Disclaimer : owns everything
Re, amigos !
Bon, ici débute réellement Première Classe, le prologue était avant tout là pour mettre en place la situation. Quant à Mr. Henry, je ne sais pas encore si on le reverra, mais qui sait...
Ce chapitre se place derrière Bella, je vous laisse découvrir son caractère...
« T'es où…merde..t'es où…»
Bella Swan, fouillant et refouillant dans ses affaires, commençait sérieusement à paniquer. Elle avait perdu le médaillon de chez Tiffany's que lui avait prêté Jessica, et celle-ci risquait fortement de lui faire une sacrée crise si elle ne le retrouvait pas. Elle ouvrit son dernier coffret à bijoux et le renversa sur le lit à côté du reste de ses bijoux pour fouiller dans le bazar de perles, colliers, bagues et boucles d'oreille. Elle soupira fortement, et se laissa tomber dans un fauteuil.
La soirée de la veille avait été un véritable fiasco. James lui avait donné rendez-vous « pour rire » dans ce bar glauque. Il n'était finalement jamais arrivé, « un problème archi-urgent à résoudre », elle s'était fait piqué son porte-monnaie -impossible de savoir quand- et s'était retrouvée seule dans une rue flippante au possible. Arrivée chez elle, elle avait réalisée qu'elle avait oublié dans le taxi sa pochette, et pour finir, voilà que ce fichu collier avait pris ses jambes à son cou.
« Tu parles d'une journée », marmonna la lycéenne.
Elle se souvenait l'avoir mis la veille, juste avant de partir. Fermant les yeux, elle tenta de reconstituer la soirée, de son arrivée au bar, jusqu'à son retour à l'appartement où l'attendait James pour payer le taxi. Elle commençait sérieusement à désespérer quand le majordome frappa discrètement à la porte.
« Oui Tyler ? »
« Une jeune fille désire vous voir mademoiselle. »
« Qui est-ce ? »
« Elle dit se prénommer Alice, et être une de vos amies. »
Bella fouilla dans sa mémoire, recherchant une quelconque Alice, qui plus est dans ses amies. Il n'était pas étonnant que quelqu'un veuille lui parler, la popularité n'était pas ce qui lui manquait, mais de là à venir chez elle...
« Dites lui d'entrer », répondit-elle néanmoins par curiosité.
Moins d'une minute plus tard débarquait dans la chambre une jeune fille menue, avec des cheveux bruns courts, et surtout un sourire à illuminer la Tour Eiffel. Elle se planta devant Bella, les mains sur les hanches et jeta autours d'elle un regard émerveillé, avec l'air de quelqu'un ayant gagné au loto.
« Hum…On se connait ? »
Bella détailla la jeune fille de la tête aux pieds, persuadée de ne l'avoir jamais vu. La brunette secoua la tête en signe de négation.
« Alors pourquoi tu as dit quand était amies ? Et qui es-tu ? » soupira Bella, en se demandant pourquoi ses admirateurs ne pouvaient pas se contenter de lui envoyer des fleurs ou des chocolats, plutôt que de chercher par tous les moyens à la rencontrer. Cela devenait un peu fatiguant. Mais la visiteuse ne perdit pas son sourire, et déclara très sure d'elle :
« Je m'appelle Alice Cullen. Et c'est vrai qu'on est pas encore amies mais peu importe, puisqu'on va bientôt le devenir », ajouta-t-elle avec haussement d'épaule, comme si c'était la chose la plus évidente du monde.
« Et tu es venue pour... »
« Te rendre ça »
Elle sorti de son sac en bandoulière une petite pochette argentée. Bella poussa un cri et lui arracha des mains.
« Où as-tu trouvé ça ? » s'écria-t-elle en ouvrant sa pochette pour vérifier que rien ne manquait.
« Je t'ai vu le laisser tomber hier près de chez moi. J'ai pas eu trop de mal a te retrouver, y'avait ta carte d'identité dedant »
A ces mots, Bella tilta.
« Tu viens de dire quoi là ? »
« J'ai regardé ta carte d'identité. Ca te gène si j'ai fouillé ? » demanda Alice, l'air surprise.
« Non avant. Tu as dit « près de chez moi ». Tu viens de..Harlem ? »
« Ouip ! J'y suis née, j'y ai grandit et j'y vis encore », répondit l'incruste, qui avait retrouvé tout son punch.
Bella n'ajouta rien, mais n'en pensa pas moins. Pas besoin de chercher plus loin pour comprendre pourquoi cette fille était aussi…bizarre. Elle n'avait rien contre Alice, mais elles n'étaient simplement pas du même monde. Après avoir vérifié que toute ses affaires étaient là (et, bonheur ! le collier de Jess aussi), elle se leva pour raccompagner Alice, la remerciant très sincèrement pour s'être déplacée, et lui assurant qu'elle espérait la recroiser un jour.
Alice la regarda, sans avoir l'air de comprendre.
« Mais Bella, on est sensée devenir amies tu te souviens ? On ne pourra pas si on ne se donne pas rendez-vous pour se revoir » ajouta-t-elle avec un haussement d'épaule, ne semblant pas du tout douter de ses paroles. « On n'a qu'à dire…Samedi prochain ! »
Voyant que Bella ne réagissait pas, elle ajouta :
« Tu me dois bien ça. Je t'ai ramené tes affaires. Le collier, j'aurai pu le garder. Tyffany's, ça vaut le coup »
Ne sachant pas trop si elle était convaincue par la justesse de ses arguments, ou rassurée par sa capacité à reconnaitre un Tyffany's (cette fille ne pouvait pas être foncièrement mauvaise, si ?), elle finit par lâcher un soupir.
« Ok, on va où ? »
« Suprise ! Mais t'inquiète, tu vas adorer »
Réponse qui eut pour effet d'inquiéter Bella plus qu'autre chose.
« Attends, attends. Je suis pas tellement sûre qu'on ai vraiment les même goûts niveau sortie, alors c'est peut-être pas une bonne idée de pas me dire »
« Fais moi confiance »
« Mais je saurais même pas comment m'habiller » argumenta Bella en désespoir de cause.
Elle avait du toucher une corde sensible, car sa « nouvelle amie » se mit à réfléchir. Finalement, elle répondit que le mieux était qu'elle lui choisisse ses vêtements, et qu'elle passe la prendre chez elle pour que Bella puisse se changer. Bien que peu encline à laisser quiconque choisir sa tenue à sa place, Bella ne trouvant pas d'arguments opposés se dit qu'au pire elle pourrait toujours prétexter une migraine si la tenue était trop horrible.
« Miss Bella. Miss Alice est ici. »
Bella, assise devant sa coiffeuse depuis plus d'une demi-heure, jeta un dernier coup d'œil à son reflet. Elle s'était coiffée simplement (pas la peine de se faire remarquer), avaient mis des boucles d'oreilles peu voyantes (inutile de tenter les pique-pockets), et un maquillage passe-partout (hors de question que ça jure avec la robe). Se regardant une dernière fois dans les yeux, elle souffla.
« Allez Bella, t'es pas une mauviette. Et si ça craint trop, tu appelles un taxi et tu files. »
Elle avait passé les 5 derniers jours à peser le pour et le contre de cette sortie avec Alice.
Le contre : sortir chez les pauvres n'était pas son truc. La soirée ratée de James était déjà un assez gros fiasco. Et si on la remarquait dans Harlem un samedi soir au lieu d'être au Dumby Bar comme le reste de ses amis, sa réputation allait voler en éclat. Elle avait eu la chance la première fois de ne pas être vue, pas la peine non plus de retenter le sort.
Soupirant une énième fois, elle se leva et se mit à faire les cents pas en essayant d'y voir des côtés positif.
Le pour ? Pas grand-chose justement. A par peut-être le fait que Alice était trop bizarre pour être inintéressante. A contre cœur, elle avait réalisé qu'elle crevait d'envie de savoir ce qu'une fille cinglée comme elle pouvait organiser. Et aussi peut-être le fait qu'elle se serait sentie sacrement trouillarde de renoncer à cette soirée. Merde quoi, Bella Swann ne reculait pas devant l'adversité, même si cette adversité devait s'incarner par une descente dans un endroit glauque bondé d'ivrognes et de drogués. C'est en tous cas comme ça que sa mère lui avait dépeint le lower-side de New York. C'était peut-être un peu exagéré mais à quoi bon aller vérifier. Elle en était là dans ses réflexions quand Alice fit irruption dans la chambre.
« Bella, hurla-t-elle en lui sautant dans les bras. Tu m'as manquée à mort. »
La jeune fille en question avait eu le souffle coupé par l'espèce de boule d'énergie qui avait envahit la pièce, et lui rendit un peu maladroitement son étreinte, en se disant que cette fille avait définitivement un grain.
« Voilà ce que j'ai pour toi. Elle vient d'une friperie mais je l'ai un peu réarrangée, précisa Alice en sortant de son sac un vêtement soigneusement plié »
Bella hésita avant de le prendre. Une friperie. Et pourquoi pas une décharge. Voyant qu'elle ne réagissait pas, Alice prit les devants et déplia la robe, prenant Bella de court.
Le vêtement qu'elle lui montrait était tout simplement magnifique. D'une couleur vert pale, elle était simple et légère, dégageant les épaules par de très fines bretelles noires. Le seul ornement consistait en une ceinture tressée, noire également, et un ruban noir bordant l'ourlet du jupon qui s'arrêtait à mi-cuisse.
« Alice c'est…c'est…pas trop mal, » finit-elle par avouer.
Alice lui répondit par un sourire éclatant, et précisa qu'elle avait pris la liberté de rajouter la ceinture et le ruban. Bella s'isola dans sa penderie pour l'essayer, et constata que la robe lui allait parfaitement. Elle ajouta une paire de talon haut et un mini sac assorti, et s'annonça prête.
Alors qu'elles attendaient l'ascenseur, Bella demanda :
« Bon. On va où finalement ? »
Cette fois-ci, Alice accepta de lui répondre.
« Dans un endroit très sympa près de chez moi. J'ai quelques amis qui nous y attendent.
« On y va comment ? J'ai ma Limo qui est libre, » tenta Bella.
Alice parut tentée un instant, mais finit par répondre par la négative. Un peu gênée elle précisa :
« Les limousines ne sont pas très bien vues dans mon quartier. Et puis de toute façon ça sera aussi rapide en métro »
Bella ne protesta pas, sans d'ailleurs trop savoir pourquoi, mais redouta un peu. Elle n'avait jamais pris le métro, ou alors ne s'en souvenait plus. C'était un repère de clodos ça non ?
Elles arrivèrent une demi-heure plus tard - en vie - en plein centre de Harlem. Alice la guida dans les rues animées où se mêlaient le son des voitures et les notes s'échappant des bars à jazz qui bordaient l'avenue. Elles arrivèrent finalement dans une rue plus calme, au bout duquel on pouvait deviner les éclairages d'un club.
« Ici c'est le Redlight. C'est là que je vais avec les autres le plus souvent, expliqua Alice. L'entrée est gratuite et le patron est vraiment sympa. Et puis un bon coin pour la pêche au spécimen masculin, » ajouta-t-elle en riant.
L'intérieur surpris Bella. La musique était bien dosée et l'accueil globalement chaleureux. Ca n'était pas particulièrement classe, mais dans l'ensemble, cela ressemblait au type de club qu'elle fréquentait, à la différence qu'aucune fille ne portait de robe Givenchy, ce que Bella ne pu s'empêcher de remarquer immédiatement.
La prenant par la main, Alice la guida jusqu'à une table au fond, où un petit groupe semblait les attendre.
« Les copains, voici Bella. Bella voici Emmet -elle lui montra un grand type brun fendu d'un sourire énorme-, Jasper -un blond mince qui hocha la tête en signe de bonsoir-, Kate et Irina -deux belles brunes qui lui adressèrent un sourire un peu froid-. Où sont Edward et Tanya ? » s'enquit-elle auprès des autres ?
« Ed a du s'attarder un peu à son boulot et Tanya a dit qu'elle l'attendrait, ils sont sensés arriver ensemble d'ici pas trop longtemps, répondit Emmet. Tu bois quelque chose Bella ? »
« Va pour un martini, répondit l'intéressé, voyant qu'il en tenait lui-même un »
« Installe toi Bella, je vais nous en chercher, dit Alice avant de filer vers le bar. »
Un peu mal à l'aise, Bella s'assit au bout de la banquette, à côté d'Emmet. Encore un fois, ce fut lui qui engagea la conversation.
« Franchement Bella, quand Alice m'a parlé de toi, je pensais pas que tu viendrais. Ca doit te changer de tes coins habituels. »
Ne sachant pas quoi répondre, elle hocha la tête. Elle qui avait l'habitude d'être le centre d'attention, elle se retrouvait muette, incapable de trouver un sujet de conversation, et c'était tout bonnement insupportable.
Heureusement, Emmet était bavard, et entreprit de lui détailler les activités de chacun - Jasper était l'intello de la bande et étudiait la psychologie à l'université de New York tout en se payant ses études avec des petits boulots, Irina bossait dans un resto, Kate faisait une école de maquillage, et lui-même travaillait dans un garage.
Alice revint quelques minutes plus tard avec deux verres, et proposa à Bella d'aller danser. Trouvant enfin son élément, Bella se dépêcha d'accepter, et accompagna Alice, Emmet et les deux autres filles vers la piste de danse, tandis que Jasper restait à la table, préférant attendre les deux retardataires.
Bella du bien avouer que par la suite, elle passa un moment sympa. La musique était bonne, et elle dansait soit seule, soit en duo avec des mecs ou mignons ou sympa, voir parfois même les deux. Elle se prit même à sourire en voyant Alice faire des allers-retours à la table pour essayer de convaincre Jasper de les rejoindre, celui-ci répondant inlassablement par la négative, mais toujours souriant. Elle abandonna les autres quand ses pieds commencèrent à être douloureux.
Elle remarqua tout de suite les deux nouveaux arrivants en train de s'installer près de Jasper, à tous les coups Tanya et Edward. La première était une fille blonde, grande et élancée et au visage de poupée. «Elle a même du goût niveau fringue », pensa Bella. L'autre était de dos, et si elle pouvait voir qu'il s'agissait d'un garçon tout aussi fin que sa voisine, coiffé d'une crinière de cheveux cuivrés, elle ne pouvait néanmoins pas distinguer son visage. Elle finit par l'apercevoir en arrivant à quelques mètre d'eux, et la seule pensée qui lui vinrent à l'esprit fut« BG! ».
Elle réfréna son envie de s'arrêter pour le contempler, et s'avança vers eux d'un pas décidé.
« Bonsoir. »
Il la dévisagèrent un instant, jusqu'à ce que Jasper prennent la parole pour faire les présentations.
« Bella, voici Edward Cullen et Tanya Denali. Voici Bella, l'amie d'Alice, » précisa-t-il aux deux autres.
Un nouveau silence s'installa, ce qui mit Bella mal à l'aise. Ce sentiment en provoqua un second : l'agacement. Elle n'était pas le genre de fille à être "mal à l'aise", merde ! Elle était toujours à l'aise en public, alors pourquoi se révélait-elle à cet instant incapable d'aligner 3 mots ? En même temps, il lui semblait que ni « enchanté de vous rencontrer » ni « Yo les potos quoi de neuf ? » n'étaient adapté à la situation. Ca allait devenir franchement gênant, quand Tanya finit par réagir.
« Je vois. Et bien salut Bella. »
Puis se tournant ostensiblement vers Edward :
« Ed, tu bois quelque chose ? »
Hé, mais vas-y, ignore moi sale garce ! Bella se mordit la langue pour ne pas faire de remarque. Cool ma grande, pas la peine de t'en faire une ennemie tout de suite. Elle est ptête juste timide. Et puis elle s'habille bien, se rappela-t-elle à elle-même, jugeant que c'était gage de sympathie.
« Prend moi la même chose que toi, » répondit Edward-beau-gosse.
Tanya lui fit un sourire, et partit vers le bar. Bella s'assit à côté de Jasper, tandis que Edward s'installait en face d'eux. Il tira de sa poche un paquet de cigarette, leur tendit -ils refusèrent d'un signe de tête-, en prit une et l'alluma, avant de finalement se tourner vers les deux autres.
« Alors…Bella. »
La jeune fille détesta immédiatement la manière dont il prononçait son prénom. Il lui semblait…dédaigneux.
Eh Oh. C'est mon rôle ça.
Il tira une bouffé de sa cigarette.
« Que penses-tu du Redlight ? Pas trop déçue ? »
« Non. »
Difficile de faire plus concis. En même temps, elle ne voyait pas du tout où il voulait en venir.
« Vraiment ? C'est pourtant pas tellement agréable de se retrouver dans la basse population de Harlem, si ? Je parie que la moitié des gens ici ne portent pas de chaussures à plus de 40$. Et que le champagne servie au bar ne coûte pas plus de 80$ la bouteille. Pire, aucun d'entre nous ne paye un fortune pour aller en cours. »
Il avait dit cela avec un ton ironique détestable.
T'es peut-être un mannequin, mais ça t'empêche pas d'être un gros con, Edward.
Il l'observait à présent avec un sourire un coin moqueur, en tirant régulièrement sur sa cigarette. Bella allait répliquer quand Tanya revint avec deux Cosmopolitans à la main. Immédiatement après, Alice apparut.
« Venez danser, bande de balourds. Allez, Jasper t'as plus d'excuse. Tanya ? Edward ? »
Edward lui répondit avec un léger sourire.
« Je vais rester discuter encore un peu avec Bella. Allez-y, on vous rejoint. »
Il quittèrent tous les trois la table, Alice tirant Jasper par la main, l'air surexitée. Bella attendit qu'ils furent sur la piste pour se tourner vers Edward.
« Ecoute moi bien, connard. Je ne te connais pas, je ne sais ce que je t'ai fait, mais t'arrêtes tes insinuations à deux balles, et tu me dis ouvertement quel est ton problème. »
Le sourire d'Edward s'élargit.
« Je n'ai aucun problème Bella. Je pense juste que d'après ce que m'a raconté Alice sur ton…niveau de vie, et bien que ici ce n'est pas vraiment un environnement pour toi. Nous ne sommes pas vraiment du même monde, je pense »
« Je sais m'adapter figure toi »
« Si tu le dis »
« Arrête ça »
« Arrêter quoi ? »
« Ton air moqueur ! » Siffla Bella excédée, avant de réaliser qu'elle réagissait sans doute exactement de la manière attendue par Mr-Je-Te-Dédaigne-Parce-Que-Je-Suis-Pauvre, justement en train de lui lancer un regard à la limite de la pitié. Comme s'il avait lu ses pensées, celui-ci se pencha vers elle et murmura :
« Je connais les filles dans ton genre, Bella. Tu n'as qu'à claquer des doigts pour obtenir ce que tu veux. Tu feras les études dans l'université de ton choix, épouseras un riche, mèneras une vie confortable, loin de la société d'en bas. »
Bella sentit sa colère enfler encore plus, si c'était possible. Et pas seulement parce que ce que les propos de ce crétin était globalement véridiques.
« Tu ne me connais pas. Alors ne te permet pas de me juger. Et puis je peux te retourner ta remarque. »
Edward lui offrit un sourire poli autant que moqueur.
« C'est-à-dire ? »
« Tu ne survivrais pas deux minutes dans "mon monde" comme tu dis »
« Je pense que si. Vois-tu, on s'habitue assez vite à avoir un majordome et un compte en banque archi-plein »
« Il y a des règles. Des protocoles. Des trucs compliqués »
Elle se sentit ridicule en disant ça. C'était pas avec des arguments comme ça qu'elle allait lui rabattre son clapet.
« C'est sur qu'à côté, les galères d'argent et la discrimination sociale, c'est pas grand-chose. »
Qu'est ce que je disais.
Bella fulminait. Son air supérieur, en opposition total avec sa tête d'ange était insupportable. Merde, elle y pouvait rien d'être née riche. Et lui avait qu'à mieux se démerder si il voulait pas être pauvre. Il avait qu'à…faire des études, ou faire de la contrebande. C'est pas compliqué si ? Il continuait de la regarder avec un léger sourire en coin à la fois sexy au possible et absolument détestable.
« Montre moi »
Les mots étaient sortis sans qu'elle puisse les retenir. Pour la première fois, Edward perdit un peu son sourire, faisant pousser à la jeune fille un petit cri de victoire intérieure.
Dans ta gueule, connard.
« Comment ? »
Euh…Bonne question.
« Débrouille toi. Montre moi tes trucs de pauvres là. Ta discrimination et tout. Tu verras que je sais m'adapter »
Il l'a regardait à présent comme si elle était cinglée.
« Tu veux faire un pari c'est ça ? »
« Quelque chose comme ça »
Rectification. Elle était cinglée.
« Quelles sont les règles ? »
Bella réfléchit quelques secondes.
« Je passe une semaine dans ton monde de pauvres. Si je n'arrive pas à rester, tu gagnes »
« Je gagne quoi ?»
« Ce que tu veux », répondit Bella, agacée. De toute façon, il était hors de question qu'elle perde.
Ce fut au tour d'Edward d'être pensif. Finalement, il déclara :
« Tu me payes 6 mois de loyers. Et je gagne ta fierté en prime », ajouta-t-il, l'air de dire que c'était en soi un prix suffisant.
« Si je gagne, c'est à ton tour d'essayer. De vivre dans l'Upper East Side », précisa-t-elle en voyant qu'il ne comprenait pas.
Il verra bien si c'est si facile.
« On commence quand ? »
« La semaine prochaine, ce sont les vacances de Pâques »
Edward hocha la tête, et tendit son portable à Bella pour qu'elle y note son numéro. Il le rangea rapidement alors que les autres revenait, et attrapa son sac et sa veste.
« Ed, tu pars pas déjà ? » Demanda Alice, boudeuse, alors qu'il déposait un billet sur la table pour payer sa consommation.
« Je suis crevée, et je bosse demain. Mais amusez vous bien.
« Je t'accompagne ? » demanda Tanya.
« Pas la peine. Bella, ajouta-t-il en se tournant vers la jeune fille, ce fut un plaisir de te rencontrer. Passe de bonnes vacances de Pâques » ajouta-t-il sachant qu'elle seule comprendrait le sous-entendu.
« De quoi vous avez parlé ? » la pressa Alice, curieuse.
« Rien de passionnant. Les cours, tout ça » mentit Bella. Elle n'était pas sur de vouloir que cette histoire de pari se répande. Non pas qu'elle ait des doutes sur sa victoire, mais niveau réputation, c'était quand même pas top. La petite brune sembla peu dupe mais haussa les épaules sans rien ajouter.
Bella se laissa faire quand Alice la tira pour la ramener sur la piste, alors que Tanya prenait sa place à table, l'air un peu renfrogné.
Tout en dansant, l'idée qu'elle venait de faire une connerie monstrueuse envahit peu à peu Bella. Mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus que déjà Alice la tirait hors du bar, bien décidée à lui faire découvrir les nuits de Harlem.
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Bon. L'histoire commence vraiment. Une idée de comment Edwardichou compte s'y prendre pour faire craquer Bella (je parle ici en terme de crise de nerf) ? Ah oui, ne croyez pas qu'il va lui mâcher le travail. Elle va en prendre pour son grade la pauvre (mouhahaha, c'est bibou qui va s'amuser). Je précise également que les chapitres suivants seront écrits en alternant POV Edward et POV Bella, je pense que cela pourra être intéressant.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires/critiques/conseils/questions, je n'attends que ça ! :)
