MJ (27-08-2017) : Suite du repost des chapitres avec une meilleure mise en page et relecture/correction des fautes. Et ça me fait vraiment bizarre de relire le début, y'a des bouts que j'hésite à réécrire, mais j'ai préféré laisser un maximum comme avant, même si mon style d'écriture a évolué depuis.


Chapitre 2 : Initiative


-Conan a donc été enlevé par des cambrioleurs?

C'était quelques minutes plus tard, après que la lycéenne lui ai résumé l'histoire. Les deux femmes étaient toujours debout, mais elles étaient dans le salon, Ran près du téléphone. Eri attrapa la télécommande et éteint la télé pour ne plus avoir un bruit de coup de feu plus de la musique en guise de fond sonore, ce qui, pourtant, collait assez bien avec l'affaire en cours.

-Oui. Enfin, papa pense que c'est une possibilité, mais il dit aussi que les intrus...

-...pouvaient avoir comme but de le kidnapper depuis le début. Termina l'avocate. Bon, je pense qu'il n'y a rien à ajouter aux déductions de Kogoro et que tu peux appeler tranquillement la police ici. Avec un peu de chance, la ligne sera disponible maintenant.

Ran hocha la tête et saisit le combiné. Pendant qu'elle composait le numéro, sa mère s'éloigna en marchant lentement tout en réfléchissant. Elle ne savait pas si Kogoro avait eu une bonne idée en appelant la police, car les criminels avaient laissés des instructions à ce sujet. Mais elle était aussi d'accord sur le fait que, sans les moyens et l'aide précieuse que pouvait leur apporter la police, leurs chances d'attraper les kidnappeurs étaient très faibles. Ils allaient sans doute demander une rançon ou quelque chose dans le genre. Dans ce cas, leur meilleure chance serait lors de l'échange, mais les criminels s'arrangeraient sans doute pour qu'ils ne se croisent pas.

- Eh oh, maman? Tu m'écoute quand je te parle?

Eri leva la tête et se rendit compte que Ran l'appelait pour la troisième fois déjà. Elle lui adressa un sourire désolé et rajouta :

-Excuse-moi, j'étais perdue dans mes pensées... Alors, tu as pu parler au commissaire Megure?

-Oui. Ils ont dit qu'ils allaient venir ici pour le moment, pour plus de sécurité. Je crois que les inspecteurs Sato et Takagi vont arriver en premier parce qu'ils sont dans le secteur.

-Très bien. Fit l'avocate. Demande donc à Kogoro de venir ici tant qu'on y est.

-D'accord maman!

L'enthousiasme soudain de sa fille n'échappa pas à Eri, mais elle fit mine de n'avoir rien remarqué. Évidement, la situation n'était pas à ses disputes avec le détective, mais Ran espérait toujours les remettre ensemble. Elle devait penser que c'était une assez bonne opportunité. Soudain soupçonneuse, l'avocate se demanda si elle n'avait pas fait exprès de venir chez elle, devinant que si la police devait éviter leur agence, son père finirait par les rejoindre tôt ou tard.

Bah, elle acceptait la présence du vieux moustachu chez elle du moment qu'il ne la cherchait pas.

«Ding dong.»

Eri sursauta en entendant la sonnerie. Ils avaient fait vite! Ran se précipita vers la porte d'entrée pour ouvrir et, quelques secondes plus tard, les inspecteurs Sato et Takagi faisaient irruption dans le salon, déjà en grande conversation avec Ran.

-Est-ce que vous avez demandé à M. Mouri de venir ici? Demanda Sato, s'adressant aux deux femmes.

-Oui, normalement. Tu as eu le temps de l'appeler, Ran? Répondit Eri.

-Je lui ai envoyé un message, et il m'a répondu qu'il arrivait dès que possible.

-Parfait. Conclu l'inspecteur Sato.

L'avocate remarqua alors que Ran semblait hésiter à prendre la parole. Elle se tourna vers sa fille et demanda :

-Tu as quelque chose à ajouter? Dis-le, ça peu peut-être nous aider.

-Eh bien... J'ai eu une idée, mais je ne sais pas si elle est bonne...

-De quoi s'agit-il? Questionna Takagi.

-Je me disais que, avec un peu de chance, les ravisseurs ont enfermés Conan dans une pièce à part. Je veux dire, si il est seul, on pourrait essayer de l'appeler, il pourrait nous dire où il est, ce qui s'est passé...

-C'est risqué, mais ça pourrait marcher, reconnu Eri. Parfois, les criminels gardent leur otage près d'eux, mais il arrive aussi qu'ils l'enferment dans une pièce à part. Le problème, c'est que nous n'avons aucun moyen de le deviner, à part d'essayer. Ils peuvent aussi s'attendre à ce que nous tentions de joindre Conan.

-Ce qu'il faudrait, c'est l'appeler avec le fixe, se sera plus simple pour nous d'y installer l'équipement qui permettra de le localiser. Si ils ne bougent pas, ça devrait marcher. Annonça Sato. Mais il faudra faire très attention pour qu'ils ne comprennent pas que vous avez prévenu la police.

-Que se passera-t-il si jamais ils venaient à s'en rendre compte? Demanda Ran, inquiète.

-Tu sais, je ne pense pas qu'ils le tueraient. Je pense qu'ils le bousculeront un peu, mais sans plus. Tenta de la rassurer Takagi. En tout cas, nous n'avons plus qu'à attendre le détective Mouri et le commissaire Megure.

-Oui. Approuva Sato. Il serait dangereux et inutile de tenter ça seuls. En attendant, Ran, raconte nous les faits dans les moindres détails s'il te plaît. Chaque élément peut-être un indice.

-D'accord...


-Donc, le seul élément étrange est que Conan qui, d'après vous, avait gardé ses chaussures sans s'en rendre compte en rentrant à l'agence, les ai eu au moment où les voleurs sont entrés et que ces derniers les lui auraient enlevés volontairement? Il a aussi bien pu les enlever entre-temps, vous y avez pensé?

-Évidement, mais tout porte à croire que se son les kidnappeurs qui l'ont fait. Ran est à peu près sûre de l'avoir vu avec lors de notre départ, et si il les avait enlevées après, il les aurait rangées avec les autres chaussures et aurait pris ses chaussons. Hors, ses chaussures étaient dans le salon, mises n'importe comment, et ses chaussons sont toujours rangées à l'entrée. Exposa Kogoro à l'inspecteur Megure. On peut donc en conclure que se sont les cambrioleurs les responsables. Mais je me demande pourquoi ils auraient fait ça...

Les policiers hochèrent la tête, pensifs. Ce point était le seul indice dont il disposait, car tout le reste avait un sens clair. Mais pourquoi enlever les chaussures d'un gamin qu'on enlève? Ça n'avait pas de sens...

-Commissaire? Intervint l'inspecteur Sato. Et si nous essayons l'idée de Ran?

-Ça serait risqué. Exposa ce dernier. Mais ça nous permettrait soit de parler à Conan, et nous pourrions avoir de précieuses informations, soit de parler directement aux ravisseurs, et même dans ce cas nous pourrions avoir des renseignements intéressants. Dans les deux cas, nous pourrions localiser Conan. Oui, c'est peut-être une bonne idée finalement...

-Alors essayons. Proposa fermement Eri.

Le commissaire Megure hocha la tête et échangea un regard entendu avec un autre agent qui s'occupait du matériel chargé de repérer les kidnappeurs, histoire de s'assurer que tout était prêt pour tenter l'expérience.

D'un commun accord, ils décidèrent que se serait Ran qui appellerait. Vu qu'elle était plus jeune, elle susciterait moins la méfiance des criminels si jamais ces derniers venaient à décrocher, et ils pourraient également faire croire, en cas de problème, que inquiète elle avait tenté seule et sans en parler à son père d'appeler le garçon.

Ils se rassemblèrent autour du téléphone, les policiers et Kogoro répétèrent leurs conseils pour que cela marche puis le commissaire Megure fit signe à Ran qu'elle pouvait y aller. Mais au même moment, le téléphone fixe d'Eri se mis à sonner, faisant sursauter tous le monde. Sans réfléchir, Eri, qui était juste à côté de sa fille pour la soutenir moralement, saisit le combiné.

-Allô?

-Il semblerait que le détective Mouri ne sache pas lire. Fit une voix menaçante à l'autre bout du fil. Ne vous inquiétez pas, je suis sûr de savoir comment le motiver...