Petit cadeau de Noël pour toutes celles qui désiraient que l'OS qui précède ait une suite. ;)

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A toi de découvrir de quoi je suis capable !

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Après leur conversation sur la promenade, convaincue qu'Emma lui cachait quelque chose, Regina mena sa petite enquête et, quand elle découvrit les haricots, elle entra dans une rage terrible. Ainsi donc, ils avaient de quoi retourner dans la Forêt enchantée ! Et ils ne l'avaient pas tenue au courant ! Une seule conclusion lui vint, ils comptaient en effet y retourner, mais sans elle. Et il est sûr qu'ils emmèneraient Henry avec eux. Puisqu'il en était ainsi, elle les détruirait tous et rentrerait seule avec Henry dans son royaume !

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Ce soir-là, après avoir détruit les haricots et récupéré un pied pour elle, elle invita Emma pour lui donner, à son tour, une petite leçon… Quand la blonde entra, l'air conquérant après ce qu'il s'était passé entre elles la dernière fois qu'elles s'étaient trouvées là ensemble et seules, elle attaqua sans attendre :

« Alors, tu comptais me dire un jour que vous aviez de quoi retourner dans la Forêt enchantée ou tu voulais juste y emporter Henry en me laissant derrière ?

- Tu avoueras que des actions des dernières semaines ne donnent pas vraiment envie de pencher pour la première éventualité. » répondit Emma avec moins de mordant qu'elle ne l'aurait voulu.

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Elle se sentait coupable d'avoir ne serait-ce que pensé enlever Henry à sa mère. Car c'était sa mère. Comme elle se plaisait si souvent à le lui rappeler, c'était en effet elle qui s'en était occupé ses dix premières années. Elle qui l'avait aidé à faire ses premiers pas, appris à parler, amené à sa première journée d'école, consolé de ses cauchemars… Quels droits avait-elle, elle ? Aussi mauvaise qu'ait pu être Regina, Emma savait qu'elle aimait son fils. Et ce savoir excusait d'autant moins ce qu'elle s'était apprêtée à faire.

« Mais je suis d'accord avec toi, nous aurions dû t'en parler, je suis désolée.

- Oh ! Tu es désolée. Je dois donc m'estimer ravie que tu aies eu l'obligeance de daigner me faire des excuses et tirer un trait sur tout cela, c'est ça ? » siffla Regina avec une telle rage à peine retenue dans la voix qu'Emma recula vers la porte.

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C'était son tour de sentir la peur s'installer dans ses entrailles. Les rôles s'inversaient et elle dût bien s'avouer qu'elle ne comprenait que trop bien comment Regina avait pu conserver une telle emprise sur ses concitoyens durant presque trente ans. Elle était terrifiante en colère, et absolument magnifique aussi. Regina s'avança et Emma se trouva rapidement acculée contre la porte, les yeux écarquillés et le cœur battant à tout rompre. La brune lui saisit le bras et cracha : « A toi de découvrir ce dont je suis capable ! », avant de la transporter dans sa chambre, au premier, dans un nuage de fumée violette. Emma découvrit une pièce plus chaleureuse que ce à quoi elle se serait attendue de la part de Madame le maire, dans une tonalité dominante de crème léger. Elle se surprit à désirer pouvoir contempler le visage de Regina au réveil, admirant le contraste entre sa peau dorée et sa chevelure d'ébène sur la couleur douce où elles reposaient. Elle s'imagina glissant les doigts dans les mèches soyeuses, caressant le velouté d'une joue…

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Perdue dans sa contemplation onirique, Emma ne réagit pas quand Regina effaça, d'un geste négligeant de la main, jusqu'au dernier des vêtements qu'elle portait. La brune en profita pour observer ce corps magnifique enfin dévoilé, la cascade de cheveux d'or tiède, la peau d'albâtre délicatement rosée, la taille fine, les muscles bien dessinés, la poitrine ferme et haute dont les tétons se dressaient déjà, de froid, de peur ou de désir, peu lui importait. Ses yeux se régalaient et brillaient d'anticipation de ce qu'elle allait enfin pouvoir profiter de cette merveille. Un tremblement agita Emma quand, réalisant enfin ce qui se passait, elle croisa ce regard carnassier. Elle se sentit comme une proie figée par le regard d'un prédateur. Et elle la vit enfin, la Reine que tous craignaient et payaient d'une obéissance aveugle. Elle comprit qu'à trop jouer avec le feu, on finit en effet par se brûler et espéra alors survivre à la nuit qui s'annonçait sans blessure par trop définitive.

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Regina la projeta si violemment sur le lit qu'Emma en eut le souffle coupé. Avant qu'elle ait eu le temps de faire le moindre geste, Regina l'avait déjà immobilisée, sur le dos, écartelée, à sa merci. Quand elle réalisa qu'elle ne pouvait se redresser ni changer de position, une panique brusque et incontrôlable traversa la jolie blonde. Elle n'échappa pas à Regina dont le sourire s'élargit. Elle n'utilisait pas la magie dans ce contexte, en règle générale, mais la blonde avait le don de lui faire repousser toutes ses limites et elle entendait bien en dépasser un certain nombre ce soir, pour son plus grand plaisir, et de voir Emma se débattre pour tenter d'échapper à son emprise lui procurait déjà des frissons d'anticipation. Regina se pencha, à quelques centimètres à peine de son corps qui trembla de cette proximité. Ses cheveux d'ébène lui caressèrent la joue quand elle se pencha à son oreille et son parfum épicé l'enveloppa. Le souvenir de leur première nuit l'envahit alors avec force et elle eut à nouveau terriblement envie d'elle. Mais elle ne pouvait rien faire, immobilisée comme elle l'était, juste subir, et l'imaginer...

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« Ne te débats pas, c'est inutile. Malgré l'envie que j'en ai, je ne te ferai pas mal, l'assura-t-elle. J'ai promis à Henry de changer, tu te souviens, toi qui voulait me l'enlever ? ajouta-t-elle avec amertume. Emma eut même une seconde l'impression d'y percevoir de la tristesse. Serait-ce que l'opinion qu'elle pouvait avoir d'elle ait une quelconque importance ? Enfin, aucun mal dont tu ne voudrais pas… » finit Regina avec une voix chargée d'une telle sensualité qu'elle fit gémir Emma d'impatience et la transporta vers des réflexions bien différentes. Elle avait souvent rêvé d'elle depuis qu'elle l'avait enfin possédée, se réveillant toujours frustrée de n'avoir pu que profiter de la sulfureuse brune sans que celle-ci ne puisse correctement lui rendre la pareille.

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Regina fondit sur son cou qu'elle se mit à mordre à pleines dents, comme si elle voulait le déchirer pour en boire la source de vie qui s'en écoulerait alors. Elle se délecta de la peau d'Emma, soyeuse, chaude, légèrement salée et sous laquelle elle pouvait sentir le cœur battre dans les veines caressées par sa langue. La bestialité de l'acte fit jaillir un torrent de feu liquide entre les cuisses d'Emma qui se tordit sous la puissance du désir qui l'envahit alors. Les morsures tracèrent un chemin d'exquise douleur jusqu'à sa poitrine pendant que les ongles de la brune lui écorchaient la tendre peau des flancs, des côtes jusqu'aux hanches. Brûlure sur brûlure, douleur et plaisir, Emma perdait pied, submergée par les sensations. Elle cria quand elle sentit sa peau céder sous les assauts de Regina. Le sang coula et la brune s'en abreuva avec délectation, léchant langoureusement les perles rubis qui s'égrainaient sur la peau de soie ivoire. L'humidité brûlante de la bouche de Regina sur ses hanches affola encore un peu plus la blonde dont le bassin se mit à onduler suivant le rythme de la partition d'une sensualité extraordinaire que la brune jouait sur son corps.

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Quittant la hanche où le sang s'était tari, elle remonta vers la poitrine dont les pointes dressées l'attendaient avec impatience. Elle se saisit de l'une d'elles avec avidité et la mordit, envoyant un trait de feu dans le ventre de la blonde qui gémit bruyamment, plus de plaisir que de douleur. Dieu qu'elle était bonne, presque sucrée. Regina dévorait les adorables tétons rosés à tour de rôle et avait de plus en plus de mal à conserver intacte sa colère devant un corps aussi délicieux et délicieusement offert que celui d'Emma. Celle-ci ne cherchait plus du tout à se libérer, lui tendant au contraire son corps pour qu'elle s'en régale à profusion.

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Pour éviter de succomber, maintenant qu'elle la tenait totalement sous son emprise, Regina libéra Emma, l'attrapa par la taille et lui effleura à nouveau les hanches du bout des ongles, initiant des gémissements continus en la blonde. Quand celle-ci se laissait suffisamment aller à la douceur trompeuse de ses caresses, elle la retourna sur le ventre, remonta son bassin vers elle et, enroulant ses longues mèches de soie dorée dans sa main gauche, tira son visage vers le sien pour lui mordre les lèvres. Au même moment, elle fit pénétrer brutalement trois doigts en la blonde, qui était tellement prête à l'accueillir que cela ne lui arracha qu'un cri rauque de plaisir. Regina lâcha alors les longues mèches et se recula légèrement pour mieux la contempler.

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L'image de la blonde ainsi offerte, le visage extatique, les seins dressés, le dos cambré, les cheveux caressant les fesses, faillit lui faire perdre toute volonté. Elle eut un instant de suspension totale, cessant tout mouvement, arrêtant même de respirer, le souffle coupé par l'ineffable beauté exposée devant ses yeux. Elle aurait presque voulu arrêter leur petit jeu, pour pouvoir aimer le corps de cette femme sublime avec toute la révérence méritée mais la colère née de la trahison terrible qu'Emma avait, ne serait-ce qu'un instant, pensé commettre en lui arrachant son fils, reprit le dessus et effaça toute idée de douceur.

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Les gémissements d'Emma et les mouvements erratiques de son bassin à la recherche d'une satisfaction immédiate de son achevèrent de la tirer de son extase. Elle fit insensiblement glisser un doigt de plus en elle et reprit ses mouvements de va-et-vient avec une lenteur qui mit la blonde au bord de l'agonie. C'était à la fois trop sans être vraiment assez, elle crut en devenir folle. Elle tentait vainement d'attirer plus profondément en elle la main de Regina mais celle-ci la maîtrisait parfaitement, anticipant chacun de ses coups de rein pour se reculer juste à temps. Emma murmurait son nom comme une litanie, comme une prière, appelant de ses vœux une délivrance toujours repoussée. Regina se repaissait de l'avoir ainsi à sa merci, prête à tout et de lui retirer toute satisfaction au dernier moment.

« Regina, je t'en prie, je t'en prie… haleta Emma, des sanglots dans la voix.

- Tu me pries de quoi, Emma ? Je veux te l'entendre dire.

- Fais-moi jouir… » gémit la blonde, renonçant à toute fierté devant l'urgence du besoin qu'elle ressentait.

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Avec un sourire satisfait, la brune accéléra la cadence. Emma sentait un plaisir d'une force terrifiante monter en elle. Elle ne retenait plus ses cris où le prénom de la brune revenait sans cesse, mêlé d'acquiescements ardents à ses actions. Quand Regina sentit les parois de la blonde enserrer ses doigts dans un étau de plus en plus puissant, elle les recourba pour atteindre le point précis qui signerait sa reddition totale tandis que, de son autre main, elle caressa la petite boule de nerfs à vif au-dessus. Et le plaisir submergea Emma, emplissant sa tête et ravageant son corps tel une nuée ardente. Elle retomba sur le lit, serrant inconsciemment les jambes autour des mains de Regina pour en profiter le plus longtemps possible et la brune la laissa faire, attendrie un instant par sa beauté dévastatrice dans l'extase et jouissant de sentir sous ses doigts sensibilisés à l'extrême la chair palpiter au rythme des battements de son cœur.

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Quand elle sentit le corps s'alanguir sous le sien et un profond soupir s'échapper des lèvres d'Emma, elle ne résista pas et l'embrassa longuement et tendrement. Mais, quand cette dernière, surprise de tant de douceur, ouvrit les yeux, elle croisa un regard redevenu dur.

« Souviens-toi de cette soirée la prochaine fois qu'il te prendra l'envie de me trahir, » menaça Regina avant de la renvoyer telle une courtisane ayant remplie son office, directement dans son lit de l'appartement de Snow, nue et couverte des traces de la nuit la plus intense qu'elle ait jamais vécue…

Dans sa chambre brusquement très vide, Regina s'assit, morose, sur le lit défait. Elle resta longtemps à contempler ses mains esseulées, encore humides de la jouissance de la blonde, avant de poser son visage sur l'oreiller et de s'endormir dans l'odeur d'Emma. La vengeance avait parfois un goût amer…