Bonjour tout le monde, voici le second chapitre, j'espère qu'il vous plaira autant que le premier.

Bonne lecture !


CHAPITRE SECOND :


Une respiration profonde venant de la chambre 421 pouvait se faire entendre. Les infirmières, à qui l'Hokage avait demandé de ne pas venir les déranger, ne pouvaient s'empêcher de vouloir jeter un coup d'œil à l'intérieur. Surtout que depuis un certains moment plus aucun bruit ne se faisait entendre, hormis cette respiration qui semblait leur indiquer que la personne qui dormait, le faisait du sommeil du juste.

En effet, si elles avaient regarder, elles seraient tombées sur une Sakura complètement avachis sur une chaise, de la bave coulant au coin de sa bouche et le pot d'encre qu'elle gardait religieusement contre elle s'était complètement renversé, lui offrant une magnifique et gigantesque tache noire sur son buste. Cela faisait quelques heures que l'Hokage avait effectué le rituel, curieuse de ce qu'il allait en ressortir, Sakura était restée sur place. Mais son manque de sommeil, du à ses trop nombreux cauchemars, avait eu raison d'elle et sans s'en apercevoir elle avait glissé dans les bras de Morphée.

Tsunade ouvrit les yeux et fixa de son regard l'être étendu près d'elle. Tant de souffrance, tant de haine. Tant d'innocence gardée intacte alors que le monstre avait rodé si près de son cœur. Les larmes lui montèrent aux yeux. Des hommes avaient fait cela, des êtres humains. Et même si il s'agissait d'une autre dimension, d'un autre temps elle, qui était humaine, ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. L'homme est si facilement corrompu, cela aurait put être elle. Et alors que ses larmes sillonnaient ses joues de milles pardons, elle s'immergea dans de profonds lacs verts qui, non content de dénuer son âme, lui offrirent le pardon tant recherché. Il lui offrit la porte de la rédemption pour toutes ses fautes et ses faiblesses.

« Nawaki, Dan. Je suis libre. »

Atteignant son cœur jusqu'au plus profond d'elle-même, elle enserra le jeune homme de toute sa force. Sanglotant comme une petite fille, elle parla de sa vie, de ses erreurs, de ses joies. Pour toute réponse une main caressa son dos en de longs mouvements qui finirent de la libérer.

Harry caressait lentement le dos de Tsunade tout en réfléchissant. Lui qui espérait pouvoir se reposer après ces années de guerres ne pouvait s'empêcher de sourire devant le volte face que venait de lui faire le destin. Pas qu'il n'en ait pas l'habitude, mais il avait espérer. Visiblement la magie avait d'autres projets pour lui. Alors qu'il tentait de comprendre tout ce que Tsunade et ses autres lui venaient de dire, il sentit un long frisson de fatigue parcourir son corps, et sans aucune autre forme de procès sa magie l'endormit.

Tsunade respira profondément après cet excès d'émotion, et se dégagea lentement de l'étreinte bénéfique du garçon. C'est en se relevant, qu'elle remarqua qu'il s'était rendormit. Avec un doux sourire sur les lèvres, elle le réinstalla bien confortablement dans le lit. Lui remettant une mèche de cheveux en place, elle se tourna vers la deuxième respiration profonde de la pièce. Secouant la tête d'amusement, elle déplaça Sakura sur un autre lit de la pièce, lui enleva le pot d'encre des mains et sortit en direction de son bureau. Elle avait beaucoup de choses à faire, et le monticule de documents qu'il lui faudrait manipuler ne lui fit même pas peur. Inutile, de vous d'écrire le visage de pure stupéfaction qu'afficha Shizune.

Quelques heures plus tard dans le bureau de l'Hokage…

« -Alors quelle est ta conclusion ? demanda Jiraya, assis sur le bord de la fenêtre les deux jambes tombants dans le vides.

-Il n'est pas dangereux. Enfin, si, il est dangereux mais, sa vie… Sa vie Jiraya, si tu savais.

-Et bien explique moi. Lui demanda-t-il en se tournant vers elle.

-C'est assez compliqué. Attends quelques secondes, je vais demander à Shizune de nous apporter quelque chose à grignoter et d'annuler mes activités de l'après-midi. »

Disparaissant par la porte de son bureau, Jiraya entra complètement dans la pièce. Jetant un coup d'œil aux papiers sur son bureau, il attrapa un document qui trônait sur le bureau. Une photo. Non, en faite deux photos qui avaient été collées ensemble avec du scotch. Deux personnes si différentes, avec un sourire immense plaqué sur le visage. Un seul point commun : Tsunade et le très célèbre collier présent à leur cou. Un triste sourire s'étala sur les lèvres du Sannin, visiblement la blessure ne s'était pas refermée avec le temps.

Les yeux dans le vague, Jiraya fût tiré de sa rêverie morose quand la porte claque violemment contre le mur. Tsunade entra, un plateau dans les mains et vint s'installer à son bureau. Poussant tous les papiers à terre avec une joie malsaine, elle posa son plateau et fît signe à Jiraya de s'installer. Voyant la photo entre les mains de Jiraya, un doux sourire orna son visage. Délicatement elle lui prit la photo et la plaça sur une commode près de son bureau. Elle resta un moment pensif le regard toujours tourné vers la photo avant de demander à Jiraya de s'installer. Prenant une profonde inspiration, elle planta ses yeux dans les siens et lui expliqua sa rencontre avec Harry.

« -J'ai effectué un rituel qui permet d'entrer dans l'esprit d'une personne, et non pas comme les techniques de la famille Yamanaka, celle-ci te permet de dialoguer avec l'autre personne. De parler dans son esprit si tu veux. L'une des particularités de cette technique est que l'esprit est incapable de dire des mensonges, de « penser » des mensonges va t'on dire. Ainsi, nous pouvions nous taire, mais dés que l'un de nous parlait ce n'était que la vérité. Voilà pourquoi nous pouvons lui faire confiance. En faite là où j'ai été surprise, et pas qu'un peu quand j'y repense. Harry, oui c'est son prénom, possède trois… Comment dire ?... Nous dirons qu'il possède trois entités indépendantes de lui-même. Donc avec leur propre façon de penser, d'évoluer, de voir le monde. Ces trois entités sont Harry. Chacun d'elle est Harry à un certain moment de sa vie. Prenons un exemple pour que tu comprennes mieux. Dans la vie d'une personne il y a des moments difficiles, et bien à certains moments de la vie de Harry ces changements ont été si grands qu'ils ont forcé Harry à changer. Il a été obligé de changer, et pas de la manière la plus douce qui soit. Ainsi, chacune de ces entités est Harry à un certain moment de sa vie.

-Tu veux dire qu'elles représentent Harry avant les changements ?

- Oui. Ces changements ont été si importants que son esprit a dû complètement se transformer. Hors ceci est impossible. Mais comme la pression a été très forte autours de lui, son esprit a trouvé une autre sortie de secours : il s'est scindé en deux, trois puis quatre parties.

-Comment ça quatre parties ? Ne m'as-tu pas dit qu'ils étaient trois ? Demanda Jiraya réellement intrigué.

-Oui, il y a trois entités et Harry. Ce qui fait bien quatre. Mais en fait, le plus intrigant, même si c'est déjà quelque chose de pas croyable, c'est que chacune de ces entités ont évolué, elles ne sont pas restées dans la phase d'avant changement. Elles ont continué à grandir comme n'importe qu'elle personne. Non pas de façon physique bien sur, elles ne sont pas physiques. Mais psychiquement elles ont évolué. Et pour en venir au plus intrigant, la façon dont elles ont évolué est complètement différente d'une entité à l'autre.

-Et bien oui. C'est logique tu as dit qu'elles étaient indépendantes. Pourquoi veux-tu qu'elles évoluent de la même façon ?

-Et bien l'une de ces entités a le caractère très doux de quelqu'un qui sait. Il a une connaissance immense, comme un sage. C'est la première entité qui a été créée. Elle possède une image ressemblant à Harry lors de ce premier changement : un enfant portant des nippes trop grandes pour lui. La deuxième entité est un adolescent arrogant comme je n'en ai jamais vu. Il semble dédaigner le monde autours de lui, le monde dans lequel vivait Harry n'avait pas des attentions louables envers lui, ainsi cette entité hait les autres. La troisième entité ressemble à un adulte bien que lui donner un âge soit impossible. Il semble vide de toute expression, un peu comme Saï tu vois ? Bien que lui ne tente pas d'essayer de sourire et de comprendre les autres, il observe, juge et passe. Tous les trois ont l'air relativement soudés bien que je pense que celui qui ait le dernier mot lors de décisions à prendre soit cette dernière entité… Le visage de Tsunade se perdit dans ses réflexion pendant que ça phrase se terminait dans un souffle.

-Mais… Et Harry ? Enfin je veux dire, Harry le garçon physique, celui que j'ai tenu dans mes bras. Lui, que sais-tu de lui ? Comment vit-il avec ses entités ?

-Et bien… A proprement parler je n'ai pas eu de conversation avec lui.

-C'est-à-dire ?

-Et bien… Lorsque je suis sortie de son esprit il était réveillé, et moi bouleversée par ce que les trois entités venaient de me dire. Lorsque j'ai ouvert les yeux, ils étaient là : verts, obsédants. A me regarder comme si j'étais une petite fille, me pardonnant toutes mes erreurs et me libérant d'un poids dont je ne connaissais pas l'existence… Souffla Tsunade pendant que son regard se perdait dans son souvenir. »

Un silence se déposa dans la pièce. Tsunade fixait le mur vaguement alors que Jiraya la regardait un sourire tendre s'étirant sur ses lèvres : « Enfin, elle se pardonne. »

Ne pouvant appeler son interaction avec ce «Harry » comme étant une conversation, ils décidèrent d'un accord commun d'attendre son prochain réveil. Bien que Tsunade était la seule à décider du sort du jeune homme.

Ce fut au cours de cette conversation que le principal intéressé s'éveilla dans sa chambre d'hôpital. Ses yeux papillonnèrent sous la lumière vive entrant par la fenêtre. Ses courbatures lui arrachèrent quelques grimaces alors qu'il se mettait en position assise. Laissant son regard voguait sur la pièce, il constata rapidement qu'il se trouvait dans une chambre d'hôpital, et que le lit d'à côté était occupé. S'il fut surpris de rencontrer une personne, autre que Nymphadora Tonks, avec une chevelure rose il n'en laissa rien paraître, à part une évidente curiosité. Ses triplés lui avaient fait part de toutes leurs suppositions ainsi, il était probable qu'il se trouvait dans un monde parallèle, ou alors il avait remonté le temps jusqu'aux prémices de la magie. Etrange n'est-il pas, comment Voldemort avait réussi à lui compliquer encore plus la vie ? pensa t'il avec (beaucoup) d'ironie. Une fois sorti des limbes du sommeil, il fit une rapide analyse de son corps, observant maussade les bleus parsemant sa peau et sa cheville douloureuse. Ne pouvant rien faire pour ses bleus, il ramena ses jambes vers lui, et enleva la bande qui maintenait sa cheville à sa bonne place. Avisant un pot d'encre sur la table de chevet, il s'en empara et souffla pour se concentrer. Pour une fois qu'il n'était pas pressé par le temps cela lui fit tout drôle. Habituellement, il n'avait pas le temps de réfléchir à ses runes et leur construction, et n'avait pas d'encre à porté de mains. Tout lui venait instinctivement dans la précipitation, et maintenant qu'il pouvait prendre son temps pour réfléchir à ce qu'il allait faire, il fut un peu perdu.

Trempant l'un de ses doigts dans le pot d'encre, il souffla un peu de magie dans ses doigts et les couches d'air au dessus de sa cheville. Son choix s'arrêtant sur une rune spécifique de guérison, il la fixa dans l'air via sa magie et l'encre. Puis, dans un scintillement doré, la rune se dissolvant dans l'air, elle se précipita sur sa cheville. En trois secondes sa cheville foulée n'était plus qu'un mauvais souvenir. Un fin sourire étira ses lèvres pendant qu'il descendait de son lit. S'approchant de la fenêtre, ses yeux s'égarèrent sur le village qui s'étendait sous lui. Accrochant du regard les enfants qui courraient, les commerçants, les restaurants, toute cette luminosité, toute cette vie, son sourire s'élargit.

Impulsif.

Il sortit de la chambre pour aller dehors.

Marchant de ci, de là, Harry regardait émerveillé la vie autours de lui. Passant près d'un stand de fleurs, il emporta avec lui des fragrances joyeuses, joueuses, qui faisaient remonter en lui un sentiment de plénitude, si peu éprouvé. Bousculé par un groupe d'enfants à la poursuite d'un chat, il tourna sur lui-même et ça le happa. Tout son être concentré sur cette falaise, gigantesque monument, admirable.

Respect.

Respect à ces personnes, qui du haut du ciel semblaient veiller, protéger, aimer ce village.

Inspirant profondément, Harry se détacha comme à regret de sa contemplation et continua sa promenade. Errant dans les avenues, son regard ne se posant jamais assez longtemps sur quelque chose, il finit par arriver aux terrains d'entrainements. S'enfonçant quelque peu entre les arbres, Harry ne pouvait qu'admirer les différences entre cette forêt et la seule qu'il n'ait jamais visitée : la forêt interdite.

Ici pas de racines vicieuses ou de branches basses, ici pas d'hurlements effrayants d'une quelconque créature, ici pas de sentiment étouffant qui vous pressait de fuir.

Non, rien de tout ça.

Les quelques racines sortant du sol étaient épaisses et il s'imaginait déjà se lover entre elles pour se perdre dans un cocon de réconfort. Telle une étreinte maternelle, avec pour seule mère Dame Nature. Les branches, hautes, paraissaient être des ponts entre chaque arbre. Comme si le contact de tous leurs frères leur permettait de s'élever un peu plus vers le soleil. A ses oreilles seul le pépiement des oiseaux, et au loin, les brames de quelques cerfs, tout près la brusque fuite d'un rongeur suivi très prés par le renard.

Apaisante.

Relaxante.

En un mot : curieux.

Pour Harry, les quelques endroits boisés qu'il avait visité avaient définis « la forêt ». L'effrayante forêt interdite, dans laquelle il s'était à la fois perdu, fait pourchasser par des accromentulas et un loup-garou, et le summum : fait tuer par Tom. Et les différentes forêts qu'il avait traversées avec ses amis lors de la chasse aux horcruxes, ne lui avaient pas parues meilleures. Pas pire - était-ce seulement possible ? - mais pas meilleures…

Marchant d'un pas lent et léger, il se faufila entre les arbres, passant, de-ci de-là, sa main sur les troncs vénérables, effleurant une feuille, son regard englobant le monde autours de lui. Un sourire apaisé se glissa sur ses lèvres. Une excitation intense courant dans ses veines le prit soudainement et impulsivement ses jambes se pressèrent. Son sourire devint rire, ses yeux brillaient de milles feux. Ne regardant plus son chemin, il tournoyait dans une joie enfantine de celui qui trouve ce qu'il ne se savait pas chercher.


J'espère que vous avez aimé ^^

Tout comme pour le premier chapitre j'attends avec impatience vos réactions et si vous avez des idées des envies à faire apparaitre dans cette histoire n'hésitez pas !

D'ailleurs la review de senseiAerlinne est bel et bien restée dans un coin de ma tête, je verrai bien ce que j'en ferai ^^ pour ce qui est de celle de EveJHoang je verrai, je n'y avais pas trop pensé au debut parce que Kyubi, ben... c'est Kyubi ^^ donc je verrai