Bonjour à toutes et tous !

Tout d'abord, je voulais vous dire, que dis-je, je voulais crier, hurler, éructer mes remerciements : MERCIIIIII ! Merci pour l'accueil enthousiaste que vous avez réservé à Dernière Volonté ! J'espère que l'histoire sera à la hauteur de vos attentes !


Dernière Volonté

Chapitre 2

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« V-vous êtes mort, balbutia Loki.

- Très finement observé, monsieur Borson, ironisa Stark. Ma mort est partout dans la presse.

- Je me suis endormi, n'est-ce pas ? Fit Loki qui commençait doucement à se croire fou. Je me suis endormi dans la salle de pause. C'est la seule explication. Vous ne pouvez pas être là, et je ne peux pas être en train de parler avec vous. »

Stark leva les yeux au ciel, semblant fusiller le plafond du regard.

« Non, monsieur Borson, vous n'êtes pas endormi, et oui, je suis un fantôme. Vous pouvez vous pincer autant de fois que cela sera nécessaire, mais j'ai toujours besoin de votre aide.

- Je ne crois pas aux fantômes, rétorqua Loki sèchement. Je ne peux rien pour vous. Vous n'avez qu'à aller voir Erik Selvig, à la comptabilité, qui jure ses grands dieux avoir vu l'ange de la mort en rendant visite à sa mère à l'hôpital la semaine dernière. Je suis sûr qu'il sera ravi de vous fournir son aide.

- Malheureusement, cela ne va pas être possible, répondit Stark. Un fantôme ne peut apparaître qu'à une seule personne après être décédé, et n'a pas vraiment le choix. Certains là-haut se pensent sûrement très drôle, mais si j'avais dû choisir, sachez que je vous aurais préféré mon fils ou ma femme.

- Et pourquoi avez-vous besoin d'aide ? Demanda Loki en baissant les bras.

- Pour mettre mon assassin derrière les barreaux, bien sûr.

- Vous êtes mort pendant un accident de voiture, fit Loki.

- En effet. Mais Obadiah Stane avait pris grand soin de saboter mes freins, quelques heures avant. Bien qu'il ait envoyé quelqu'un faire le sale boulot à sa place. Après tout, il n'aime pas se salir les mains.

- Obadiah Stane ? S'étrangla Loki. Votre meilleur ami ?

- Bon dieu Borson ! Je vous croyais intelligent ! Un homme dans ma position n'entretient pas d'amitié. Encore moins avec des gens comme Obadiah Stane.

- Il est quand même votre plus ancien associé, contra Loki. Passer autant de temps avec une personne crée des liens non ?

- Certainement, répondit Stark. Mais j'ai toujours eu l'impression qu'Obadiah était … comment dit-on maintenant ? Sociopathe. Ou psychopathe. Enfin, j'ai toujours su qu'il n'était pas normal. Qu'il n'avait pas de sentiments comme tout le monde.

- En attendant, la réponse est toujours non. Il est vingt-trois heure, j'ai toujours pas fini mon récap' de demain, qui m'est tombé dessus, soit dit en passant, à cause de vos conneries …

- Oh ! Un peu de respect jeune homme ! S'exclama Stark. Je suis votre patron !

- En fait non. Plus depuis quelques heures déjà, rétorqua Loki avec un sourire mauvais. Vous êtes mort. »

Loki s'assit d'autorité dans son fauteuil, prit son grand mug de café, et s'attela à la tâche. Il s'attendait à ce que Stark le coupe à nouveau, pour lui parler de son assassinat, ou d'autres choses, le supplier, le convaincre par d'autres moyens. Mais non. Le fantôme resta dans un coin de la pièce, derrière son dos, et après de longues minutes, Loki parvint à l'oublier.

« Vous êtes sacrément efficace, dit Stark après un long moment surprenant le jeune homme.

- J'avais presque réussi à me persuader que vous étiez un rêve, marmonna-t-il.

- On n'ignore pas impunément le grand Howard Stark, rétorqua l'homme. »

Il y avait à la fois un orgueil certain, et une pointe d'humour dans sa voix. Ça sonnait comme quelque chose qui aurait été dit souvent, et pas forcément par lui. La silhouette diaphane s'approcha du bureau et lu les écrans d'ordinateur par-dessus l'épaule du jeune Directeur.

« Il serait dommage de devoir fermer nos bureaux d'analyse de Dublin.

- Et fermer lesquels à la place ? Ceux de Lyon ? Les français ont une législation plus dure à propos des licenciements sociaux. Ça prendra des mois. Alors que si nous fermons ceux de Dublin, on peut en rouvrir d'autres à Dubaï dans six à douze semaines. Pendant ce temps, on écrème à Lyon doucement, puis quand il est évident que les bureaux français deviennent lourds et inutiles, on les ferme, avec communiqués de presse larmoyants, expliquant qu'on aura tout essayé pour sauver ces emplois, mais qu'on ne peut plus faire autrement. Ensuite, on pourra annoncer en grandes pompes la réouvertures de bureaux en Irlande. Le tout en deux ans. C'est plus long, mais plus économique à moyen terme, et ça sauvegarde notre image auprès du grand public.

- Bien pensé. Cynique, froid, tout ce que Stark Industries aime.

- Mais pas vous ?

- Oh, moi, je ne suis pas du tout intéressé par le côté humain. C'était inventer qui m'intéressait au début. Il fallait bien vendre, cependant. Anthony est comme moi. Toujours des idées en tête. Mais pour vendre efficacement, il ne vaut pas une bille. Pourquoi croyez-vous que j'ai gardé Stane dans l'entreprise aussi longtemps ? Il est efficace. Putain d'efficace. Des inventions géniales ne font pas de bonnes ventes. Stane avait la niaque. Il aurait pu vendre des trombones en faisant croire que c'était une nouveauté révolutionnaire. »

Loki voulut boire à nouveau son café, en oubliant qu'il avait fini son mug quelques minutes auparavant. Il jura et retourna à la salle de pause pour en refaire. Il jura encore quand il s'aperçut que Stark le suivait.

« Vous n'êtes pas obligé de me coller aux basques, marmonna-t-il en attendant que le café passe.

- C'est vrai, reconnut l'homme translucide. Mais comme vous êtes la seule personne avec laquelle je peux communiquer, je préfère ne pas vous perdre. »

Loki décida de ne pas répondre. Il était beaucoup trop tard pour se disputer avec un esprit revenu d'entre les morts, qui n'était même pas réel. Il avait probablement fait une rupture psychotique, et en payait les conséquences.

Il travailla une grande partie de la nuit. Le bon côté d'avoir quelqu'un avec lui, c'était que lorsqu'il piquait du nez, Stark ne se gênait pas pour lui faire une remarque qui le réveillait. A part ça, le fantôme se faisait très discret. Loki termina ses différents rapports sur les coups de quatre heure du matin. Il sortit une couverture d'un placard, plaça un coussin sur le canapé de son bureau, et s'offrit un peu de repos avant la reprise des activités boursières. Le Conseil d'Administration commençait à huit heure et quart et la bourse de New-York ouvrait à neuf heure et demi, il lui fallait donc être levé pour sept heure, afin d'avoir le temps de se changer.

Ce n'était pas la première fois que Loki passait la nuit dans son canapé. Il n'avait personne pour râler chez lui et lui faire la tête, et donc ne s'en privait pas. Si pour faire avancer sa carrière il fallait faire quelques nuits blanches, pourquoi pas. Il alluma le réveil préenregistré de son téléphone et s'endormit promptement.


On en sait désormais un peu plus sur les circonstances de la mort de Howard Stark.

Comment le fantôme et Loki vont-il cohabiter ?
Arriveront-ils à mettre Stane derrière les barreaux ?
Quand le IronFrost commencera-t-il ?

Vous découvrirez tout cela et bien plus dans les prochains épisodes de Dernière Volonté !

(En attendant, vous pouvez spéculer dans les reviews !)