Présentation :
Titre original : Just another recollection / Titre traduit : Juste un autre souvenir
Auteur : Nepenthe (alias MishapHappens), profil FF Neppie / Traductrice : Nejysh (ben c'est moua !)
Rating : M
Genre : Romance / Drame
Couples : Harry Potter / Draco Malfoy
Disclaimer : aucun des personnages ne m'appartient et je ne tire aucun profit de cette histoire, je ne suis qu'une modeste écrivain qui s'amuse à écrire des bêtises :) !
Résumé : La mémoire à court terme de Draco a été détruite par un sort lors d'un duel contre Harry. Il se réveille donc chaque matin comme s'il s'agissait du lendemain, alors qu'en vérité 3 ans ont passé. Draco se réveille tôt ce matin-là avec un Monsieur Harry Potter dans sont lit.
Notes de l'auteur :
La suite de cette fic traduite de l'anglais vers le français. Ce chapitre est un peu plus court que le précédent. J'espère que ma traduction vous plaira et que vous aimerez le développement de l'histoire !
Attention : Je rappelle que cette histoire est de rating M sur ce site, et qu'elle est donc destinée à un public averti ! En effet, elle comporte des scènes entre des personnages de sexe masculin susceptibles de choquer ! Donc enfants, homophobes et personnes que toute relation homosexuelle dérangent, ne lisez pas cette fic, merci !
CHAPITRE 2
« Tu es un con amer, pas vrai ? » fit Ron le regard noir, ses joues plus rouges que ses cheveux. Pendant un instant, Draco en oublia de s'apitoyer sur son sort pour souhaiter que le physique disgracieux de Weasley puisse être modifié de façon à ce que le reste du monde Sorcier n'ait plus à subir la douleur de le regarder. Avoir un visage pareil pour le reste de sa vie, c'était ça la réelle tragédie. Heureusement cela ne dura pas longtemps et Draco sentit le monde entier se recentrer sur sa personne. Ah, ça allait mieux !
La langue est l'un des organes les plus puissants du corps, vous savez. Draco l'étirait à présent, contre son palais, ses dents… Ca ressemblait à sa bouche. Elle n'avait pas beaucoup changé en trois ans, et Draco en était heureux. Mais qui sait ce qu'elle avait bien pu contenir ? C'était un peu déconcertant et cela poussa Draco à se balancer d'avant en arrière pendant un moment afin de se calmer. Apparemment il avait perdu la boule (entre autre) et il couchait avec Potter. Couchait avec lui. Qui sait où sa bouche avait bien pu se fourrer ! Il était convaincu que Potter lui jetait quelques sorts tous les matins avant qu'il ne se réveille ou que peut-être il lui faisait ingurgiter une sorte de potion d'amour, car s'il avait été LUCIDE (et apparemment, il avait égaré ladite lucidité avec sa mémoire à long terme) il ne baiserait pas Potter. Non, certainement pas. Coucher avec Blaise peut-être, qui lui, était sexy. Potter ne l'était pas. Et avoir un torse plus large ne faisait aucune différence, il en fallait plus. Draco ne savait pas précisément ce qu'il fallait d'autre, étant donné qu'à l'école il n'avait jamais eu de relations sexuelles mais… Oh, mais qui prétendait-il berner ? Il avait probablement eu de nombreuses relations sexuelles avec Potter mais il ne parvenait à se remémorer aucune d'entre elles, putain ! Cela mit de nouveau Draco légèrement en colère. Il allait rester vierge dans sa tête jusqu'à la fin de sa vie ? Cela Ne Pouvait Etre Vrai !
« Tu te fais la Conversation Sexuelle dans ta tête, pas vrai ? » commenta Blaise de son coin de la pièce. Il était calmement assis sur une chaise encore intacte, l'ayant jouée sûre et s'étant tu pendant que Draco piquait sa crise. Mais il se devait d'interférer alors qu'il approchait du pic, non ? Draco renifla. « Tes yeux louchent toujours comme un trisomique lorsque tu penses au sexe. Je ne comprends pas comment Harry peut trouver ça assez attirant pour te baiser. »
« Je te déteste. » renifla Draco avec indignation, ceci étant la seule chose qu'il était parvenu à dire à Blaise depuis une heure. Puis les dernières paroles de Blaise percutèrent. « Et Potter ne ME baise PAS ! JE baise Potter. Je suis le Tout Puissant Alpha, pigé ? »
« Oh non. » fit Blaise, un petit sourire malicieux collé au visage et les dents brillantes. « Tu es sans aucun doute le Mec Dominé. Tu aimes que Potter prenne le dessus et qu'il te monte comme un vieux cow-boy Américain… »
« ARRETE ! » s'égosilla (encore) Draco. « Arrête ça tout se suite, ô toi le Mal Incarné ! » Les images allaient lui donner un ulcère, il en était persuadé. Les douleurs ressenties dans le bas de son abdomen étaient tout bonnement anormales.
« Enfin au moins tu as accepté le fait que vous couchez ensemble. » continua tranquillement Blaise. « Je me souviens de cette fois où tu n'avais de cesse de te réveiller avec cette humeur ou personnalité et où Harry a du faire sans pendant une semaine. »
« Pauvre Potter… » rétorqua sarcastiquement Draco avant de continuer à prétendre que Blaise n'Existait Pas. Draco lança un regard noir au lit sur lequel il était assis tout en mordillant l'ongle de son pouce… Et réalisa avec une horreur grandissante qu'il se trouvait sur le lit dans lequel ils avaient probablement baisé la nuit dernière. Il bondit immédiatement hors de celui-ci et courut se réfugier à l'autre bout de la chambre au cas où les germes auraient décidé de le suivre. Blaise releva la tête, perplexe.
« Quoi ? Tu as vu une araignée ? » fit-il en regardant le lit curieusement.
Draco fit la moue. « Je n'ai pas peur des araignées ! » lança-t-il, posant un regard pesant vers le lit.
« C'est ça ! » renifla l'autre homme. « Si mes souvenirs sont bons, Harry, Hermione et moi avons du vous décoller du plafond Ron et toi après que vous ayez refusé de redescendre au bout de plusieurs jours… »
« C'est la pire exagération que j'aie entendu et tu le sais très bien ! » s'écria Draco avec colère. « De toute façon j'aurais oublié ce que je foutais au plafond avec Weasley au bout d'une journée ! »
L'expression de Blaise s'assombrit immédiatement et il s'éclaircit la gorge.
« Okay. C'était peut-être qu'une journée. »
« Ouais, c'est ça ! »
« Tu sais Draco… tu devrais vraiment jeter un coup d'œil aux pensieves qui se trouvent par ici… »
« J'ai dit non » Draco, tournant des yeux furieux vers son ancien camarade de classe. « Et que veut dire le mot « non » ? »
« En aucune circonstance, excepté la mort ou la blessure corporelle ? »
« Correct. »
« Donc si je te menaçais de te coller un pain dans la figure tout de suite, tu ferais quoi ? »
« Hurler, insulter, te rendre la pareille, mais la réponse serait toujours non. »
« Ah. »
« Bien essayé, cependant. »
« Merci. »
Un toc à la porte interrompit leur querelle amicale et Blaise soupira tandis que les épaules de Draco se tendaient visiblement. Hermione passa la tête à l'intérieur, rapidement suivie par un rouge flamboyant qui fit se couvrir les yeux à Draco.
« Argh, si clair ! » marmonna-t-il, trébuchant théâtralement jusqu'au lit et se jetant dessus.
« Comment ça se passe ? » demanda Hermione, entrant délicatement dans la pièce ; à cause de Draco ou en raison du fourbi éparpillé sur le sol, c'était difficile à dire. Ron cependant, entra avec désinvolture sans plus s'en soucier, des objets se brisant sous ses pieds et piétinant les T-shirts éparpillés de Draco avec force démonstration.
« Splendide, Granger ! » marmonna Draco dans les draps, avant de sursauter soudainement comme s'il était écorché vivant. Il se mit à frotter son visage, le T-shirt fin et le jean qu'il portait en tournoyant, comme si cela pouvait lui être d'une quelconque aide. Les trois autres dans la pièce le fixèrent simplement pendant une minute avant de se retourner les uns vers les autres afin de converser entre eux. Draco les gratifia d'un regard noir de derrière ses cheveux en bataille car il n'entendait pas ce qu'ils disaient et qu'il trouvait cela assez malpoli.
« Excusez-moi ! » s'écria Draco, ne se rendant pas compte ou se moquant du fait qu'il agissait comme un gamin gâté. « Excusez-moi, vous avez dit quoi ? Je ne vous ai pas entendus ! »
« Hum… » rougit Hermione. « Nous… Nous nous demandions si tu voulais descendre déjeuner… ? »
« Quelle idée merveilleuse » se ragaillardit un Draco sarcastique au possible, collant un sourire faux sur son visage.
« Je ne pense pas que… » commença Blaise, mais Draco l'interrompit.
« Et bien on se fout pas mal de ce que tu penses, Zabini » cracha Draco, prenant plaisir à voir un semblant d'émotion traverser le visage de Blaise. « Etre enfermé comme ça n'arrange pas ma peau. S'il vous plaît, faites-moi faire le tour de cet adorable établissement juste pour que je puisse l'oublier demain. Je suis sûr que vous n'en avez jamais assez de me montrer où se trouve la salle de bain tous les jours. »
« Tu es un con amer, pas vrai ? » fit Ron le regard noir, ses joues plus rouges que ses cheveux. Pendant un instant, Draco en oublia de s'apitoyer sur son sort pour souhaiter que le physique disgracieux de Weasley puisse être modifié de façon à ce que le reste du monde Sorcier n'ait plus à subir la douleur de le regarder. Avoir un visage pareil pour le reste de sa vie, c'était ça la réelle tragédie. Heureusement cela ne dura pas longtemps et Draco sentit le monde entier se recentrer sur sa personne. Ah, ça allait mieux !
« Quoi ? » répondit Draco suffisamment innocemment, affichant même l'expression correspondante. « Devrais-je être heureux, Weasley ? Devrais-je lancer des pétales de rose partout ? Peut-être faire une petite danse ? Et pourquoi pas - »
« Ce serait plus facile pour toi si tu voulais bien regarder dans les pensieves… » débuta Hermione.
« NON ! » enragea Draco, ses joues imitant soudainement très bien celles de Ron. Sa rage était immédiate et facile à sortir ; il n'y avait plus de sarcasme. L'amertume s'était transformée en colère pure et la plupart était dirigée contre la personne qui lui avait fait cela, qui était trop peureuse pour venir lui faire face maintenant qu'il SAVAIT et s'était fait à l'idée qu'Harry Potter était celui qui aurait du être soumis à cette malédiction tous les jours pour le reste de sa vie héroïque.
« Je ne regarderai PAS dans ces stupides pensieves ! Elles ne sont pas ma vie ! »
« Bien sûr qu'elles sont ta vie, espèce d'abruti ! » répondit durement Ron. « Ce n'est pas parce que tu ne peux pas t'en rappeler que ça ne s'est jamais produit ! »
Draco s'arrêta, la bouche prête à lancer sa prochaine tirade. A la place, il ravala ses mots qui redescendirent en un gros poids sur son ventre. Puis il sentit ses genoux trembler et dut poser une main sur la table de chevet pour se stabiliser. La façon dont Weasley avait dit ça… Comme si c'était …
« Tu m'as déjà dit ça avant, pas vrai ? » demanda calmement Draco, ses yeux amplis de feu.
« Tu t'en es souvenu ? » bondit Hermione, l'espoir illuminant son visage.
« Non. » fit Draco en remuant la tête, fermant les yeux pour bloquer l'image de ces étrangers. Ces étrangers qui semblaient si bien le connaître. « Mais ça ressemble à quelque chose que quelqu'un me connaissant bien dirait pour m'arrêter. »
Ils ne dirent rien, comme Draco s'en doutait… parce qu'ils le connaissaient. Qu'ils savaient quand parler ou non, et quand être son ami ou son ennemi. Malheureusement, réalisa-t-il lentement, il ne savait rien d'eux et il n'en saurait jamais rien. Il rouvrit les yeux pour les observer, fixant les visages qui n'avaient cessé de le titiller toutes ces années à Hogwarts. Granger et Weasley le fixèrent à leur tour, Hermione mâchonnant sa lèvre inférieure et Ron semblant résigné à faire face à Draco, comme le défiant de parvenir à le faire regarder ailleurs. Il ne les connaîtrait jamais, ne les connaîtrait jamais comme eux le connaissaient lui. Il les oublierait tous les matins, les réduisant à cette haine puérile alors qu'ils semblaient voir passé outre… jusqu'à le considérer comme un ami. Draco fut soudain empli d'un tel sentiment lancinant de perte que cela le tua momentanément, effaça toutes ses pensées et fit cesser de battre son cœur jusqu'à ce qu'il se force à le faire repartir. Lorsque sa tête et ses yeux se furent éclaircis, aucun ne le regardaient plus, leurs yeux rivés au sol lui rappelant bien plus la soumission que la honte. Le choc le percuta de plein fouet et il ne sentit plus rien pendant un moment. Il les regarda comme s'il les voyait pour la première fois. Il ne savait pas pourquoi, ne comprenait pas et ne le voulait pas. Peut-être était-ce les photos qu'il avait arrachées des murs. Peut-être était-ce la façon dont ils le traitaient en ami, en lieu et place de Draco Malfoy, le Sale Con Qui Avait Fait de Leur Vie un Enfer à Hogwarts. Mais il s'en souciait, il s'en souciait si soudainement que cela lui fit une peur bleue.
« Sortez » demanda-t-il doucement, levant une main devant ses yeux.
Ils ne dirent pas un mot et il n'eut pas besoin de le leur répéter ; comme des amis, ils sortirent rapidement de la pièce en refermant la porte derrière eux. Une fois Draco seul, ses yeux furent attirés par le lit et, sans plus y réfléchir, il se rallongea sur l'oreiller et les couvertures. Bien qu'il déteste l'admettre, il se sentait chez lui dans le lit muni de ses coussins et couvertures de soie. Même s'il ne se souvenait pas avoir jamais dormi dedans, s'être jeté dessus de joie ou de tristesse avec abandon, les sentiments de Draco étaient toujours là. Il n'avait pas à se rappeler qu'il y était attaché ; il n'avait pas à se remémorer les rires partagés avec Gran… Hermione, Ron ou Blaise pour tenir à eux. Le dernier souvenir qu'il ait eut d'eux était celui de Crabbe et Goyle tenant fermement Ron, le devoir d'Hermione étant en train de brûler après avoir été victime d'un sort bien placé tandis qu'il riait cruellement de son forfait. Il se fichait pas mal d'eux à cette époque… Et d'être soudainement dans une telle situation, d'être devenu leur ami sans aucune transition entre les deux, causa tant de douleur et de confusion à Draco qu'il sentit ses yeux se remplir de larmes. D'où venaient ces sentiments ? Il ne se rappellerait jamais de la façon dont ils s'étaient construits. Se rappeler de ça, de leur amitié ascendante, se souvenir d'avoir commencé à se faire confiance les uns les autres ; ces souvenirs mouraient à chaque fois qu'il s'endormait et ne lui appartenaient plus. Il enfonça sa tête dans l'oreiller, sachant que c'était le sien simplement parce qu'il n'avait pas d'odeur. Finalement, il s'autorisa à penser à Potter. Harry. Que ressentait-il pour Harry, même si les seuls souvenirs qu'il avait de lui étaient des nez cassés et des mots blessants ?
Le sentiment de perte qui monta en lui fit pleurer Draco durant des heures.
Fin du chapitre 2
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Au prochain chapitre:
« Rien qui n'était lié à de l'espionnage » précisa Harry. « On t'a appris ce qu'il se passait et tu nous a aidés en… »
« En faisant quoi ? » demanda Draco, incapable de se contenir. « En léchant des enveloppes ? En cuisinant pour les braves guerriers ? »
Harry éclata de rire.
« J'ai fait ça, pas vrai ? » s'étouffa un Draco tremblant, les yeux écarquillés. « J'ai cuisiné ? »
