Coucou ! Dites-moi si ça vous plaît :)
Le lendemain, le Docteur se réveilla pris d'une énergie nouvelle.
Il ne savait pas pourquoi, ni comment, mais il savait. Il savait quoi faire pour ramener ou pour revoir Rose. Pour lui dire de sa propre voix qu'il l'aimait.
Alors, n'écoutant que son instinct, il se dirigea vers le cœur de son Tardis, guidé par une voix dans sa tête, guidé par la voix de Rose, et se mis à débrancher des câbles pour en rebrancher d'autres.
-Docteur, puis-je savoir ce que vous trafiquez ?
-Donna ! Fit-il, surpris dans son travail.
-Qu'est-ce donc que tout ce chantier ? S'exclama-t-elle, désignant des tas de fils emmêlés. Encore une de vos expériences farfelues ?
-Rien, rien je..
Il fut soudain interrompu par un grand bruit : le vaisseau venait d'atterrir brutalement. Si brutalement, d'ailleurs, qu'ils furent tout deux projetés à terre.
Donna était tombé sur le Docteur, et se tenait maintenant à califourchon sur lui. Une position qui n'enchantait ni lu'n ni l'autre.
-Cette position est plutôt gênante...déclara finalement la jeune rousse après quelques lourdes secondes de silence.
Le Docteur, qui avait gardé les yeux fermés, ne réagit pas à cette phrase.
-Docteur, je vais vous aider à vous relever, proposa Donna debout, en tendant sa main à un docteur immobile.
-Bon, je vais pas m'éterniser, moi ! Vous me prenez la main, oui ou non ?! S'énerva-t-elle franchement. Docteur, vous m'ente..
-Je l'entends ! J'entends sa voix. Elle me parle, elle...
-Oui, je vous parle en ce moment même !...
-...Docteur ? Eh oh, vous me recevez monsieur-le-mélancolique ? Oui, mélancolique car je vous entends moi la nuit, les rares fois où vous dormez. Vous n'arrêtez pas de geindre son nom tel un bébé. D'ailleurs, je déteste les bébés. Heureusement que je ne suis pas mariée, j'aurais dû en pondre un à mon maléfique de mari. Et..
-FERMEZ-LA UNE MINUTE, BON SANG ! Tonna le docteur d'une voix forte en s'asseyant, les yeux maintenant ouverts et fixant un point invisible droit devant lui.
-Trè.. très bien ! Dit-elle quelque peu choquée par l'ordre peu habituel du Docteur.
-Elle est triste, je le sens, reprit le Docteur dans un profond monologue. Elle est vraiment très triste. Je ressens qu'elle.. Mais au fait, pourquoi est-ce que je ressens ses émotions ? A quoi cela est-il dû? Et puis, quelle est cette planète ? Donna, où sommes-nous ? Pouvez-vous allez voir, s'il vous plaît ?
-...
-Pourquoi je ne ressens plus rien ? S'affola-t-il. Alors ?...Donna ?
Soudain, Donna fut pris d'un très étrange malaise et d'une violente nausée.
-Donna ! Qu'est-ce qu'il y a ?
-Elle.. elle est ici, murmura la jeune femme, livide. Rose. Elle me l'a dit. Elle est ici sur cette planète.
-Quoi ? Que vous a-t-elle dit d'autre ?
-Elle m'a dit que.., s'interrompit-elle, étant prise d'un nouveau vertige. Qu'elle cherche à quoi se raccrocher à la vie et qu'elle souhaite trouver des âmes libres de pensées pour pouvoir leur déverser sa colère... Je n'ai rien compris..
-Ceci est un procédé courant. Une personne faisant face à un trop-plein d'émotions, et ce généralement dans une très douloureuse période de sa vie, peut décharger sa peine sur des âmes « libres » ou tout du moins qui ont arrêtés de penser pendant quelques secondes.
- ...Arrêter de penser ? Vous voulez dire que, par exemple, quand nous nous sommes écroulés l'un sur l'autre, enfin, moi sur vous, on ne pensait plus à rien, et comme par hasard au même moment, une certaine Rose Tyler recherchait des « âmes libres » pour déverser toute la peine qu'elle ressentait à ce moment ? C'est ça ?
-Oui. C'est évident, non ? S'amusa t-il devant l'air incrédule de la rousse.
-Non, protesta-t-elle.
-Mais ce qui m'inquiète est ce qui l'a mise dans ce tel état de souffrance, se renfrogna-t-il.
-On n'a qu'à allez la chercher, proposa Donna, puisque elle est sur cette planète.
-Je..je.. Allons-y ! Cria-t-il, plus motivé que jamais à retrouver son ancienne compagne.
Et Donna et le Docteur s'élancèrent hors du TARDIS alors qu'ils n'avaient aucune idée de l'état déplorable dans lequel se trouvait Rose.
