Auteur: Swato

Pairing: Scorpius X Albus

Disclaimer: Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Snif

Note: pas de spoil dans ce chapitre, et dans aucun autres... je crois

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MADLY IN LOVE


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Enfance troublée

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L'enfance est un papillon qui se hâte de brûler ses blanches ailes aux flammes de la jeunesse.

Aloysius Bertrand

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D'aussi loin que je me souvienne, les familles Potter et Malfoy se sont toujours détestées. Mon père avait haït Draco Malfoy et mon grand père avait méprisé Lucius Malfoy en son temps. Quoi de plus logique donc pour moi que haïr le petit dernier de la lignée ?

Scorpius Malfoy. Je ne le connaissais pas encore, mais j'avais hâte d'en découdre.

Mon père avait toujours une étincelle dans le regard quand il parlait de ses joutes verbales avec Draco Malfoy, comme si tout les instants qu'il avait passé à se battre avec lui lui avait laissé une sorte de combativité à toute épreuve, le goût de la bataille et de la répartie bien sentie. J'avais hâte de me battre moi aussi. Je m'imaginais un blondinet arrogant, nos yeux brilleraient de haine à chaque fois que l'on se croiseraient, les mots méprisants sortiraient de nos bouches sans le moindre effort et je fantasmais sur les insultes que l'on se cracheraient presque. J'en avais assez de ce monde de bisounours, bien rangé et bien ordonné. Je voulais de l'action, de la violence, une étincelle de folie dans cette vie morne.

Être le second rejeton de la famille Potter n'est pas une bonne position. Je ne sais même pas si c'est parce que je suis classé dans cette position de deuxième ou parce que mes parents m'aiment moins. Tout d'abord, il y a James Potter. Le courageux et gentil James Potter dont mon père est si fier, celui qui lui ressemble le plus. On voit qu'il l'aime rien qu'en voyant ses yeux se poser sur lui. Je ne hais pas mon frère, au contraire, nous avons une bonne relation, mais dès que je voyais mon père le regarder, je ne pouvais m'empêcher cette pointe de jalousie de broyer mon cœur. Lily, c'est la petite dernière, la préférée, la seule fille, celle que tout le monde admire pour ses talents de dessinatrice et pour sa joie de vivre quasi-constante. Et dans cette famille, paumé parmi les paumés, il y a moi. Albus Potter, 11 ans, détraqué et pas à ma place.

Je n'ai jamais été un casse cou, j'aime lire plus que tout au monde et je ne suis pas assez remuant selon ma mère. Des fois, j'ai l'impression que mon père a peur de moi. Quand il me regarde, il y a cette distance qu'il met entre nous, bien qu'il ne cesse de répéter que je suis Albus Severus Potter ! Le garçon qui porte le nom de deux directeurs de Poudlard les plus courageux qui aient jamais existé !

Je n'ai jamais été du genre optimiste, je suis plutôt dépressif à mes heures même. Et je crois que je n'ai jamais été aussi malheureux que le jour où je me suis rendu compte que je faisais tâche dans cette belle petite famille qu'est la mienne. La famille presque parfaite. Presque parce que je suis dans le chemin.

La première fois que je m'en suis aperçu, c'était en pleine réunion de famille. Le 31 juillet pour l'anniversaire de mon père qui fêtait ses 41 ans plus précisément. Assis, je regardais la nappe trouée de la table de jardin sur laquelle nous nous étions installés. Je m'amusais à passer mes doigts dedans en écoutant d'une oreille les jacasseries de mes oncles et tantes. Les rires étaient joyeux et me transperçaient comme des milliers de poignard dans l'estomac. Des amis du ministère étaient là aussi et mon père pouvait enfin montrer sa famille au grand complet et étaler notre bonheur à la face du monde. On avait dû chasser des photographes à la barrière de la maison parce qu'ils devenaient trop envahissant. J'avais vu Rita Skeeter boiter jusqu'à l'aire de transplanage quand Oncle Ron lui avait mit un bon coup de pied au derrière. Ça m'avait fait quelque chose, un coup au cœur étrange, une sensation désagréable. Je me sentais honteux. On ne frappait pas les femmes.

- Cette femme n'est pas une femme, c'est une saloperie de cafard ! Avait répliqué Ron d'un ton mordant.

Ce qu'elle était vraiment selon mon père. Mais voir Ron frapper cette femme, aussi ignoble soit-elle, devant nos yeux m'avait choqué. Mon père ne semblait pas offusqué, ce que je trouvais encore plus intolérable. Il n'avait jamais été violent de cette façon avec ma mère, et encore heureux. Mais qu'il soit aussi indifférent à ce qui venait de se passer me dérangeait. Je n'en parlais pas cependant, je me forçais à me taire, fermant la bouche en une ligne pincée pour me forcer à garder le silence. Je ne parlais pas beaucoup avec mes parents, je me contentais d'écouter.

Après avoir prit un dessert fait maison par grand-mère Molly, ils avaient tous décidé de faire une partie de quidditch dans le jardin.

- Eh Albus !? Tu ne viens pas nous montrer comment tu voles ! ?

- N-Non... merci. Fatigué, avais-je balbutié.

J'avais secoué la tête, je n'aime pas le quidditch. J'étais resté sur la terre ferme, regardant les joueurs évoluer d'en bas, assez impressionné et même jaloux. Ce n'est pas que je n'aimais pas le quidditch, je ne savais tout simplement pas voler. Il y a des gens qui sont doués pour ça, moi je ne le suis pas. Je ne sais pas voler et la hauteur me dérange. Toujours est-il que Oncle Ron avait dit une phrase en descendant de son balais, cette phrase qui resta longtemps ancrée dans ma mémoire.

- C'est bizarre que tu n'aimes pas le quidditch. On en viendrait presque à se demander si tu es vraiment un Potter ! Ajouta t-il d'un ton rieur.

On se demande si tu es vraiment un Potter. Il était là le problème. Les autres avaient du mal à croire que j'étais un Potter. Et ils n'étaient pas les seuls. Moi aussi, j'avais l'impression d'être un étranger pour moi-même et pour les autres. Ma famille n'était pas vraiment la mienne, et je me sentais gêné avec eux, sans en savoir réellement la raison.

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TBC ...

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A suivre...

Un petit chapitre de début. Les autres sont beaucoup plus long, je vous rassure ^^

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