Bonsoir !
Voilà, comme je vous l'ai dit, je poste enfin mon premier chapitre. ^^ Il est court, je l'accorde, je vous promets d'allonger tout ça très vite, ne me frappez pas hein ? ^^'
Bon... Que dire... Oui, cette fan fiction devrait faire une vingtaine de chapitres. =) Pour votre plus grand plaisir ! ^^ Et pour ce qui est du rating... IaM et moi y réfléchissons ! Oui oui, elle est ma conseillère pour cette fan fiction. ^^ Et on hésite encore, mais je pencherai pour un lemon soft assez spécial... Vous verrez. ;)
J'ai une playlist, oui ça y est, les choses avancent ! =D
~ Grudge - D'espairsRay.
~ Sonate au Clair de Lune - Beethoven.
Sur-ce, bonne lecture. X3
1. Chasseur de fantômes.
Cette fin d'après-midi avait été longue, bien trop longue pour la patience limitée du jeune garçon aux cheveux rouge sang qui fixait d'un œil songeur le couloir qui s'étendait devant lui. Maintenant, la nuit était totale, enfin !
...Certes, il s'était habitué à attendre, dans cette profession qui était sienne, il fallait se montrer d'une patience exemplaire, souvent d'une capacité exceptionnelle, toujours obligatoire...
Cela dit, cette dernière restait la bête noire de Sasori. Il n'avait jamais saisi en quoi il fallait attendre dans la vie, ne pas perdre de temps pour réaliser le plus de choses et ainsi s'imprimer plus profondément dans l'histoire, c'était sa devise. Mais il devait attendre là, assis sur les pavés du couloir de cet hôtel désaffecté et-ce sans daigner bouger d'un pouce et il allait le faire ! Après tout, il avait fait une demi-heure de trajet en voiture depuis chez lui pour venir passer sa journée -et sa nuit, optionnellement !- dans ce lieu, histoire de réaliser peut être enfin son rêve.
Son rêve.
En pensant à ce mot, il posa une main, dans un geste plein de tendresse et de précaution, sur l'objectif plutôt conséquent de ce qui était relié à la sangle autour de son cou et qui, en passant, lui sciait la nuque de par son poids : Son appareil photo, le même que depuis ses seize ans, un cadeau de sa grand-mère qui avait tout de suite su que son petit-fils saurait en faire bon usage.
Grand-mère Chiyo, pensa-t-il sans quitter des yeux le couloir, ayant trop peur de rater quoi que ce soit qui puisse passer. Pour sûr que j'en fais bon usage...
Elle lui manquait. Trois ans déjà... Quel âge avait-il exactement quand elle l'avait quitté, partant pour l'au-delà ? Vingt-et-un encore ? Ou déjà vingt-deux ans ?
Vingt-et-un, il me semble... Une semaine avant, c'est ça, oui. Bon Dieu, pourquoi ?
Sasori n'aimait pas la solitude, il détestait ça plus qu'attendre ! Mais on l'y avait forcé aussi : Ses parents étaient morts dans un accident de voiture, il n'avait pas cinq ans. Dès lors, il était parti vivre chez ses grands-parents... Son grand-père avait eu une crise cardiaque un an après. Et pour finir, sa chère grand-mère qui l'avait élevé quoi qu'il arrive, venait de le quitter, le laissant sans la moindre parcelle de famille. Il était seul.
Enfin, pas complètement seul. Il n'était jamais totalement seul, il n'avait jamais été seul.
Les esprits l'entouraient.
Bizarrement, Sasori avait toujours eu un penchant à la limite de la perversion pour ce qui était communément appelé le surnaturel. Globalement, on disait le paranormal... Mais lui, il faisait une profonde distinction entre ces deux termes : Le surnaturel ne pouvait s'expliquer de manière scientifique, le paranormal plus ou moins... C'était donc deux choses différentes. Et lui, il avait une passion sans précédent pour ce qui se rattachait aux esprits, apparitions, poltergeist et autres âmes désincarnées. Il adorait ça. Pourquoi ? Il n'en savait rien ; il trouvait ça intriguant.
Par dessus tout, sa passion allait vers les photographies de fantômes qu'il trouvait d'une beauté et d'une ambiguïté à couper net le souffle pendant une longue minute... Et lui aussi voulait sa photo...
Soudain, une ombre passa devant ses yeux. En un instant, il fut debout, l'appareil photo allumé. Son corps tremblait, lui qui était bloqué dans la même position depuis plusieurs heures... Mais qu'importe la douleur et les fourmillements ! Sasori ne voyait plus que le coude fait par le couloir, celui par lequel venait de disparaître l'ombre.
Doucement, il s'approcha, la gorge nouée par l'excitation, l'adrénaline et l'appréhension. Puis, il resta un instant le dos appuyé au mur, à l'angle. Son cœur battait à tout rompre, il en avait presque mal tellement il battait vite mais cela ne l'arrêterait pas pour autant. Le rêve était là, à moins d'un mètre, il allait avoir sa photo, la sienne, l'unique, son chef d'œuvre d'une vie...
Il prit une inspiration qui lui sembla impossible à finir puis, levant son appareil devant lui, il pivota sur ses pieds, sentant son bassin suivre le mouvement avant ses épaules et enfin son cou avec sa tête rousse.
Le flash crépita, déchirant un instant l'obscurité.
Et Sasori sentit son sang se glacer, son sourire se figer, tout se pétrifier en lui. Non, il n'y croyait pas...
- Miaoooooooooooooooooooou.
Non, je n'y crois pas, c'est pas possible... Ne me dites pas que j'ai fait tout ça pour ÇA...
- Saleté de félin, réussit finalement à lâcher Sasori en se laissant misérablement tombé sur les pavés froids, bien que l'envie de proférer mille injures à ce chat qui n'avait rien à faire là fut violente.
L'animal le fixa de ses yeux jaunes puis s'approcha, quémandant une caresse au jeune photographe qui le repoussa froidement d'un geste de la main. Non, il n'allait sûrement pas faire plaisir à ce sac à puces qui lui avait provoqué la déception du siècle ! Pour qui le prenait-on enfin !
Pour un fou. Un fou de surnaturel...
La phrase claqua dans l'esprit de Sasori qui sentit enfin le froid mordre sa peau à travers son pull. Il devait rentrer, il risquerait d'attraper froid sinon ; il regarda l'heure sur son téléphone portable : Vingt-deux heures vingt.
- Encore une nuit perdue, murmura-t-il tristement en éteignant son appareil et en se relevant péniblement. Cette fois-ci, la douleur due à sa position prolongée fut plus lancinante, prenant enfin l'amplitude que cette garce convoitait depuis le début.
Décidément, cette soirée aussi était un cuisant échec...
Lorsque Sasori fut dans sa voiture blanche, sur la route de campagne qui l'amenait à l'hôtel, il alluma d'un geste plein de colère le poste. Une musique au piano emplit l'habitacle : Sonate au Clair de Lune, de Beethoven. Il sentit aussitôt son esprit le quitter, s'abandonnant à ses pensées. Le piano le détendait, c'était indéniable...
Je l'aurai, cette photo. Même si je dois y perdre ma vie, je l'aurai... Et elle fera le tour du monde, avec mon nom... Pour moi. Pour ma grand-mère.
Le roux laissa ses doigts tambouriner sur le cuir du volant, inconsciemment. Son esprit bouillait sous l'assaut des propositions qui lui venaient en tête : Où allait-il aller la prochaine fois ?
... Il se rendit compte qu'il n'en savait rien. Rares étaient les endroits qu'il n'avait pas déjà visité dans ce genre-là...
- Il doit bien en rester un... maugréa-t-il en fixant la route d'un œil neutre à en être effrayant. Pour sûr, n'importe qui l'aurait vu, il l'aurait cru sous l'emprise d'une drogue ou qu'en savait-il encore ! Mais non, Sasori était pleinement conscient de ce qu'il faisait, c'est ça qui le rendait plus angoissant encore, avec ses deux prunelles couleur chocolat .
Il ne savait pas où aller.
Dans un appartement du centre-ville, un téléphone sonna. Un douce mélodie au piano emplit l'air vide du salon, signalant que quelqu'un essayait de joindre le propriétaire de ce dernier ; seulement personne ne vint décrocher. A vrai dire, cela faisait bien trois jours que personne n'avait décroché ! Et cela faisait trois jours que la même personne, que le même homme aux cheveux argentés, essayait d'appeler, le faisant plusieurs fois par jour...
- Bonjour, vous êtes bien chez Sasori Akasuna, je suis sorti pour le moment mais veuillez me laisser un message pour que je puisse vous rappeler dès mon retour. Merci, à bientôt...
Une voix chaude, douce, à l'énumération lente... Mais déformée par l'électronique du répondeur. L'homme à l'autre bout du fil pesta, il détestait faire confiance aux appareils électroniques, il préférait largement parler de vive voix avec les autres. Enfin...
- Oui, Saso'... C'est moi. Est-ce que tu pourrai me rappeler ? Euh... Non, en fait, venir me voir dès que tu as ce message... C'est urgent. Peux pas t'expliquer, je veux que tu viennes, ça t'intéressera... Voilà, salut.
Il raccrocha en soupirant. Dans son dos, il sentit un courant d'air froid qui lui donna la chair de poule. Il savait ce qui provoquait cette réaction chez lui...
Mais il faudrait attendre l'arrivée de Sasori pour s'en préoccuper. Il préférait faire comme si rien n'était avec lui, pour l'instant...
Voilà, en espérant que ça vous plaise toujours autant. =)
Bon... J'ai un truc important à dire... A la base, c'est ma petite IaM chérie qui devait s'en charger mais j'ai préféré vous l'annoncer moi-même :
Je prends une pause. Pas longue hein, genre d'ici Halloween (Oui, cette fête me tient à cœur...)... Mais il me faut une pause. J'ai de gros problèmes de cœur en ce moment, ça ne va vraiment pas et j'ai une tête à faire peur. Bref, je vous passe les détails mais vous comprenez quoi, en ce moment, je nage en plein Angst... =S
En espérant que vous me comprendrez. A dans deux-trois semaines environ...
Je vous aime. X3
