Et voici la suite et fin de cette petite histoire :o!
J'espère qu'elle aura plu au curieux passant par ici!
Merci encore à toi Titou Douh! (imagine que j'ai mis plein de point d'exclamation)
KOEUR!
11h59
Tout le monde se trouva réuni dans le wagon qui servait de salon.
Pansy Parkinson tapotait doucement la main de la Duchesse Zabini dont le visage était blafard. Milicent Bulstrode tenait contre elle la pauvre Gabrielle dont les larmes silencieuses coulaient sur ses joues. Cornelius Fudge s'était prostré dans un coin du wagon et ne quittait pas des yeux Rodolphus Lestrange qui fixait d'un œil sévère Albus. Et Théodore Nott s'était appuyé contre une fenêtre et observait le décor couvert de neige défiler devant ses yeux.
- J'espère que vous avez une bonne raison de m'avoir mêlée à toutes ces personnes, siffla la Duchesse.
- J'en ai une, madame. Elle ne vous plaira pas.
- Qu'on en finisse, souffla Fudge, nous savons tous ici qui est le meurtrier de Zabini.
Parkinson approuva avec un reniflement dédaigneux.
- Je pense en effet que vous avez tous un avis sur la question. Et j'ai le mien. Je vais donc vous faire part de mes conclusions.
Albus observa chaque personne puis il se mit à parler.
- Monsieur Blaise Zabini a été assassiné aux alentours de vingt-trois heures. Au premier abord, tué par un objet pointu enfoncé dans la poitrine. Objet qui s'avère être un pic à cheveux appartenant à Miss Parkinson.
A ses mots, Nerobi Zabini retira vivement sa main des caresses apaisantes de Pansy Parkinson. Elle se leva prestement pour s'éloigner de cette dernière.
- Il s'avère en vérité que votre fils, Madame la Duchessse, a été étranglé à l'aide d'une montre appartenant à Monsieur Rodolphus Lestrange.
- Je vous ai dit que je l'avais perdu ! J'ai bousculé cette fille qui marchait de travers !
Il pointa du doigt la jeune Gabrielle. L'apprentie hoqueta et se remit à pleurer.
- Vous avez tué mon fils ! Mais pour quelles raisons !?
Gabrielle secoua la tête.
- C'était un criminel !
- Comment osez-vous dire ça ! Que lui avez-vous fait ?
- Je ne sais pas, pleura miss Delacour.
- Il suffit, coupa Albus, je ne crois pas que Miss Delacour soit responsable. Je ne pense même pas qu'elle ait ramassé cette montre. Ce que je crois, c'est que la personne qui s'est servi de cette montre trop précieuse pour être jetée par-dessus la fenêtre a préféré s'en servir pour faire accuser quelqu'un d'autre. Ce que je crois, c'est que la personne qui s'est trouvée en possession de cette montre l'a jetée dans la chambre de Miss Bulstrode et Miss Delacour, sachant parfaitement qu'elle n'avait pu fermer à clé leur cabine.
- Dites-nous plutôt qui vous accusez…
- C'est évident ! s'écria Fudge. C'est évident que c'est vous Lestrange !
- Dites un mot de plus…
- Et ? Qu'allez-vous faire ? Me tuer, comme vous avez tué Blaise Zabini ! Comme vous avez tué Severus Rogue ! Arrêtez cet homme !
- Fermez-là !
- Vous n'auriez pas du être dans ce train, vous êtes là uniquement pour votre soi-disant maître ! Je ne vous laisserai pas faire, je…
Rodolphus Lestrange porta alors sa main à sa poitrine et en sortit un pistolet. Et sans attendre, tira sur Cornelius Fudge. Mais le brusque mouvement du train le fit rater sa cible. Cornelius se ratatina sur place. Soudain, le train s'arrêta dans un crissement sonore et brusque, projetant presque tout le monde au sol.
Albus rattrapa sa cousine de justesse et put voir Nerobi Zabini se tenir contre la paroi de la cabine. Puis Rodolphus faire demi-tour.
- La porte de la plate forme n'est pas fermée ! Arrêtez-le.
Fudge, qui était le plus prêt, ne fit pas un seul mouvement. L'arme de Rodolphus était au sol et Albus se redressa.
- Albus ! cria Scorpius.
Rodolphus ouvrit la porte et Albus le poursuivit. Dehors, une bourrasque de vent l'empêcha un moment de poursuivre sa course. Mais l'homme descendait les escaliers avec rapidité et il tomba dans la neige. Albus se mit à descendre les marches à son tour. Rodolphus traversa la tempête mais Albus pouvait suivre son manteau noir quand quelque chose l'arrêta en plein milieu de sa course. Le sol sous ses pieds avait crissé.
Il entendit Scorpius crier son nom. Albus se tourna.
- N'AVANCEZ PAS ! C'EST DE LA GLACE !
Le sol craqua de nouveau sous ses pieds et Albus fit plusieurs pas en arrière. Il eut juste le temps d'apercevoir Rodolphus tomber et disparaître sous la glace, la neige étouffant son cri de surprise, tandis que sous ses pieds à lui, le sol s'effritait de plus en plus.
Puis une main attrapa son col. Albus se laissa tomber sur les fesses et son pied fendit la glace. Une autre main attrapa son épaule et une autre les pans de sa veste.
- Tirez-le !
Albus agita son pied trempé et la glace craqua un peu plus.
- Plus vite !
Il fut traîné comme ça jusqu'à toucher une terre plus solide. Le souffle court, Shacklebolt le serra contre lui et Albus attrapa son bras.
- Bon sang !
- Albus ! Tu es fou !
Albus rigola nerveusement et adressa un regard craintif à Scorpius.
Ils remontèrent dans le train. Fudge était toujours au sol, bredouillant des choses incompréhensibles. Pansy Parkinson agrippait une des tables de ses deux mains, le visage crispé. Théodore Nott tentait tant bien que mal de se redresser. Milicent Bulstrode et Gabrielle Delacour avaient réussi à ne pas quitter leur fauteuil.
Rose Granger, elle, se tenait prêt de Nerobi Zabini dont le poignet avait gonflé. Elle leva les yeux vers son cousin.
- Où est Lestrange ?!
- Il est… C'est un lac de ce coté-ci, un lac gelé…
Tout le monde eut l'air choqué.
- Donc… Donc, marmonna Cornelius Fudge, il a essayé de s'enfuir et de me tuer…Alors, c'était lui ! C'était lui, n'est-ce pas ?
- Percy, demanda Albus, veuillez fermer les deux portes du compartiment.
- Je… Je… Dois remonter voir Rusard. Cet arrêt ! Va nous ralentir ! Quelqu'un a tiré la poignet d'arrêt d'urgence…
- Faites donc mais enfermez nous tous.
Percy le fit et Shacklebolt en profita pour ramasser l'arme à feu.
- S'il avait une arme, pourquoi ne pas l'avoir utilisée directement… Je suppose qu'il est inutile de continuer tout ça.
Albus secoua la tête.
- J'aimerais que ça soit le cas. Mais il y autre chose.
- Mais cet homme vient de s'enfuir ! C'est lui le coupable ! Et il ne sera même pas puni par la justice !
Le jeune Potter observa Nerobi Zabini qui grimaçait face à la douleur.
- Je dois me rendre dans la cabine de Lestrange.
- Je vous y accompagne dit Shacklebolt.
Ils s'y rendirent rapidement et Albus fouilla les lieux avec dextérité.
- Il n'a pas beaucoup d'affaires. Comme s'il n'avait pas eu l'intention de rester à Édimbourg.
- Ce qui confirme la préméditation et que ce meurtre devait avoir lieu dans ce train.
- Que cherchez-vous ?
- Un infime détail.
Albus fouilla la seule sacoche puis la vida sur le lit. Il s'y trouvait son billet et un petit carnet dont il s'empara. Puis qu'il feuilleta.
- Cette histoire… Est loin d'être finie.
12h18
- Je ne comprends pas… Pourquoi devons nous encore passer par ça ?
Albus arpenta le wagon en long et en large.
- Tout d'abord. Il est à présent très clair que Rodolphus Lestrange était ici pour tenter de tuer quelqu'un.
- Je vous l'avais dit ! claironna Fudge.
- Seulement. Il n'était pas le seul.
- Qu'êtes-vous en train de dire !
- Il y a un autre tueur ?!
- Précisément.
- Comment pouvez-vous en être si sûr ?
- Pour le moment, ce ne sont que des suppositions. Blaise Zabini, comme j'ai pu le comprendre, avait contracté d'énormes dettes de jeu. Sa fiancée Pansy Parkinson et sa mère pourront sûrement en témoigner. De même que Cornelius Fudge, qui devait cacher cela d'une manière ou d'une autre. Cette histoire lui a sûrement valu d'être pris pour cible par la famille de Rodolphus Lestrange.
Albus jeta un coup à Pansy Parkinson et celle-ci fit un bref mouvement de menton.
- Donc parlons de la façon dont Monsieur Zabini est mort. Il comptait dévoiler au congrès d'Édimbourg tous les noms de la famille Voldemort et bien d'autres secrets dont seul Cornelius Fudge a sûrement connaissance. Je pense que nous aurons confirmation de tels propos une fois le train arrêté. Je ne doute pas que certaines personnes savaient que Blaise Zabini allait dénoncer la pire famille mafieuse et que si monsieur Shacklebolt n'en a pas entendu parlé, c'est que cela devait encore être tenu au secret. Mais je pense que d'autres personnes ici étaient au courant. A dire vrai, je pense que vous l'étiez tous. Sauf Miss Bulstrode et Miss Delacour.
« De ce fait, Blaise Zabini n'aurait jamais laissé Rodolphus Lestrange l'approcher. C'est pour ça que je peux affirmer sans douter qu'il n'y avait pas un mais deux tueurs. »
Albus pivota sur ses talons.
- Je pense qu'une personne ici a fait monter Rodolphus Lestrange. Il n'est même pas celui qui a acheté son billet s'y j'en crois les dires de mon ami Scorpius. Mais parlons de ce soir là. Blaise Zabini a ouvert la porte à une personne qu'il connaissait. Une personne en qui il avait confiance. Peut-être vous, miss Parkinson, qui avez décidé de lui rendre une petite visite qui s'avéra plus houleuse que plaisante. Peut-être vous, Monsieur Fudge, qui aviez certaines choses à lui dire. Ou encore vous, Miss Delacour. Ou bien Monsieur Nott, pour je ne sais quelle raison, comme parler du bon vieux temps. Une chose est sûre, Monsieur Zabini vous a accueilli. Au moment de sa mort, Miss Parkinson, Monsieur Nott et Monsieur Lestrange étaient hors de leurs cabines. Monsieur Fudge ne l'était peut-être pas, s'y j'en crois la nuit difficile passée par Monsieur Shacklebolt, vu qu'il était sensé le surveiller.
- Je… Je vous le dis depuis le début, bredouilla Fudge.
- Si quelqu'un se tenait face à Monsieur Zabini pour endormir sa confiance. Quelqu'un d'autre se tenait derrière. Et le seul moyen pour cet homme d'y parvenir…
- C'est de passer par la chambre de la Duchesse… Mais ! s'exclama Pansy. La Duchesse s'y trouvait, dans cette chambre !
- Je m'y trouvais ! Je l'aurais entendu !
- Pas si vous portiez des boules de coton, Madame la Duchesse. Ainsi, un tueur avisé pouvait entrer en toute discrétion et passer par votre chambre pour entrer dans la cabine. Il n'y aurait eu que le fauteuil pour le gêner parce que quelqu'un aurait pris soin de relever la chaîne. Il aurait donc ainsi pu attaquer par surprise Monsieur Zabini. Mais l'homme se serait débattu, en silence, mais débattu tout de même. Poussant le fauteuil contre l'autre porte et buttant contre la poignée. Ce qui a fait paniquer l'autre personne qui s'est empressée de planter un objet dans sa poitrine. Votre pic à cheveux, miss Parkinson.
- Donc… C'est miss Parkinson, la coupable ?
La femme regarda miss Bulstrode avec fureur.
- C'est ce que nous aurions tous pu croire de prime à bord. Et peut-être que le complice avait cette idée en tête. Et c'est ce que n'importe quel policier aurait pu en conclure. Sans les autres indices. Mais Miss Parkinson n'est pas la coupable.
- Les autres indices ?
Albus fit un petit signe à Scorpius et ce dernier étala tout ce qu'ils avaient amassé au fil de la matinée.
- Vous voyez ici l'épingle à cheveux, la montre, une serviette tâchée et j'aimerais rajouter autre chose. Scorpius, ton mouchoir.
- Mon… Mon mouchoir ?
- Oui, s'il te plaît.
- La dispute était à mon humble avis assez violente pour que le fauteuil appuie sur la poignée de la porte. Si l'agresseur a du peser de tout son poids en arrière et que Monsieur Zabini en a fait de même ça a généré assez de force pour casser la poignée. Et le bruit de celle-ci tombant au sol aurait pu vous réveiller, miss Zabini… Si vous étiez vraiment endormie.
- Pardon ?
Albus sortit le petit carnet de sa poche.
- C'est le carnet de Percy ! Il avait dit qu'on le lui avait volé, fit Scorpius.
- Et c'est sûrement le cas. Dans ce carnet se trouvent tous les noms de ceux ayant acheté leurs places. Il y a votre nom, Miss Zabini, celui de Miss Bulstrode qui a pris deux tickets, celui de Monsieur Fudge, celui de Monsieur Shacklebolt. Vous n'y trouverez pas le mien, ni celui de ma cousine car nous sommes des voyageurs ajoutés. Et c'est là une première erreur. En cela, votre plan aurait pu être parfait. Vous avez acheté trois places. La vôtre, celle de votre fils et celle de Miss Parkinson. Mais vous avez aussi fait acheter une place de plus pour monsieur Lestrange.
Théodore Nott écarquilla les yeux.
- Seulement cela faisait tâche d'être celle qui avait acheté la place d'un homme responsable de la mort de votre époux. Parce que je crois qu'il est important de tenir compte de l'affaire concernant monsieur Severus Rogue.
Les lèvres de Nerobi Zabini se pincèrent de colère.
- De quoi est-ce que vous parlez ?! Vous êtes en train de dire que j'ai… Que…
- Je continue. Vous portez à votre doigt l'alliance de votre mariage même si votre mari est mort. Nous savons tous sur quel genre d'homme habituellement vous jetiez votre dévolu. Mais Severus Rogue était loin de correspondre à vos critères de sélection. Il n'était pas riche, il n'était pas connu. Il n'était pas en fin de vie. Ce qui me fait croire que c'était un homme que vous estimiez plus que tout. Seulement voilà, monsieur Rogue était aussi votre notaire et une fois marié, il pouvait plonger le nez dans vos comptes et a découvert que vous perdiez de l'argent, pour se rendre compte par la suite que nous n'étiez pas celle qui dépensait à tord et à travers. Alors Severus Rogue s'est mis à poser des questions. Des questions aux mauvaises personnes. Et il en est mort.
Les mains de La Duchesse se crispèrent et elle souffla sous la douleur.
- Je ne comprends pas, fit Pansy Parkinson, quel rapport avec Blaise ?
- Quel rapport ? Et bien Monsieur Fudge nous a donné quelques indices. Blaise Zabini a demander à falsifier quelques documents sur la mort de feu Severus Rogue. Ce qui laisse une seule possibilité : Blaise Zabini a commandité le meurtre de Monsieur Rogue. Malheureusement, Fudge ne pouvait pas encore le dénoncer car si Zabini tombait, il tombait avec lui. Mais Zabini ne s'est pas embarrassé d'une telle pensée. Son témoignage allait sûrement faire plonger Monsieur Fudge de même que la famille Voldemort et ça… Ça, Madame Zabini, vous le saviez. Vous saviez que votre fils allait dénoncer tout le monde. Alors vous avez fait appel à Voldemort lui-même pour vous débarrasser de votre propre fils.
- Vous n'avez pas de preuve… Vous ne savez pas qui je suis !
- Des preuves… Elles sont sous mes yeux. Votre supercherie aurait pu passer inaperçu. Sans médecin à bord, sans monsieur Shacklebolt. Tout le monde aurait cru que Pansy Parkinson, ou même Gabrielle Delacour, aurait pu être coupable et dans la précipitation, Miss Parkinson aurait accusé Théodore Nott. Quelle belle affaire de faire monter dans ce train deux personnes qui se haïssent et le temps que les enquêteurs fassent le tri, monsieur Lestrange aurait déjà été bien loin. Mais ce qui vous a perdue, c'est votre mouchoir. Ou celui de mon ami Scorpius, que vous avez utilisé y laissant par mégarde une trace de votre maquillage. La même trace trouvée sur le col de votre fils, le même maquillage couvrant sa peau pour marquer l'étranglement. S'il vous faut une preuve de plus : la blessure faite à votre poignée. Vous avez profité de l'agitation causée par Monsieur Lestrange pour tirer sur la poignée d'arrêt d'urgence avec une telle force que vous vous en êtes fait mal. Après avoir planté le pic à cheveux dans la poitrine de votre fils, vous avez remis la chaîne de la porte et poussé le fauteuil avec l'aide de votre complice. Vous avez fait sortir Rodolphus qui s'est empressé de jeter sa montre dans la chambre de miss Bulstrode et miss Delacour, sachant parfaitement que la jeune fille était trop saoule pour la fermer correctement. Une fois dans votre chambre, vous vous êtes rendue compte que la poignée était cassée et vous avez essayé de la remettre. Puis vous êtes retournée dans la cabine de Monsieur Zabini pour maquiller votre meurtre, pour ensuite revenir dans votre chambre.
Un silence s'abattit juste après la tirade d'Albus. Silence que rompit Théodore Nott.
- C'était… Votre fils…
- C'était un monstre ! hurla Nerobi Zabini.
- Madame…
- Je lui ai tout donné ! Je lui ai tout cédé ! Il avait la richesse et la beauté. Il avait l'intelligence ! J'avais réglé ses dettes ! Tout ce qu'il avait à faire, c'était d'épouser Parkinson ! Mais ça aussi, il me l'a refusé encore ! Tout ça pour faire venir ce petit journaliste pédant ! Il a tué l'homme que j'aimais… Et il allait disparaître et s'en sortir. Recommencer une autre vie… Sans moi.
La voix de La Duchesse se brisa.
- Il était devenu quelque chose que je ne reconnaissais plus… Mon Severus, mon Severus m'avait mise en garde et je ne l'ai pas écouté. C'était mon droit de décider s'il devait mourir ou non ! Je suis celle qui l'a mise au monde. C'est moi qui ai souffert ! Aucun de vous n'a subi ce que j'ai subi !
La Duchesse s'écroula au sol.
- Je l'aimais tellement… Et il me l'a pris… Oh Severus…
13h00
Scorpius observa les policiers encadrer la Duchesse Nerobi Zabini tandis que Shacklebolt faisait monter Cornelius Fudge à l'intérieur d'une voiture.
- Voulez-vous bien m'aider ?
- Oh, pardonnez-moi Miss Bulstrode, je manque à tous mes devoirs ! Prenez ma main.
Il aida la femme à descendre, tandis que derrière Percy portait ses valises, suivis de miss Delacour.
- Quelle triste histoire... Je n'arrive pas à y croire. Qui aurait pu croire une telle chose… Une dame avec tant de prestance, un fils qui avait tout.
- Pas tout, apparemment.
En disant cela, Scorpius tourna la tête vers Albus qui discutait un peu plus loin avec Théodore Nott.
- Si j'avais voulu dénoncer Théodore Nott, fit une voix derrière lui, je l'aurais fait depuis longtemps.
Scorpius laissa Pansy Parkinson le rejoindre.
- Pourquoi ne pas l'avoir fait ?
- En dépit de toute la haine que j'éprouvais pour lui, je savais ce qui me manquait. Blaise avait de nouveau rompu nos fiançailles. Un jour avant ce départ. Sans en parler à sa mère. Il voulait se rendre. Il comptait dénoncer tout le monde, y compris lui-même. Il était prêt à mener une vie de paria. Pour une seule personne. Ce n'était pas un mauvais garçon mais quelque chose lui était monté à la tête. Je pense que la seule raison pour laquelle je ne l'ai jamais dénoncé, c'est à cause de ce même amour que nous partagions.
- Qu'allez-vous faire à présent ?
- Rester ici le temps que la tempête se calme, puis rentrer à Londres et voyager, sûrement. Je ne vous remercie pas pour ce voyage, Monsieur Malfoy ; à l'avenir, je crois que j'éviterais le train.
xXx
- C'est une affaire qui pourrait me faire recevoir le prix Pulitzer.
- Il me semble, oui.
Théodore Nott afficha un sourire triste.
- Mais une autre vous attend. Je crois qu'il y a beaucoup à dire sur Fudge et ses relations.
- Je ne sais pas si j'en aurais la force.
- Pourquoi pas, Monsieur Nott… N'est-ce pas là un moyen de sauvegarder un peu la mémoire de Blaise Zabini ?
- Sauvegarder sa mémoire… Si je dois sauvegarder quelque chose de bien, c'est uniquement les moments passés en sa compagnie et je ne crois pas quelqu'un veuille lire ça.
- Moi, je le ferais.
Nott leva un regard interloqué vers Albus mais ce dernier lui souriait agréablement.
- Si vous passez par Londres, Monsieur Nott, et que vous savez que j'y suis, n'hésitez pas à venir me rendre visite. Je ne peux pas croire un seul instant qu'il n'y ait eu que du négatif.
Albus inclina poliment la tête et se détourna de lui pour retourner auprès de Scorpius et de Rose Granger.
- Quel voyage éprouvant ! Je n'arrive pas à croire que nous ayons vécu une telle chose. Albus, j'ai reçu un télégraphe de ton père et il souhaite que nous nous rendions chez lui le plus vite possible. Vous êtes aussi nommé dans ce message, Monsieur Malfoy.
- Faisons ça, dit Albus, il va vouloir tout savoir mais je préfère ça que passer du temps dans un poste de police. S'ils veulent un rapport, je le détaillerais demain.
- Qu'il en soit ainsi, conclut Scorpius.
FIN
