Merci merci merci ! J'ai été tellement surprise d'avoir autant de commentaires surtout aussi flatteurs ! J'essayerais de répondre aux reviews mais sachez que même si je n'ai pas le temps, vos messages m'ont fait vraiment plaisir.

Bon allez, la séquence émotion est finie ! Je vous laisse lire la suite avant de me mettre à pleurer comme une madeleine ce qui risquerait de noyer mon ordinateur (ce que personne ne veut, j'en suis sur !).
Je posterais le prochain chapitre mardi ou mercredi étant donné que ce chapitre ainsi que le suivant ne sont pas très longs.

Les personnages ne m'appartiennent pas, ce sont la propriété E.L. James.


Chapitre 2

Point de vue Ana

Il aurait très bien pu s'écouler quelques secondes ou quelques heures quand je me décidais à bouger. Je me redressais difficilement. Sawyer m'aida à m'assoir sur le canapé. Soudain, les bruits extérieurs arrivèrent jusqu'à moi. J'entendis alors mon fils hurler à l'étage, sans doute effrayé par le vacarme. Je voulu me lever mais Sawyer m'en empêcha en posant une main sur mon bras. Je luttais faiblement mais une douleur dans mon dos et les douleurs constantes dans mon ventre et dans ma tête me firent abandonner.

- Teddy, murmurais-je. Je dois aller voir Teddy.

- Gail va s'en occuper, répliqua-t-il. Je le vis sortir son portable de sa poche. Gail ?... Peux-tu venir t'occuper de Teddy s'il te plait ? Il raccrocha et composa un nouveau numéro avant de s'éloigner tout en gardant un œil sur moi.

Un coin de mon esprit se demanda s'il l'avait attrapé. Cinq minutes plus tard, alors que les pleurs de mon bébé s'étaient calmés, les miens étaient toujours incontrôlables, tout comme mes tremblements. Je vis apparaitre Mme Taylor sur le seuil avec mon fils dans ces bras. Je voulu courir pour le serrer dans mes bras. J'avais eu peur pour moi et mon Petit Pois mais aussi pour mon fils. Qui sait ce qu'il aurait pu lui faire après qu'il se soit occupé de moi.

Au moment où je me levais, je poussais un petit cri de douleur et ma vision se troubla. Sawyer me rattrapa et me força à me rassoir.

- Mme Grey ? Ana, il faut que je sache où vous avez mal ? Il parlait d'une voix douce mais ferme comme s'il s'adressait à un enfant. J'éclatais à nouveau en sanglots.

- Mon bébé ! pleurai-je. Non ! Pas mon bébé ! Mon Petit Pois ! S'il vous plait ! Je repliais mes bras autour de mon ventre. Je ferais tout ce que vous voulez mais laissez mes enfants ! La peur que j'avais ressentie pour moi et mes enfants me faisait dire n'importe quoi. Christian ! Je sentais ma respiration devenir de plus en plus difficile au fur et à mesure que je parlais et pleurais en même temps.

J'entendis Sawyer m'appeler, me demander de respirer mais la seule chose que je pus faire c'est fermer les yeux et sombrer.

Point de vue Christian

Bordel ! Je détestais vraiment être loin de ma famille. Tout ça parce que des employés incapables ne savaient pas gérer une situation de crise sans moi. J'étais dans mon appartement qui me paraissait immense et froid sans ma femme et mon fils. Je souris en pensant à mon petit trésor. J'avais beau avoir souvent peur d'être un mauvais père, je savais que je ne pourrais pas vivre sans Ana et Teddy. Et le Petit Pois n°2 évidemment ! J'étais vraiment heureux d'être à nouveau père même si ça me fichait encore la trouille. J'adorais voir ma femme enceinte, voir son corps changer, la redécouvrir. Ma réaction à l'annonce de cette seconde grossesse m'avait permis de me rattraper sur ma réaction d'il y a deux ans.

Je fixais le plafond allongé dans mon lit. Je savais que le sommeil ne viendrait pas tout de suite. Il était encore tôt mais je voulais me lever le plus tôt possible afin de régler au plus vite mes affaires ici et retrouver ma petite famille. De plus, je dormais toujours moins bien sans Ana à mes côtés.

Qui aurait cru que tu deviendrais si mielleux, se moqua ma conscience. C'est vrai que ce n'est pas vraiment comme ça que j'imaginais ma vie à 30 ans : homme marié, amoureux fou de sa femme et père de famille. En revanche j'aimais toujours autant dominer et contrôler mon monde. Certaines choses ne changeront jamais.

Je repensais à notre dernière séance dans ma salle de jeu à l'Escala. Cette simple pensée suffit à m'exciter et je poussais un soupir en pensant que je ne verrais pas mon amour avant le lendemain.

J'ouvris les yeux et me redressais rapidement. Je me tournais vers mon réveil et vis que j'avais dû somnoler quelques dizaines de minutes. J'entendis du bruit de l'autre côté de la porte. Je me levais pour me diriger vers celle-ci. Une fois dans le couloir je suivis la direction de la voix. C'était celle de Taylor. Je le vis au téléphone dans le salon. Il me tournait le dos. Lorsqu'il se retourna, je sentis mon corps se figer, mon sang se glacer.

- Luke, je te rappelle. Il mit fin à la conversation.

Je vis à sa tête que quelque chose s'était passé et le fait qu'il vienne de raccrocher avec Sawyer me confirmait que c'était en rapport avec ma famille. Pitié, faites qu'ils aillent bien !

- Mr Grey, hésita Taylor.

- Que s'est-il passé ? lui demandais-je durement. Le fait qu'il tourne autour du pot me faisait craindre le pire. Il se racla la gorge.

- Quelqu'un s'est introduit chez vous. Dans la maison, précisa-t-il. Mon corps se glaça encore plus. Ryan a essayé de le rattraper mais il s'est échappé et… Mme Grey a été blessée. Il confirmait l'une de mes pires craintes.

Mes jambes ne me portaient plus et je m'effondrais sur le canapé, la tête entre les mains. Des milliers de scénarios plus horribles les uns que les autres défilaient dans mon esprit. J'entendis vaguement Taylor m'expliquer que Sawyer l'avait conduite à l'hôpital, que Gail était avec Teddy, qui allait bien, et qu'il allait appeler le pilote du jet pour rentrer au plus vite. Je sentis Taylor poser une main sur mon épaule. Je tressaillis. Je détestais toujours autant les contacts physiques. Il n'y a qu'Ana qui peut me toucher, pensais-je douloureusement.

- Je vais aller régler les derniers détails avant de partir Monsieur, m'informa Taylor avant de quitter la pièce.

Je détestais ça. Ce sentiment de ne rien contrôler. Ana ! Je revoyais derrière mes paupières mon pire cauchemar : son corps allongé par terre, inanimé, froid après son agression par ce connard de Hyde. Je me relevais et entendis le sang battre dans mes oreilles. Je me rendis dans ma chambre comme un automate pour me préparer.

Elle allait bien. Il le fallait. Je ne pouvais pas vivre sans elle. Elle m'avait guéri. Elle m'avait ramené à la vie. Elle m'avait offert une famille. Elle avait promis de ne pas me quitter. Elle ne pouvait pas me laisser… Mes mains se mirent à trembler.

- Elle ne peut pas nous laisser, murmurais-je en pensant à mon fils. Ils ne peuvent pas nous laisser, dis-je à la pensée de notre futur enfant tandis qu'une unique larme roulait sur ma joue.


Alors qu'en avez vous pensé ? J'espère que ça vous a plu ce point de vue de Christian parce qu'il y en aura d'autres !

Merci pour votre lecture !