Bien le bonjour la compagnie ! Bon comme je ne sais pas trop quoi dire je vais me contenter d'être concise : cette fiction est déjà intégralement écrite, elle se compose de 7 chapitres que je vais vous poster relativement rapidement. Sur ce, bonne lecture.

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Le téléphone sonnait toujours, de plus en plus insistant, alors qu'Emmett se jetait contre son frère pour lui faire lâcher prise. Une lutte commença entre les deux vampires alors qu'Alice était complètement paniquée devant le corps inerte de l'humaine. Jasper et Rosalie arrivèrent tout de suite après et prirent automatiquement la situation en charge. Comme Alice l'avait fait pour James, Jasper décapita Edward en un tour de main. Rosalie, elle, repoussa Alice avant d'abattre son poing serré contre la poitrine de Bella. Elle reproduisit deux fois le même geste, brisant les os de la cage thoracique au passage, et s'apprêtait à le reproduire une troisième fois quand le cœur de l'humaine repartit. Bella reprit aussitôt conscience tout en cherchant à reprendre son souffle. Ses yeux grands ouverts prouvaient l'atrocité dont elle venait d'être victime, d'importantes taches rouges en marbraient le blanc.

-Bon sang quelqu'un veut bien décrocher ce satané téléphone ! S'énerva Rosalie.

Elle tentait de maîtriser Bella qui cherchait encore à se débattre, incapable de retrouver son calme.

-Bella, il faut que tu te calmes et que tu arrêtes de gesticuler. Bella tu dois bouger le moins possible. BELLA ! Lui cria-t-elle dessus pour la faire réagir. Ayant enfin capté son attention elle reprit plus doucement. C'est bon, tu es en sécurité maintenant. Mais tu es gravement blessée, le moindre geste brusque pourrait t'être fatal. Bella, concentre-toi sur ma voix. Non, non, garde les yeux ouverts. Bella reste avec moi. Appelez le 911 tout de suite ! Emmett, vire-moi cette merde de là j'entends des humains arriver. Alice prend sa main, il ne faut surtout pas qu'elle perde connaissance. Qui c'était au téléphone.

-Les Volturi, ils seront là d'ici une douzaine d'heures.

Rosalie lui arracha presque le téléphone des mains tout en maugréant. Des lycéens avaient fini par les voir et un petit attroupement se dirigeait vers eux. Jasper se chargea de les tenir à distance grâce à son don pendant que la blonde rappelait le numéro.

-Elle ne tiendra pas jusqu'à votre arrivée. Lâcha-t-elle de but en blanc quand la personne à l'autre bout du fil eut décroché. Et très sincèrement je pense que c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux.

-La voyante s'est engagée à la protéger, si elle meurt je peux vous assurer que j'écraserai votre clan en prenant tout mon temps pour vous faire souffrir. Gronda la voix d'Aro.

En entendant cela Jasper prit le relais.

-Le cas échéant je la mordrais. Carlisle ne m'a pas mordu, elle ne sera donc pas une Cullen. Et comme Edward vient de me payer un aller simple pour cent ans auprès de vous, vous avez l'assurance que Bella sera à vos côtés les premiers temps.

-Oh major, le marché était un siècle s'il lui arrivait quoique ce soit mais si Isabella devient votre progéniture croyez-moi bien qu'un siècle sera loin d'être suffisant pour racheter la protection médiocre que vous lui avez fournie.

Les heures suivantes furent les plus angoissantes pour tout le monde. Les secouristes avaient posé à Bella une minerve philadelphia et l'avaient sanglée de manière à ce qu'elle bouge le moins possible tant qu'on ne connaissait pas l'étendu des dégâts. A son arrivée aux urgences elle s'était mise à cracher du sang tout en montrant de fortes difficultés à respirer. Carlisle avait dû pratiquer une trachéotomie avant de l'emmener passer un scanner. Quand Charlie était arrivé il avait fallu lui expliquer que l'état de sa fille était grave et qu'on ne savait pas ce qu'il s'était passé. Les résultats des examens n'étaient pas encourageants. Elle souffrait de plusieurs fractures, ses cervicales étaient en miettes et son os hyoïde était fracturé en plusieurs endroits. Mais le plus inquiétant était l'œdème cérébral. Le couperet tomba après un IRM, les dommages infligés au cerveau de Bella étaient trop importants et irréversibles. Plus le temps passait plus les cellules nerveuses de l'adolescente mouraient, la plongeant lentement dans l'inconscience, à terme se trouvait la mort. Le monde de Charlie s'écroula quand Carlisle lui annonça qu'il ne lui restait que quelques heures pour dire au revoir à sa fille. Après près de dix heures de combat le corps de Bella rendit les armes et Carlisle dut la déclarer en mort cérébrale. Comme demandé par Charlie, elle fut maintenu artificiellement en vie pour donner le temps à Renée de venir lui dire au revoir.

Au final il fallut plus de quatorze heures aux Volturi pour arriver sur place, Marcus avait fait le déplacement accompagné d'une dizaine de garde dont Demetri et Jane. Le roi avait attendu que les parents de Bella aillent discuter avec Carlisle pour se glisser dans la chambre de sa futur fille afin de lui prodiguer la morsure. Charlie et Renée attendirent le lendemain avant de trouver le courage de donner l'ordre de débrancher leur Bella.

Ce n'est que sur la fin de la transformation que Bella ressenti la brûlure de la morsure. Dés qu'elle se rendit compte qu'elle se réveillait elle prit plusieurs inspirations, comme pour se rassurer. Elle papillonna des yeux et s'inquiéta quelque peu de toutes les nouvelles sensations qui s'offraient à elle. Elle ne reconnaissait pas sa chambre. Ici tout était...si étrange. Elle se trouvait dans un lit à baldaquin bordé d'épais rideaux dorés, une immense et ouvragée cheminée lui faisait face, du mobilier d'époque occupait la droite de la chambre, et le parquet était habillé d'un immense tapis aux dessins raffinés. Puis tout lui revint en mémoire. L'attaque d'Edward, aussitôt elle se passa une main sur la gorge, Rosalie qui essayait de la calmer, l'intolérable douleur et l'impossibilité à respirer correctement, les larmes de Charlie et le trou noir. Elle se redressa vivement, envahi par une colère rageuse, et découvrit en retrait dans un fauteuil celui qui expliquait sa présence dans cette chambre.

-Bonsoir Isabella. Prononça la voix de velours du roi Marcus. Te souviens-tu de ce qu'il s'est passé ?

-Oui. Edward Cullen m'a tué. Dit-elle après quelques secondes.

Bella se laissa tomber sur le lit tout en poussant un soupir de lassitude. Elle n'en pouvait plus. Cela faisait presque trois mois qu'elle s'était réveillée et depuis sa vie se résumait à une liste de restrictions. Interdiction de sortir le temps qu'elle n'était pas arrivé au bout de son entraînement au combat et tant qu'elle ne maîtriserait pas son don. Interdiction d'avoir Jasper et Alice comme gardes tant qu'ils n'auraient pas terminé leur formation à cet effet. Interdiction de s'adresser à elle comme à une égale à moins d'avoir un rang égal ou supérieur au sien, entendait qu'elle ne parlait à personne sauf aux rois. Et autant dire qu'à part avec Marcus les conversations ressemblaient plus à des séances de tortures qu'à des moments agréables. Et pour couronner le tout, quand il n'arrivait pas à l'éviter Demetri la snobait, répondant à peine quand elle lui parlait directement. L'immortalité était vraiment loin de ressembler à ce à quoi elle s'attendait. D'autant qu'elle se posait tout un tas de questions sur elle, son bouclier n'était pas la seule chose qui la différenciait des autres. En effet elle avait remarqué quelques éléments qui étaient tout sauf normaux pour un vampire, mais pour rien au monde elle n'en parlerait, qui sait si cela ne mènerait pas à son confinement le plus total dans ses appartements. Que ne donnerait-elle pas pour retrouver sa vie d'avant. Elle ne savait ce qu'elle regrettait le plus être venu sauver Edward ou avoir rencontré les Cullen.

N'en pouvant plus elle se redressa et sortie de sa chambre. Elle allait refaire un énième tour dans le château, qui sait peut-être qu'à force elle finirait par tomber sur un endroit qu'elle ne connaissait pas encore. Cela serait inattendu et ô combien excitant. Sauf si elle tombait sur les quartiers de Caïus ! Plutôt rester enfermée à vie dans sa chambre que de se retrouver dans celle de son « oncle » en sa compagnie. Elle avait des insomnies rien qu'à penser à tout ce qu'il lui avait dit vouloir lui faire. Et dire qu'Aro et Marcus laissaient un esprit aussi dérangé gouverner avec eux... Après avoir parcouru une centaine de mètres elle se retourna brusquement.

-Non Santiago je ne vais pas essayer de m'enfuir ! Je vais juste faire un tour parce que je m'ennuie. Je m'ennuie ! Tu peux aller rapporter ça aux rois.

Pris sur le fait le garde lui adressa un pauvre sourire et s'éclipsa. Bella, elle, repartie de son côté. Dire que sa vie craignait était un euphémisme.

Dans l'espoir de voir ses amis elle se dirigea vers la salle réservé aux entraînements. Au pire voir des vampires en actions aurait peut être le mérite de la divertir un minimum. Quand elle arriva sur place elle se statufia. Jamais elle n'aurait pensé tomber un jour sur une scène pareille. Jasper et Alice combattaient à deux contre le traqueur. Bella avait déjà eu l'occasion de voir l'empathe se battre, ses talents de guerrier l'avaient laissé sans voix. Elle avait compris pourquoi tout le monde le surnommait le dieu de la guerre. Pourtant Demetri semblait leur donner du fil à retordre. Alice tenta une attaque mais tout ce qu'elle réussi à faire fut d'arracher le haut de son adversaire, le laissant presque torse nu. Cependant, le clin d'œil qu'elle fit à Bella indiqua que c'était exactement ce qu'elle avait en tête quand elle avait foncé sur le blond. Ce que Demetri avait très bien compris. Il se redressa, abandonnant sa position d'attaque, et fusilla les deux filles du regard.

-Isabella sortez s'il vous plait. Ordonna-t-il la voix dure.

-Pourquoi ?

-Vous perturbez notre séance d'entraînement.

-Mais je n'ai rien fait ! Se justifia-t-elle.

Secouant la tête le traqueur se décida à aller à sa rencontre.

-Vous voulez quoi princesse ? Un petit coup rapide ça vous suffirait ?

-Que, quoi ?

-Certes ça ne serait pas très protocolaire mais si ça me permet de ne plus vous avoir sur le dos.

Seul un silence tendu lui répondit, les trois autres étaient pétrifiés par ce qu'il venait de dire.

-Toutefois, je ne saurai que trop vous conseiller d'aller trouver maître Caïus pour régler votre problème de libido. Les petites prudes en plein éveil sexuel c'est ce qu'il préfère contrairement à moi.

Il n'aurait pu lui faire plus de mal s'il l'avait frappé de toutes ses forces. Chancelante elle recula jusqu'à atteindre la sortie, prête à fuir. Mais d'un coup le traqueur se replia sur lui même, la respiration coupée, comme s'il avait été frappé en plein ventre.

-En fait c'est plutôt une très bonne idée. Je suis sûr qu'il n'a toujours pas digéré le fait que tu te sois permis de la toucher alors qu'il avait clairement exprimé son intérêt pour elle. Je suis plus que certain que ce que tu viens de lui proposer est exactement l'excuse qu'il attend pour te le faire payer.

Quand Jasper eut terminé il se rendit compte que Bella avait disparu. Fronçant les sourcils il augmenta l'intensité des sentiments néfastes qu'il infligeait à Demetri. Il le garda sous son emprise un moment avant de le relâcher.

-Bon sang major c'était quoi ça ?! S'insurgea le garde royal.

-Estime toi heureux, tu n'as eu à supporter cela que quelques minutes, contrairement à Bella. J'ai peur de voir comment tu traites tes ennemis vu ce que tu fais subir à celle que tu aimes.

L'esprit déconnecté sous le poids de ses émotions, Bella ne put se retenir plus longtemps et se pencha pour vomir le peu de sang qu'elle avait réussi à avaler le matin même. Sa tête lui semblait peser une tonne et ses paupières refusaient de laisser échapper la moindre larme, pourtant présentent en nombre. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être elle, elle n'avait pas enduré toutes ces épreuves pour se retrouver aussi faible face à un homme. Elle avait surmonté l'abandon d'Edward, sa tentative de meurtre. Son premier amour avait fait tout ce qui aurait dû la détruire et elle s'en était remise. Elle ne pouvait, et ne devait, pas se montrer aussi fragile et sensible face aux paroles de celui qui n'était, à tout bien réfléchir, que son premier amant. Haletante et de la bave rosâtre coulant toujours de ses lèvres, Isabella se redressa. Elle pouvait presque ressentir les pulsations fantômes de son cœur cogner lourdement contre sa poitrine, prêtent à entraîner un nouveau vidage de son estomac en bonne et dû forme. La jeune fille se secoua intérieurement et tendit l'oreille avec concentration, elle voulait être sûre que personne ne l'ait entendu, et, pitié, surtout pas Heidi ! S'il y a des personnes qui, sans que vous ne compreniez pourquoi, vous adoptent directement et vous considèrent comme leur petite sœur – entendez ici un certain couple de jumeaux maléfiques – il y en a d'autres qui vous donnent des envie de lever les yeux au ciel rien qu'au premier regard – imaginez donc ce dont on peut avoir envie après la première conversation et la première prise de bec... Rassurée de ne rien entendre de suspect, la brune s'essuya furtivement le coin de la bouche et détalla sans demander son reste.

Très vite elle se retrouva aux abords de la salle des trônes, les rois y étaient présents, elle pouvait les entendre, tout comme eux, c'est donc la mine dégoûtée que, sans ralentir sa marche dynamique, elle bifurqua sur la droite quand elle entendit la voix doucereuse de Caïus l'inviter à entrer. Il était tout bonnement hors de question qu'elle aille les rejoindre.

Au lieu de ça, elle préféra profiter du fait qu'elle n'avait aucun garde collé aux basques pour faire le tour du château. Il devait bien y avoir des recoins qu'elle ne connaissait pas. Alice et Jasper devaient penser qu'elle était partie s'enfermer dans sa chambre après les paroles blessantes du traqueur. Cela lui laisserait donc un peu de temps avant qu'ils ne se rendent compte que la princesse se baladait sans surveillance.

Une odeur particulière attisa ses sens, une pointe de menthe poivrée mélangée à une forte nuance de naphtaline. Alec n'était pas très loin. Or Bella n'avait aucune envie de le voir, ni lui ni aucun autre. De tous c'était avec Alec qu'elle aimait le plus passer du temps il était un bon professeur dans le développement de son don et le reste du temps sa conversation était enrichissante et plaisante. Elle se rappelait encore mot pour mot le discours qu'avait tenu Marcus à Aro pour le convaincre de laisser au moins les jumeaux, leurs plus loyaux gardes, s'entretenir librement avec elle. Tout comme elle se souvenait parfaitement de la phrase murmurée qui avait suivi l'acceptation du régent, sûrement devait-il ne pas avoir perçu sa présence derrière la porte :

-D'autant que cela leur permettra de la surveiller plus aisément et me rendre des rapports plus détaillés.

Oui, elle aimait passer du temps avec le jeune garde mais elle ne pouvait oublier vers qui se tournait sa fidélité. Elle se stoppa et chercha les bords de son bouclier. Si elle se concentrait assez elle pouvait le rendre telle une bulle solide qui masquait son odeur et le moindre de ses bruits, même si cela lui demandait encore énormément d'efforts pour l'instant. Une fois certaine d'être en sécurité elle reprit son chemin tout en restant sur ses gardes. Et elle avait bien raison, parce qu'après le frère venait toujours la sœur. Discrètement Bella passa la tête dans le couloir mais ce qu'elle vit la laissa sans voix. En effet, la blonde venait de rabattre une immense peinture contre le mur comme on referme une porte, avant de partir dans la direction opposée. Bella attendit quelques secondes pour être certaine que personne d'autre n'allait arriver avant de se diriger vers le fameux tableau pour l'examiner de plus près. Une porte dérobée, comment avait-elle fait pour ne pas y penser plus tôt, ce qu'elle pouvait être bête des fois ! Elle colla son visage contre la peinture et tenta de déterminer s'il y avait du monde de l'autre côté, mais la seule chose qu'elle perçut fut le néant. Elle jeta un dernier regard autour d'elle et s'engouffra derrière le panneau de bois.

Même avec sa condition vampirique il lui fallut quelques secondes pour que ses yeux s'habituent au noir complet qui régnait, quand ce fut chose faite elle distingua un long couloir donnant sur un escalier d'où émanait une légère lumière en contre-bas. Euphorique, la jeune fille oublia complètement de maintenir son bouclier en place, pour une fois qu'il se passait enfin quelque chose ici, et au diable si cela s'avérait mener aux appartements de Caïus. Ou pas. Il ne fallait pas exagérer non plus. Et puis pourquoi Jane sortirait des quartiers de Caïus alors que celui-ci se trouvait dans la salle des trônes ? Pourquoi Jane sortirait des appartements de Caïus tout court ?! Ne se posant pas plus de questions, Bella continua d'avancer. Ne pouvant se retenir, un sourire étira ses lèvres, elle avait finalement trouvé une partie du château qu'elle ne connaissait pas.

En bas des escaliers se trouvait un petit hall circulaire qui donnait sur trois couloirs différents. Du premier, celui sur la gauche, s'échappait un léger fumé nauséabond. Retenant sa respiration la jeune fille s'y aventura quand même. Cependant il ne lui fallut pas longtemps pour rebrousser chemin, une main sur la bouche et les yeux exorbités par l'horreur dont elle venait d'être témoin. L'odeur pestilentielle l'avait conduite tout droit au charnier du palais. Des dizaines de corps étaient entassés au pied de ce qui devait être un four géant prévu pour faire disparaître les cadavres des pauvres malheureux qui avaient eut le malheur d'entrer dans le château Volturi. Un nouveau haut le cœur lui souleva l'estomac alors qu'elle se dirigeait vers le deuxième couloir, pleine d'appréhension. Sur quoi allait-elle tomber cette fois ? Dans la seconde pièce il lui fallut un petit moment avant de comprendre à quoi servait l'énorme croix de cobalt. C'était en fait un rocher démesuré taillé en forme de « X », la couleur noir parsemée de reflets mauves était dû aux innombrables mise à mort de vampires. Attachés à la croix, ils n'avaient aucune possibilité de se soustraire à leur sort. Tant d'immortels avaient dû rencontrer la vrai mort en ses murs, combien d'innocents qui n'avaient à se reprocher que de n'avoir déplut aux rois ? Cet endroit était malsain. Quand au reste de l'ameublement de la salle il était clairement destiné à la torture en tout genre et la jeune vampire n'avait aucune envie de les étudier de plus près. A reculons, craignant presque que quelques objets ne s'animent pour l'attaquer, Bella retourna dans le hall.

Jamais elle n'aurait dû descendre ici. Mais maintenant qu'elle était là, et qu'elle devinait où la mènerait le dernier couloir, elle ne pouvait pas partir tout de suite. Il semblait évident que sur la droite se trouvaient les cellules. Est-ce qu'il y avait des prisonniers en ce moment ? Sûrement, sinon pourquoi Jane serait-elle venu ici. Bella n'avait pas encore été officiellement présentée, seuls les habitants du palais et les Cullen étaient au courant de son statut de princesse. Elle n'aurait qu'à se faire passer pour une jeune recrue de la garde Volturi qui s'était égarée. Et alors, enfin, elle pourrait parler, avoir une conversation qui ne serait pas disséquée par Aro. Le ou les prisonniers lui changeraient les idées en lui racontant leurs vies. Et, qui sait, peut-être que Bella pourrait intercéder en leur faveur. Ravie de la tournure que pouvait prendre sa petite excursion, la jeune fille s'engagea dans le dernier couloir. Rapidement elle perçut du bruit et la présence d'un seul prisonnier. Elle se focalisa sur son bouclier pour essayer de le remettre en place, elle voulait d'abord être sûre qu'il n'y avait personne d'autre et qu'elle ne risquait pas de se retrouver face à face avec l'un des gardes. Même si on ne lui avait pas clairement interdit de venir ici, elle préférait que cela reste son petit secret.

Aucune parole n'était prononcé, la seule chose distincte que la vampire discernait était des gémissements plaintifs. La personne qui était retenu dans l'une des cellules venait de goûter, très certainement, à la cruauté de la blonde. Bella pressa le pas jusqu'à se retrouver avec à sa droite, comme à sa gauche, des barreaux, seules des barres de fer cloisonnaient les cellules. Trouver celui qui souffrait ne fut donc pas difficile, d'autant qu'il était le seul ici présent. Prudemment Bella se rapprocha de la geôle occupée. Ramassé sur lui-même dans un coin, le malheureux semblait en piteux état bien qu'il cachait son visage dans ses mains. Rien que ses vêtements en lambeaux en disaient long sur le traitement qui lui était réservé. Tout de suite la brune eut de la peine pour lui, quelque fut son crime personne ne méritait ça. S'il était coupable pourquoi ne tout simplement pas juste le garder prisonnier, ou dans le pire des cas le tuer ?

La jeune fille ne pu retenir un couinement de stupeur quand elle se rendit compte que sur le sol traînaient des morceaux de corps. Que lui avait-on fait subir ! Alerté par des bruits le vampire mal en point tenta de se redresser et de prendre une position digne pour affronter les nouveaux sévices qu'il pensait subir. Cette fois-ci Bella faillit s'étouffer. Cela ne pouvait être...