XD Croyiez-vous vraiment que j'allais laisser l'histoire se terminer comme ça? Du tout! Ainsi, pour la suite et le reste ainsi que la fin, en tout six parties, la fic est maintenant classée M et je prie les âmes sensibles de s'abstenir! Aussi, je tiens à préciser que je suis nulle en latin. Ainsi, si les termes pour les titres sont inexacts, blâmez Google! J'ai fait ce que j'ai pu! Le premier chapitre portait sur le fait que Dietrich était au bord de la mort et qu'il devait réaliser, même s'il le savait sans doute déjà, qu'il était loin d'être IMmortel. "Memento Exitus", ce deuxième chapitre, porte sur le fait qu'il ne doit pas oublier qu'il y aura toujours des conséquences pour ses actes, et celles-ci peuvent dépasser ses bonnes actions ou carrément les ignorer. Enjoy mon sadisme envers le beau brun sadomaso! XD


Je reprends mes esprits en sentant de longs doigts fins caresser doucement mon torse. Suis-je mort? Non, mes membres me font souffrir, et je reconnais ces draps, ce lit sur lequel je repose. Je frissonne en sentant des lèvres laisser de légers baisers sur ma peau, se promenant tranquillement sur mon torse, un souffle chaud, régulier, les accompagnant. Qui cela peut-il bien être? Radu? Non, Radu ne me traiterait pas de cette façon. Agacé par mon incapacité à comprendre ce qui se passe, j'ouvr les yeux. Au même moment, Isaak se redresse légèrement et me sourit. Son manteau est sur une chaise pas trop loin, sa cravate également... sa chemise presqu'entièrement déboutonnée laisse entrevoir son torse...

"Je me disais qu'il serait temps que tu te réveilles, mon petit Dietrich," dit-il doucement.

Aucun couteau en vue, aucun fouet, aucune cravache, aucunes menotes... aucune malice dans son regard doucereux... Je suis pétrifié. Je me sens trembler et je n'ose bouger. La douleur que je rescent est un lancinement dû à mon escapade au Vatican, sans doute. Il ne me donne aucun coup, ne me maltraite pas. Je suis terrifié. Quelque chose ne va pas. Pourquoi Isaak agirait-il comme ça! Ses doigts glissent doucement vers le bas pour aller caresser mon membre dressé. Son visage s'approche du mien. Son regard est calme, voire serein. Il me sourit tendrement.

"Je sais ce que tu as fait, mon petit Dietrich. Pour avoir tué les cardinaux, avoir blessé le pape, avoir capturé Abel-sama et avoir détruit le palais du Vatican, je te récompense maintenant." Ses lèvres se posèrent chastement sur les miennes alors que ses doigts encerclèrent doucement mon membre pour y faire des va-et-viens lents, comme paresseux. J'ouvre la bouche pour protester, m'attendant, espérant qu'il me frappe, qu'il me maltraite, mais rien de tout ça. Il mit simplement l'index de son autre main sur mes lèvres. "Tais-toi et aprécie."

Je sens ses doigts se resserrer légèrement, à peine, et je n'ose plus bouger. Je ne comprends pas ce qui se passe. Il m'embrasse, tendrement, gentiment, sa deuxième main caressant l'intérieur de mes cuisses sans empressement, sans rudesse. À l'intérieur, je suis paniqué, figé de terreur alors que ses mouvements emportent doucement, tranquillement ma capacité à réfléchir. Des images de nos autres fois ensemble me reviennent, mais jamais elles n'ont été comme celle-ci. Jamais Isaak n'a été si tendre, si attentionné. Si entièrement dépourvu de cruauté. Je ne le reconnais plus. Ou alors est-ce une ruse? Une façon de me déstabiliser pour me faire baisser ma garde? Est-ce une nouvelle façon qu'il a trouvé pour me torturer? Si c'est le cas, je n'aime pas du tout ça. Mais alors là pas du tout. En quoi ses caresses doucereuses sont-elles une récompense! Je croyais qu'il jouerait avec moi comme il le fait d'habitude pour me récompenser, en étant sans pitié, en me blessant, en me donnant cette douleur oh si exaltante, mais au lieu de cela le voici exagérément doux, comme si j'étais fait de cristal. Et voici qu'un de ses doigts pénètre en moi et malgré l'absence totale de brutalité je gémis, comme par réflexe. Il me fait tranquillement perdre la tête, ajoutant un deuxième doigt seulement et massageant ma prostate, trop lentement à mon goût, trop doucement à mon goût. Je n'aime pas ça, et pourtant je me sens approcher de l'extase. Et lorsqu'enfin je jouis dans sa main, sa bouche libérant la mienne pour laisser place à mon gémissement, qui me semble ressembler au son d'un animal en train de mourir, mon corps est secoué de soubressauts mêlés de tremblements d'effroi. Isaak m'observe, son doux sourire d'ange toujours bien accroché à ses lèvres alors que ma respiration se calme, plus lentement qu'à l'habitude. La panique me gagne tout entier, et j'hyperventile légèrement, les yeux grands, et je tente de m'éloigner de lui. Je rampe à reculons sur le lit, son lit. Mes yeux s'humidifient, des larmes menaçant de couler à tout instant. Je n'aime pas ça. Mon dos heurte le mur et je me blotis contre les oreillers, ne quittant pas Isaak des yeux une seule seconde. Puis soudain son sourire angélique passe au cynisme, son regard se rigidifie. Je me calme. Je tente de ne pas penser à ce qui vient de se passer. Sentant le soulagement me gagner à la vue de ce retour à la normale, je m'approche, quoique toujours hésitant, de lui, jusqu'à finalement me blotir contre lui.

"Habille-toi," m'ordonne-t-il. J'observe et je vois un de mes uniformes placé au pied du lit. Sans perdre une seconde, je l'enfile, utilisant ces mouvement répétitifs auxquels je m'étais déjà habitué des années plus tôt. Puis je sens sa main agripper mon bras et me tirer, hors de sa chambre et à travers les couloirs. Où me mène-t-il? Pour quelle raison? "Je ne peux pas dire que ce que tu as accompli m'a déplu, Dietrich, et c'est pourquoi je t'ai récompensé. Par contre, tu m'as désobéi. Et même pas seulement désobéi, mais tu es allé à l'encontre de ce que je t'avais dit, et qui plus est pendant que tu posais un geste irréfléchi sans m'avoir demandé la permission. Ni Mein Herr ni moi ne t'avons donné cette mission, et nous ne t'avons pas permis d'y aller non plus, mais tu y es allé. Mais ce n'est pas ce qui m'agace le plus, mon petit Dietrich."

Je ressens la rage émaner de lui, le pur désir de me réduire en pièce et un frisson de plaisir me parcourt tout entier à la pensée de ce qu'il pourrait maintenant me faire subir. "J'ai agis pour tenter de te faire plaisir, Isaak," lui dis-je sensuellement. "Tu peux me punir si tu veux. Frappes-moi, fais-moi violer... tout ce que tu veux puisque de toute façon je t'appartiens tout entier, mon cher Isaak."

"Je n'ai pas besoin de ta permission pour te faire quoique ce soit, Marionnettenspieler. Par contre, te faire subir des supplices physiques ne serait pas réellement une punition pour toi. Non, tu y prendrais beaucoup trop plaisir. Tu es un enfant malicieux, et tu sais ce qu'on fait aux enfants qui désobéissent, mon petit Dietrich?"

Nous progressons maintenant dans une partie du manoir que je n'avais jamais visité avant. Une partie moins décorée, qui devient rapidement une galerie de grotte sombre. Je suis envahi d'un mauvais pressentiment. "On leur donne la fessée?", tentai-je comme réponse.

Isaak ouvre une porte d'un côté de la galerie, puis immédiatement celle qui suit, et nous nous retrouvons dans une espèce de grotte avec le fond séparé par un immense grillage en quadrillé de gros barreaux de fer.

"On les envoie dans leur chambre. Or, comme la tienne est remplie de jouets et que ça ne serait donc pas une punition, ceci est l'alternative." La panique me reprend de plus belle et je tente de défaire sa poigne sur mon bras, de le faire lâcher prise, en le suppliant. Il ne lâche pas. Il me sourit de cet air sadique qui lui prend parfois et qui glace le sang. "Je t'avais avertis que si tu osais t'injecter ce virus, je t'enfermerais dans une cellule froide et humide, loin de la chaleur de mes bras. Et je tiens ma promesse, mon petit Dietrich." Il me pousse de l'autre côté de la grille et la referme à clé. "Ceci devrait te couper l'envie de recommencer."

Je suis paniqué. Il compte vraiment m'abandonner ici! "Isaak! Comment pourrais-je recommencer, de toute façon! Tu n'as pas aimé ce que j'ai fait au Vatican? Tu n'as pas aimé le cadeau que j'ai fait à Mein Herr?"

"Je n'ai pas envie de te répondre, et encore moins de me répéter, alors je vais te laisser méditer sur la question. Au revoir, mon petit Dietrich."

Isaak tourne les talons et part, sourd à mes supplications, à mes pleurs, è mes cris, et lorsque la porte se referme derrière lui, la noirceur s'installe. Une noirceur d'encre, seulement tranchée pas un mince filet de lumière artificielle mourante. Je reste là, consterné, pétrifié, refusant d'y croire, espérant qu'il revienne avec le sourire en me disant que ce n'était qu'une blague. Après quelques heures je comprends qu'il ne reviendra pas, qu'il était très sérieux. Isaak m'a laissé. Mein liebe m'a abandonné...