Chapitre 1
Mise en Abyme
27 Novembre 199 A.C.
19h – Seattle
Le soleil se couchait sur la ville encore. Le temps de faire le tour du globe il avait retrouvé à Seattle l'astre rouge mourant qu'il avait laissé à Londres. La Terre était un endroit étrange, plein de mystères et de contradictions.
A Seattle siégeait le Conseil de l'Union Spatiale. Cette institution au nom ampoulé réunissait les dirigeants des tous les Etats de la Terre et des Colonies. Depuis sa création, la ville qui avait été très pauvre pendant la guerre avait bénéficié de sa nouvelle notoriété et avait progressivement été rénovée, réaménagée, les rues avaient été agrandies, des centres commerciaux, des parcs, des hôtels, des restaurants, des boutiques de luxe, des quartiers résidentiels avaient été construits, repoussant à la périphérie la pauvreté et la délinquance. Seattle était un tableau vivant de ce nouveau monde de paix à l'économie florissante encore cerné par la noirceur de conflits trop récents.
Il faudrait du temps aux humains pour cicatriser de cette guerre. Peut-être n'en guériraient-ils jamais totalement. Après tout, c'était bien ce qu'avait souhaité Treize Kushrenada avant de mourir. Il resterait des fantômes furieux pour empêcher d'oublier. Comme cet assassin insaisissable…
Heero réserva par téléphone une chambre dans un hôtel sécurisé et monta sur la moto qu'il venait de louer. Trowa lui avait donné le goût des engins à deux roues. C'était plus simple pour se déplacer dans les grandes villes. Et il aimait la vitesse, les claquements du vent, les rugissements du moteur, les lumières de la ville qui dansaient autour de lui. C'était presque aussi bon que piloter un gundam. Presque.
L'ex pilote de gundam arriva à l'hôtel, paya sa chambre d'avance et s'y fit conduire. Il jeta dans un coin son maigre sac et mit son ordinateur portable en charge. Il était plus difficile de se débarrasser d'une vieille habitude que d'un escadron de Ozzis. Sur son bureau informatique il y avait un dossier protégé par un mot de passe. Un dossier qui contenait toutes les informations qu'il possédait sur Duo. Toutes les pistes, toutes les hypothèses. Tous les souvenirs. Il avait un peu honte de ce dossier.
Au lendemain de la guerre, après l'affaire Mariemaia, Duo avait dit qu'il jetait l'éponge. Il avait refusé de garder son poste chez les Preventers. Il avait dit au revoir à tout le monde et il était parti s'installer sur L2. Il leur avait envoyé des mails régulièrement, surtout à Quatre qui lui demandait souvent de ses nouvelles. Il disait qu'il avait besoin de calme, qu'il pensait reconstruire l'orphelinat où il avait vécu et qui avait été détruit pendant la guerre. Il voulait rencontrer des gens, ne plus penser au passé. Il leur avait donné son adresse au cas où, mais leur avait demandé de ne pas lui rendre visite. Il voulait goûter à la paix à son tour.
Chacun avait respecté son choix.
Sauf Heero.
L'absence du pilote 02 lui avait pesé plus qu'aux autres et il s'était rendu sur L2. Il n'était pas certain d'y trouver son ancien coéquipier. Il lui avait paru trop étrange que Duo aspire à une vie normale. Vous n'étiez pas Dieu de la Mort pendant des années pour finir livreur de pizza. Et si Duo était très habile pour jouer la comédie – il avait un talent indéniable qui avait été utile dans de nombreuses missions d'infiltration – il y avait tout un monde entre se faire passer pour quelqu'un et devenir cette personne.
Et effectivement, Duo ne se trouvait pas sur L2. Ni à l'adresse qu'il avait donné, ni ailleurs dans la colonie.
Alors Heero était rentré sur Terre et n'en avait parlé à personne. Il avait soigneusement repris les mails que Duo avait envoyé, il avait relevé l'adresse, recherché le lieu d'émission. Il lui avait fallu des semaines, le baka ex pilote de gundam avait fait des progrès en informatique et avait brouillé les pistes. Mais Heero avait été patient. Il avait trouvé plusieurs lieux d'émission dans l'Ouest des Etats-Unis. Uniquement des lieux publics, mais qui permettaient à Heero de savoir dans quelle partie de l'Univers se trouvait son ex coéquipier.
Et puis d'anciens membres de l'Alliance avaient commencé à mourir mystérieusement dans cette même zone du monde et Heero avait tout de suite reconnu cette façon de tuer. C'était comme si la vraie Mort avait frappé, avec sa vieille faux authentique au bois noueux et au fer rouillé. Mais Heero connaissait bien son frère d'arme. Il n'avait pas besoin de voir les cadavres, les lieux des crimes, il n'avait pas besoin de traverser l'océan pour enquêter. Il savait déjà que c'était lui. Il savait qu'il l'avait retrouvé.
Et il avait souri. Un vrai sourire de joie et de soulagement.
S'arranger pour qu'Howard soit chargé du dossier, pour qu'il ne le soumette à la commission qu'au bon moment, tout cela avait été des détails. Il avait déjà fait l'essentiel. Il avait reconnu son ombre, son sourire dans les ténèbres, la pointe de son poignard.
Heero sortit de la salle de bain en peignoir, il s'arrêta devant la grande baie vitrée. La nuit était tombée. Il frotta ses cheveux avec une serviette et tenta de les discipliné. Son reflet dans la vitre lui renvoya l'image d'un jeune homme aux yeux bleus en amande, des mèches brunes lui retombaient sur le front. Il se demanda combien de temps il faudrait à l'autre pilote pour comprendre qu'il l'avait trouvé. Puis il sourit à son reflet.
L'assassin savait peut-être déjà qu'il était là.
21h – Seattle, Hôtel Vintage Park
Il était arrivé en avance pour repérer les lieux et mettre au point une procédure d'urgence avec les agents de la sécurité de l'hôtel. Un des plus grands hôtels de Seattle. La réception qui y était organisée réunissait la haute société, elle faisait suite à une longue conférence portant sur la construction d'un spatioports. D'anciens membres de l'Alliance Terrestre seraient présents et Heero craignait que l'assassin profite du monde et de l'agitation pour frapper.
Le service de sécurité avait accepté de collaborer avec le Preventer, la réputation de l'hôtel était en jeu. Les effectifs avaient été renforcés, les issues de secours avaient été contrôlées, ainsi que la liste des invités et celle du personnel.
– Les premières voitures arrivent, dit une voix dans son oreillette.
Heero enfila sa veste – on lui avait prêté un costume de l'hôtel pour plus de discrétion – et rejoint le grand hall. Les invités entrèrent dans un flot abondant et harmonieux de manteaux, de robes fluides et satinées, de costumes sombres et élégants. Heero surveillait les anciens membres de l'Alliance tout en observant depuis un coin de la vaste pièce le défilé des vieillards se congratulant mutuellement, de leurs épouses aux conversations futiles, des hommes jeunes et ambitieux débattant avec ardeur du projet présenté à cette fameuse conférence. Heero connaissait bien ce monde, il l'avait souvent observé de loin. Il avait vu des hommes tout semblables débattre tantôt de la guerre, tantôt de la fausse paix avec les colonies, il avait vu Réléna œuvrer vainement pour le pacifisme, Treize Kushrenada déposant les armes au nom de la morale… Ce monde ne changeait pas. Les sièges vacants étaient aussitôt occupés. Il y avait toujours quelqu'un pour récupérer le masque qu'un autre acteur avait abandonné. Les rôles se distribuaient d'eux-mêmes.
Heero regrettait souvent cette époque de guerre. Il ne l'avait avoué à personne. Mais il ne s'était jamais senti aussi libre, aussi vivant, autant en paix avec lui-même que lorsqu'il pilotait son gundam, lorsqu'il faisait face à des adversaires invincibles, lorsqu'il maîtrisait le système Zero, lorsqu'il se battait aux côtés de Duo… Il avait l'impression d'être immortel.
Deux hommes se serrèrent la main à plusieurs mètres d'Heero. L'un d'eux semblait écraser les doigts de l'autre avec un acharnement méthodique tandis qu'ils s'adressaient un sourire crispé. L'ex pilote s'attarda sur ce geste avec un petit sourire moqueur. Entre les deux hommes, une longue tresse passa en battant l'air.
Heero sursauta.
Il se redressa d'un bond et fonça à travers la pièce.
– Il est là, il est entré, dit-il précipitamment dans son micro.
– Négatif, lui répondit une voix aussitôt, j'ai rien d'anormal sur les écrans et toutes les issues sont bloquées.
– Il est quand même entré ! Envoyez des renforts dans le hall.
Heero parcourut la pièce des yeux, il repéra tour à tour les quatre anciens membres de l'Alliance, quasiment aux extrémités les uns des autres. Une sorte de bouffée d'angoisse monta en lui, il lui sembla qu'il jouait une partie d'échec dans laquelle il était piégé d'avance, quelle que soit la pièce qu'il bougerait ou le déplacement qu'il choisirait d'opérer. Les pions noirs avaient plusieurs tours d'avance. Et la tête du roi tomberait bientôt.
Il fendit la foule dans la direction présumée de la natte. Soudain il l'aperçut, tout près d'un des quatre dignitaires de l'Alliance. Heero se rapprocha en courant presque, bousculant plusieurs personnes qui s'indignèrent tout haut. Il saisit la natte et il en aurait crié de plaisir de l'avoir attrapé avant qu'il ne se passe quoi que ce soit. Il reconnaissait les nuances miel, l'élastique noir. Il enfonça le canon de son pistolet dans les reins de sa proie. Au milieu de la foule, personne ne remarqua ce qui était en train de se passer. L'assassin à la tresse se retourna lentement.
– Je n'ai plus de champagne si c'est ce que vous vouliez, lui dit une jeune femme sur un ton rieur. Mais je peux aller vous en chercher tout de suite.
Heero la détailla rapidement, c'était une des serveuses, elle portait un chemisier blanc et un pantalon noir sobre et avait un plateau vide sous le bras. Elle était légèrement maquillée et souriait avec malice. De surprise il lâcha la natte. Il y eut un bruit de chute derrière Heero et la jeune femme regarda quelque chose par-dessus l'épaule du brun.
– Oh, je crois que ce monsieur ne se sent pas bien, dit-elle d'un ton léger en désignant quelqu'un dans le dos d'Heero.
Le dignitaire !
Heero se retourna brusquement, une femme cria au même moment.
– Ah ! Monsieur le Duc ! A l'aide !
L'ancien membre de l'Alliance terrestre s'était écroulé sur le sol et se tenait la poitrine, les yeux révulsés. Il y eut un mouvement de panique dans la salle. Heero se retourna vers la serveuse, elle s'était déjà éloignée de plusieurs mètres. La foule qui se rapprochait pour voir ce qui se passait était en train de l'engloutir, Heero voulut la suivre mais au même moment plusieurs hommes de la sécurité déboulèrent pour venir en aide à l'homme et Heero la perdit de vue. Il se précipita pourtant dans la direction où il l'avait vue partir, il savait déjà qu'il n'y avait plus rien à faire pour l'homme, mais il pouvait encore rattraper l'assassin. Il bouscula plusieurs personnes qui cette fois, trop intriguées par les cris, ne songèrent pas à protester, il parcourut la salle jusqu'à la sortie du hall. Les deux agents de sécurité venaient de se précipiter dans la salle, abandonnant leurs postes.
Il attrapa le bras de la jeune femme de l'accueil.
– Est-ce que vous avez vu passer une femme avec une longue tresse ? lui demanda-t-il en criant presque pour couvrir les bruits de la salle.
– Abril ? Oui elle m'a dit qu'elle sortait pour appeler une ambulance, elle n'entendait rien dans le hall.
Heero faillit crier de colère.
– Par où est-ce qu'elle est partie ?
– Je ne sais pas, par là, elle doit pas être loin. J'a pas regardé j'étais occupée à…
Heero n'écouta pas la fin de la phrase, il partit dans la direction indiquée, longea la rue en courant et manqua de se faire renverser à la sortie d'un parking par une moto. Sa moto. Qui fila tout droit à une vitesse folle, poursuivie par une longue tresse qui se moquait ouvertement de lui. Au moins autant que son propriétaire. Heero regarda s'éloigner l'assassin avec un profond dégoût. Il n'aurais pas pu plus échouer. Il s'adossa au mur derrière lui pour reprendre son souffle et se laissa glisser par terre. Ça ne servait à rien de le poursuivre, le temps qu'il trouve un taxi ou qu'il vole une voiture, l'assassin aurait le temps de traverser la moitié de la ville. Il se prit la tête dans les mains et éclata d'un rire froid et dépourvu d'humour qui fit peur aux passants.
Son portable sonna. Il décrocha machinalement.
– Oui ? fit-il d'une voix morne et agacée.
– Tu n'as pas changé de numéro…
Son cœur rata un battement. Duo…
– Comment tu t'es débrouillé pour te retrouver tout seul sur une mission pareille ? lui dit la voix hilare de son ancien coéquipier.
– Duo reviens et rends-toi.
– On a que 59 secondes, tu n'as rien d'autre à me dire ?
– Où est-ce que tu te trouves ?
– Pas loin. Ta moto est garée à côté d'une grosse banque à l'angle de la cinquième avenue. Il y a des caméras partout, on devrait pas te la voler. J'ai gardé le casque par contre, je l'aime bien !
– Duo comment oses-tu compromettre la paix ? Ta vendetta puérile ne t'apportera rien ! Tu vas détruire tout ce qu'on a construit, tout ce pour quoi on s'est battu…
– Plus que 34 secondes. Tu t'es déjà demandé ce qu'il y avait sous nos masques de héros ?
– Maintenant au moins je sais qu'il y a un assassin sans scrupules sous le tien !
– Non, ça aussi c'est un masque… Je voulais dire, qui on aurait été si nos vies avaient été ordinaires. J'aurais aimé te rencontré et n'être que moi sans gundam, sans mission, sans guerre, sans complot et sans meurtre. Te rencontrer vraiment… J'aurais adoré ça.
La voix de Duo était un peu plus faible, l'intonation était un peu moins joyeuse.
– Rends-toi. Présente tes excuses aux familles de ces hommes et aux habitants de la Terre et des colonies et…
– Rhaaa ! T'es toujours aussi buté Heero ! Pour toi il n'y a vraiment rien d'autre que cette foutue mascarade ! s'énerva soudain l'américain.
Il y eut une sorte de silence agité.
– A moi tu m'as manqué si ça t'intéresses. Sois prudent. A la prochaine…
La communication se coupa. Heero écarta le téléphone de son oreille et resta silencieux devant l'écran qui affichait « Appel terminé ». L'identifiant était masqué et même s'il avait voulu le localiser il lui aurait fallu du temps et du matériel. Il n'avait ni l'un, ni l'autre. Il soupira. « Qui on aurait été si nos vies avaient été ordinaires. » Il délirait complètement… Il faisait sûrement exprès pour le troubler. Il fit demi-tour et rentra dans l'hôtel.
– Il est là ! s'exclama la jeune femme de l'accueil en le voyant revenir.
Le chef de la sécurité accourut jusqu'à lui.
– Vous avez trouvé quelque chose ?
– Non, l'assassin s'est enfui, résuma Heero.
– Les secours disent que le Duc a fait une attaque cardiaque. Ils ont installé un champ et ils essayent de le réanimer. Heureusement ils ont fait vite, il y a un poste tout près. Les invités commencent à s'en aller. On a fait sortir discrètement les autres dignitaires de l'ex Alliance, selon la procédure.
– Très bien, dit Heero. Cette Abril, qui est-ce ? demanda-t-il à la femme de l'accueil.
– Abril Marshall ? Elle est serveuse ici depuis plus d'un mois. J'ai discuté plusieurs fois avec elle… Pourquoi, vous pensez qu'elle peut être liée à la mort du Duc ?
– Oui, répondit Heero. C'est elle qui l'a assassiné, elle a gagné votre confiance en travaillant ici quelques temps avant de commettre son meurtre. Elle a empoisonné le verre du Duc. Ils ne parviendront pas à le ranimer. Le poison est sans doute indétectable et tout le monde croira à une attaque cardiaque. Dites à votre patron que par chance, votre hôtel ne souffrira pas d'une mauvaise réputation.
Le chef de la sécurité acquiesça et ses traits se détendirent. Il risquait son poste si la version officielle était un assassinat.
– Si Abril Marshall venait à réapparaître, ce dont je doute, contactez-moi immédiatement. Et j'aimerais également que vous me transfériez ses fiches de paye, son numéro de compte, son adresse, son numéro de téléphone, tout son dossier. Faxez-les au siège des Preventers, ils me seront acheminés.
– Ce sera fait, dit le chef de la sécurité.
Il regarda par-dessus son épaule les secours s'activer derrière le champ.
– Pauvre homme… Assassiner quelqu'un qui se bat pour améliorer les relations entre la Terre et les colonies, j'espère que vous retrouverez cette fille, Preventer.
Heero ne dit rien sur le fait qu'Abril n'existait pas et que le véritable assassin était un homme. Il repensa à la façon dont lui-même avait été abusé. Son visage était maquillé, il portait des lentilles, des vêtements de femme, il avait même modulé sa voix de façon très réussie. Tout avait été parfaitement organisé et calculé. Et il était calmement ressorti par la grande porte. Heero se sentait idiot et furieux d'avoir été leurré si facilement. Il connaissait bien Duo, il aurait dû le démasquer tout de suite ! Etre bien plus attentif, bien plus méfiant. Peut-être qu'il ne le connaissait pas si bien que ça finalement…
Heero finit de régler plusieurs détails, puis il récupéra ses vêtements, se changea et partit retrouver sa moto. Le Duc n'avait pu être réanimé. Son épouse pleurait devant le véhicule qui emmenait son corps. Heero serra les poings de colère en pensant que cette femme ne serait pas veuve ce soir s'il avait été plus efficace. Il songea qu'il lui faudrait mentir dans son rapport à Lady Une.
Il se sentait misérable. A force de pourchasser des voleurs médiocres et des criminels stupides qui tirait avec des gros flingues et laissait des empruntes d'éléphant derrière eux, il en avait oublié toute la finesse des grands tueurs professionnels. S'il voulait avoir une chance d'arrêter un assassin aussi doué il allait devoir être sérieux. On ne combat pas les meilleurs en retenant ses coups. La prochaine fois il n'aurait pas le droit à l'échec.
Même si cela signifiait qu'il ne reverrait jamais plus le sourire de son vieil ami.
A suivre…
Ecriture achevée le 24/05/2010
Blabla de l'auteuse :
Je ne me souviens pas avoir jamais écris un chapitre aussi court ! Le prochain sera un peu plus long (mais pas de beaucoup, aurai-je été frappée par l'ange de la concision ? ^_^) et la publication sera assez régulière puisque j'ai presque terminé l'écriture au brouillon.
Cette histoire s'est totalement imposée à moi avec tout ce qu'elle a de retors (si si vous allez voir) et pour vous donner les clefs de la compréhension, sachez que : le mot latin « persona » désigne le masque du théâtre antique. Il est issu de l'étrusque « phersu », qui désigne la victime sacrificielle offerte à un chien d'aspect monstrueux, pour plaire aux divinités infernales.
Merci wikipédia !
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