Chapitre 2
Hello! Alors voilà, j'ai enfin dompter le site. Finalement je déclare qu'Internet est mon ami.
Voui,la madame là n'est pas très maligne...Donc vu que je n'ai pas pu vous expliquer un peu mon histoire dés le départ, je vais le faire ici...
Soit, d'abord j'aimerais vous dire que Noir Hiver se passe avant les aventures des Mugiwara (comme vous pouvez le devinez avec la présence de Crocodile) Mais ne partez pas! Je vous promet qu'une petite ellipse ne va pas tarder...Oui c'est surtout moi qui a hâte d'avoir un peu d'action...
N'hésitez pas à me donner vos avis car je suis un peu là pour vous ^^
Kissouille baveux
Nirvana s'était levée de bonne heure. La réunion avec les Grands Corsaires était prévue dans quelques heures. La jeune femme était assise sur son lit. Sa chambre était petite, son bureau était en face d'elle et son armoire était juste à côté de sa fenêtre. Cette fenêtre là d'ailleurs laissait voir à la jeune femme, la cour intérieur du palais de Marie Joa, la cour d'entraînement de la petite garnison de la Marine. Enfin, petite, il y avait quand même ici les plus hauts dirigeants du Gouvernement Mondial et de la Marine. Nirvana regardait dans le vide depuis une bonne dizaine de minute lorsqu'elle s'en rendit compte. Secouant sa chevelure blonde et noire, la jeune femme se remit les idées en place et décida de s'habiller. Se levant lentement, elle grimaça en sentant ses points de sutures se tendre sous son bandage. Enfin debout, elle prit d'un air nonchalant ses affaires, qui se constituait d'un haut blanc et d'un jean bleu marine, la tenue officielle ici. Nirvana n'aimait ni le blanc, ni le bleu, ce qui ne l'a mettait pas forcément d'humeur dés le matin. Étant seule, la jeune femme pouvait à loisir laisser ses humeurs s'exprimer. Même si souvent c'était la plus massacrante qui venait... La salle de bain de la jeune femme était exiguë mais elle ne s'en plaignit pas, préférant ce peu d'intimité que les douches communes du navire qui l'avait menée ici. Frissonnant de dégoût Nirvana posa ses affaires sur un coin du lavabo et se regarda un temps dans le miroir. C'était étrange de se voir ainsi après tant d'année.
Son entraînement avait changée l'enfant en une femme au visage fermé, ses yeux autrefois d'un vert de jade étaient à présent plus sombre ses cheveux blonds platines étaient devenus au fil du temps plus sombres, tirant vers sa nuque, en un noir de jais. Et lorsque la jeune femme regardait la cicatrice au coin de son œil gauche, elle l'a trouvait purement masculine. Ce qui donnait à son visage, un air dur et androgyne. Se déshabillant, elle se glissa sous l'eau froide de sa douche. Le corps de la jeune femme se recouvra alors d'une chair de poule et fut parcourut de frissons, avant de se calmer, au contact de l'eau chaude. Nirvana se lavait rapidement mais ne put s'empêcher de regarder son corps comme elle l'avait fait avec son visage.
Ses formes ne se prêtait pas à un corps de femme fatale, non, elles étaient moyennes, discrètes et avantageuses pour le combat. D'une allure athlétique, on pouvait néanmoins voir les côtes de la jeune femme, signe d'une sous-alimentation. Sa taille aussi n'était pas immense, à peine un mètre soixante cinq. Finalement Nirvana se jugeait purement dans la moyenne. Elle se confondait dans la masse et c'était parfait pour elle. Mais pas totalement, pas avec son bras gauche. Ce bras meurtri par une importante brûlure dés sa clavicule jusqu'au dos de son majeur. Sa chair était rosée à vie et quelques cratères minimes s'étaient creusés dans l'épiderme. Un souvenir marquant de son entraînement et d'Akainu.
En y repensant Nirvana coupa brutalement l'eau de sa douche d'un air rageur. Elle sortit de la douche et s'enveloppa d'une serviette bleu pour se sécher. Dans sa chambre seuls le bleu et le blanc étaient présent, deux couleurs qui aggravaient l'humeur de la blonde.
Une fois ses habits sur son corps, Nirvana sortit de sa chambre, ses cheveux encore humides, pour voir qui était présent dans les couloirs à cette heure.
Son verdict fut rapide, personne n'était encore debout à cet étage. Mais elle n'était pas surprise, il était très tôt, le soleil venait à peine de se lever et le réveil général ne se déclenchera que dans deux heures.
Elle décida donc de parcourir un peu le palais, comme elle l'avait prévue.
Elle arriva dans le hall après avoir descendue les marches des deux étages, sa blessure la tirait affreusement mais Nirvana était d'un caractère sourd à elle-même. Ses yeux parcouraient librement les environs pendant que ses pas la conduisaient dans une partie inconnue du palais. Les couloirs dans cette partie étaient plus luxueux que les autres, le sol était en marbre et les poignets des grandes portes en or. Nirvana se fit alors discrète, préférant éviter tout bruit de pas avec ses rangers.
Mais ces couloirs étaient courts et la jeune femme se retrouva alors dans une partie qu'elle reconnut comme dédiée aux membres de la Marine, retrouvant de nouveaux ses foutus couleurs bleu et blanc.
« Avec un peu de chance, Akainu sera dans ces couloirs » pensait la jeune femme.
Ajustant son chemisier trop large à son goût, elle soupira d'un air distrait.
Les couloirs finirent par tous se ressembler. Et la blonde finit par ne plus vraiment se retrouver. Ce qui n'arrangeait plus du tout son humeur.
Soudain elle entendit de l'agitation en face d'elle, l'angle du couloir l'empêchait d'en identifier l'origine et Nirvana resta au centre du couloir, sans réagir.
Puis elle vit d'abord un soldat de la marine affolé, puis un second avant de voir des plumes roses et enfin un personnage haut en couleur, littéralement.
Arquant un sourcil la jeune femme regardait les soldats passer devant elle, trop occupé sans doute a parler dans le vide à leur visiteur qui décidément, avait l'air de rien avoir à en faire. Le regard alors de Nirvana se braqua vers l'étrange personnage qui était à présent devant elle. Qui lui aussi lui rendait son regard. Il était grand, très grand, trop grand au goût de la blonde. D'ailleurs lui aussi était blond, d'un blond plus clair cependant. Ses yeux étaient cachés par une paire de lunettes étranges, rappelant la forme des becs d'oiseaux. Ces fameuses plumes roses constituaient en fait le manteau qui couvrait ses épaules. Sa tenue en soit était simple malgré les couleurs, un tee-shirt et un pantalon court ainsi que des ballerines...Oui, après vérification rapide, Nirvana eut finit de brosser le portrait de...
« Corsaire Donflamingo je suppose ? » La voix de Nirvana avait brisé le silence autour d'eux et aussi l'inspection perverse de son vis-à-vis.
« Vous présumait bien...Et je n'ai pas l'honneur de vous connaître... » A son ton, Nirvana comprit qu'il l'a prenait pour une simple soldat, sans doute se l'imaginait-elle timide et prête à être dans son lit...La jeune femme préféra ne pas dire qui elle était vraiment. Qu'il croit ce qu'il veut, la réunion n'était pas très loin de toute manière.
« Nirvana, enchantée. » Son ton était guindée, retenant le ton acerbe qu'elle aurait voulue employer.
« De même », un sourire étrange se fit sur le visage du Grand Corsaire « Dis moi que fait une belle créature dans ces couloirs ? » continua l'homme, le ton déplut tout de suite à Nirvana qui tiqua.
« Je me suis légèrement perdue » La jeune femme avait redressée le menton lorsque Donflamingo s'approcha d'elle.
La tension monta d'un cran dans l'air, la jeune femme détestait être envahie dans ce qu'elle appelait son espace personnelle et encore plus avec ce genre de personnage.
Mais l'homme n'eut pas le temps de s'en rendre compte lorsqu'ils entendirent des pas s'approcher d'eux. Les soldats avaient du prévenir quelqu'un.
En se tournant de demi, Nirvana vit arriver Akainu et se détendit à sa vue. L'amiral lui, regardait Donflamingo et s'approcha du duo.
« Je vois que vous avez déjà fait connaissance avec mon assistante. J'espère que sa présence ne vous dérangera pas à la Réunion ? » Le ton d'Akainu était dur et froid.
Nirvana quand à elle, préféra observer le Grand Corsaire face à Akainu. Il n'avait pas lâché son sourire mesquin et semblait ne rien craindre de lui.
L'attitude des deux hommes laissa perplexe la jeune femme, n'étant pas habituée aux relations humaines dites normales dans ce monde. Bien qu'elle doute elle-même si c'était une relation « normale ». Elle avait l'impression d'être un chaton devant deux molosses.
L'attention se porta de nouveau sur elle lorsqu'elle entendit le Corsaire répondre d'un ton guindant.
« Bien sur que non, une assistante aussi charmante ne pourrait me déranger »
Plissant les yeux, la jeune femme ne put retenir un rictus amer. Se faire cataloguer ainsi d'être inoffensif lui était insupportable, à elle et à son ego.
Akainu hocha lui simplement de la tête et fis signe à Nirvana de le suivre. La jeune femme s'exécuta sans mot dire.
Lorsqu'elle passa près du Corsaire elle put sentir son parfum et son souffle contre sa peau, choses qui la firent frissonner.
Une chose était sure : cet homme était à surveiller. Elle n'avait aucune confiance en lui.
Akainu marchait vraiment vite, démontrant une parfaite connaissance des lieux. Nirvana en resta un peu pantoise, elle qui n'avait pratiquement aucun sens de l'orientation. Les mains dans les poches, Nirvana tentait de suivre le mouvement de l'amiral en face d'elle. Sa rencontre avec un des Grands Corsaires l'avaient laissée un peu perplexe, n'étant plus tout à fait sûre d'elle-même.
« Dis, Akainu... », La jeune femme regardait le dos large de son...De son quoi d'ailleurs ?
« -Quoi Nirvana ? » L'homme en face d'elle tourna un peu sa tête en arrière, près à l'entendre.
« -Je voulais savoir...Le CP-X, à quoi il va servir vraiment ? »
« -Et bien, comme je te disais en arrivant, le CP-9 a de nouvelles recrues mais elles sont bien trop peu nombreuses. »
Akainu se tut un instant pour se tourner vers Nirvana, ils étaient revenus devant la cour d'entraînement.
« Et puis avec le départ à la retraite de ces meilleurs agents le CP-9 s'est vu perdre de sa puissance. Et les recrues sont certes puissantes, mais elles ne pourront jamais avoir 12 ans d'entraînement comme vous. Donc le Gouvernement Mondial vous à réquisitionner pour faire partir du CP-9 » Le ton d'Akainu était dérangeant, et Nirvana ne savait plus vraiment quoi en penser. Était-ce une bonne chose au final ?
« -Je vois, donc que faisons-nous à présent ? »
« -Pour l'instant tu restes mon assistante, le reste du groupe sera envoyée sur Grand Line, à Enies Lobby. Ils rejoindront les nouvelles recrues du CP-9 pour former un tout. » Akainu regardait l'heure souvent et Nirvana commençait à froncer les sourcils
« -Pendant combien de temps je serais votre assistante ? » L'idée dérangeait un peu la jeune femme, voyant déjà une tonne de paperasse et une vie ennuyeuse.
« -Ne le prend pas comme ça, tu ne seras pas condamner dans un bureau rassures toi, disons que tu pourras m'assister dans toutes mes tâches. Je te prend à l'essai pendant un mois. Après ça, tu auras le choix, continuer avec moi ou rejoindre le Cp-9. »
« -...Hum, d'accord »
Nirvana avait une grande confiance en Akainu, elle voyait à travers lui une figure paternelle et spirituelle, elle s'accordait toujours pour être dans son sens. Et puis, elle pourras sans doute apprendre bien plus de chose sur le monde qui l'entoure. Prendre une énième fois la mer ne l'enchantait pas vraiment mais si c'était le prix à payer pour vivre libre...
L'Amiral lui fit signe, la sortant de ses pensées.
« La réunion ne va tarder à commencer, tu veux manger quelque chose en attendant ? » La voix de l'Amiral avait perdu de sa rigueur, la jeune femme apprécier ces moments où les masques tombaient entre eux.
« -Oui je veux bien »
Elle eut un petit sourire avant de suivre l'homme vers le réfectoire.
Le lieux était désert, seuls les cuisiniers travaillaient d'arrache-pied pour nourrir toute la base.
L'odeur de cuisine emplissait les lieux et les voix des travailleurs animaient la pièce vide.
Le réfectoire était grande, lumineux et offrant toutes les places nécessaires à toute âme affamée. C'était un lieux que Nirvana affectait le plus, malgré la population qu'il pouvait avoir. Les cuisiniers étaient tous souriants en voyant arriver Akainu, car malgré sa réputation de dur et d'intransigeant, il était un homme avec un estomac.
Ils entrèrent tous les deux dans les cuisines. C'était un lieu grouillant de vie mais pas aussi oppressant que la jeune femme le pensait. Chacun avait sa place, c'était comme une danse dont eux seuls savaient les pas, aucun plat n'entraient avec un autre, chaque cuisinier avait une place précise et personne ne se bousculait. Et surtout, les fourneaux étaient un lieu de bon vivre, chacun avait le sourire malgré le travail dur.
Nirvana en resta quelque temps pensive, jusqu'à ce qu'une assiette chaude arrive vers elle. Remerciant d'un sourire le cuisinier généreux, elle se mit à manger avec l'Amiral.
Cependant, elle avait toujours du mal avec cette nourriture donnée, il n'y avait pas besoin de chasser comme lorsqu'elle était enfant, pas besoin de se battre comme lors de son entraînement. La nourriture n'avait plus de prix si ce n'est qu'en pièce sonnante.
Sentant un regard sur elle, le jeune femme releva la tête de son assiette et croisa le regard d'Akainu.
« Tu as toujours du mal non ? » L'homme était parfois agaçant, il lisait en Nirvana comme un livre ouvert.
« -Et bien, toute cette facilité est un peu déconcertante... » Elle fut un peu gênée de l'admettre et se mit à jouer avec son couteau pour s'occuper les mains.
« -Garde bien ça à l'esprit, beaucoup de gens finissent par oublier leur chance et parfois en abuse... » Il regardait à présent le jeu de Nirvana d'un air distrait, s'attendant sûrement que la jeune femme finisse par se blesser.
« -Et bien, ils devraient peut-être faire un stage avec vous, enfin, moins que 12 ans quand même » Son ton ironique fit sourire l'Amiral. Quand à elle, ses yeux étaient concentrés sur le couteau qui semblait danser entre les doigts de la jeune femme, tournant et slalomant entre les phalanges adroites de la jeune femme.
« -Je ne suis pas sur d'avoir de nouveau la patience de ma jeunesse... » Akainu se remit à manger d'un air pensif, peut-être pensait-il aux dernières années où il avait dû jongler entre son rôle de contre-amiral et d'entraîneur pour ses recrues.
« -...Hum » Nirvana eut un petit sourire sarcastique, Akainu n'était pas connu pour sa patience naturelle et ce, depuis pas mal d'années déjà.
Le repas se finit dans un long silence.
L'arrivée des soldats rompit l'instant de flottement et Nirvana les observa de coin de l'œil. Il en arrivait du plus en plus et de plus en plus souvent, jusqu'à remplir rapidement la salle vide. Ils semblaient tous sur l'œil, sans doute à cause de la présence des Grands Corsaires. Nirvana avait hâte de voir la raison de cette réunion, apparemment il y en avait une chaque année, une sorte de mise au point et de renouvellement de contrat. La jeune femme n'y comprenait pas grand chose mais elle se dit qu'elle aurait le temps pendant cette fameuse rencontre pour en tirer le plus d'information possible.
A côté d'elle, Akainu se leva de sa chaise, elle l'imita et se tourna vers lui.
« -La réunion ne va tarder à présent, elle va durer longtemps, et elle risque aussi d'être ennuyeuse mais elle va te permettre de comprendre un peu avec quels vautours je traîne » La jeune femme rit un peu
« -Engageant » Akainu eut un petit sourire avant de quitter la salle avec la jeune femme.
Les couloirs parurent plus courts en allant à la salle de réunion. Nirvana ne cessait en marchant de remettre sa chemise, ses épaules étaient bien trop fine par rapport au format de son haut. Elle râlait un peu mais Akainu fit la sourde oreille, quoiqu'un léger soupir s'échappa de ses lèvres.
Une fois arrivés devant la porte de la salle, L'Amiral et son assistante rencontrèrent les autres Amiraux que Nirvana n'avait jamais vu. Ils étaient tous les deux grands, toujours trop à son goût. L'un était un géant jaune au nom de Kizaru et un autre géant, bleu cette fois-ci, du nom d'Aokijii.
Les Amiraux se concertèrent un peu puis Akainu lui fit signe et tous entrèrent dans la salle.
Aussitôt, tous les regards se posèrent sur eux. Ils étaient tous là, et Nirvana perdit un instant ses moyens avant de les reprendre. Elle avait déjà l'image d'assistante sur le front, si elle pouvait éviter d'y coller aussi « Peureuse ».
Les Amiraux s'installèrent à la longue table qui trônait dans la salle.
En posant ses yeux un peu de partout, la jeune femme vit que si elle avait juger le réfectoire lumineux, la salle était solaire. Il y avait des fenêtres partout sur les murs, tantôt elles montraient l'océan bleu, tantôt le reste du palais de Marie Joa. La salle était somptueuse, confortable au premier regard, enfin, si on aimait le bleu et le blanc.
Revenant à l'instant présent, la jeune femme prit place à côté d'Aokijii et d'Akainu. Posant son regard vert sur l'assemblée devant elle, ce qu'elle regretta presque. Tous la regardait, comme une proie parmi les lions, et la jeune femme croyait vraiment qu'elle allait y passer. Serrant les poigns sous la table, elle se força à remonter son menton et défiait calmement chaque regard . Du moins c'était ce qu'elle espérait. Quelque uns eurent un rictus et d'autres se concentrèrent sur les autres Amiraux présents.
Le silence, devenant pesant, fut brisé par l'arrivée de l'Amiral en Chef, Sengoku. Nirvana le regarda, il semblait parfaitement à l'aise, dégageant une autorité naturelle que la jeune femme admirait.
Lorsqu'il s'installa, chacun se remit en place et la jeune femme ne put s'empêcher de se sentir de nouveau mal à l'aise. Ne sachant plus trop ce qu'elle devait faire.
« Se taire et écouter » L'ordre d'Akainu lui revit subitement en mémoire et la jeune femme se ressaisit sur son siège.
Comme annoncée, la réunion était ennuyeuse, mortellement même pour la jeune femme.
D'un caractère déjà peu patient, la jeune femme crut y mourir de vieillesse. Et chaque homme autour de la table semblait vouloir retarder encore la fin, chicanant sur chaque terme pour tenter de nouveau privilège. Privilège férocement refusé par Sengoku, à chaque fois.
Nirvana, comme attendu, écouter d'une oreille curieuse chaque échange. Elle apprit alors que certains étaient fourbes, d'autres simplement idiots. Et plusieurs fois, elle sentit un regard qu'elle aurait voulue oublier, celui de Doflamingo.
Parfois ce n'était que quelques secondes mais parfois, il semblait ne pas vouloir la lâcher, obligeant Nirvana à regarder dans l'exacte opposée. Car malgré ses lunettes violettes, le regard du Corsaire était dérangeant, inquisiteur et indiscret.
Elle crut d'ailleurs plusieurs fois devoir quitter la salle pour échapper une bonne fois pour toute à cette pression. Autour d'elle, chacun l'ignorant de manière voulue ou non, mais laissant dans la bouche de la jeune femme, le goût de la solitude.
Parfois même, elle se contraint à regarder fixement ses mains jointes, comme si c'était la chose la plus intéressante qu'elle est vue. Et lorsqu'elle relevait les yeux, elle voyait sur le visage de Donflamingo, un sourire amusé et torve. De quoi lui donner de nouveau frisson.
Aucune parole n'était échangée entre eux, et pour cause, à côté d'Aokijii se trouvait une place vacante, comme une frontière entre lui et les Corsaires, puis il y avait Hancock, une femme fatale qui faisait baver tout le monde...Apparemment car tout ce que Nirvana ressentait en la regardant est une profonde indifférence, disons que la période « puberté » chez la jeune femme avait été ...un peu inhiber, voir carrément couper à la racine. La mort coupe pas mal de désir en y réfléchissant.
A côté donc de cette femme fatale et de son décolleté qui ne laissait aucune place à l'imagination, se trouvait Crocodile, c'était un homme étrange, avec une cicatrice sur tout la largeur de son visage, juste en dessous de ses yeux. Il fumait toujours un cigare, Nirvana eu une petite grimace lorsqu'elle sentit pour la première fois l'odeur âcre que l'homme dégageait, s'en rendait-il compte ? Elle en doutait vu son aisance en société. A côté de lui se trouvait une sorte de démon aux cheveux violets que Nirvana avait tout de suite catalogué parmi les idiots, rien que son sourire l'était...Moria donc si sa mémoire était bonne.
Enfin, à côté de lui, en bout de table se trouvait lui, juste en face de la jeune femme. Donflamingo, avec son gilet à plume rose qu'elle trouvait hideux, comme le personnage d'ailleurs. Enfin, pour finir, se trouvait côte à côte, Mihawk avec ses yeux qui rappelait Arisu de part leur intensité, puis Jinbei, l'homme poisson qui semblait le plus sage avec l'épéiste et enfin Kuma, lui ne disait rien, tout comme elle. Deux muets dans une basse cour c'était risible non ?
Puis, vers la fin de la réunion, chaque Grand Corsaire, signa leur nouveau contrat, qui n'avait pas vraiment tant changer que ça...
Nirvana eut un petit soupir de soulagement. Finalement ça n'avait pas été si terrible que ça.
Sentant une énième fois un regard sur elle, la jeune femme roula ses yeux verts pour ensuite les planter dans des pupilles d'or...Surprise par sa méprise, elle eut un petit soubresaut. Elle regarda les autres autour d'elle, tous étaient en train de sortir de la salle. Mihawk, lui était toujours assis, les yeux ancrés dans les siens.
« Froid » voilà tout ce que Nirvana pouvait ressentir venant de lui. « Sans doute le froid de la mort...Ou de la solitude ? Ce ne serait pas étonnant... »
Ses pensées divaguaient et laissèrent le temps au meilleur épéiste du monde de détailler un peu mieux la jeune femme en face d'elle.
C'était un regard différent de Donflamingo, il la scrutait comme un aigle scrutait la petite souris qu'il venait de prendre d'entre ses serres.
Revenant à elle, la jeune femme épiée se leva de sa chaise, après cette réunion ennuyeuse elle n'était pas d'humeur à regarder un homme dans le blanc des yeux pendant trois heures.
Lorsqu'elle eut le dos tourné, l'homme se décida enfin à parler. Chose qu'il avait rarement faite au cours de la réunion.
« Les amiraux ne prennent que très rarement des assistants, quasiment jamais en vérité. Alors dis-moi, qui est-tu vraiment « Assistante », » Nirvana grimaça, il n'était pas idiot le bougre mais la jeune femme se força à paraître naturelle
« -Akainu m'a recueillie enfant, le poste d'assistant était possible alors j'en ai saisis l'opportunité. »
« -Tu ne réponds pas à ma question », les mots de Mihawk se firent aussi tranchant qu'une lame, elle eut une nouvelle grimace. Elle se tourna vers le curieux, ses cheveux blonds et ébènes tombant à travers ses yeux émeraudes.
« -Je ne suis pas sûre que cela vous intéresse réellement. »
« -J'ai tout mon temps, mon propre bateau et mes propres horaires. Alors, je t'ai posé une question il me semble « Assistante » » Cette fois-ci, Nirvana sentit qu'elle ne pouvait plus esquiver la réponse, à moins de provoquer directement le Corsaire, chose qu'elle aimerait éviter avec son état actuel. Elle répondit donc d'un ton détaché et calme
« -Je suis Nirvana ,et je suis l'assistante de l'Amiral Akainu jusqu'à ce qu'il ne le veuille plus. »
« -Hum, j'imagine que tu ne sais pas vraiment qui tu es, Nirvana. Mais je me souviendrait de ton visage. »
L'homme alors se leva de sa chaise, il passa près de Nirvana avec un dernier regard, comme si il voulait se rappeler exactement de son visage. Chose qui rendit Nirvana bien plus gênée que les multiples regards déplacés de Donflamigo.
Une fois l'homme partit, elle se sentit de nouveau prête à bouger. Décidément, cette journée avait été éprouvante.
Sortant à son tour de la salle, elle vit qu'elle était seule, de nouveau. Elle voulait retrouver les autres avant leur départ.
Lorsqu'elle arriva à leur étage, elle fut surprise de voir les chambres vides. En entrant dans chacune d'elles, elle vit que tout les placards étaient vides, rangés et propres.
Elle en resta pantoise un instant. Akainu lui avait annoncé leur départ le matin, ils ne pouvaient pas déjà partir...Ils avaient passées douze ans de leurs vies ensemble, à supporter les pleurs, les peurs et les morts...
Sentant peu à peu son cœur battre à la chamade, la jeune femme fit la sourde oreille à son corps meurtri lorsqu'elle s'élança à travers le palais.
Sa course semblait désespérée mais elle n'en avait rien à faire de tous ses regards sur elle, de tous ces marines qui la regardaient curieusement. Elle voulait seulement les voir, leur dire au revoir ou adieu. Voir leurs visages une dernière fois, comme pour ne jamais les oublier.
Sans le vouloir, des larmes coulèrent sur ses joues, le décor se brouilla autour d'elle mais elle n'avait qu'un but : le port de Marie-Joa.
Ses points de sutures la lâchèrent avec le choc des marches dévalées à toute vitesse et les nombreuses bousculades qu'encaissait la jeune furie qu'était devenue la blonde.
Ils ne pouvaient tout simplement pas...
A suivre...
Alors? Ça vous plaît?
Prochaine parution: 1 semaine sans doute ;)
