Ce chapitre est un peu dépressif mais j'espère qu'il vous plaira.

On m'a signalé que les liens du dernier chapitre ne marchait pas. Par conséquent, je les ai mis sur mon profil, si ça vous intéresse.

Les personnages et l'histoire originale ne m'appartiennent pas et son à l'auteur original de Bleach, sauf quelques un qui son de mon invention personnelle.

J'ai écrit ce chapitre sur la musique godric's hollow graveyard de l'ost de harry potter, si vous voulez vous mettre dans l'ambiance.


Chapitre 1 :

Terrible remord

Tout était vide autour d'elle. Elle ne voyait rien à part elle-même. Tout était noir. Elle ne ressentait rien. Aucune odeur, aucune chaleur, aucun son, aucun reiatsu, rien. Tout n'était que Néant absolu. Baissant la tête sur son corps, elle vit qu'elle était nue. La peur commença à monter en elle. Que faisait-elle là ? Comment était-elle arrivée dans cet étrange endroit ? Et pourquoi ? Dans quel but l'avait-on emmené là ?

Soudain, elle sursauta en entendant un bruit. Ce bruit… elle le connaissait… C'était un bruit de pas… C'était le bruit de SES pas. Calme et lent. Aussitôt, elle se retourna. Oui… c'était bien lui… IL était là, dos à elle, marchant calmement droit devant lui, s'enfonçant lentement dans ces terrifiantes Ténèbres qui les entouraient, s'éloignant d'elle. Seul le bruit de ses pas brisait le silence pesant de cet horrible endroit. Hésitante, la jeune femme fit un pas en avant et, de sa voix dans laquelle tant de sentiments étaient mêlés, elle questionna la silhouette qu'elle connaissait si bien :

- Ulquiorra-kun ? C'est toi ?

- Cependant, seul le bruit de ses pas s'éloignant d'elle lui répondit. Ne se décourageant pas, et sentant la peur s'insinuer dans son cœur, elle s'exclama un peut plus fort en marchant dans sa direction :

- Attend-moi !

À nouveau l'arrancar l'ignora et s'éloigna encore un peu plus, ne semblant pas perturbé par les appelles de la jeune femme.

- Ne part pas, je t'en pris !

Et une fois de plus, seul cet angoissant bruit de pas s'éloignant toujours plus d'elle lui répondit. Aussitôt, la panique posséda son cœur désespéré et elle se mit à courir vers cet homme qui le lui avait volé et lui ouvert les yeux sur la dure réalité des choses. Cet homme qui avait détruit son innocence et ses rêves pour la soumettre à son maître. Cet homme qui, malgré son aveugle loyauté pour son maître, avait défié ses ordres en secret pour tenter de lui redonner le sourire. Cet homme qui, après avoir participé à la destruction de son âme et de son cœur sans la moindre émotion, avait réussi à les réparer, tant bien que mal.

Enfin, elle se retrouva à seulement quelque pas de lui. Elle y était presque. La jeune femme tendit la main vers lui pour l'attraper et le forcer à s'arrêter, mais, lorsque le bout de ses doigts fin entra en contact avec le vêtement immaculé, l'arrancar se désagrégea instantanément comme un nuage de cendre blanche avant de disparaitre totalement, et le Néant qui avait d'abord entouré la rousse l'enveloppa à nouveau, comme si rien ne s'était passé.

Sentant les larmes embuer ses grands yeux gris, Orihime porta ses mains à son cœur en tremblant légèrement et laissa couler ses larmes :

- Ulquiorra-kun… Non… pas ça… Non… Non ! NON ! ULQUIORRA-KUN ! PITIE ! NE M'ADANDONNE PAS ! NE M'ADANDONNE PAS ! Ne… m'abandonne… pas…

Accablé par la tristesse de l'avoir perdu une fois de plus, la jeune se laissa tomber à genoux et pleura en serrant les poings contre se qui semblait être le sol, ses longs cheveux de feu venant voiler son jeune corps nu et sans défense.

- « Ulquiorra-kun… Alors… je ne le reverrais … plus jamais… ? »

Soudain, un puissant reiatsu apparu et bloqua sa respiration l'espace d'un instant, tant il était dense. Elle connaissait ce reiatsu. C'était le sien. Elle en était persuadée. Cette sensation d'avoir un océan au dessus du ciel, elle l'avait déjà ressentit une fois. Ça ne pouvait être que lui.

Reprenant courage et espoir, la jeune femme se releva et couru en direction de l'origine de cette puissant pression spirituelle, son cœur battant à tout allure. Elle ne voyait pas où elle allait, mais cela lui importait peu, si c'était pour LE revoir. Elle se laissait guider par ses sens pour le retrouver.

Au bout de plusieurs minute de course, elle aperçu enfin quelque chose dans ces étouffantes Ténèbres. Elle était encore trop loin pour pouvoir discerner quoi que ce soit et tout ce quelle voyait était un fin trait de lumière vertes. Plus elle se rapprochait, plus elle sentait les battements de son cœur s'accélérer et l'appréhension grandir en elle. Comment réagirait-elle face à lui ? Elle avait tellement hâte de le revoir, de pouvoir s'excuser de n'avoir pus le sauver, de pouvoir lui dire ce qu'elle n'avait jamais osé lui dire.

C'est alors qu'elle le vit enfin. Il était là, dos à elle, tenant sa lumineuse lance verte dans sa main griffue et couverte de fourrure noire, ses longs cheveux d'encre tombant dans son dos immaculé et ailé, sa queue de démon fouettant l'air tandis que les Ténèbres semblaient s'évaporer autour de lui comme un nuage de brume. Essoufflée et anxieuse, la jeune femme s'arrêta et regarda l'arrancar sans savoir quoi faire ni quoi dire. Toujours dos à elle, il releva sa tête vers le ciel, et observant une chose que seul lui semblait voir, il s'exclama de son habituelle voix froide et neutre :

- Que fais-tu là femme ?

Indécise, Orihime lui répondit d'une voix faible :

- J… je… Ulquiorra-kun… Je… Je suis… Je suis si heureuse de te revoir… Je… j'ai cru que…

- Ce plaisir n'est pas partagé, femme. Par ailleurs je ne comprends pas quel plaisir tu peux retirer de revoir celui que tu as tué. coupa le brun en se retournant de trois quart vers elle.

La jeune femme sursauta et écarquilla les yeux, choquée face à cette accusation, et frissonna devant l'étrange regard jaune et vert de l'homme, qui semblait transpercer son âme.

- Que… Qu'est-ce que… Mais… Mais je… Ce… C'est faux… Je… Je ne t'ai pas…

- C'est la vérité, femme. La personne qui m'a tué n'est nul autre que toi.

- C'est faux ! cria la jeune femme en secouant la tête négativement, tentant de retenir ses larmes.

- C'est l'unique vérité, femme. Alors cesse de la nier.

- Non, c'est faux ! Je ne t'ai pas tué ! Ce n'est pas moi ! C'est…

- Kurosaki Ichigo ?

La rousse sursauta à nouveau, les larmes aux yeux et les mains serrées contre son cœur, et contesta aussitôt :

- Non ! Ce… Ce n'est pas Kurosaki-kun qui t'as tué ! C'est… C'est son hollow !

Le brun ferma les yeux et soupira, puis regarda à nouveau la pauvre fille en larme dans les yeux et répondit :

- Il est vrai que dans la forme, c'est bien cette créature dénuée de tout sens moral qui m'as porté le coup de grâce. En revanche dans le fond… c'est bien toi qui m'as tué, car, n'oublie pas que, si il est apparu, c'est parce que tu l'as appelé pour qu'il vous sauve, toi et ton ami Quinci.

Prenant conscience de la dure vérité, l'humaine écarquilla les yeux et baissa la tête vers le sol, ses larmes roulant à nouveau sur ses joues. Perdu dans ses pensées, elle ne vit pas l'ébène s'approcher d'elle et ne s'en rendit compte que lorsqu' elle sentit ses griffes s'enfoncer doucement dans sa chaire, au même endroit où le brun avait son trou de hollow, la faisant saigner. Aussitôt elle se recula et lança un regard effrayé au jeune homme, portant ses mains à sa blessure.

- Par ailleurs, tu n'as pas non plus essayé de me sauver lorsque j'ai commencé à disparaitre sous tes yeux. Tu t'es contenté de me regarder disparaitre.

- Non tu te trompe ! J'ai essayé d'attraper ta main, lorsque tu l'as tendue vers moi ! Je te le jure ! Je…

- Et quand bien même tu l'aurais saisie, cela n'aurait changé en rien ma mort imminente. Ne te cherche pas des excuses, femme. Les faits son là. C'est toi et toi seule m'as tué.

Et sans attendre la réaction de la jeune femme qu'il avait, une fois de plus, brisé mentalement, il leva sa main griffue et, sans aucune pitié, l'enfonça dans la poitrine à découverte de la jeune, là où lui-même avait son trou de hollow.

Orihime n'eut pas le temps de faire le moindre geste et sentit la main meurtrière s'enfoncer dans son corps avec autant de facilité que si c'était de l'eau. Pendant un instant sa respiration fut coupée et elle écarquilla les yeux de douleur. Elle ne sut pas dire se qui lui faisait le plus mal. La douleur physique ou la douleur morale de voir l'homme qu'elle aimait la tuer sans le moindre remord. Reprenant contenance, elle cracha du sang sur l'avant bras couvert de fourrure noir du jeune homme, et releva difficilement la tête vers lui, ses yeux baignés de larmes de souffrance et d'incompréhension.

- Une vie pour une vie. Ma vengeance est accomplie. l'éclaira-t-il avant de retirer sa main de sa poitrine et de s'en aller en silence, sans un regard un arrière pour sa victime.

La jeune femme se réveilla en sursaut, le visage baigné de larme, le souffle court, ressentant encore la douleur dans son thorax, les accusations du brun revenant en boucle dans son esprit.

- Tu as encore fait un cauchemar n'est-ce pas ? s'enquit un voix grave et inquiète à ses côtés.

La rousse se tourna vivement vers la voix et se crispa en voyant le visage si semblable au SIEN de son mari.

- D… Douyou-kun…

Le jeune homme se redressa et la pris dans ses bras pour tenter de la calmer, mais la réaction de sa femme ne fut celle escomptée. Au lieu de se laisser faire elle le repoussa violemment en lui criant de ne pas la toucher. Ne voulant pas la brusquer il obéit et s'éloigna un peu d'elle. La jeune femme semblait terrifiée. Elle tremblait de tout son corps, s'était recroquevillée sur elle-même, et des larmes coulaient sans cesse de ses yeux, alors qu'elle répétait sans cesse de ne pas la toucher.

- Je ne sais pas ce qui t'es arrivée avec ce Ulquio…

- Ne prononce pas son nom ! cria la rousse en se prenant la tête entre les mains et pleurant de plus bel.

- … Quoi qu'il en soit je dois vraiment beaucoup lui ressembler pour que tu réagisses de la sorte, Hime-chan.

- C'est ma faute… tout est ma faute… ma faute…

Inquiet le jeune homme tendit la main vers elle et, avant même qu'il puisse l'effleurer du bout des doigts et frappa sa main et cria :

- Ne me touche pas ! Laisses moi tranquille ! Vas-t'en !

Aussi blessé que si elle lui avait dit qu'elle ne l'aimait pas, le brun retira sa main, se leva hors du lit et sortit de la chambre en s'excusant et la prévint, même si il doutait qu'elle l'entende vraiment, que si elle avait besoin de quoi que ce soit, il serrait dans la chambre d'ami.

Une fois que son mari fut partit, la jeune femme tendis la main vers sa commode et prit la rose semblant faite de cristal qui s'y trouvait. Aussitôt elle l'a serra contre son cœur et pleura en se morfondant pendant plusieurs heures.

10 ans. Cela faisait maintenant 10 ans qu'IL était mort. Non… qu'elle l'avait tué. 10 longues années durant lesquelles elle avait espéré le revoir, ou l'oublier. Mais aucun de ses espoirs ne s'étaient réalisés. Il n'était jamais revenu et elle pensait de plus en plus à lui. Elle avait toujours souffert en silence. Mais maintenant… la souffrance et le remord de n'avoir rien tenté pour le sauver était trop forts. Elle n'en pouvait plus c'était trop. Il fallait que ça cesse.

Aveuglé par le désespoir, la jeune femme posa la rose sur l'oreiller, se leva et se dirigea à pas lents vers la fenêtre. Elle l'ouvrit, brisa la vitre, prit un morceau de verre et alla se rallonger et murmura entre ses pleurs :

- Pardonnez-moi les amis… mais… je n'en peux plus…

D'un geste sec, la jeune femme brisé se coupa au poignet et poussa un cri de douleur en lâchant le morceau de verre. À demie consciente, Orihime prit la rose dans ses mains et la serra une fois de plus contre son cœur. Elle entendit une voix lointaine crier son nom, et sombra dans l'inconscience.


Merci d'avoir lu.

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