Caspian se réveilla le premier, il se leva, car en tant que Roi de Narnia et de Telmar, il avait des obligations envers ses sujets. Il regarda tendrement sa Belle endormie. Susan dormait paisiblement, un sourire amoureux sur ses lèvres et ses doux cheveux châtains étalés sur l'oreiller. Il la trouva si belle et si paisible qu'il n'osa point réveiller la douce reine.
Il se prépara donc et descendit rejoindre la reine Lilliandil et ses trois fidèles compagnons pour prendre le petit déjeuner.
Le roi franchit les portes de la pièce et salua sa femme.
-Madame, dit –il.
-Monseigneur, dit-elle comme unique réponse. Vous êtes de très bonne humeur ce matin.
Caspian repensa à Susan, un doux sourire apparut sur ses lèvres et ses yeux pétillèrent.
-Oui d'excellente humeur dit il en s'installant à table.
-Messire, dirent alors Ripitchip, Trompillon et le Professeur Cornélius.
-Bonjour mes chers amis, dit-il tout sourire.
Il prit alors son petit déjeuner, puis fila dans la salle du trône.
Pendant ce temps là, Susan se réveilla, ne sentant plus ni la chaleur, ni la présence de son amant contre Elle. A la place ou se tenait Caspian, Elle découvrit un billet écrit par le Roi.
« Mon Amour,
Je suis désolé de ne pas être présent à ton réveil, mais tu dois savoir ce que sont les obligations royales. Je t'ai fais porter une robe qui je l'espère, te plaira. Un petit déjeuner t'attend. Si tu le souhaites, tout est prêt pour un bain chaud dans la salle attenante.
Je t'aime.
X. »
Susan sourit tout en le billet de Caspian.
-Je t'aime, murmura t'elle.
Elle se leva, enfila la chemise de Caspian, qui était restée par terre. Elle prit son petit déjeuner, puis fila dans la pièce contigüe pour prendre un bain chaud.
Une fois le bain prit, Susan découvrit la robe choisit par le Roi : une magnifique robe Bleue nuit. Susan l'enfila et se regarda dans le miroir.
-mm mm, tu as quelque chose de changer ma vieille, dit elle en souriant.
Elle décida alors d'aller faire un tour dans le château. *Qui sais, peut être apercevrais-je Caspian* pensa t'elle.
Ce dernier avait réunit le Conseil dans la salle du Trône. Il essayait en vain d'expliquer que son mariage avec la reine Lilliandil était caduc, qu'il avait commis une erreur, que dans ces conditions, il n'y aurait jamais d'héritier au trône. Tout cela sans jamais faire illusion à Susan. Tous savaient qu'il n'avait jamais réussi à oublier la reine de l'ancien temps.
Le conseil décida alors de délibérer, Caspian, suivit de Trompillon, Ripitchip et du professeur Cornélius, sortirent de la salle du Trône.
Tout le monde, dans le château avait reconnu la Reine Susan. Cette dernière avait quémandé timidement un cheval. Pendant qu'elle attendait, Caspian et ses trois fidèles amis arrivèrent dans la cour.
-Barbiche et bois de lit ! C'est la Reine Susan, dit alors Trompillon en l'apercevant.
-Oui, lui répondit amoureusement Caspian, c'est bien Elle.
On apporta à Susan une haquenée blanche. Au moment ou Elle mettait son pied à l'étrier, Elle aperçue une Belle Dame Blonde. Elle suspendit son geste.
-Qui est-ce ?, demanda t'Elle.
- c'est la Reine Lilliandil, la femme de notre bon Roi, répondit alors l'écuyer.
Caspian qui avançait à al rencontre de Susan, se retrouva fusillé par deux Topazes, les yeux de la reine Susan qui s'était retournée vivement à son approche.
Elle chevaucha alors rapidement son haquenée. Caspian saisit les rênes du cheval.
-Susan, dit il seulement.
- Plait-il Messire, dit-elle sèchement sur les rênes pour les retirer de sa poigne.
-Calme toi, je t'en prie, lui demanda t'il tout bas.
-Je suis très calme, répondit t'elle d'une voix calme et froide.
La jeune femme fit faire demi-tour à son cheval en gardant la tête haute et partie d'un puissant galop.
-Apporte-moi Destrier, ordonna t'il à l'écuyer.
-Mais, Messire, il…
-APPORTE LE MOI !, cria t'il.
Ce qui fut fait.
Caspian partit donc au triple galop à la suite de l'ancienne Reine.
Bien sur La Reine Lilliandil n'avait rien perdu de ce qui s'était déroulé sous ses yeux.
Elle regarda le Roi partir à la suite de ce souvenir ineffaçable dans le cœur du Roi, d'un regard haineux.
