle s'accrochait désespérément à son cou en respirant difficilement. La jeune fille était complètement soumise aux mains de Gray, et ce dernier eut envie de libérer son sexe, à l'étroit dans son vêtement.
- A la base, j'étais venu pour récupérer quelque chose qui m'appartient.
Il prononça ces mots d'une voix qu'il voulut calme tout en caressant ses seins. Ses pouces s'amusaient avec ses mamelons qui pointaient fièrement dans sa direction.
- Ju… Juvia ne sait pas de quoi Gray…-sama parle.
Elle haleta ses mots tout contre ses lèvres qu'elle recherchait de nouveau des siennes. Gray détourna légèrement la tête et arrêta brusquement ses caresses. Il repoussa un peu Juvia qui poussa un petit cri plaintif.
Il reçut une claque sur la tête.
- Aie ! C'était pour quoi ça ? protesta-t-il aussitôt en se massant le crâne
- Juvia a envie de Gray-sama !
- J'ai pas le droit d'être fatigué ?
- Non ! s'écria-t-elle comme si c'était totalement évident.
D'accord, sa réponse était sans détours et Gray ne trouva rien à lui rétorquer. Il l'observa, incrédule. Ses sourcils étaient froncés tel un enfant capricieux, et l'objet de sa contrariété était apparemment le sexe du brun. Ce dernier ouvrit la bouche, puis la referma avant de secouer sa tête de gauche à droite en la dévisageant. Il finit par lancer :
- J'ai besoin de mon caleçon.
Le regard de Juvia se porta automatiquement au niveau de son entrejambes – qu'elle s'évertua à fixer intensément. Son imagination très fertile était certainement en train d'essayer de voir à travers son pantalon.
- Alors Gray-sama ne porte pas de caleçon ? demanda-t-elle d'une voix étrange.
Mavis. L'interrogé regarda ailleurs. Il acquiesça d'un bref hochement de tête alors qu'un sourire incontrôlable étirait ses lèvres. Il essaya ensuite de s'avancer dans la maison, mais Juvia tendit aussitôt ses bras et lui bloqua le chemin dans une vaine tentative de le retenir. Le brun força facilement le passage, bien que la mage d'eau usa de toute la force de ses petits muscles pour l'empêcher de passer. Elle finit par céder dans un soupir de résignation qui fit un peu rire Gray.
Le brun traversa le couloir avant de s'arrêter dans le salon. La pièce lui était fortement familière, son regard capta aussitôt la porte, bien que discrète, qui donnait sur la salle de bain. Ses pieds le portèrent jusqu'à la pièce d'eau, et il la fouilla à sa guise. Son vêtement n'était nulle part, et il se doutait bien que Juvia avait certainement dû le retrouver depuis tout ce temps.
- Gray-sama ne le trouvera pas ici, lui assura-t-elle de sa voix innocente.
- Et où vais-je le trouver alors ? Je suis certain que tu sais parfaitement où il est.
- Juvia n'en a aucune idée.
Elle haussa les épaules, puis s'intéressa faussement à son portemanteau.
- Tu ne vas pas m'le dire hein ?
La bleue sembla hésiter un instant, mais continua à éviter son regard. Ce dernier s'attarda sur la porte du milieu, celle de sa chambre. Gray sourit victorieusement avant de traverser de nouveau le salon jusqu'à sa nouvelle destination. La mage d'eau ne le retint pas lorsqu'il tourna la poignée de la porte, elle ne l'empêcha pas non plus de faire un pas dedans.
C'était d'ailleurs la première fois qu'il en franchissait le seuil. De longs rideaux bleus mal fermés encadraient l'unique fenêtre qui illuminait le lieu, la pluie en profitait pour s'abattre joyeusement sur la vitre. La lumière du jour, grossièrement atténuée par la grisaille, éclairait modérément la chambre dont les murs blancs se teignaient quelque peu de bleu – la couleur des rideaux se reflétait vaguement dessus. Néanmoins, le brun n'eut aucun mal à distinguer les meubles. Il retint son souffle alors que ses yeux se posaient machinalement sur le lit.
Là, parmi les draps défaits de la bleue, trônait son caleçon tout aussi froissé que le reste.
Gray eut un rire nerveux, fronça ses sourcils avant de s'avancer vers son vêtement. Ses yeux inspectèrent rapidement les lieux, captèrent au passage quatre peluches à son effigie disposées côte à côte sur l'oreiller et – c'est quoi ça ? Le mage de glace souleva le caleçon à la hauteur de son visage. Elles étaient clairement visibles et le brun n'eut aucun mal à les discerner. Des traces de morsures s'étendaient aléatoirement sur le tissu, surtout au niveau de l'entrejambes – le jeune homme fronça les sourcils.
Il se tourna vers Juvia, et ne fut pas surpris de la découvrir sur le seuil de sa chambre. Elle se cachait à moitié derrière la porte entrouverte, seule sa tête et une partie de son corps dépassait. Son regard était fixé sur lui – était-elle encore en train de le mater ? Gray soupira avant de secouer le caleçon en direction de la bleutée pour bien mettre le vêtement en évidence.
- Tu as mordu mon caleçon ! s'indigna-t-il sur un ton accusateur.
- Gray-sama va-t-il se changer ici ? demanda-t-elle en retour.
Le regard bleu glissa de nouveau sur le corps du brun jusqu'à son entrejambes, qu'elle contempla avec insistance. Etrangement, Gray sentit quelque peu son sexe réagir et il se maudit pour ça. Le lit de Juvia lui faisait de l'œil, non pas pour faire ce que Juvia voulait faire bien sûr, mais pour simplement dormir. Il avait énormément besoin de repos, mais il se doutait que la bleue ne baisserait pas les bras aussi facilement.
- Je suis vraiment fatigué, souffla-t-il dans sa direction.
La mage dut prendre cela pour une invitation car elle cessa de se cacher, et entra finalement à son tour dans la pièce. Elle s'approcha dangereusement de lui, et Gray eut un bref mouvement de recul avant de se reprendre – c'était lui, l'homme, ici. Arrivée à sa hauteur, les mains de la bleue s'emparèrent brusquement du caleçon du brun avant que ce dernier ne puisse l'en empêcher. Il était sur le point de protester, mais ensuite…
Ensuite. Le caleçon fut complètement oublié, parce que les mains de Juvia avaient attrapé sa nuque, et avant qu'il ne puisse comprendre ce qu'il se passait, la tête de Gray plongea brusquement dans une vague d'eau froide. Il retint machinalement sa respiration, et ses yeux le piquèrent un peu. Des formes très floues entraient dans son champ de vision, et il se demanda ce qu'il foutait de nouveau là. Parce que cette sensation était fortement familière. Juvia l'avait littéralement englouti à l'intérieur de son corps. Il pouvait encore distinguer quelque peu la chambre de la bleue, mais c'était comme si toute la pièce avait été submergée d'eau. Il suffoquait.
- Gray-sama ?
L'interpelé chercha autour de lui du regard. Forcément, il ne pouvait la voir vu qu'il était à l'intérieur d'elle.
- La température est-elle à votre guise ?
Il hocha frénétiquement de la tête, mais il n'avait aucune idée de ce dont elle parlait.
- Gray-sama peut parler, et même respirer.
Le mage de glace hésita un instant. Il aurait voulu faire confiance aux mots de la mage, mais c'était inconcevable. Son corps flottait dans de l'eau, et le liquide était partout autour de lui. La première fois qu'elle avait fait ça, c'était dans l'unique but de le protéger, et ça n'avait pas duré longtemps. Gray avait simplement retenu son souffle jusqu'à ce qu'elle le relâche.
Un urgent besoin de respirer força le captif à prendre une brève inspiration. L'air emplit pleinement ses poumons. Il ne prit pas le temps de s'attarder sur la véracité des paroles de la mage, et s'écria :
- Mais t'es folle ou quoi ?!
- Juvia n'est pas très folle, Gray-sama, répondit-elle d'une voix calme. Juvia aime avoir Gray-sama à l'intérieur d'elle.
- Dis pas ce genre de choses, protesta le prisonnier. Ça m'excite et je suis fatigué.
Un petit rire parvint à aux oreilles de Gray.
- Juvia peut le sentir, lui confia-t-elle d'une voix lubrique. Gray-sama sortira d'ici lorsqu'il aura satisfait Juvia.
- Satisfaire comment ?
Gray savait parfaitement de quoi Juvia parlait. Il aurait pu facilement s'échapper de l'emprise de la bleue, mais ça impliquait l'utilisation de sa magie, et donc de blesser Juvia. Il n'avait aucunement envie de faire ça, et elle le savait. Elle jouait simplement avec lui.
- Ju… Juvia veut que Gray-sama… commença la bleue d'une voix tremblante.
- Tu veux que je te fasse l'amour là, dans l'eau, alors que je ne te vois même pas ?
Un silence suivit la question de Gray, et il se demanda s'il n'avait pas choqué la jeune fille en étant aussi direct. Il était lui-même quelque peu déstabilisé par les envies de la mage d'eau qu'il avait facilement devinées. Un timide « oui » parvint à ses oreilles et il secoua la tête de gauche à droite.
- Pourquoi ? Je veux te voir, moi.
- Juvia n'a pas honte de montrer son corps à Gray-sama, contra aussitôt la bleue.
- Alors quoi ?
- Gray-sama va se moquer de Juvia si elle le lui dit…
Le brun arqua un sourcil, il était de plus en plus intrigué.
- Dis toujours, j'essayerai de ne pas rire.
Il leva une main qu'il voulut passer dans ses cheveux, mais il rencontra quelque chose en chemin qui l'arrêta. Sa main tâtonna autour de lui, un petit cri se fit entendre et l'eau se troubla quelque peu.
- Je peux te toucher là ? demanda-t-il.
- Gray-sama peut toucher Juvia quand il veut et où il veut.
Le mage de glace ferma fortement les yeux alors que sa patience s'effritait.
- C'est pas ce que je voulais dire. Je peux sortir maintenant ?
- Mais Juvia trouve ça si romantique de faire ça dans l'eau !
- Je suis pas romantique.
La seconde qui suivit, la main de Gray fit son chemin jusqu'à l'endroit qu'il avait touché plutôt – du moins, approximativement. A l'entente du cri de surprise que poussa la bleue, il sut qu'il l'avait posée exactement là où il l'avait voulu. Deux mains à la forme humaines sortirent de nulle part et s'emparèrent de son avant bras, comme pour l'empêcher de s'approcher d'avantage de son intimité.
- Arrête de faire ta vierge effarouchée, s'esclaffa-t-il. Tu m'as déjà dans la peau.
Soudainement, et comme pour le contredire, l'eau s'affaissa comme une vague d'eau qui aurait cogné contre des rochers. L'air fouetta le visage de Gray alors qu'il prenait une grande goulée de l'oxygène qu'il avait pour habitude de respirer. Il était entièrement trempé, ses vêtements dégoulinaient sur le lit qui était dans le même état que lui. Le brun se retrouvait plaqué contre le matelas par le lourd corps de la femme océan – elle n'était pas aussi trempée que lui. Il la poussa sur le côté avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, inversant ainsi leur position. Il passa un genou entre les jambes de la bleue, et s'installa confortablement entre ses cuisses. Ses avant-bras encadrèrent les boucles bleues, il s'accouda dessus pour ne pas gêner la mage avec son poids.
Les joues en feu, Juvia évita son regard bien que leurs visages étaient séparés par quelques pauvres centimètres. Une goutte d'eau s'accrochait aux cils de la bleue. Elle tomba sur sa pommette rosée, roula le long de sa joue jusque sa mâchoire et Gray ne put la quitter des yeux lorsqu'elle finit son chemin au creux du cou de la jeune fille. Il faisait une fixation sur cette partie du corps de Juvia, il aurait pu l'embrasser, le lécher, le mordiller et le dévorer pendant de longues heures. Il adorait entendre les doux bruitages que jouaient les cordes vocales de la mage pendant qu'il s'occupait de son cou.
Son regard remonta jusqu'au visage de la jeune fille, qui s'obstinait toujours à l'ignorer. Gray décida de remédier à ce problème, et il pressa légèrement son bassin contre celui de la mage. Le silence qui s'était installé fut brisé par le brusque souffle que laissa échapper Juvia, sous le coup de la surprise. Elle porta aussitôt son attention vers lui, et lui jeta un regard faussement interrogateur.
- Gray-sama n'est plus fatigué ? le questionna-t-elle, indifféremment.
- C'est toi qui m'as allumé, rétorqua-t-il.
L'accusée s'apprêta à répliquer, mais Gray la devança – elle parlait trop. Il se pencha et attrapa ses lèvres entre les siennes, avalant ainsi les mots qui jouaient sur le bout de sa langue. Il suçota la lèvre inférieure de sa captive, sa langue se délecta du goût salé des quelques gouttes d'eau égarées sur la bouche rougie. Le geôlier sentit cette dernière se mouvoir contre lui. Elle répondait finalement à son baiser. Il s'empara de sa lèvre entre ses dents, puis s'appliqua à la dévorer et à la faire sienne. Ses lèvres pressèrent avidement les pétales sucrés, les incitèrent à docilement céder le passage à sa langue. Cette dernière s'infiltra dans cet antre suave, y rencontra ses dents lisses auxquelles elle offrit une douce caresse. Mais comment opposer la douceur à ce feu qui incendiait son bas-ventre ?
La langue glacée partit à la recherche de sa chaude amante, elle serpenta jusqu'à sa proie autour de laquelle elle s'enroula. De doux gémissements firent vibrer ses lèvres, alors que leurs langues dansaient sensuellement ensemble. Le mage de glace pressait régulièrement son bassin contre celui de la jeune soumise sous lui. Cette dernière avait enroulé ses jambes autour de ses reins, et l'encourageait à ne plus faire qu'un avec elle. C'était un urgent besoin qui les consumait tous les deux de l'intérieur. Il faisait de plus en plus froid dans la chambre et Gray s'en excusa en enveloppant Juvia dans un cocon de caresses.
Il s'accouda sur son bras droit, tandis que sa main libre partait à la découverte du corps de la bleue. Elle trouva la douceur de sa joue, qu'elle effleura du bout des doigts alors qu'il s'évertuait à faire honneur à ses lèvres du plus flamboyant baiser qu'ils n'aient jamais eu partagé. La chaleur de sa peau se moqua ouvertement de la froideur de la sienne. Sa main s'y brûla délicieusement, et elle en redemanda en caressant la peau d'albâtre de la jeune fille. Sa paume alla ensuite encercler tendrement son cou, il en profita pour approfondir leur baiser pendant que Juvia ondulait sous lui. Elle le rendait fou à frotter son intimité contre son érection. Seul le tissu de son pantalon faisait office de barrière entre le péché qu'il sentait tout contre lui, et la tentation d'y céder – ce qu'ils comptaient tous les deux faire.
Sa bouche finit par libérer sa prisonnière dont la propriétaire ouvrit paresseusement les yeux. Deux prunelles engloutirent Gray dans une profondeur océanique, ses reliefs caressèrent le visage du brun dans une supplication muette. Le mage de glace se délecta un instant du désir qui enflammait le regard bleu, elle avait clairement envie de lui. Elle se lécha lentement les lèvres, et Gray ne put détourner son regard de sa langue mutine. Il lui sourit narquoisement alors qu'il arquait un sourcil.
Juvia tendit ses mains jusqu'à sa taille. Il sentit ses doigts lui chatouiller le ventre, avant de s'accrocher à son vêtement trempé, et s'apprêta à l'enlever. Gray la libéra de son emprise et se releva quelque peu, incitant la bleue à se redresser à son tour pour se rapprocher de lui. Il lui laissa le loisir de le déshabiller, et jamais elle n'éloigna son toucher de sa peau. Ses doigts flattèrent chaque parcelle de chair qu'elle découvrait au fur et à mesure qu'elle remontait son haut. Elle prit son temps pour le dénuder, comme si c'était la première fois qu'elle découvrait son corps. Et c'était d'ailleurs la première fois qu'elle le faisait de cette façon là, si sensuelle et qui donnait à Gray l'envie de fermer les yeux pour s'adonner aux mains de la bleue. Sa peau se réchauffait là où elle le touchait, elle glissait le long de ses reins, effleurait ses bras, caressait son torse, embrassait ses épaules.
Elle enleva son haut ainsi, ébouriffant les cheveux de jais humides au passage. Elle eut un sourire malicieux à cette vue, et elle s'empressa d'y plonger les mains pour les recoiffer, ou les décoiffer encore plus. Il ne pouvait savoir, et il s'en foutait complètement car sa verge lui faisait délicieusement mal dans son pantalon à chaque fois que la main féminine s'en rapprochait par maladresse. Il aurait pu jouir uniquement de cette façon là, et il se força à se calmer. Elle plongea son regard dans le sien, puis il l'entendit demander :
- Gray-sama ?
- J'aime quand tu dis ça, chuchota-t-il en réponse de sa voix enrouée.
Les joues de la bleutée s'empourprèrent alors qu'un petit rire lui échappait. Il était à moitié allongé sur la jeune mage, tandis que cette dernière prenait appui sur ses coudes.
- Gray-sama est lourd, lui confia-t-elle d'une voix conspiratrice.
Il eut un rire alors qu'il levait une main jusqu'aux cheveux bleus. Il remit une boucle rebelle en place, juste derrière l'oreille de la jeune fille.
- Tu n'aimes pas te retrouver sous moi ?
- Juvia adore ça, dit-elle aussitôt.
Ses lèvres rougies et meurtries par leur baiser le tentèrent de nouveau, et il se pencha simplement pour y déposer un baiser. Une douce excuse présentée à sa bouche. Ensuite, Gray libéra Juvia et se laissa tomber sur le côté. Elle le regarda un moment, hésitante. Enfin, elle se dégagea des draps froissés, et sortit du lit. Le brun lui jeta un regard plein d'incompréhension alors qu'elle se dirigeait vers la porte laissée ouverte. Allait-elle simplement l'abandonner ainsi, maintenant qu'il cédait enfin à ses caprices ?
Avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, Juvia se posta à quelques mètres du lit, juste là. Au milieu de l'espace vide et inutilisé de la chambre. Elle lui jeta un regard étrange, et Gray gigota nerveusement. Il s'installa plus confortablement, la tête posée contre le montant du lit. Les mains de Juvia tremblèrent un peu, ce qui n'échappa au regard du brun.
Puis, la bleue tritura le bas de sa robe, et toute l'attention de Gray fut portée sur ces mains qui se mirent à caresser langoureusement le haut des cuisses visibles de la bleue. Elle relâcha le tissu, remonta sa main lentement jusqu'à son ventre. Elle caressa son corps devant lui, et le mage de glace se mordit l'intérieur des joues pour s'empêcher de venir devant cette vision qu'elle lui offrait. Il eut envie de lui dire qu'il ne servait à rien de l'allumer d'avantage, parce qu'il était complètement chaud, brûlant, bouillant. Mais il n'arrivait pas à produire le moindre son, et devant lui, Juvia caressait ses épaules alors qu'elle laissait tomber mollement ses bretelles, une à une. La gauche, Gray devina le haut de son sein. La droite, le brun retint son souffle. Puis ses doigts, ses doigts qui cajolaient sa poitrine. Il ne voulait même pas penser à autre chose.
Au loin, l'orage gronda. Puis, la fine robe relâcha son étreinte. Elle glissa le long de la peau blanche et chuta sur le sol. Gray ne cilla pas une seule fois des yeux, il dégustait chaque détail qui s'offrait à sa vue. Le spectateur se demanda ce qu'il foutait là à attendre bêtement sur le lit.
Il reprit difficilement ses esprits – comment y arriver quand le péché personnifié se retrouvait dans la même pièce ? Les pas du brun le conduiront jusqu'à la bleue dénudée. Ses magnifiques seins étaient à l'air libre, le mot Tentation aurait pu être gravé sur chacun d'eux que ça n'aurait fait aucune différence. Seule une culotte bleue nuit conservait précieusement l'intimité de la mage, mais ça importait peu, car Gray avait une avance sur le bout de tissu. Il ne pouvait oublier le goût salé de la jeune fille qui avait imprégné sa langue et ses sens.
Le regard du mage remonta jusqu'à celui de la bleue. Elle le fixait pendant sa perverse contemplation. C'en était trop, la patience de Gray atteignit ses limites.
Sans prévenir, il empoigna les deux bras de la jeune fille et la força à reculer jusqu'à la porte. Il referma cette dernière d'un coup de pied habile, puis obligea la bleue à reposer son dos dessus. Il relâcha finalement son étreinte douloureuse, et Juvia haleta soudainement lorsque l'affamé plongea son visage dans son cou. Le mage de glace passa ses bras autour de sa taille, attirant ainsi son bassin contre lui. Il dévora son cou, planta ses dents dans sa chair et y laissa une marque rougie de sa possessivité. Sa langue joua avec sa peau, la chatouilla et la brûla de sa froideur tel un glaçon sur la surface chaude. Il goûtait à sa peau de la pointe de sa langue, grignotait sa gorge de ses lèvres, soupirait de satisfaction dans son cou pour le plaisir des deux. Juvia gémissait du bout des lèvres des « Gray-sama », et ce dernier ne se lassait pas d'entendre les soupirs de son amante. Une des mains de cette dernière se glissa jusqu'à la ceinture du brun, elle caressa son érection à travers son pantalon. Gray attrapa son poignet, l'arrêtant dans son geste.
- Retourne-toi, souffla-t-il d'une voix pressante contre sa peau.
- Gray-sama n'aime pas le lit ? haleta-t-elle.
- … 'pas le lit, grogna-t-il en réponse.
Elle ne tarda pas à lui obéir, posa ses mains à plat sur le bois sombre de la porte – comme pour s'y accrocher. Gray déboutonna son pantalon pendant ce temps là, il ne prit pas le temps de se débarrasser du vêtement pourtant quelque peu alourdi par l'eau. Mais peu importait s'il était trempé de la tête au pied, le jeune homme n'en avait que faire. Il libéra finalement sa verge de l'étroitesse douloureuse, et Juvia jeta un regard par-dessus son épaule, impatiente. Sa croupe était tendue vers lui et il aurait suffit qu'il enlève la dernière barrière bleue avant de se retrouver dans la moiteur de la femme pluie.
Il prit une profonde inspiration pour se calmer, il ne voulait pas précipiter les choses mais pourtant c'était exactement ce qu'il venait de faire. Pourtant, ce n'était pas sa faute si elle l'excitait autant. D'autant plus qu'elle le faisait délibérément, et il n'était qu'un homme.
- Gray-sama… geignit-elle. Juvia a besoin de Gray-sama…
Sa voix plaintive et quémandeuse grisa les dernières neurones valides de Gray. Il avait envie d'elle plus que jamais. En fait, c'était sa première expérience, et son faible savoir en la matière lui venait des quelques magazines érotiques qu'il avait honteusement feuilletés avec Natsu – une fois. Il savait donc à peu près ce qu'il fallait faire.
Le brun fit lentement glisser la culotte bleue le long des cuisses de la mage d'eau. Avec vénération, il palpa à sa guise son majestueux postérieur capricieux. Elle gigotait sous son toucher, essayait de se rapprocher de lui sans pour autant quitter la porte, tandis que sa poitrine s'écrasait contre le bois. Gray glissa ses bras autour du bassin de la bleue. Il posa ses mains sur son ventre galbé, colla son torse à son dos, sa verge contre le haut de ses fesses. Peau contre peau, il prit une profonde inspiration dans les cheveux de la bleue. Il posa ses lèvres sur son épaule.
Lentement, sa main dévala le long des courbes de la jeune fille. Ses doigts trouvèrent refuge dans la douceur de ses poils pubiens, avec lesquels il joua un instant. Il ne tarda pas à frôler son petit bouton délicat, gonflé d'excitation. Juvia haleta à son contact, les yeux fermés. Elle écarta quelque peu les jambes, comme pour l'inviter. Invitation que Gray accepta, il n'était d'ailleurs pas question de la décliner dans un moment pareil. Il prit plaisir à chatouiller son intimité trempée, buvant chaque réaction de la bleue à ses caresses. Il plaça finalement sa hampe durcie contre son entrée humide.
Le jeune brun entendit distinctement le moment où la mage d'eau retint son souffle. D'un mouvement du bassin, il se glissa lentement entre les lèvres fiévreuses, et Gray s'y brûla corps et âme. Il était impossible de penser à quoi que ce soit d'autre. C'était foutrement exaltant, entêtant, enivrant, grisant. C'était bien plus que ça. Il n'y avait pas assez de mots pour le qualifier, et quitte à avoir l'air stupide, il pouvait dire qu'il se sentait enfin à sa place. Juste là. A l'intérieur de Juvia qu'il ne quitterait pour rien au monde. Les jambes de la bleue tremblaient, et Gray étreignit son ventre plus fermement. Il se colla désespérément à elle, nicha son visage dans le creux de son cou. Son odeur enveloppa le brun alors qu'il allait lentement à l'intérieur d'elle, son sexe frottait le long des parois de la jeune fille.
C'était parfait. A chaque coup de rein maladroit, la bleue poussait un petit couinement qui électrifiait Gray. Il en voulait encore et encore, mais la tension montait rapidement. Sa verge glissait délicieusement à l'intérieur de sa cavité étroite et trempée. Son va-et-vient était lent, et c'était d'autant plus exquis. Il la sentait tout autour de lui, et ce sentiment lui donna le vertige. Il respira lourdement dans les cheveux de la bleue, ses mains caressaient inlassablement son ventre, s'attardaient parfois sur son petit nombril, frôlaient ses seins généreux et appétissants. Une douce chaleur se répandait dans son bas ventre alors qu'il la pénétrait profondément à un rythme régulier. Les doux sons que la jeune fille produisait l'excitaient d'avantage. Elle prenait clairement son pied, prise au piège entre le mage de glace et la porte de sa chambre.
Gray ferma fortement les yeux et se crispa. De violentes contractions l'assaillirent, il poussa un râle de plaisir tout contre l'oreille de Juvia.
- Je… Je peux… à l'intérieur ? bafouilla-t-il d'une voix rauque.
Mais c'était déjà trop tard, il se répandait déjà dans son intimité sans arrêter le mouvement de son bassin. Dans le même temps, sa verge fut emprisonnée dans de longues contractions des parois intimes de la bleue, alors que celle-ci poussait de doux gémissements qui prolongèrent le plaisir de Gray. De violents frissons faisaient vibrer son sexe à l'intérieur de l'étroitesse de la bleutée. Elle se mordait la lèvre pour contenir le chant de son plaisir pendant que ses mains se crispaient sur la porte. Finalement, la tension chuta doucement, la sensation de plaisir se faisait moins intense et se dissipait peu à peu.
Gray reposa son menton contre l'épaule de la bleue qui s'était étrangement tue. Ils restèrent un long moment ainsi, immobiles et reprenant difficilement leur souffle. Puis, Gray déposa un baiser sur sa joue avant de se reculer, il se retira tendrement d'elle. Son liquide coula un peu le long des cuisses de la bleue. Il se sentit un peu mal à l'aise d'avoir souillée ainsi la bleue, mais d'un autre côté, cette vision créa une sensation particulière au fond de ses entrailles. C'était la preuve que leur acte était réel, ce n'était pas un simple rêve érotique dont il se réveillerait bientôt, en sueur dans ses draps.
Juvia se tourna vers lui, ses joues rougies par l'effort. Un silence presque confortable s'installa dans la pièce tandis que dehors, la pluie tombait continuellement sur la ville. Gray en profita pour retirer son pantalon dont la moiteur le dérangeait, sous les yeux pervers de la bleutée. Il leva les yeux au ciel. La bleue le remarqua et lui tira puérilement la langue, elle cessa ensuite de le reluquer et s'avança vers son lit. Elle n'eut pas besoin de mots pour l'inviter à la suivre, l'endormi la suivit instinctivement. La fatigue le rattrapait très rapidement maintenant que l'excitation était retombée. Ils s'installèrent confortablement sur le matelas.
La mage d'eau plongea sa main dans les draps et en sorti le caleçon de Gray, pendant que ce dernier se glissait sous la couverture. Ses paupières s'alourdissaient, et il s'installa plus confortablement, plongeant sa tête dans l'un des oreillers moelleux de son hôtesse. Un froissement de tissu attira son attention, puis Juvia gigota sur le lit. Il lui jeta un regard fatigué. Gray tiqua.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il aussitôt.
La jeune fille s'interrompit soudainement dans son geste, et Gray se redressa quelque peu. Près de lui, Juvia avait enfilé son caleçon. Une étrange sensation assaillit le brun. C'était agréable de la voir ainsi, dans son sous-vêtement – uniquement. Il avait envie de la voir plus souvent ainsi – tout le temps. Il aimait l'avoir dans son espace vitale, et elle pouvait y empiéter autant qu'elle le voulait. La deuxième chose que le regard de Gray ne tarda pas à capter, ce furent les cuisses de la bleue, écartées sur le lit de façon tellement aguichante qu'il en aurait été excité de nouveau s'il n'avait pas été aussi fatigué. Juvia tourna sa tête vers lui, alors qu'une de ses mains se glissaient entre ses jambes.
- Juvia en veut encore, dit-elle sur le ton de l'évidence.
Le mage de glace lui jeta un regard incrédule avant de se laisser retomber sur le lit. Un petit rire lui parvint alors qu'il remontait la couverture jusqu'à son visage. Elle était impossible, vraiment. Les soupirs de la bleutée ne tardèrent pas à atteindre ses oreilles. Les doux bruitages de son plaisir associés à ceux de la pluie qui martelait mélodieusement la fenêtre bercèrent le mage.
Gray ferma les yeux et sourit dans la pénombre.
Fin – la vraie.
