L'univers appartient à Bethesda
Chapitre Deux – Le Lexique
Le marteau de forgeron s'écrasa rudement sur la pièce d'acier brûlante, aplatissant la lame qui avait été tordue par son propriétaire. Frappant encore et encore, Sigrid répéta l'action jusqu'à ce que l'épée d'acier soit de nouveau plane. Puis sans attendre plus longtemps, elle souleva l'objet à l'aide d'une large pince et vint la tremper dans un petit baquet d'eau à ses pieds. A cause de la température extérieure, un large nuage de buée s'échappa du récipient et obligea Sigrid à vérifier que le choc des températures n'avait pas altérer son travail.
Satisfaite, la Nordique constata que ça n'avait pas été le cas. Impatiente, elle se dirigea vers la meule et en activa le mécanisme joyeusement, écoutant avec attention le frottement de la lame sur la pierre aiguiseuse. L'épée qu'on lui avait confiée deux jours plus tôt était en très mauvais état. Tordue, fissurée et mal entretenue, le fil de l'acier n'aurait même pas tranché une motte de beurre. C'était pourquoi l'étape de la meule était essentielle. Remettre la lame droite n'était pas un souci, c'était même le plus simple. Mais aiguiser était une opération délicate.
Sigrid estima qu'après cinq minutes de travail pointilleux, il était temps de vérifier une première fois l'état de la lame. Elle cessa donc d'actionner la meule, attrapa l'épée d'une autre manière et la redressa pour la tenir droite. Puis, se délestant de ses gants de forgeron, elle approcha sa main libre de la lame, la posa délicatement et…
« Je t'ai enfin trouvé ! »
Sigrid sursauta et sa main glissa brusquement le long du tranchoir, entaillant le creux de sa paume. La Nordique, agacée, se retourna vivement, ne prêtant pas le moins du monde attention au sang qui perlait et dévisagea Veezera, accompagné de celle qui devait être Sadi.
« Ouch… grommela d'ailleurs la Rougegarde. Belle entaille.
- Je suis désolé ! s'excusa immédiatement l'Argonien en se précipitant sur Sigrid qui retira subitement sa main.
- C'est rien ! se défendit-elle en serrant les dents. C'est qu'une petite blessure. J'ai connu pire. »
Elle décida qu'il était temps de faire une pause et déposa l'arme sur un portant avant d'attraper un linge qu'elle trempa dans la neige pour le débarrasser de sa crasse puis l'entoura autour de sa blessure.
« Je peux vous aider ? demanda-t-elle, refoulant la pointe de douleur au creux de sa paume.
- Je suis venu m'excuser de ne pas être venu ce matin… soupira Veezera. Ça faisait longtemps que je n'avais pas dormi dans un aussi bon lit.
- Je comprends, ne t'en fais pas ! répondit Sigrid doucement. De toute manière, je dois faire tout le travail de Skald à la forge… Il a décidé de s'enfermer dans l'atelier et nous avons beaucoup trop de commande pour chômer.
- Est-ce que tu as besoin d'aide ? proposa Sadi. Je viens de finir mon entraînement, ça me tiendra chaud d'être ici.
- Si tu es à l'aise avec ce genre de travail, je ne refuse pas l'offre ! s'exclama Sigrid, soulagée qu'on vienne l'aider.»
Sadi déposa l'épée qui était dans son dos et desserra son manteau de fourrure alors qu'elle s'approchait de la du foyer.
« A Lenclume, j'ai suivi une formation dans une forge, expliqua-t-elle. Pas mon truc préféré, mais je m'en sors.
- Tu n'as qu'à suivre mes indications, proposa la Nordique. Moi je vais m'occuper de la meule. Et, Veezera… dis-moi, sais-tu coudre ?
- Je recouds la peau et les blessures, mais le cuir…
- C'est presque la même chose. Je t'engage ! »
Veezera n'eut pas le temps de répondre qu'il se retrouvait planté sur un tabouret, un sac de pièces d'armure à recoudre aux pieds et de quoi s'occuper pour le reste de la matinée dans les mains.
Le temps fila à toute allure et le soleil eut le temps d'atteindre son zénith avant qu'Irwaen ne rejoigne les forgerons avec un plateau d'assiettes pleines et fumantes. Veezera qui s'était plusieurs fois piqué les doigts était heureux de pouvoir faire une pause et se jeta sur la Bosmer qui l'accueillit en souriant.
« Vous avez fait un super travail ! observa Sigrid. Ça fait du bien d'avoir des petites mains en plus de temps en temps.
- Qu'est-ce que c'est fatiguant par contre… minauda Sadi qui s'étira.
- Et affamant ! grogna Veezera qui avait presque avalé toute son assiette. »
Irwaen s'invita dans leur conversation, expliquant qu'elle avait passé sa matinée dans son lit et qu'elle s'était bien amusée de percevoir les soupirs de mécontentement de Veezera quand il se piquait. L'Argonien murmura quelque chose d'inaudible mais se garda bien de commenter par la suite car les trois jeunes femmes s'amusèrent à le taquiner dès qu'il pestait contre l'aiguille. Puis il y eut un petit silence pendant lequel ils mangèrent sans rien se dire, trop occupés à se sustenter après cette longue matinée.
« Des nouvelles du lexique ? demanda soudain Sadi, curieuse à Irwaen.
- Absolument pas… murmura la Bosmer en retour. Aldaril et Meven se sont enfermés dans l'atelier avec Skald aux aurores et aucun d'eux n'est ressorti depuis.
- J'irai jeter un coup d'œil si vous voulez… proposa Sigrid, intriguée par le lexique.
- Pourquoi pas ! enchaîna Irwaen. De toute manière, si nous n'avons pas réussi à le lire dans de vraies ruines dwemers, je ne sais pas s'ils y arriveront plus dans un simple atelier et sans les instruments adéquats.
- Vous étiez dans des ruines avant de venir ici ? demanda curieusement la Nordique.
- Des tas de ruines… grommela Veezera qui avait retrouvé l'usage de la parole. Notre compagnie est en route depuis trois mois déjà. Aldaril nous a amené partout où les vestiges dwemers étaient encore capable de lire un lexique. Mais celui-là… il est bel et bien différent des autres.
- C'est pour ça qu'il intéresse autant Aldaril, ajouta Sadi pour informer Sigrid de ce qu'elle ignorait. Parce qu'il nous résiste, il contient sûrement quelque chose de très, très important.
- Il y a beaucoup d'autres moyens d'ouvrir un lexique… souffla Sigrid calmement. Qu'il soit un document précieux ou non, tout dépend de l'ingéniosité de son créateur. Il faut parfois un socle, parfois c'est une sorte de code compliqué à même le lexique…
- Et comment sait-on qu'il y a un code ? murmura Sadi, dubitative.
- On inspecte… répondit naturellement Sigrid comme si cela paraissait évident. C'est sûrement ce que fait Skald en ce moment.
- Et si c'est écrit en dwemer ancien ? ajouta la Rougegarde.
- Alors vous allez devoir être patient. »
oOo
L'après-midi se finissaient peu à peu tandis que les traces d'un soleil timide s'égrenaient dans le ciel nuageux et sombre. Le vent soufflait plus fort et la neige tombait à nouveau, laissant les aventuriers qui ne se trouvaient pas dans l'atelier plus déprimés et dubitatifs quant à leurs chances de réussite qu'au petit matin. Force était de constater qu'aucune nouvelle n'avait fuité de la lourde porte close et personne n'avait osé en réclamer. C'était une de ses journées à s'activer était la seule échappatoire pour les plus impatients. Prise de pitié lorsqu'elle les vit entrer dans l'auberge les pieds traînants, la mine déconfite après l'entraînement, Sigrid s'approcha discrètement d'eux.
« Je vais jeter un coup d'œil dans l'atelier. S'il se passe quoique ce soit, je vous préviendrais quand j'en ressortirai… »
Veezera accueillit cette décision avec enthousiasme et en vent d'entrain balaya les quatre compagnons qui retrouvèrent quelques couleurs. Sigrid quitta l'auberge, traversa la cour et se retrouva devant la porte de l'atelier. C'était-là son lieu préféré. L'ambiance y était toujours chaleureuse car il y avait aussi une forge à l'intérieur. Les tables de bois croulaient sous les parchemins, les étaux et pièces dwemers, les livres et les gemmes spirituelles. Ce qu'elle aimait par-dessus tout, ce n'était pas ce capharnaüm d'objets et d'outils pour travailler la ferraille dwemer mais bien l'opération de l'esprit fin face aux mécanismes antiques. C'était là l'antre d'un savoir quasi-oublié, le sanctuaire de recherches et de découvertes inespérées. Un endroit où science et magie, esprit et arcanes se rencontraient sans se détester. Sigrid aimait cette ambiance. Une part d'elle l'avait toujours apprécié.
La porte avait été solidement verrouillée et le froid avait frisé le mécanisme qui refusait de s'activer. Ennuyée parce que l'aide de sa clé ne suffisait pas, Sigrid décida de forcer un peu les choses et attrapa fermement le verrou. Elle compta jusqu'à trois et tira du plus fort qu'elle put. Elle ne prétendait pas rivaliser avec un soldat mais personne ne pouvait dire qu'elle était faible et au prix d'une douleur soudaine à sa main blessée, la porte finit par coulisser.
Immédiatement, la chaleur du lieu l'enveloppa et l'atmosphère l'apaisa, lui faisant momentanément oublié que sa main saignait de nouveau. Ses yeux s'habituèrent rapidement à la lumière tamisée et elle put constater que personne n'avait l'air satisfait à l'intérieur non plus. Aldaril râlait silencieusement, Meven ne disait rien et se contentait de croiser les bras dans un coin de la pièce et Skald se baladait, le lexique dans les mains, furieux. Lorsqu'il aperçut Sigrid, il lui tendit l'objet et lui fourra dans la main intacte avant de la tirer avec elle.
« Tombe bien que tu sois enfin là… grommela-t-il. Je ne reconnais pas les signes, n'arrive pas à les identifier. Alors si tu avais une idée miraculeuse, ce ne serait pas de refus.
- Euh… sûrement, murmura-t-elle, prise au dépourvue. »
Elle passa devant Meven qui la suivit du regard et s'arrêta devant Aldaril. Ce dernier avait les traits tirés de fatigue et semblait profondément agacé. Il la jaugea du regard et lui montra le livre qu'il tenait entre les mains. Sigrid se démena pour l'attraper et rejoignit la table la plus proche. La jeune Nordique débarrassa la surface d'un large geste et poussa un petit soupir quand ses fesses tombèrent enfin sur une chaise. Elle posa le cube puis le livre et ouvrit l'ouvrage. C'était un essai sur le dwemer ancien, avec des signes, de drôles de signes, et des traductions maladroites. Sigrid feuilleta les quelques pages et referma la couverture. Aldaril lui lança un regard sceptique.
« Vous ne pourrez rien traduire avec ça… expliqua Sigrid, un tantinet dépité que son oncle n'ait pas vu la supercherie plutôt. Celui qui l'a écrit a bêtement copié des signes là où il n'en voyait pas et a joint à ceux-ci une traduction inventée. Ça devrait berner des érudits mais ça ne me bernera pas moi. Mon oncle, vous n'avez donc rien vu ?
- Je… non, tu sais, ma vision… »
Sigrid hocha la tête et regarda le lexique.
« Celui qui a écrit ce bouquin n'est pas un génie. Les lettres dwemers sont beaucoup moins courbes et lâches. C'était des gens strictes, même la plèbe n'écrivait pas ainsi.
- Je te remercie… grommela Meven qui regardait à présent dans la direction opposée, vexé. Ce livre est mon œuvre. »
Sigrid rougit brutalement. Elle leva rapidement les yeux vers Aldaril mais celui-ci paraissait hilare, alors elle poursuivit son inspection en ignorant l'elfe noir qui pestait un peu plus loin dans son dos. Le lexique était d'une taille moyenne par rapport à ceux qu'on leur avait déjà envoyés, et surtout, il était toujours fabriqué du même alliage dwemer avec lequel Skald était si familier. D'apparence, c'était un cube ordinaire, le rond central sur le dessus était toujours fermement tenu par les multiples protections de l'objet. Il n'y avait apparemment aucun capteur ou aucune marque qui ne laissait à concevoir que le lexique s'ouvrait sur un réceptacle. Elle doutait même qu'il s'ouvre tout court. D'ordinaire, les coins qui devaient se séparer du reste du cube étaient légèrement plus épais que le reste de l'objet. Or, ici, ils se confondaient avec le reste du mécanisme. Curieuse, Sigrid effectua une légère pression sur les cercles latéraux mais ceux-ci ne semblaient pas bouger non plus.
« Normalement, intervint Skald pour Meven et Aldaril, les coins s'activent et se retire, laissant les cercles latéraux légèrement entrouverts. Ces derniers finissent par sortir grâce à l'action du réceptacle ou de la main et enfin, les deux parties du cube se séparent pour laisser sortir un parchemin. Dans le cas où ce lexique est une clé pour activer un mécanisme plus grand encore, les cercles latéraux se substituent et la machine récupère l'information.
- Et si ce n'est ni l'un ni l'autre ? ajouta l'Altmer, une pointe d'agacement dans la voix.
- Et bien c'est que votre cube, c'est de la camelote… coupa net Sigrid.
- Comment oses-tu ! s'énerva Meven. D'abord mon livre, maintenant ce cube ! Tu n'as pas honte ? Ce n'est pas toi qui ait traversé tout un tas de ruines pour le trouver.
- Les dwemers ne laissaient rien au hasard ! s'insurgea la Nordique à son tour. Ce lexique est soit totalement vide, soit une parfaite œuvre de contrefaçon !
- Sigrid, calme-toi… souffla Skald. »
Sigrid se releva brusquement et sa chaise bascula en arrière. Elle se saisit du lexique d'un geste sec et tout à coup, son visage se tordit de douleur. C'était sa main blessée qui l'élançait et la plaie, encore sanguinolente, n'avait pas apprécié le contact soudain avec le froideur du métal.
« Espèce de petite idiote ! s'écria Aldaril, fou de rage qu'on abîme sa trouvaille aussi véridique soit-elle. »
Il voulut la saisir mais se retint. Le lexique s'était soudain illuminé d'une toute petite lumière, si faible qu'elle se voyait à peine tant la pièce était baignée par l'éclairage ambré du feu. Sigrid était restée immobile, les yeux rivés dans le vide. Aldaril, étonné, observa le corps de la jeune femme, comme si ce dernier s'était soudain statufié sous ses yeux, sans qu'il n'ait rien pu faire pour la sauver. Skald s'avança brusquement vers elle mais Meven qui avait saisi l'étrangeté de la situation préféra l'en empêcher et le retint par le bras.
« Je ne suis pas un as en magie mais il vaut mieux observer pour le moment… ajouta-t-il prudemment à l'adresse du vieil homme. »
Et lorsqu'il eut fini de parler, il comprit que Sigrid était ailleurs car elle regardait au-delà de l'Atelier, au-delà du présent, vers le passé et ses mystères.
Autour d'elle, les images s'étaient estompées. Elle entendait encore le crépitement du feu, mais ce dernier ne sonnait plus comme celui de l'Atelier. Ce n'était plus le même vent, ni la même odeur, ni les mêmes ambiances. Le décor qui s'installait lentement autour d'elle était devenu autre. Les murs avaient cédé leurs places à de longues chaînes de montagnes dont certains sommets disparaissaient sous les nuages. La végétation, faible, se résumait en une sorte de parterre d'herbe trempée que Sigrid observait du haut d'un escalier de pierre aux marches rigoureusement dessinées. Là, au milieu des roches et de la végétation éparse, se dressait une sorte de petite maison au toit de tuiles jaunes arrondies. Devant la porte entrouverte, deux elfes à la peau claire conversaient.
Sigrid les observa un instant. Ils étaient tous deux vêtus de tuniques richement parées, surplombées d'une cotte de maille d'un métal qu'elle reconnut car elle l'avait vu tous les jours depuis son enfance. Il n'y avait aucun doute, ces deux elfes étaient habillés comme des dwemers, et d'ailleurs, ils ressemblaient aux quelques statues d'elfe des profondeurs avec leurs coiffures brunes décorées de perles cuivre et leurs longues barbes tressées. La jeune Nordique voulut se pincer mais dut bien se rendre à l'évidence qu'elle était là sans vraiment y être et que le simple rôle de spectatrice passive était le plus grand des honneurs.
« Pensez-vous que l'extraction sera longue ? demanda celui qui, pour l'instant, tournait le dos à Sigrid et qui était le plus condescendent des deux.
- Maître Kagrenac, nous ne pouvons promettre de miracle… les fragments d'aetherium sont capricieux et harmoniquement instable. Une mauvaise manipulation et… je n'oserai même pas en imaginer les conséquences.
- Vous êtes bien trop prudent, Mzylek. Et moi, je n'ai pas traversé Vvardenfell et Resdayn pour entendre un sous-gradé me parler délai. Nos rois t'ont envoyé les troupes nécessaire quand vint le haut-roi Gellir et ses menaces. A présent tu leurs obéis. Et s'ils disent rapidement…»
Le Dwemer hocha prestement la tête et adressa un faible sourire à Kagrenac. Sigrid sentit chez Mzylek colère et fierté, orgueil et humiliation, mais elle sentit aussi qu'il s'écrasait et se taisait sous la peur de son supérieur.
« Les outils vous seront livrés selon vos plans et vos demandes avant le solstice d'été. La transaction se fera par la suite si le travail vous semble concluant, Grand Maître Architecte.
- C'est ainsi que je voyais la chose, conclut Kagrenac, susurrant presque ces mots. Comprenez bien qu'aucun retard ne sera toléré. Il se pourrait que la cité d'Arkngthamz ne soit plus le centre de commande s'il advenait que je sois déçu. Soyez dans les temps. Nous n'en avons presque plus, mon ami. »
Son interlocuteur hocha de nouveau vigoureusement la tête et s'inclina pour saluer Kagrenac qui se détourna. Sigrid le trouva laid, bien plus laid que la plupart des gens de son espèce. Ses traits tirés, ses yeux sombres et illuminé d'une lumière étrange, rien chez lui n'était harmonieux, pas même gracieux. Elle éprouvait même du mal à croire qu'il était un ascendant Aldmer. Seulement, il dégageait ce sentiment de puissance qui vous incite au silence lorsqu'il entre dans une pièce, ainsi que cette prestance intimant le respect et l'obéissance. La jeune Nordique n'osa plus le dévisager et chercha autre chose à regarder.
Kagrenac finit par s'approcher d'elle mais ne la regarda même pas lorsqu'il la dépassa. Comme poussée par une force pour qu'elle ne rate rien, Sigrid pivota pour regarder derrière elle. Là se tenait un autre dwemer, lourdement chargé pour être l'égal de Kagrenac. Il semblait préoccupé par un petit boîtier qui jonglait d'une main à l'autre, brillant d'une petite lumière.
« Yagram, qu'est-ce que vous faites avec ce lexique ? le questionna Kagrenac sévèrement.
- Rien, Maître Architecte, rien. J'essaye de l'éteindre.
- Vous l'avez allumé ?
- Non, Maître Architecte. Il s'est activé… tout seul. »
Kagrenac jeta un regard sévère à celui qui semblait être Yagram et qui se trouvait probablement derrière Sigrid puis ses yeux se baladèrent un instant dans le vide.
« Eh bien, éteignez-le. »
Et tout à coup, le décor s'effondra comme celui d'un rêve qui se termine. Les montages s'effacèrent et les murs de l'Atelier revinrent. A la place de Kagrenac se tenait un Skald paniqué et derrière lui se dessinait l'inquiétante silhouette d'Aldaril. Ils se dévisagèrent tous en silence, Meven fit un pas en avant et Sigrid recula.
« Il s'est passé quelque chose… murmura-t-elle. Quelque chose que je ne comprends pas. »
Et sans prévenir, elle s'effondra sur la chaise derrière elle.
Le chapitre deux est posté et voilà que se met en place l'intrigue. Je ne sais pas trop quoi dire si ce n'est que c'est pendant l'écriture de ce chapitre que j'ai drastiquement changé l'intrigue et peut-être que cela va se ressentir. J'espère pourtant que vous avez été ravi par ce chapitre et qu'il vous aura plu. Pour ma part, je garde encore un peu de mystère et vous dis à très vite !
N'hésitez pas à commenter et partager cette histoire avec vos contacts si elle vous a plu !
Elwyn
