Bonjour ou bonsoir tout le monde ~ j'espère que vous allez bien ! Je suis très contente de voir que ce premier chapitre vous a plu ! w Encore merci pour ces gentils reviews, les followers et les favoris ! Vous savez pas à quel point ça me fait plaisir ! J'espère que vous allez continuer à lire cette fiction parce qu'elle me tient particulièrement à coeur (surtout avec mon oméga-reader où on se tape de bon délire à recorriger mes fautes lolololol X'D, mon oméga-reader est le meilleur w). Donc voilà le chapitre 2 qui devrait être un peu plus dans l'émotion en espérant qu'il vous plaira autant !

Réponses aux Rewiews :

Acchlys : Merci énormément pour ton commentaire ! Ca me fait tellement plaisir d'avoir un tel compliment venant d'une auteure qui écrit tellement bien ! Je peux te dire que tu fais toi-même de l'excellent travail et j'ai beaucoup aimé lire tes fictions tododeku.

Après, il se peut que les sentiments de Shouto évolue réellement au bout de 10 chapitres qui sait ;) En tout cas, merci encore de ton commentaire ! J'espère que tu apprécieras cette liste !

Hannahclyde : Merci beaucoup ! C'est très gentil et j'espère que cette suite va autant te plaire ! J'ai commencé à lire ta fiction ! J'essaie de la continuer sur le peu de temps libre qui me reste mais je la lis ne t'en fais pas !

Crazy Av : Je suis tout à fait d'accord ! XD Non, non ne t'inquiète pas c'est bien une fiction ~ je suis contente que mon chapitre t'ai plu ! J'espère que tu aimeras autant ce deuxième chapitre !

Koakiwa : Merci beaucoup ! Je suis contente que ma plume te plaise w Ah ça je te laisse sur tes petites interrogations histoire de faire durer le suspens XP Après, je suis pas sûre que ce chapitre va t'aiguiller un peu dans tes interrogations mais je te rassure, tu auras tes réponses !

Chocolat68 : Sache que j'aime beaucoup ton pseudo lololol ! J'espère que sa réaction te plaira !

Bonne lecture ~


Chapitre 2

Todoroki se releva de sa position après quelques minutes de réflexion. Il n'en revenait toujours pas d'avoir fait un rêve érotique. Rien que ce fait montrait que quelque chose n'allait pas. Mais de là à inclure Midoriya… il devait être particulièrement fatigué suite à ce tournoi pour faire ce genre de rêves. Il fit claquer sa langue lorsqu'il se retrouva debout, sentant son caleçon coller à ses parties intimes avec ce liquide qui dégoulinait lentement le long de ses jambes. C'était bien pour ça qu'il détestait la physiologie masculine. Il devait rapidement prendre une douche avant de s'énerver pour de bon. Tu parles d'un sommeil réparateur, il avait l'impression que tout son corps était en feu et endolori sûrement par l'effort physique de la veille et ce… fantasme ? Enfin bref, il avait d'autres choses à penser. L'adolescent finit simplement par se dire que c'était sûrement dû au fait qu'il avait parlé avec son cadet et que l'intensité du combat a dû faire un petit peu dérailler son cerveau comme lorsque Denki lançait sa décharge électrique.

Sur cette sage décision, il vérifia l'heure. Il était encore tôt dans la matinée, ce qui le rassura. Il pouvait se préparer tranquillement pour partir cet après-midi. Ne prenant même pas la peine de ramasser sa couverture, il se dépêcha de sortir de sa chambre pour aller à la salle d'eau. Il aurait dû se sentir gêné mais il savait qu'à cette heure-là, personne n'était à la maison. Il devra juste penser à laver lui-même son caleçon et à vérifier si les draps sont propres ou s'il devra lancer une lessive personnelle. Il longea le couloir, se sentant légèrement frémir par le froid du plancher sous ses pas avant de finalement arriver à la salle d'eau.

Une fois arrivé, il ne se fit pas prier et retira rapidement son t-shirt ainsi que son caleçon, ne supportant plus la sensation de sa propre semence. Il entra avec précipitation dans la douche et alluma l'eau, patientant que l'eau chaude arrive. Au bout de quelques instants, il sentit la chaleur de l'eau et une légère vapeur s'en dégager. Il régla la puissance du jet et fit couler l'eau sur son corps endolori. Un soupir de bien-être franchit ses lèvres au contact de la chaleur. Il aimait particulièrement les douches bien chaudes, cela le détendait et compensait la fraîcheur qu'il ressentait dans son corps dû à son alter de glace. Il laissa encore un bon moment couler l'eau sur son corps pour enlever la plus grande partie des traces de son crime matinal et fit couler l'eau sur sa tête. Il devait s'éclaircir les idées mais l'image si érotique de Midoriya revenait à la surface telle une flèche. Il se demandait s'il ressemblait vraiment à ça ? Mais à quoi est-ce qu'il pensait ? Son corps commençait à répondre à ses propres interrogations. Il fallait qu'il pense à autre chose. Une fois qu'il fut mouillé, il fut plus que ravi de se savonner, faisant en sorte de bien frotter la tête pour oublier toute idée peu chaste qu'il avait envers son camarade de classe. C'était stupide. Il fallait qu'il arrête de penser à ce genre de choses et plutôt réfléchir à des choses concrètes comme à ce qu'il allait dire à sa mère. Après tout, c'était presque comme s'il avait décidé ça sur un coup de tête et il n'était même pas sûr s'il serait capable de la voir dans l'hôpital. D'ailleurs, maintenant qu'il y repensait, comment allait sa mère ? Cela devait faire combien de temps qu'il ne l'avait pas vue ? Au moins 10 ans non ? Avait-elle vieilli ? Se rappelait-elle de lui au moins ? Tellement d'interrogations et de doutes planaient à présent dans son esprit tandis qu'il se savonnait le corps. Etait-ce réellement une bonne idée de la voir après tout ce temps alors qu'il n'avait même pas essayé de la contacter ? Après tout, la raison était simple. Il ne voulait plus la faire souffrir et si disparaître pouvait lui soulager la conscience alors il l'aurait fait. Il pensait honnêtement qu'elle devait se sentir mieux, loin de cet homme, loin de cet alter, loin de ces obligations qui avaient rongé son esprit. Alors, le fait de le revoir ne va-t-il pas lui faire revivre les hantises de son passé ? Un soupir traversa ses lèvres alors qu'il se rinçait le corps. Il avisera au moment venu. Après tout, cela ne servait à rien qu'il se prenne autant la tête. Il devait rester motivé et voir sa mère. Tout ira bien. Il venait de trouver le courage de prendre cette décision alors il ne fallait pas qu'il laisse la peur et le stress dévorer sa détermination.

Il sortit de la douche après avoir fini de se rincer, se sentant bien mieux et bien plus propre. Son corps semblait s'être débarrassé de la fatigue en même temps qu'il se séchait. Cette douche avait le mérite d'être satisfaisante et soulageante pour son organisme malgré les nombreux dégâts qu'il avait reçus la veille. Il fut d'abord étonné de l'efficacité de l'alter de l'infirmière d'UA. Son corps ne laissait aucune marque de ces combats et malgré la fatigue encore un peu présente suite à ces soins, il bougeait facilement son corps. Une fois bien sec, il se dirigea vers le lavabo pour commencer sa toilette quand il regarda son reflet dans le miroir. En principe, il évitait de se regarder car depuis les mots tranchants de sa mère, il ne pouvait s'empêcher de revoir cette enflure. Et cette marque ne cessait de le tirailler. Elle lui semblait encore tellement vive, sentant de nouveau l'eau brûlante couler et brûler chaque cellule de la partie gauche de son visage. C'était horrible et atrocement douloureux, au point de le marquer jusque dans l'âme mais il n'en voulait pas à sa mère. Elle avait bien plus souffert, devant vivre une vie tellement abjecte par sa faute. Inconsciemment, il toucha sa brûlure et fut surpris de la sensation sous sa peau. La sensation était plus sèche et plus rugueuse que sa peau habituelle malgré la douche. Avant, il ressentait tellement de dégoût rien qu'en la touchant qu'il se restreignît de la toucher mais là c'était particulier. C'était comme si elle était complètement différente sous la pulpe de ses doigts. Jadis, il n'éprouvait que la haine et la détresse de sa mère dans cette cicatrice, mais là, il ne ressentait plus rien. Ce n'était plus aussi douloureux qu'il ne l'aurait pensé. Cette simple pensée devait sûrement montrer qu'il était prêt à voir sa mère. Arrêtant de découvrir sa brûlure, il commença à se préparer pour sa sortie.

Une fois changé et bien préparé, il se dirigea vers sa chambre et fut étonné par les dégâts qu'il avait causé cette nuit. Il fut aussi surpris de voir à quel point il était endormi ce matin pour ne pas remarquer l'état de son lit. Ses draps avaient clairement des traces de brûlures -sans parler de l'odeur de brûlé- et bien évidemment, certaines parties de sa couverture avaient des souillures. Bref, la totale. D'ailleurs, il devrait essayer de mieux se contrôler dans ses rêves car il risque bien de mourir brûlé ou de brûler carrément la maison.

Sans réelle conviction, il s'approcha de la scène du crime et commença à recueillir les preuves compromettantes. Il valait mieux qu'il s'en débarrasse le plus rapidement, histoire que personne n'ait de doutes. En effet, l'idée de les brûler maintenant était tentante mais il préféra éviter cette alternative. Il avait l'impression qu'il utilisait constamment ses flammes et cela était désagréable. Finalement, il décida de les jeter dans la poubelle de la rue car il ne voyait pas dans quel autre endroit les mettre sans que sa famille le découvre. Avant de partir, il analysa de nouveau la salle. Il fallait qu'il revienne avec des nouveaux draps et des couvertures propres pour son lit. Heureusement que ses flammes n'ont pas atteint le matelas parce qu'il ne saurait pas comment s'en procurer un autre en aussi peu de temps…


Le matin défila rapidement pour lui, alternant entre crainte et hésitation par rapport à son activité d'aujourd'hui. Il n'avait jamais été autant pris de doute et ne se savait pas aussi fragile. C'était si difficile d'affronter ses propres craintes mais il devait le faire pour pouvoir avancer et accepter celui qu'il était.

Il prépara le repas de manière nonchalante, sachant pertinemment que sa sœur aînée allait rentrer de son travail pour voir comment il allait vu qu'il n'avait pas mangé la veille. C'était sa manière à lui de s'excuser auprès d'elle pour lui avoir causé des soucis. Même s'il n'en avait pas l'air, il se souciait quand même de ses frères et de sa sœur. Depuis que sa mère était partie, les vies qu'ils menaient tous étaient différentes, les éloignant chacun de leur propre côté mais malgré tout Shouto continuait à les envier de mener leur propre vie sans avoir leur père sur leur dos mais il savait que ce sentiment était aussi réciproque pour eux. Eux aussi auraient aimé être la graine parfaite pour leur infame géniteur, ce qui fait qu'ils se sont tous éloignés les uns des autres. Seule sa grande sœur tentait de maintenir le lien familial entre lui et leur père mais aussi lui et ses frères et il lui était reconnaissant pour cette persévérance. Sinon, qui sait ce que serait devenue cette famille ? L'ambiance restait froide mais ils se côtoyaient et se parlaient un peu. Le minimum du moins mais ils essayaient tous de faire un effort dans cet enfer.

Alors que Todoroki continuait à cuisiner, il entendit une information qui l'interpella d'une oreille. Quand il était seul à la maison, il avait tendance à allumer la radio ou la télévision pour ne pas entendre le silence pesant et froid de cette demeure. Cela lui occupait l'esprit et lui permettait de ne pas ressasser le passé, ni de devenir complètement fou de rage et de regret. Et malgré le fait qu'il était concentré dans sa tâche, il entendit qu'Ingenium s'était fait attaquer et grièvement blessé par le tueur en série, Stain. Voilà donc la raison pour laquelle Iida n'était pas là hier à la fin de la cérémonie. Il fut étonné par cette nouvelle mais laissa cela de côté. Il avait encore d'autres choses à se préoccuper et peut-être qu'il s'occupera de cette histoire plus tard. Mais le bicolore comprenait à présent les craintes du vert envers son ami maintenant…

Il finit de préparer le repas plus tôt que prévu et mangea finalement sa propre part. Il ne voulait pas ainsi être retardé par ce dîner et voulait se préparer encore psychologiquement à ce qui allait arriver. De plus connaissant sa sœur, elle allait lui parler comme un moulin à parole et il finira par partir dans la soirée. Donc sur cette sage décision, il finit de manger et alla se préparer pour sortir. Il allait seulement laisser un mot à la maîtresse d'école pour qu'elle ne s'inquiète pas de son départ.


Finalement sa sœur était arrivée bien plus tôt que d'habitude. Il était en train de descendre les escaliers quand il entendit la porte coulisser. Et mince… lui qui voulait partir discrètement c'était raté. Bah, en fait cela lui importait peu qu'elle sache où il aille. Elle pouvait bien le dire à Endeavor, cela ne changeait en rien qu'il devait voir la femme qui l'a mis au monde. Une fois les marches descendues, il vit sa sœur en train de déposer ses chaussures et ses affaires à l'entrée comme à son habitude. Elle fut d'abord surprise de le voir avant de sourire de manière chaleureuse. Dans ces moments-là, elle lui faisait penser à leur mère et ce fut douloureux pour lui à une époque. Il ne voulait pas revoir sa mère en elle et ressentir le poids des remords peser sur ses épaules mais aujourd'hui, il ne ressentait plus ce sentiment. Comme pour sa cicatrice, il avait l'impression de pouvoir voir sa sœur comme elle était, sans avoir à l'associer avec sa mère et c'était rassurant. Il avait l'impression d'avancer petit à petit.

Alors inconsciemment, il lui fit juste un mouvement de la tête pour montrer qu'il l'avait bien vue. Chose qu'il n'aurait pas faite avant puisqu'il aurait préféré l'ignorer totalement. Elle ne parut pas surprise par ce geste mais son sourire semblait s'être un peu plus élargi. C'était étrange mais il avait l'impression que maintenant, ils avaient une véritable relation de frère et sœur. Ou du moins, qu'il était en train de devenir un peu plus proche de sa sœur. Chose qui était impensable puisqu'au fond de lui, même sa propre fratrie le dégoutait.

Elle avança alors dans le couloir en sifflotant un air joyeux, s'attendant sûrement à ce que Shouto la suive pour manger ensemble puisque l'odeur de nourriture embaumait la maison. Mais ce n'était pas le cas et il n'osa rien lui dire, n'étant pas sûr du ton qu'il allait employer quand il allait s'adresser à elle. Beaucoup de sentiments se mélangeaient encore en lui et c'était nouveau. Il n'était pas sûr que son propre corps arrive à s'adapter à ses pensées. Il fit ce qu'il faisait le mieux : agir sans parler. Alors dans un mouvement rapide, il s'installa à l'entrée pour pouvoir mettre ses chaussures. Elle se retourna en entendant le bruit et afficha de nouveau une mine étonnée avant de finalement s'exprimer.

_ Où vas-tu, Shoto ?, demanda finalement la jeune fille avec une voix douce et joyeuse.

Elle devait sûrement se dire qu'il partait pour une ballade et allait lui proposer de manger d'abord avant de partir. Il est vrai qu'il aurait pu mentir, histoire qu'elle le laisse tranquille. Cependant, il voulait être honnête avec lui-même et cela passait par la communication avec sa famille donc il préféra lui dire la vérité.

_ A l'hôpital, répondit-il d'une voix un peu plus faible qu'il ne le pensait.

_ Hein ? Qu'est-ce qui te prend ?, poursuit sa sœur avec une tonalité montrant la stupeur et l'effarement, Attends, est-ce que papa est au courant ?

_ Non.

Son père n'avait pas besoin de le savoir et même s'il le savait, il s'en fichait. Ce n'était pas lui qui allait lui donner les réponses dont il avait besoin. Celle qui pouvait lui faire ouvrir les yeux n'était personne d'autre que sa mère et il en avait besoin pour pouvoir être sûr d'utiliser son second alter. Mais il se doutait bien que l'aînée allait énormément se soucier de cette décision. Après tout, même si leur père prêtait moins d'attention pour eux, il n'en restait pas moins exigeant. Alors il comprenait l'inquiétude de sa sœur mais c'était le cadet de ses soucis et il savait que sa sœur allait le protéger. Néanmoins, il s'imaginait bien qu'elle ne comprenait absolument pas son attitude. Il lui donnerait des explications plus tard, une fois qu'il aurait remis les choses en ordre entre son état d'esprit et sa mère.

_ Pourquoi veux-tu subitement aller voir maman ?, insista la femme à lunette en restant figée à l'entrée.

N'étant même pas sûr de sa propre raison pour cette visite et voulant une réponse à ses doutes, il ne préféra pas répondre à la question mais se décida malgré tout de partir, laissant derrière lui sa sœur aînée pleine d'angoisse et d'inquiétude.

_ A plus tard.


Il décida de marcher pour rejoindre sa génitrice pour ainsi se vider plus facilement l'esprit même si cela ne l'aidait pas plus que ça mais au moins, cela faisait bouger son corps et lui permettait mieux réfléchir. Ses pensées étaient encore bien brouillées par les évènements et par ses propres angoisses. Allait-il parvenir à faire face à sa mère ? Bien qu'il marchât inconsciemment vers la direction de l'hôpital, son cœur ne faisait que s'alourdir à chaque pas. Comment allait-il trouver le courage de lui parler ? En vérité, il n'avait qu'une idée, c'était de fuir pendant qu'il était encore temps. La boule qu'il ressentait dans son ventre lui donnait la nausée et la peur le déconnectait complètement de la réalité, ne faisant même pas attention à son entourage ni au décor qu'il traversait doucement. Sa conscience ne faisait que lui répéter sans cesse ces paroles qui le hantait depuis sa plus tendre enfance.

Maman… Je perds la tête… C'est trop !

Mes enfants lui ressemblent de plus en plus !

Même Shouto… Son côté gauche…

Je le trouve plus que répugnant !

Je n'en peux plus ! Je dois vraiment l'élever ?

Cette voix remplie de désespoir et de tristesse lui faisait ressentir encore toutes sortes d'émotions négatives en lui. Il ne parvenait pas à calmer son esprit mais pourtant il ne laissait rien paraître. Il était juste là, à se diriger vers cet hôpital pour trouver un semblant de réponse et un but dans sa vie. La motivation qu'il avait au début s'effaçait doucement mais il devait trouver le courage. Comme Midoriya qui a été jusqu'à se mutiler pour lui ouvrir les yeux, il se devait de faire face à ses propres craintes. Même si cela pouvait avoir un impact désastreux pour son entourage. Il devait faire avancer les choses. Alors avec toute la conscience qu'il avait et toute la tranquillité qu'il pouvait avoir bien que la peur refroidît ses membres, il arriva devant cet hôpital.

C'était perturbant. Cela devait être la première ou peut-être la deuxième fois qu'il venait dans cet endroit et il ne s'était jamais senti aussi mal à l'aise dans cet espace si peu familier. Il est vrai que depuis ce fameux jour, il n'avait cessé de penser que sa propre existence dérangeait sa mère. Du coup, il ne l'a pas revue. Mais là, il s'apprêtait à déstabiliser tout l'équilibre qui s'était formé depuis sa disparition. La peur rongeait sérieusement son esprit et il se demandait comment allait réagir sa mère face à son apparition, surtout après tant d'années. Elle aurait sûrement encore du mal à le regarder, croyant voir son père. Mais Shouto prit une ferme décision. Peu importe les conséquences, s'il veut à nouveau poursuivre son rêve de devenir un héros…

Il se trouva devant la porte et réfléchissait aux mots qu'il allait prononcer à sa mère mais rien ne lui parvenait. C'était le blanc total. Finalement, il avisera au moment venu alors il amorça un mouvement pour ouvrir la chambre. Cependant, la tension qu'il ressentait était tellement importante qu'il sentait son bras trembler. Ce simple geste lui paraissait quasiment impossible à faire. Qu'allait-il faire si sa mère le rejetait à nouveau ? Est-ce qu'il arriverait à se reconstruire sur une autre base que la haine envers Endeavor ? L'envie d'abandonner était là. Il pouvait encore faire machine arrière. Pourtant, il ne se défila pas. Non, il devait au moins la voir pour mettre un terme à son conflit intérieur et avancer vers son nouvel objectif.

Il soupira, essayant d'évacuer tout le stress dans ce souffle tant bien que mal. Il devait trouver la force de surpasser cette épreuve. Il pouvait le faire. Soudain, il se remémora du souvenir qu'il pensait avoir oublié au fin fond de sa mémoire mais qu'il put se remémorer au moment de son combat avec le vert. Cette parole qui avait eu le don de le réconforter plus jeune avec la voix encore douce et aimante de sa mère.

Tu peux devenir qui tu veux être.

Cette phrase lui emplit de nouveau le cœur d'un sentiment de bien-être. Il se sentit calme et prêt à la voir. Alors il prit son courage à deux mains et ouvrit la porte. Comme le dit si bien sa mère, il pouvait devenir ce qu'il voulait. Alors pour devenir le héros qu'il voulait être, il devait lui parler. Ils avaient beaucoup de choses à se dire.

La silhouette qu'il vit au travers des rayons de soleil lui parut nostalgique et en même temps différente. Il avait l'impression de voir une nouvelle personne mais qu'il parvenait à reconnaître. Ses longs cheveux blancs comme la neige faisait surgir en lui un sentiment de joie, d'inquiétude et de nostalgie. Il n'avait jamais été aussi heureux de la revoir mais aussi si triste de la voir ainsi, seule dans sa chambre. La voir regarder au loin dans l'horizon lui donnait la sensation d'avoir un poids sur les épaules. Le poids de la culpabilité. Avait-elle toujours regardé ainsi quand ils étaient ensembles ? Ne voulait-elle tout simplement pas s'enfuir au lieu de subir toutes ces choses ? A quels genres de choses pouvait-elle penser à ce moment-là ? Elle semblait si loin alors qu'elle était là, juste en face de lui. Sa mère ne semblait pas avoir remarqué sa venue mais quelque part, elle semblait être redevenue la mère douce et attentionnée qu'il avait connue tout en étant différente. Todoroki distinguait encore sa génitrice mais il voyait aussi une femme si seule et isolée. Cette silhouette si fragile et si triste qui a dû porter et endurer tellement de souffrance… Cette femme était sa mère et son cœur s'emplit d'une peine incomparable à cette idée. Mais il garda contenance et se permit d'entrer dans la chambre avant de refermer la porte. Oui, ils avaient encore tellement de choses à se dire et c'était le début d'un nouveau départ. Il la fixa encore longuement, cherchant les bons mots pour lui parler et aussi cherchant à trouver un semblant de voix pour appeler sa mère. Comment devait-il agir ? Après quelques secondes, il décida de laisser son instinct faire comme à son habitude. Avec tous les efforts du monde, il parvint à ouvrir la bouche et à laisser ces quelques mots s'échapper dans l'espoir d'atteindre la femme en face de lui.

Bonjour Maman

Cette phrase qui semblait si simple était en réalité tellement difficile à prononcer qu'il avait l'impression que son cœur allait exploser. Les larmes étaient sur le point de lui monter aux yeux alors qu'il attendait sa réaction.

La jeune patiente sembla surprise et se retourna. Son regard gris exprimait simplement l'étonnement. Elle avait vieilli mais aussi semblait être fatiguée au vu des rides qu'il pouvait voir. Sa mère avait bien plus changé qu'il ne le pensait et il se demandait ce qu'elle avait bien pu ressentir pendant toutes ces années, isolée de tous ici. Son regard n'affichait aucune haine, ni même du dégoût envers lui. Non, c'était juste de la surprise et cela le soulageait. Il n'aurait pas su comment réagir si sa mère l'aurait rejeté.

Avec ce regard, il s'affirma. Oui, il arriverait à trouver le courage de lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur. Ce simple visage lui redonna un nouveau sens à sa vie et fit s'envoler toutes les émotions négatives qu'il avait accumulées pendant ces nombreuses années. Sa réponse était là, juste devant ses yeux et le poids qu'il ressentait dans son cœur s'était évaporé. Comment a-t-il pu être aussi stupide pour ne pas y avoir pensé ? La réponse en réalité était si simple et il a fallu qu'il ne la voit que maintenant, en revoyant le visage tendre de sa si chère mère. Même si elle ne voulait pas de lui, il la sauverait. C'est ainsi que commencera son point de départ.

_ Sh-Shouto ?..., murmura sa mère avec étonnement.

Sa voix le fit frissonner. Pendant combien de temps n'avait-il pas entendu sa voix ? Elle semblait identique à celle de ses souvenirs, douce et calme. Cela fit surgir tellement d'émotions qu'il pensait ne plus jamais ressentir mais à cet instant précis il n'avait jamais été aussi heureux de la revoir et de pouvoir lui parler. Comment avait-il pu survivre ainsi ? Sans lui parler ou ni même la voir alors qu'il avait tellement besoin d'elle ? Tous ces doutes semblaient s'être effacés au moment même où elle semblait enfin le reconnaître et avant même qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, il sentit les larmes couler alors qu'un fin sourire apparaissait sur ses lèvres. Sa mère lui avait tellement manqué. Elle comblait le vide qu'il ressentait dans son cœur depuis sa disparition et il se sentait quelque part enfin vivant. Il effaça rapidement ses larmes avant de finalement se rapprocher d'elle avec un air qui se voulait content et réconfortant.

_ Comment vas-tu maman ?, demanda-t-il avec une voix un peu plus ébranlée alors qu'il se trouvait juste à quelque pas d'elle.

Sans crier gare, elle se leva faisant tomber la chaise sur laquelle elle s'était assise, avant de le prendre dans ses bras. Il fut déconcerté par cette étreinte mais la lui rendit juste après alors qu'il sentit les sanglots de sa mère sur son épaule. Elle aussi tremblait comme une feuille alors que les pleurs enrouaient sa gorge. Il la serra contre lui malgré que ses mains tremblantes et que ses jambes voulurent le lâcher mais elle était bien là, à le serrer contre lui. Ce moment semblait tellement surréaliste qu'il n'était pas sûr qu'il soit réel mais les larmes chaudes qu'il sentait contre sa gorge lui montraient la réalité.

_ Shouto… Mon fils… Tu as tellement grandi…, parla sa mère malgré les sanglots qui secouaient sa voix si fragile.

_ Oui maman, ne put seulement dire le dénommé alors qu'il tentait de calmer les tempêtes de sentiments qu'il ressentait à ce moment précis.

_ Tu m'as tellement manqué. Laisse-moi voir ton visage.

Alliant les gestes à la parole, elle se redressa pour prendre son visage entre les mains. Il eut alors un mouvement de recul. Non, surtout pas son visage. Elle allait voir sa cicatrice mais aussi sûrement revoir une partie de son père et il ne voulait pas que cela lui rouvre les blessures du passé. A peine eut-il pu faire un pas en arrière qu'il vit le regard triste de sa mère accompagné d'un sourire empli de souffrance. Cela lui fit comme un coup de poignard dans le cœur et il regretta amèrement son geste.

_ Maman, je… Ce n'est pas-

_ Ne t'en fais pas Shouto. Je comprends parfaitement mon fils, l'interrompit soudainement sa mère avant de se retourner avec une voix emplie de peine.

_ Maman, att-

_ Il vaut mieux que tu rentres. Je suis contente d'avoir au moins pu te voir, poursuit sa mère alors qu'elle remettait en place la chaise pour s'y assoir à nouveau.

Comment ça rentrer ? Ce n'était pas possible alors qu'il venait de faire tous les efforts du monde pour arriver ici. Il n'allait sûrement pas accepter ça alors il s'assura de prendre une voix ferme afin d'attirer à nouveau l'attention de sa mère.

_ Maman ! Je t'en prie écoute moi !, s'écria Todoroki faisant figer sa mère net dans son mouvement.

Elle le regarda de nouveau avec ses yeux gris étonnés. Il ne voulait pas lui crier dessus ainsi et cela lui fendait le cœur. Il ressentait de la culpabilité d'avoir agi ainsi, comme cette enflure, mais c'était nécessaire pour qu'il puisse lui parler. Sinon, jamais ils n'avanceraient tous les deux et ça il en était hors de question pour lui. Maintenant qu'il avait son attention et qu'elle était installée dans sa chaise, il prit une profonde inspiration pour aller au-delà de son stress et de sa crainte. Inconsciemment, il serra ses poings et ferma les yeux pour pouvoir parler en toute franchise.

_ Ce… C'est moi qui suis désolé maman. Je ne voulais pas reculer mais… je ne sais pas comment tu vas réagir si tu vois mon visage. Je ne veux pas que tu souffres donc j'ai décidé de disparaître de ta vie pour que tu n'aies plus à souffrir de cet homme mais maintenant… je ne sais plus. Je ne pense pas que ce soit le bon choix en fait. Je suis désolé maman de revenir après tout ce temps mais j'avais besoin de te voir. Même si tu m'as fait cette cicatrice, même si tu me hais pour le ressembler sache que j'ai besoin de toi. J'ai besoin de toi plus que n'importe qui en ce moment et je veux que tu saches que… que… je ne t'en ai jamais voulu de m'avoir blessé. Je veux juste ton bonheur. Mais j'ai moi aussi besoin d'avancer et je pense que pour ça, j'ai besoin d'utiliser l'alter de cet homme. Je suis désolé de te décevoir en disant cela mais je pense que maintenant j'ai besoin de l'utiliser pour devenir le héros que j'ai toujours voulu être depuis que je suis petit. Et pour ça, j'ai besoin de te le dire car je veux que tu me voies devenir un héros digne de ce nom quitte à devoir utiliser mes flammes, quitte à devoir ressembler un peu à lui mais sache que plus jamais je ne te blesserai maman. Sache que jamais je ne lui ressemblerai même si j'utilise ces flammes alors maman je… je voulais juste que tu saches que je vais bien maintenant. Je vais continuer d'avancer et de m'accepter un peu plus. Mais pour ça, j'avais besoin de te voir car tu restes ma mère et que j'ai encore besoin de toi dans mes moments de doutes.

Il avait l'impression que c'était la première fois qu'il parlait aussi longtemps et ceci l'avait carrément essoufflé. Mais maintenant qu'il lui avait dit tout ce qu'il avait sur le cœur, il se sentait soulagé du fardeau et de la haine qu'il avait transportés depuis ce jour. C'était comme s'il pouvait avancer en étant plus serein et non rongé par la vengeance. Néanmoins, il craignait la réaction de sa mère face à sa tirade. Après quelques instants, il ouvrit finalement les yeux qu'il avait fermés inconsciemment puisqu'il n'entendit rien de la part de la maîtresse des lieux. Comme il le craignait, il venait de blesser à nouveau sa mère qui le regardait avec ses yeux emplis de larmes. Elle était forcément déçue de revoir un tel fils qui ne faisait que ressembler de plus en plus à cet être infame. Il était sur le point de partir, sentant son esprit crouler sous la culpabilité de son comportement stupide quand il entendit sa mère rire difficilement à travers ses larmes.

_ Shouto… mon fils… tu n'as pas à t'excuser. Je devrais être celle qui s'excuse pour avoir eu un tel comportement. Tu n'y es pour rien Shouto. Je suis celle qui n'a pas su être la mère qu'il fallait, commença sa mère avec un sourire triste alors que les larmes coulaient à flots.

_ Non pas du tout maman ! C'est normal que tu aies réagi ainsi après tout ça. Tu n'as pas à t'excuser en quoi que ce soit !, rétorqua le dénommé avec une voix cassée.

Mais elle secoua la tête pour montrer la négation avant d'afficher un sourire tendre. Ce qui le désarma car il ne comprenait pas vraiment la réaction de sa mère.

_ Non Shouto. Je tiens à le faire tant qu'il en est encore temps car tu as souffert bien plus que nécessaire déjà. Shouto, je suis désolée pour la mauvaise mère que j'ai été et pour t'avoir infligé ainsi de telles blessures. Je sais que mes excuses ne suffiront pas pour effacer toute ta peine et ta douleur mais je suis heureuse de voir que tu puisses avancer malgré ta haine envers ton père. Moi aussi je veux avancer et pour ça, je me devais de m'excuser auprès de toi mon très cher fils. Quoiqu'il arrive mon fils, je serai toujours fière de toi et je suis soulagée de te voir te libérer de tes démons. Si cela te permet de progresser et de devenir celui que tu veux être, je serai là pour te soutenir mon fils. Alors merci Shouto d'être venu, merci d'être là et pardonne-moi pour tout.

Le sourire qu'il parvenait à voir était plus que resplendissant et cela lui emplissait son cœur d'un sentiment de soulagement et de bonheur qu'il ne connaissait plus depuis si longtemps. Cela lui rappela son enfance quand sa mère était encore joyeuse et pleine de vie avec lui. Quel soulagement… Sa mère ne lui en voulait pas mais il a pu s'excuser et il savait enfin les sentiments de sa chère et tendre mère. Jamais il ne s'était senti aussi heureux à cet instant d'avoir fait ce choix. Alors il fit son plus beau sourire malgré les larmes qui débordaient de ses yeux pour montrer à sa mère qu'il la pardonnait. C'était en fait si simple même si cela lui paraissait impossible avant ce combat. Seulement quelques mots de la part de Midoriya et il avait l'impression d'avoir fait un bond en avant, réalisant de nouveau les buts de sa vie.

Les deux personnes de la salle pleuraient des larmes de nostalgie et de bonheur avec leurs sourires sincères. Mais c'était sûrement le moment le plus intime et le plus heureux qu'ils aient partagé depuis nombres d'années.


Il était rentré assez tard chez lui, évitant ainsi toute confrontation avec sa sœur et son père. Il avait dîné avec sa mère à l'hôpital (bien sûr, il était parti acheter à manger et était revenu) et ils ont pu discuter longuement pour rattraper le temps perdu. Cela lui avait fait tellement de bien de la revoir. Maintenant, il voyait un peu plus clair et parvenait enfin à voir un meilleur objectif en tête. Il n'allait plus regretter sa décision même si cela le gênait encore un peu d'utiliser son pouvoir de flamme. Il observa son bras gauche, lui semblant encore un peu différent mais il savait qu'il allait finir par s'habituer. Mais maintenant qu'il a pu voir sa mère qui l'acceptait comme tel, il se sentait délivré. Oui, il allait à présent pouvoir aller de l'avant.

Soudain, il se rappela de Deku et de ses paroles qui lui ont fait ouvrir les yeux. Il devait le remercier comme il se devait. Il prit alors son téléphone et envoya un message au vert pour lui demander s'il était possible demain pour qu'ils se voient puisqu'ils avaient encore un jour de repos. La réponse fut rapide et son cadet confirma le rendez-vous de demain sans poser plus de questions. Il devait sûrement savoir qu'il voulait lui parler et ceci rassura Todoroki qui confirma l'heure et le lieu. Ils allaient pouvoir discuter comme il l'avait fait avec sa mère même si cela l'épuisait. Avec un fin sourire aux lèvres, il alla dormir pour être bien reposé pour son rendez-vous avec Izuku.


Il traina avec force Midoriya qui tentait tant bien que mal de le suivre alors que ses oreilles parvenaient encore à entendre les hurlements de son père derrière eux. Il n'avait qu'une envie c'était de se réfugier dans sa chambre avec son amant avant que cet homme n'arrive pour gâcher encore plus la journée. Comme s'il n'était pas déjà assez de mauvaise humeur, surtout qu'il sentait le plus petit particulièrement anxieux par rapport à la situation.

Une fois la porte claquée derrière eux, il gela la porte pour être bien sûr que son père ne tenta pas d'entrer. D'ailleurs, il ne tarda pas à arriver puisqu'il l'entendit bourriner violemment la porte et continuer ses jurons. Il espéra juste qu'il n'utilise pas ses flammes pour faire fondre la glace et poursuivre son sermon mais au bout de dix minutes, son géniteur donna un énième coup dans la porte avant de partir en rouspétant. Un soupir franchit ses lèvres alors qu'il relâchait enfin la tension dans ses épaules. Honnêtement, il ne s'attendait pas à ce que son père rentre si tôt et qu'il les surprenne à s'embrasser. Par contre il avait prévu la réaction aussi enflammée du mari de sa mère et cela l'exaspérait tellement. Il sentait déjà une certaine fragilité dans leur relation alors avec les propos de son père, cela n'arrangeait absolument pas la chose. Lui était toujours aussi sûr de ses sentiments mais il semblerait que ce ne soit pas réciproque et cela l'effrayait.

Il finit par lâcher le poignet du vert au bout de longues minutes avant de se tourner vers lui pour amorcer une approche mais il hésita face au visage perturbé et au regard fuyant de ce dernier. C'était vraiment la poisse pour une première visite de son petit ami… il songea aux mots qu'il devait employer, sentant le stress et la peur l'emporter sur son courage et sa détermination mais il n'en mordit pas. Il caressa tendrement la main de son cadet et posa doucement son front contre le sien avant de plonger son regard dans celui de l'autre protagoniste, se voulant réconfortant.

_ Ne l'écoute pas Midoriya. Tu n'as pas à te soucier de la réaction de mon père, ni des autres d'ailleurs, commença-t-il avec un ton doux.

Les sourcils du dénommé se froncèrent et avant même qu'il n'ait pu l'anticiper, le plus jeune se recula, s'échappant de son emprise avant de lui tourner le dos. Néanmoins il parvint à voir la peine et la peur sur ce si petit visage.

_ C'est facile à dire Todoroki-kun. Mais moi, je ne peux pas ignorer ça. Je…, entama alors le plus petit avec une voix déraillée, Je… Je pense qu'il vaut mieux qu'on se sépare.

_ … Pourquoi ? On n'en avait pas déjà discuté ? Je ne suis pas assez bien ? Si c'est ça je changer-

_ Non !, hurla alors Izuku avec force, ça n'a rien à voir ! Tu es très bien comme tu es Todoroki-kun… au contraire, c'est moi qui… je ne peux pas être à tes côtés. Je ne suis qu'une source de problèmes pour toi et puis… je suis un garçon. Notre relation est trop étrange et cela risque d'impacter sur notre réputation de héros plus tard et je ne veux pas ça…

_ Je te l'ai déjà dit –

_ Laisse-moi finir Shouto, coupa alors son amant en se retournant vers lui avec des yeux déterminés baignés de larmes, je pense que l'on devrait rester amis. Cela nous causera bien moins de soucis. Regarde rien que la réaction de ton père. Notre relation n'a absolument rien de normal alors avant que ça ne dégénère encore plus, il vaut mieux qu'on s'arrête là.

Il savait que c'était sérieux. Tous ses propos étaient clairement réfléchis et la conclusion la plus logique pour lui était celle-ci. Cela devrait être pareil pour lui aussi mais pourtant, il n'acceptait absolument pas cette solution. Tout simplement parce qu'il ne voyait personne d'autre que lui à ses côtés.

_ … Tu ne m'aimes pas Izuku ?, répondit simplement le bialter avec un ton calme mais sérieux.

_ Que- Bien sûr que si je t'aime Shouto !, s'exclama l'interpelé avec un air paniqué.

_ Tu regrettes d'être avec moi alors ?

_ Mais non… Bien sûr que non…

_ Alors arrête de penser aux autres. Tu ne devrais te focaliser que sur moi. Personnellement, je m'en fiche de ce que pensent les autres et tu devrais faire pareil sinon cela ne ferait qu'empoisonner notre relation. Ne pense qu'à moi Izuku.

Il était tout aussi sérieux que lui en disant ça mais cela n'a pas eu l'effet escompté. Il vit la rage se former sur son visage alors que les larmes coulaient à flots. Il était complètement prêt à exposer tout ce qu'il avait sur le cœur, semblant énervé par ses dires.

_ Mais je ne pense qu'à toi crétin ! Ma tête n'est remplie que de toi et c'est pour toi que je dis ça ! Je ne veux pas que ta réputation de héros soit entachée par ma faute ou qu'on te dénigre comme on l'a fait pour moi ! Tu es quelqu'un de formidable qui mérite bien mieux qu'un garçon comme moi ! Tu devrais être avec quelqu'un de bien mieux comme Yaoyorozu-san !

_ Hein ? Qu'est-ce que Yaoyorozu à avoir dans cette histoire ?

_ C'est juste que… vous formeriez un beau couple et puis elle est la première de la classe, bonne en tout. Elle est parfaite pour être ta partenaire en tous points et tu t'entends bien avec elle… tu devrais plutôt être avec elle plutôt que quelqu'un comme moi, expliqua alors le vert avec le rouge aux joues et les larmes continuant à flots.

_ Si on part de ce principe-là, j'ai envie de dire qu'au lieu d'être avec moi tu devrais être avec Bakugou, attaqua aussi le bicolore avec une certaine amertume.

_ … Kacchan ? Pourquoi ?, s'étonna le vert en reculant d'un pas.

_ Vous êtes des amis d'enfances et rien que le simple fait de t'entendre utiliser un surnom pour lui me montre que vous avez été proches… Même si vous ne vous entendez plus aussi bien qu'à l'époque, je vous trouve proches voire inséparables. Vous arrivez à trouver un compromis quand il faut, vous vous concordez bien, honnêtement je suis jaloux de cette relation…, développa Shouto en laissant sa jalousie parler.

_ Mais… c'est différent. Je n'ai jamais vu Kacchan autrement que mon ami alors qu'avec toi… je…, se justifia le vert avant de rougir encore plus qu'une tomate en pensant à la fin de la phrase, faisant sourire l'autre protagoniste.

_ C'est pareil pour moi. Je ne vois Yaoyorozu que comme une amie et rien de plus. C'est avec toi que je veux commencer ma carrière de héros et ce peu importe ce que pensent les autres. Si cela s'impacte sur ma réputation tant pis. Ce n'est pas pour eux que je veux devenir un héros mais avant tout pour moi. Donc je n'ai pas envie de cacher ma relation avec toi juste pour embellir mon image, ce serait stupide. Et de toute façon, je ne veux que toi Izuku dans mes bras, à mes côtés et ce jusqu'à la fin.

_ … Pourtant je n'ai rien d'exceptionnel…

_ Tu n'as peut-être rien d'exceptionnel mais tu es celui qui a été là pour moi. Que ce soit pour ma famille ou même pour mes relations sociales, j'ai pu m'ouvrir car tu es là et je ne veux pas d'un avenir où tu n'es pas là. Je ne veux pas te laisser. Si je dois vraiment désirer quelque chose à part être un héros, c'est toi.

_ Mais… Mais… Si jamais…

_ Arrête donc de réfléchir Izuku, l'interrompit fermement le plus vieux en se rapprochant de son petit-ami, dis-moi plutôt toi ce que tu veux.

Il dut y avoir un moment d'hésitation auprès du vert qui fuyait du regard mais dont les joues étaient encore plus cramoisies. Il se rapprocha encore plus et instinctivement, son interlocuteur reculait tout en réfléchissant correctement à ses propos. Mais ils arrivèrent rapidement vers la porte et le dos de Izuku se plaqua contre la glace permettant ainsi à Todoroki de réduire la distance entre eux. Il colla son corps, pouvant sentir le cœur de son amour s'affoler alors qu'il relevait son visage pour rencontrer ses yeux troublés. Ah… il est juste tellement adorable… Inconsciemment, il l'embrassa doucement sur la joue, faisant sursauter le cadet, avant de l'embrasser sur la tempe et à tous les endroits possibles sur son visage sauf au niveau des lèvres. Ils étaient complètement dans leur monde à ce moment-là.

_ Alors Izuku ?, susurra tendrement le bialter en caressant ses lèvres.

_ … Je veux être avec toi moi aussi, répondit-il avec la plus grande détermination qu'il avait.

Cette phrase lui donna un sentiment de satisfaction et un sourire bien plus large qu'il ne le pensait. Il était tellement heureux que cela semblait étonner son interlocuteur. Sans aucune retenue, il l'embrassa. Deku semblait surpris au début mais répondit rapidement au baiser, plaçant ses bras autour de son cou. Le baiser était d'abord tendre avant de rapidement devenir passionné, laissant leurs langues se rencontrer intimement avant de se mouvoir dans une valse sensuellement. Les gémissements que lâcha Midoriya lui faisaient perdre la tête. Il avait envie de lui, maintenant.

Alors qu'ils continuaient à s'embrasser passionnément, les mains du bicolore firent leurs chemins sur le corps en face de lui. Une main soulevant le t-shirt pour caresser fougueusement la chair et atteindre le téton, tandis que l'autre descendit pour se glisser sous le pantalon large et atteindre l'endroit de ses convoitises.

Cela fit sortir de sa transe son amant qui sursauta avant de briser leur baiser.

_ Attends Todoroki hng !

Mais avant même qu'il n'ait pu finir sa phrase, il inséra rapidement un doigt dans son entrée, le faisant cambrer dans un gémissement des plus indécents. Ceci lui donna un violent frisson, alimentant encore plus son excitation et son envie pour lui. C'était si chaud et étroit, bien plus que d'habitude. Est-ce qu'Izuku était plus sensible dans cette position ? Il fit rentrer un peu plus profondément son doigt, atteignant cette boule de nerfs qui faisait cambrer son petit ami. Et cela ne manqua, ce dernier se cambra encore plus en avant, alors qu'il tentait de retenir un gémissement. La tête du bouclé reposa alors sur son épaule tandis que son bassin se mouvait sur son propre doigt. Seigneur, c'était tellement érotique mais en même temps tellement bon. Todoroki était encore plus à l'étroit dans son pantalon mais tenta de rester encore lucide. Son autre main vint alors titiller l'un des tétons, le faisant gémir un peu plus. Il susurra sensuellement son prénom avant de mordiller son oreille, zone érogène pour le plus petit qui ne put retenir un halètement. Ses yeux vairons se posèrent sur la nuque pale et une envie de la marquer se fit ressentir. Il ne se gêna pas et déposa ses lèvres pour aspirer la peau et laisser un suçon parfaitement visible aux yeux de tous. Le frisson qu'il ressentit auprès de son cadet était satisfaisant, il était content de pouvoir lui faire un tel effet.

Cependant, voyant que son cadet commençait à s'habituer à sa présence, il inséra un deuxième doigt qui fit glapir le plus jeune. Il inséra aussi profondément que son premier doigt et il entendit le vert lâcher un long gémissement tandis que ses mains tremblantes s'accrochaient désespérément à ses épaules. Il lui mordit la nuque avant de déposer un baiser et il continua ainsi ce petit manège, laissant des marques à tous les endroits possibles sur son cou. Il connaissait absolument par cœur toutes ses zones érogènes, pouvant les stimuler les yeux fermés. Mais l'endroit que Midoriya aimait le plus -même s'il ne voulait pas l'admettre- c'était bien entendu là où se trouvaient ses doigts. Alors il stimula un peu plus sa prostate tout en écartant doucement l'anneau de chair, le détendant alors qu'il sentait son amour gémir de plus belle. Il pouvait presque voir une tâche humide au travers du pantalon du fanboy d'All Might, manifestant clairement le plaisir qu'il ressentait.

_ Att… Ah… Attends Todo- hung !, tenta le vert avec la voix rauque et les larmes aux yeux.

_ Hmm ?, répondit le dénommé en stoppant tout mouvement.

Il laissa le temps au dominé d'émerger un peu de son plaisir mais honnêtement, il n'était pas loin d'y aller franco. Son visage était un pur appel à la luxure. Comment parvenait-il encore à résister face à ce visage baigné de larmes et rougi par l'effort et le plaisir ? Il embrassa le bout de son nez avant de le laisser parler. Cela prit un certain temps, surtout qu'il avait vraiment envie de bouger un peu plus ses doigts mais il prit sur lui et patienta.

_ Ah… Je… Arrête…, soupira Izuku en le regardant droit dans les yeux.

_ Arrêter ? Mais… Tu as l'air d'apprécier.

En alliant le geste à la parole, il cambra ses doigts pour stimuler cette zone sensible qui fit gémir et cambrer de nouveau le plus petit. Il souffla et s'appuya contre la porte alors qu'il tentait de reprendre son souffle.

_ Hn… idiot… ah… si tu continues… je vais jouir…, lâcha finalement le sans-alter en piquant un fard.

L'information mit un certain temps à atteindre son cerveau mais il se fit la réflexion que cela faisait un moment qu'ils n'avaient rien fait. Il supposa que c'était normal qu'Izuku soit plus sensible que d'habitude du coup. Mais il était encore serré, ses doigts se sentant à l'étroit dans son entrée. Il fallait qu'il prenne son mal en patience.

_ Mais… il faut que je te prépare, expliqua Todoroki avec un ton se voulant doux et rassurant.

_ Shouto… j'ai envie de toi maintenant…

Il n'en fallut pas plus pour faire craquer sa bonne conscience. Il n'allait pas attendre après avoir entendu une telle phrase indécente. Il retira ses doigts et déboutonna le pantalon de son amant qui s'empressa d'enlever tous les tissus gênants pendant qu'il s'occupa d'ouvrir aussi son pantalon. Sa propre verge suintait déjà de liquide séminal, prouvant ainsi son envie pour le garçon en face de lui. Il vit le regard lubrique de son copain sur cette zone d'anatomie, ce qui le fit sourire. Il pouvait lui-même voir que Midoriya était effectivement à sa limite.

Avec douceur, le cadet passa ses bras autour de son cou et l'embrassa. Lorsque son amant initiait un baiser, c'était toujours un baiser tendre et lent. Un baiser où il se sentait aimé. Il adorait ce moment de tendresse et d'amour qu'il ressentait à chacun de ces baisers. Il profita de ce moment de calme pour soulever le plus petit et l'incita à croiser ses jambes au creux de son dos pour se maintenir. Il tint fermement son bassin et commença à présenter son sexe devant son entrée alors qu'il le plaqua bien contre la porte. Il se sépara à contrecœur des lèvres de son compagnon pour pouvoir mieux admirer son visage. Au moment où il était sur le point de le pénétrer, son invité le stoppa à nouveau.

_ Attends Shouto, on… on va vraiment le faire comme ça ?, interrogea Deku avec un air paniqué.

_ … Pourquoi ? Tu ne veux pas ? Je croyais que tu avais envie de moi, répondit au tac au tac le protagoniste avec un air interrogateur.

_ Ce… C'est juste que… imagine si ton père nous entend ?, demanda le vert dont le teint semblait pâlir.

_ … Eh bien…, réfléchit Todoroki avant de simplement lancer un « S'il entend, il pourra s'assurer que tu prends vraiment du bon temps avec son fils »

Midoriya allait rétorquer mais il ne lui laissa pas cette occasion en le pénétrant violemment et d'un coup sec. Izuku se cambra au maximum et dût se mordre fortement la lèvre inférieure pour ne pas laisser un hurlement de plaisir, ce qui déçut un petit peu l'aîné car il aurait bien aimé l'entendre ce hurlement. Mais il parvint juste à entendre le plus jeune soupirer un « si profond… » qui lui donna un courant de plaisir dans la colonne. Le sans alter était tellement serré et si chaud bon sang, c'était juste trop bon de se retrouver dans cet étau de chair. Il laissa quand même au dominé le temps de s'adapter à sa présence même si l'envie de le pilonner était fortement présente. Il semblait avoir du mal au vu des spasmes qu'il ressentait autour de sa verge et du souffle erratique de son cadet. Il embrassa sa nuque et le rassura doucement pour essayer de le détendre au mieux mais il ne voyait pas vraiment bien son visage puisqu'il avait basculé sa tête en arrière. Néanmoins, il sentait qu'il se calmait lentement et s'adaptait finalement à sa taille.

Il sentit l'héritier du one for all bouger un petit peu ses hanches, histoire de voir si c'était supportable puis il donna un coup un peu plus prononcé, signe qu'il était prêt. Il le souleva légèrement avant de rentrer à nouveau jusqu'à la garde. L'adolescent aux tâches de rousseur soupira sous ce mouvement et resserra son emprise à chaque geste. Todoroki commença lentement mais accéléra en crescendo, sentant cet antre se dilater et se rétracter autour de lui à chaque pénétration. Le plaisir courrait dans ses veines et il n'avait qu'une envie, c'était de pilonner et faire crier le garçon contre lui. Mais ce dernier n'était pas coopératif, retenant avec difficulté chacun de ses gémissements. C'était frustrant. Mais il savait que s'il forçait les choses, le bouclé lui en voudrait et c'était bien la dernière chose qu'il voudrait après leur petite altercation.

Ces mouvements de va-et-vient devinrent plus puissants et plus profonds, faisant perdre pied le vert qui mettait ses mains pour retenir sa voix. Dans cette position, c'était assez difficile de tenir et d'avoir un réel bon angle de pénétration mais avec un peu de persévérance, il parvint à taper sa prostate. Un glapissement de surprise et de plaisir s'échappa des lèvres du plus petit alors que son anneau de chair se resserrait sur lui. Bordel, Izuku n'avait jamais été aussi serré et chaud avant. Cette position devait vraiment l'exciter puisqu'il pouvait glisser facilement en lui. Sans ménagement, il accélérait et donnait des puissants coups de rein qui cognaient cette boule de nerfs sensible. Midoriya avait de plus en plus de mal à retenir ses cris alors que des larmes de pur bonheur coulaient sur ces joues rougis par l'effort. Leurs hanches se rencontraient dans un bruit plus qu'indécent et il n'était pas bien loin de la jouissance. Son amant non plus ne semblait pas très loin au vu des réactions de son corps. Au bout de quelques minutes à malmener sa prostate, son compagnon finit par laisser des hurlements de plaisir qui ne faisaient qu'augmenter son excitation.

_ Izuku… hn… je ne vais pas tarder…, avertit Shouto en déposant des baisers dans sa nuque.

_ Ahhh… M-Moi Hng ! Aussi…, répondit difficilement l'interpelé en enlaçant un peu plus fort son petit ami.

Il attrapa alors le pénis de son amour et cala ses caresses sur ses coups. Ceci eut le coup de grâce et Midoriya rendit les armes, jouissant entre eux. Le bicolore sentit son entrée se resserrer au maximum et cela le mena lui aussi à l'apogée, jouissant profondément en lui et faisant encore gémir le plus petit.

Ils haletaient tous les deux et peinaient à se remettre de leurs émotions. Todoroki avait enfoui son visage dans sa poitrine pour se reposer un peu mais son cadet pris son visage entre ses mains. Son regard dégageait encore une lueur de luxure malgré la fatigue encore présente et il prononça une phrase qui lui donna une délicieuse décharge électrique dans sa colonne vertébrale.

Shouto… ça ne me suffit pas. J'ai encore envie de toi.