1. Appartenance: L'univers et les personnages appartiennent à Gatiss et Moffat (pour ce qui est de la série BBC) et bien évidemment à Conan Doyle !

2. Rating: "T" (slash mais pas de lemon, désolé...)

3. Autre: Bonjour tout le monde ! Alors oui, je poste plus tôt que prévue parce que je me dis que hebdomadairement est un peu long pour un début de fiction, et qu'il faut donner un peu de contenu aux lecteurs pour les faire accrocher :) Donc je vous poste le chapitre 2 aujourd'hui ! Et puis j'ai pas mal avancer en "off-line", du coup, je peux me le permettre amplement :)
Je voulais remercier ceux et celles qui m'ont posté les reviews, ça fait toujours plaisirs même si donner une review sur un seul chapitre n'est pas évident ^^. Je vous laisse donc découvrir ce nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaira également :)


Chapitre 2

"La Partition"

Une fois à Baker Street, je pris le temps de faire un rapport de notre enquête à Saint Barts avant de l'épingler sur le mur du salon, au-dessus du canapé. Je fixai intensément les indices que nous avions récoltés, et remarquai que certaines choses ne collaient pas ensemble. Un post-it comportant un numéro de téléphone et le code suivant « BD28-BST » rédigé par la main du tueur, après l'avoir comparé aux coordonnées GPS. Ce post-it ne semblait avoir rien en commun avec le reste de l'enquête, pas avec l'enlèvement ou le meurtre de Molly du moins.

Je saisis alors aussitôt mon smartphone et composai le numéro 108 230 601, mais je tombai alors sur une voix préenregistrée signalant que la ligne n'était pas attribuée. Je fronçais les sourcils et levai les yeux vers le post-it.

« BD28-BST…(J'écarquillai les yeux). Une plaque d'immatriculation ! »

Je bondis devant l'ordinateur et me connectai sur le Fichier National des Immatriculations en entrant les identifiants et codes que Mycroft avait, un jour, créé spécialement pour moi. Je tapais la plaque dans la barre de recherche et…

« Aucuns résultats... »

Je me laissai aller au fond de ma chaise et fixai l'écran, sur cette phrase tout particulièrement. Pourquoi donner des numéros de téléphone et de plaque d'immatriculation s'ils sont introuvables.

Parce que c'en sont pas.

Le meurtrier jouait avec moi, j'en étais certain. Il savait que je penserais d'abord à un numéro de téléphone ou une plaque, comme tout le monde, mais ce n'était pas ça, et il savait que j'allais rapidement m'en rendre compte, et surtout, le lier à cette affaire. Ce n'était pas le genre de Molly de prendre des numéros et codes un peu étranges. Et puis, de toute évidence, il s'agissait de l'écriture du tueur, et non de Molly.

Si ce n'était ni un numéro de téléphone, ni une plaque d'immatriculation, alors il y avait un message caché derrière ses chiffres et ces lettres.

Premièrement, prendre en note que les deux se trouve sur le même post-it. Ils sont liés.

Je m'isolai un instant dans mon palais mental et parti à la recherche de la signification des deux premières lettres de ce que je croyais être une plaque. Il pouvait s'agir d'initiales, mais si le tueur avait voulu me laisser un message, il ne m'aurait pas donné une information aussi vague. Partout dans le monde de nombreuses personnes portent les initiales BD. Il devait donc s'agir d'autre chose. D'abréviation, probablement.

Je vis alors des mots apparaître dans mon champ de vision, et les chassai du revers de main quand j'étais certain qu'ils ne correspondaient pas.

Black Disciple, non, il s'agit d'un gang se trouvant à Chicago, ils n'ont aucun motif à venir ici, ne serait-ce qu'au Royaume-Uni.

Big Dick, non, c'est trop vulgaire. Et puis pourquoi mettre du jargon dans une énigme ? C'est stupide.

Baby Daddy, non, je ne pense pas. A moins que notre tueur soi un père célibataire, mais il n'y a aucun lien avec l'affaire.

Blue-Ray Disc, non, ce n'aurait pas de logique avec les restes des chiffres et des lettres.

Big Deal, Big Daddy, Bengladesh, Black Diamond, Back Door, Break Down, Business Development, Behavior Disorder.

« BORDEL ! »

Je bondis sur mes jambes et fermai l'ordinateur d'une tape avant de me précipiter vers le canapé et m'y jeter dessus, sur le dos, et fermer les yeux pour me concentrer.

« Tout va bien Sherlock ? (J'ouvris les yeux). Je vous ai entendu crier.

— Tout va bien madame Hudson, dis-je en fixant le plafond, nous bloquons sur un affaire.

— Où est donc John ? »

Je fronçai les sourcils et constatai qu'il n'était toujours pas là. Je me redressai, regardai autour de moi comme pour bien m'en affirmer, et regardai madame Hudson.

« Il doit être encore avec Gavin à Scotland Yard.

— Quelque chose de grave se serait-il produit ? Fit-elle inquiète.

— Oui, probablement, Molly Hooper est morte. »

Madame Hudson se figea, et devint aussi pâle qu'un linge en moins d'une seconde. Je la vis tituber, et me levai juste à temps pour la rattraper avant qu'elle ne tombe inconsciente par-terre. Je soupirai et levai les yeux au ciel. Les gens sont trop sentimentaux pour s'attacher aux personnes, comme ça.

Je l'allongeai alors sur le canapé, et restai planté là, devant le mur, encore, à regarder les photos et les indices.

John arriva une petite demi-heure après, et se figea sur le pas de la porte en voyant madame Hudson inconsciente dans le canapé.

« Que lui est-il arrivé ? dit-il en se précipitant vers elle.

— Oh rien de grave, un choc émotionnel je dirais, je ne m'y connais pas trop. Elle va bien, ne t'en fais pas.

— Pourquoi a-t-elle fait un choc émotionnel, Sherlock ? Que lui as-tu fait ?

— Je n'ai rien fait ! m'indignai-je, je lui ai simplement dit que Molly était morte. (Il se tapa le front). Quoi ? C'était un secret ?

— Tu es vraiment idiot, où tu le fais exprès ? Ce genre de chose ne se dit pas à tout-va ! Surtout si c'est une personne âgée et, qu'en plus de cela, elle connaissait cette personne !

— Vraiment ?

— Oui ! Molly a déjà passé noël avec nous, une fois, tu t'en souviens ?

— Bien évidemment que je m'en souviens, je me souviens toujours de tout.

— Alors pourquoi lui as-tu dit ?

— Parce qu'elle me l'a demandé, voyons ! Je ne mens que rarement et je ne me soucis pas spécialement des conséquences de mes paroles !

— On n'avait pas remarqué ! Grogna-t-il avant de soupirer et de laisser un silence planer. Elle est inconsciente depuis combien de temps ?

— Vingt-trois minutes et onze secondes.

— Elle ne devrait pas tarder, dit-il avant de se lever. Je vais préparer un thé. Du nouveau de ton côté ? »

Il disparut dans la cuisine, accompagné d'un bruit de tasse assez agaçant, m'empêchant de réfléchir, avant de revenir et de poser le service sur la table basse. Il me jeta un regard, attendant que je parle, et une fois certain qu'il ne ferait plus de bruit, ouvris enfin la bouche.

« J'ai remarqué que ces deux numéros n'avaient pas spécialement de lien avec le reste des indices. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un numéro de téléphone et d'une plaque d'immatriculation, mais le tueur savait pertinemment ce qu'il faisait. C'en sont pas, et le tueur l'a mit sous cette forme pour nous induire en erreur et nous retarder. Il a certainement dissimulé un message derrière, également, et j'étais en train d'y travailler.

— C'est vrai qu'on dirait une plaque et un numéro de téléphone, dit John en se penchant sur le post-it. Au fait, j'ai fait parvenir l'information à Greg, il a été sous le choc pendant un moment. C'est pour ça que j'ai prit tant de temps à revenir ici. D'ailleurs, il m'a fait remarquer une chose que nous n'avions pas relevée.

— Qui ? Gavin ?

— Greg ! Soupira-t-il. Oui. Pourquoi le tueur nous aurait donné les coordonnées GPS de l'endroit où se trouvait le cadavre de Molly ?

— Parce qu'il voulait qu'on la retrouve…

— Je pense aussi. Je suis donc retourné à la morgue, fit John en commençant à siroter son thé. Et à l'intérieur de la blouse de Molly, j'ai trouvé cette lettre. (Il me la tendit). Je ne l'ai pas ouverte. Je voulais qu'on y réfléchisse ensemble. »

Intrigué fasse au carré de papier blanc que me tendait John, je plissai les yeux, et l'attrapai délicatement en l'observant.

« Enveloppe de carte postale, papier de premier prix, beaucoup trop azuré, avec autocollant pour le scellage… (Je la retournai) "Sherlock" ? Elle m'est adressée.

— C'est pour ça que je ne l'ai pas ouverte.

— Encre noire, stylo à bille en dire de la pression sur le papier, droitier...Il s'agit du tueur, le O de mon nom correspond au O qu'il y avait dans les coordonnées GPS ouest. »

J'entrepris alors de l'ouvrir avec un ouvre-lettre, et tirait le papier plié à l'intérieur. C'était un papier très fin, et j'avais l'habitude de ce genre de papier. J'ouvris alors fut à la fois surpris, mais pas tant que ça, de voir une partition de musique.

« Une partition ? s'étonna John. Il compose lui aussi ?

— Voyons si cela donne quelque chose. »

Je posai la partition sur le pupitre, sorti mon violon et commençai à jouer. Je ne reconnaissais pas ce morceau. Je ne l'avais même jamais entendu. C'était harmonieux, mais tiré quand même par les cheveux. Joué sur un piano, cela aurait ressemblé à un enfant en train d'essayer de jouer quelque chose de cohérent alors qu'il en serait loin. Je retirai le violon de dessous mon menton et soupirai.

« Je suis sûr qu'il ne s'agit pas d'une simple partition.

— Grand Dieu, Sherlock, je pensais que vous saviez mieux jouer que cela !

— Madame Hudson ! Dis-je en me tournant vers elle. Vous êtes réveillé. Bien. Non, je ne joue pas ainsi habituellement, rassurez-vous. Il s'agit juste d'une partition que j'ai reçue de la part du tueur de M- (John mima de me taire) de mon enquête, me rattrapai-je.

— Que veux-tu dire par "ce n'est pas une simple partition" ?

— Que ce n'est pas une simple partition. (John soupira). Elle a un message à me délivrer. Soit le nom de la chanson ou de l'auteur m'aurait donné un indice, soit il doit y avoir alors un message dans les notes. Il s'agit d'un morceau inconnu, incohérent, j'opte donc pour la deuxième solution. »

Je me laissai tomber dans mon fauteuil, les mains jointes sous le menton.

« Oh ! Fit soudainement madame Hudson qui me fit sortit de mon palais mental. Ça me rappelle la fois où j'étais scout dans mon enfance !

— Heureux pour vous, fis-je avant de lui jeter un regard, mais si c'est pour me déranger, vous pouvez retourner chez vous.

— Oh j'étais très douée ! Ajouta-t-il avant que je ne soupire. Surtout pour les messages codés ! Il y avait des tas de moyens pour communiquer secrètement ! La partition me fait penser au code acéré, celle qui se rédige en note de musique, justement ! »

Je me redressai dans mon fauteuil et regardai notre propriétaire. Cette femme était d'une banalité à en mourir, mais il lui arrivait parfois d'attirer mon attention, et ces moments-là sont toujours très enrichissants. Alors madame Hudson avait été scout ? Quelle femme étonnante, décidément.. !

« Vous seriez encore capable de le comprendre ?

— Je croyais que vous saviez tout Sherlock.. !

— Il ne sait pas que la Terre tourne autour du soleil, fit John en riant, alors il est possible qu'il ne sache pas ça.

— Mes parents ont préféré m'apprendre le tableau périodique de chimie ainsi que divers théorèmes de mathématiques plutôt que de m'envoyer chez les scouts, pardonnez mon éducation si étrange. Selon votre point de vue.

— Oh ne vous fâchez pas, souris madame Hudson, donnez-moi donc la partition, je vais essayer de la lire. Mais je ne vous garantis rien, cela fait plus de trente ans ! »

Je me levai et lui tendis la partition. Elle la parcourut du regard quelques minutes et se mit à sourire.

« Qui a-t-il ?

— C'est effectivement un code, mais je vais mettre un peu plus de temps que ce que je pensais.

— Dépêchez-vous alors.

— Sherlock !

— Quoi ? Nous sommes pressés !

— Depuis quand ? s'étonna John.

— Depuis que l'affaire avance ! Depuis que nous savons ce qui est arrivé à Molly, et parce que nous savons que le tueur aime jouer avec nous. S'il m'a laissé un message, c'est qu'il a d'autres intentions.

— Tu penses qu'il va s'en prendre à quelqu'un d'autre ?

— Je n'en sais rien, peut-être bien. C'est pour ça que nous devons rapidement le savoir. »

Madame Hudson nous avait écouté, et semblait tout à coup beaucoup plus concentré sur la feuille de partition. Je supposai qu'elle venait d'être prise dans un élan d'affection et voulait aider cette pauvre petite Molly qui avait perdu la vie à cause d'un psychopathe de haut rang. Si elle pouvait se rendre utile pour une fois, elle saisirait sa chance.

« Le premier mot est 'Félicitation', dit-elle les yeux toujours rivés sur la feuille.

— Félicitation ? m'étonnais-je. Il nous sous-estime ! Il ne sait définitivement pas qui sont Sherlock Holmes et John Watson ?

— Je suppose que nous saurons la suite dans quelques instants, Sherlock, ne t'offusque pas pour si peu.

— Allez donc plus vite, madame Hudson.

— Je fais ce que je peux, Sherlock !

— Je le sais bien.

— Contentez-vous de patienter et de vous taire, dit-elle, que je sache, je suis la seule à pouvoir déchiffrer cette chose, alors un peu de respect où je m'en vais tout de suite ! »

Je levai les mains en guise d'excuse et restai silencieux sur mon fauteuil. Dix minutes passèrent et madame Hudson fini par reposer la feuille, en se mordant la lèvre et en secouant silencieusement la tête.

« Alors ? Dis-je en me levant.

— Il y est écrit 'Félicitation, vous avez retrouvé Molly. Arriverez vous a m'arrêter avant ma prochaine victime ? Un indice : ce n'est jamais le bon G'.

— Il va encore frapper, fit John en prenant son visage entre les mains.

— G ? dis-je en fronçant les sourcils. Ça pourrait être n'importe quoi !

— Je déteste quand les tueurs s'amusent ainsi avec nous, soupira John. La dernière fois, c'était Moriarty, et ça ne s'est pas bien fini.

— Je ne me suiciderais pas, promis John.

— Oh, si jamais tu retentes quoi que ce soit du genre, je te promets que je te tuerais avant même que ton suicide t'achève. »

Je me mis à sourire face à tant d'affection, et me focalisai à nouveau sur ce G.

« Ça pourrait être du Glucinium, il pourrait s'agir de la clé de sol, qui est initialement une lettre G, ou l'unité de mesure des grammes, ou encore la loi de l'univers gravitationnel ?

— Je pense que tu t'égares, Sherlock, sourit John. Il ne faut pas oublier qu'il y a le 'Ce n'est jamais le bon' avant.

— Tu as raison. »

Madame Hudson fini par retourner chez elle au bout de dix minutes, et John et moi continuâmes à chercher ce que ce G pouvait signifier. Commençant à court-circuiter vers dix-huit heures, je me repenchai sur l'énigme du post-it, mais je n'arrivai pas à me concentrer à cause du bruit chez les voisins de la bâtisse d'à côté.

« Bon sang, mais qu'est-ce qu'ils fabriquent ? On les entend jamais habituellement ! On dirait qu'il y a un troupeau de buffles !

— C'est l'anniversaire du gamin aujourd'hui, soupira John fatigué également par le bruit. C'est occasionnel, j'imagine qu'on peut le supporter encore un peu. Ça ne durera pas plus d'une heure je suppose.

— Un enfant ? m'étonnai-je. Je devrais peut-être l'inviter un de ces quatre pour quelques expériences ?

— Sherlock, non ! Dit John du doigt. Et puis tu ferais peur à ses parents, certainement ! Surtout en te présentant comme tu le fais si souvent, avec ton grand sourire, tes allures de psychopathe, et en précisant que c'est toi qui tires dans les murs avec ton flingue quand tu t'ennuies !

— Au moins ils sauront à qui ils laissent leur enfant !

— Sauf qu'ils ne te le laisseront pas, Sherlock, et laisse-moi te rappeler que tu détestes les enfants.

— C'est vrai, surtout quand ils sont tout petits et ordinaires, et- »

Je m'arrêtai abruptement, devant la fenêtre, en voyant les lettres BD flotter devant mes yeux. Non, ce n'était pas mon palais mental qui s'adressait à moi, mais les ballons colorés accrochés au lampadaire, dans la rue, avec les lettres dessus.

« Birthday...murmurai-je. John ! Les lettres BD signifient birthday ! (Il eut un rictus) Quoi ? Tu le savais ?

— N-Non, je trouve ça simplement amusant que ce soit l'anniversaire du voisin qui t'y ait fait penser. Tu ne cesseras jamais de m'étonner, avoua-t-il.

— Maintenant le 28, fis-je en me reconcentrant. Nous somme le combien ?

— Nous sommes le 2.

— De quel mois ?

— Bah de janvier ! Nous avons fêté noël il y a un peu plus d'une semaine, et le jour de l'an avant-hier. Enfin, c'est vrai que ce n'était pas digne d'une fête, mais au point d'oublier..?

— D'accord, donc ça ne correspond pas à aujourd'hui, donc ça n'a pas de lien avec le voisin. »

Nous passâmes le reste de la soirée à nous creuser la tête pour divers énigmes et indices que nous possédions, mais à onze heures du soir, John commença à tomber de fatigue, et fini même par s'endormir sur son ordinateur.

La vision du médecin épuisé me fit sourire, et je le réprimandai aussitôt. Depuis quand je me sentais sentimental ? Je secouai la tête et réfléchi. Est-ce que je lui apportais une couverture ? Nous sommes en janvier et Baker Street n'est pas l'endroit le plus confortable en termes de température malgré le feu dans la cheminée. Est-ce que je le réveillais, plutôt ? Il pourrait aller dormir dans son lit, serait à l'aise et pourrait aussi se couvrir ?

C'était plus judicieux.

Je secouai doucement l'épaule de mon colocataire, mais il ne réagit pas tellement. Je le secouai un peu plus fort alors, et il me repoussa gentiment en marmonnant.

« Qu'est-ce qu'il y a Mary.. ? Tu n'arrives pas à dormir.. ? »

Mon sang se glaça. Mary...cela faisait des années qu'il n'avait plus osé prononcer ce nom… Je reculai un peu et continuai de l'observer. Est-ce qu'il rêvait d'elle ? Est-ce qu'il m'avait prit pour elle ?

Mon cœur se serra à l'idée que John puisse encore être tourmenté par sa femme après ces deux dernières années, et qu'il en souffre encore.

« John.. ? Fis-je en retentant de le réveiller. John, tu t'es endormit sur ton ordinateur…

— Sherlock n'est qu'un idiot (j'écarquillai les yeux d'étonnement), il n'a encore rient capté, rit-il doucement. Tu penses qu'il a perdu la main ou je suis juste plus doué que lui, Mary.. ? »

Je ne comprenais rien. Moi perdre la main ? En quoi ? Les enquêtes ? Est-ce qu'il disait ça parce qu'il sentait que je butais contre les énigmes du tueur de Molly ? Je n'y étais pour rien, le tueur était très intelligent et très malin.

Pendant un instant, j'hésitai entre continuer d'essayer de le réveiller ou de me faire passer pour Mary et qu'il continue de parler. Sauf que j'ai beau être quelqu'un qui se moque des conséquences de ses actes, lorsqu'il s'agissait de John, je ne m'amusais pas à ça. Il était question de Mary, et je ne pouvais pas m'amuser avec ça et faire du mal à John délibérément.

« John.. !

— Est-ce que le bébé va bien.. ?

— Watson ! »

John se releva brutalement de son ordinateur et regarda tout autour de lui, complètement alerte et les yeux encore embrumés. Il remarqua enfin ma présence, et je tentai de rester le plus impassible possible pour ne pas rire face au visage de John, marqué par les touches du clavier.

« Tu t'es endormi, fis-je.

— Oui je… pardonne-moi, cette journée a été très longue et riche en émotion. (il m'observa) Seulement pour moi, visiblement.

— Tu devrais monter te coucher. Je ne crois pas que ton ordinateur soi l'endroit le plus confortable, dis-je en pointant sa joue.

— Oh ! Fit-il embarrassé en sentant les marques de touches sur sa joue. Oui, tu as raison. »

Il se leva et je reculai d'un pas pour le laisser passer. Il referma son ordinateur, prit quelques affaires et se dirigea vers la porte pour monter à l'étage.

« John.. ? (Il se retourna). Tu…

— Oui.. ?

— Hm, tu… enfin, bonne nuit. »

Je tentai un sourire mais John remarqua immédiatement qu'il n'était pas naturel. Seulement, il ne chercha pas plus loin, et me salua avant de disparaître dans les escaliers. Je soupirai et me laissai choir dans le canapé, les mains sur le visage. Pourvu qu'il ne fasse pas de rechute…


Voilà pour ce chapitre 2 ! :)

Alors je commence à introduire doucement l'histoire avec Mary, car la fiction se passe après la saison 3, deux ans plus précisément (on pourrait donc dire que ça "saute" la saison 4, ne voulant pas m'engager sur ce terrain-là) et vous en saurez un peu plus dans les chapitres à venir.

Alors je me suis amusée avec le site DCODE pour faire une bonne partie des énigmes codées x) Celle de la partition, je l'ai fait là-bas, et vous pouvez aller faire un tour, on s'éclate, vraiment ! (on se sent plus intelligent quand on comprends haha)

Sinon ? Avez-vous une idée de ce que l'énigme de la partition signifie ? Ou encore des autres indices laissés sur les post-it ?

On se retrouve dans quelques jours pour la suite :D
N'oubliez pas les reviews, et merci pour ceux et celles qui ont ajouté aux favoris ! ^^

Bybye !