BONJOUR !

Me revoilà, avec un nouveau chapitre. Bientôt, ça bougera, ne vous en faite pas ! (: Mais, pour le moment, j'essaie tant bien que mal de placer le décor et tout et tout. BREF. J'espère néanmoins que ce petit chapitre saura vous convenir, et je posterai le troisième chapitre le plus vite possible.

Je remercie aussi les deux gentilles personnes qui m'ont laissé une review. N'hésitez pas à recommencer ! Héhé.

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« Gryffondor ! » dans l'espace presque vide du bureau de Dumbledore, la voix du Choixpeau résonne, inébranlable.

Lülezim peut enfin respirer. Un souffle long. Comme un soupir de soulagement. Intense. Elle rouvre aussi les yeux et ses sourcils redeviennent lisses.

« Ce n'était pas si terrible que ça ! », se moque un peu le vieux chapeau usé.

Mais la jeune fille ne l'entend pas. Elle n'a jamais été aussi nerveuse et anxieuse que sous ce juge singulier. Les membres raidis par la peur et l'appréhension, elle parvient néanmoins à se relever doucement.

Elle n'avait tout d'abord pas voulu se soumettre à la fouille de ce vieux bout de tissu épointé. Elle avait d'ailleurs presque supplié le directeur, mais sa dignité l'avait arrêté juste à temps. Elle avait donc seulement demandé, gentiment pour commencer. Puis s'était montrée de plus en plus dure. Mais l'inflexibilité à toute épreuve de l'homme à la barbe argentée avait finalement eu raison d'elle. « S'il me place aux-côtés des fils de ceux qui ont tué mes parents – des fils qui suivront leurs traces si ce n'est pas déjà le cas… Je serais tout à fait capable d'user des Impardonnables. » puis elle avait simplement été s'asseoir sur le tabouret, au fond du bureau. Alors, elle s'était contentée de prier silencieusement pour n'être pas répartie à Serpentard. De croiser les doigts pour rejoindre plutôt Serdaigle. Éventuellement Poufsouffle. Au mieux Gryffondor.

Dumbledore n'avait pas été dupe du spectacle que lui offrait sa future élève. Il avait très bien senti son angoisse. Mais il n'avait aucun mérite : elle ne semblait pas chercher à la dissimuler. Maintenant, il la voyait reprendre des couleurs, se relâcher. Et lui-même affichait un léger sourire. Il savait depuis toujours qu'elle n'aurait pas été placée dans une autre maison. Gryffondor lui conviendrait parfaitement, sans doute.

« Tes parents seraient fiers de toi. », il se risque, ne pouvant tout à fait prédire ses réactions.

Elle se retourne brusquement vers lui.

« Fiers de moi ? Alors que ma mère cherchait à m'éloigner de toute cette… mascarade ? »

D'un ample mouvement du bras, elle appuie ses propos.

« Mais mon père, oui, sans doute. Ce qui n'est d'ailleurs pas forcément pour me plaire. Et tu le sais. », elle répond, néanmoins plus doucement et semblant s'être radoucie.

Mais elle sait qu'il relevait certainement le seul fait que ses deux parents avaient été eux-mêmes répartis dans cette maison. Cette maison qu'elle n'allait pas tarder à rejoindre. Pleine de doutes et de méfiance.

Dumbledore ne relève pas. Un instant passe.

Elle lisse d'un geste mécanique son nouvel uniforme.

« Bon… Je suis prête ? », elle demande, finalement.

« Tu as passé toutes sortes de tests qui prouvent, unanimement, que tu as un niveau tout à fait correct pour intégrer l'école. Tu viens, avec succès, d'être répartie… », il fait une pause, levant les yeux au ciel, comme pour chercher ce qu'il pourrait manquer.

Lülezim s'impatiente doucement.

« Bienvenue à Poudlard, Lülezim Caldeen, courageuse Gryffondor de sixième année ! », et ses yeux, derrière ses verres en forme de demi-lunes, brillent. Un éclat, comme une pointe de fierté.

Elle sourit. Mais elle préférerait, bien sûr, être ailleurs.

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Assise sur un des deux fauteuils, face au bureau de Dumbledore. Son pied tape nerveusement le sol en un rythme dissolu, ses doigts froissent le tissu de sa jupe, elle mordille sa lèvre. Et attend.

Elle qui est pourtant capable d'une attention, d'une concentration et d'un sang-froid impressionnant, souvent, ne se contrôle plus tout à fait, en ce moment. Elle qui a déjà vécu beaucoup d'autres épreuves, bien plus insoutenables et pour certaines difficilement imaginables, se crispe néanmoins lorsque la porte s'ouvre. Sur un préfet.

Elle reste assise alors que Dumbledore, se levant, accueille l'élève.

Il demande à l'élève de s'asseoir, lui désignant l'autre fauteuil libre, à la gauche de la jeune fille. Il les présente rapidement l'un à l'autre et explique promptement au préfet la situation de Lülezim, son admission impromptue à Poudlard, sa place à Gryffondor,...

« Je compte sur toi pour la présenter au reste de votre maison et pour tenter, dans la mesure du possible, de l'y intégrer. », il conclut finalement.

Le jeune homme hoche rapidement la tête, acquiesçant aisément. Puis, de se retourner vers la nouvelle élève et de lui sourire pleinement rictus sincère auquel elle répond.

Une présentation relativement intime lui convient beaucoup plus que la première option qui consistait à la répartir et à la « présenter » publiquement. Devant tout le reste de Poudlard. Cette simple idée l'avait fait frissonner, ils avaient alors ensemble opté pour ce second choix. Beaucoup moins exposant elle n'appréciait pas particulièrement être sous les projecteurs – comme disent les Moldus. Dumbledore n'avait eu qu'à s'entretenir avec le corps professoral. Les autres étudiants poseraient peut-être des questions, mais dans cet immense château beaucoup ne se croisaient même pas et, alors, une grande majorité serait incapable de discerner une nouvelle tête. Quand bien même le rouge flamboyant de sa chevelure ne faciliterait pas la chose. Niveau discrétion on pouvait sans aucun doute faire mieux.

« Et il n'est pas trop tard pour une petite visite de l'établissement, je pense. », ajoute le vieil homme, gobant en même temps un bonbon rond à l'odeur puissante de citron.

Lülezim met un terme à cet entretien en se relevant. Elle attrape ses affaires et rejoint le préfet qui, suivant son exemple, s'est aussi relevé.

Dumbledore les salue. Et lorsqu'elle passe devant lui il lui lance un très faible et doux « Courage. », qu'elle fait mine de ne pas entendre.

Et la porte se ferme derrière les deux rouge et or.

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Prévenant, il lui dit de retenir le mot de passe qu'il prononce doucement au portrait d'une grosse femme. « Potage Royal. », chaque syllabe bien détachée. Potage Royal. Elle s'en souviendra.

Il pose ses affaires sur le sol de la Salle Commune. Il a tenu à les lui porter. Sauf la vieille petite valise en cuir usé qu'elle a refusé, catégoriquement, de lui céder.

Il réunit tous les élèves, tant bien que mal. Bon gré, mal gré.

Et que le cauchemar commence !

Enfin, qu'un autre débute…