Coucou ! Voici le second chapitre !

Je commencerai à publier les RAR à partir du prochain chapitre car je ne connaissais pas le système et ne savais pas que seuls les auteurs des reviews pouvaient lire ma réponse.

Chapitre second : Interrogations

L'après-midi commença par un cours de chimie. C'était principalement la présentation du programme de l'année et la mise en place de demi-groupes par ordre alphabétique. Comme on pouvait s'y attendre, Andrea Parker, Yelena Paphos et Alice Swan se trouvaient dans le même groupe tandis qu'Edward Cullen se trouvait séparé de toute connaissance, nouvelle ou ancienne. Nous travaillerions en trio, et le mien semblait tout désigné. Bien sûr, Alice et Yelena acceptèrent en avouant avoir eu la même idée. La fin de l'après-midi fut dédiée au discours de rentrée du directeur, de la bibliothécaire, de la chef-surveillante et de l'infirmière, et à la bourse aux livres, système auquel Alice et Edward semblaient étrangers et qu'il fallut leur expliquer en long, large et travers même s'ils avaient déjà tout acheté.

Puis nous nous quittâmes et chacun rentra chez soi. Yelena et moi habitions le même quartier et avions pour habitude de rentrer ensemble. Elle me mit au courant de tout ce qu'elle avait appris pendant mes quelques moments d'absence (lorsque j'écoutais le discours de rentrée et essayais de deviner le maître mot de l'année d'après l'équipe enseignante (il n'y en eu pas un mais trois : Travail, Ponctualité, Assiduité) et quand je faisais la queue pour récupérer des livres en bon état) : elle connaissait les noms et liens de chacun des membres des familles d'Edward et d'Alice. Rosalie était la seule blonde, et sortait avec un garçon au physique d'un joueur de football américain prénommé Emmett, la brune aux cheveux longs et soyeux s'appelait Bella, et elle était la copine d'Edward – j'avais déjà remarqué qu'il avait bon goût, class et neutre à la fois, comme Bella – le copain d'Alice, Jasper, ainsi qu'un autre garçon prénommé Seth étaient en dernière année au collège d'en face. Bella était la soeur biologique du professeur Blake, qu'Alice avait appelée Renesmée, et leur mère avait épousé le père d'Alice et Emmett, ce qui faisait d'eux une fratrie plutôt unie. Malheureusement, leurs parents étaient morts dans un accident de voiture et c'était le professeur Blake qui était depuis ce moment le chef de famille, car elle avait refusé qu'ils soient éparpillés aux quatres vents dans des familles d'accueil, n'ayant ni oncle, ni tante, ni grands-parents. Je ne savais si je pourrai me souvenir de tout ça. La famille d'Edward était aussi recomposée mais il nous avait déjà expliqué tout ça. Sa mère était la fleuriste, son père le docteur. Je n'avais pas parlé à Yelena des Blake, et elle n'avait rien appris sur eux si ce n'est qu'ils vivaient ensemble car le plus âgé était l'époux du professeur Blake. Elle était également ravie qu'ils aient presque cédé à l'engouement d'Alice, car elle pourrait ainsi passer des heures à les photographier.

Nous nous séparâmes à une intersection, comme tous les jours de classe, et je rentrais en réfléchissant aux nouveautés qu'avaient apportées cette journée. Bien que je n'ai jamais cherché à construire de nouvelles amitiés, celles-ci semblaient venir d'elles-même et ma meilleure amie n'était même pas jalouse, elle les adorait même plus que moi. Leur famille était nombreuse, et leurs histoires compliquées, mais à part Seth Blake qui était encore au collège et n'était donc pas une menace, aucun des garçons ne s'intéresserait à moi vu la force de leurs couples et cela me ravissait car le contraire aurait été synonyme d'ennuis en perspectives. Voilà que je me mettais à penser aux garçons ! Je devenais folle ! Sûrement l'effet lycée, que je me jurai de combattre au plus vite.

La première semaine de cours s'écoula lentement, comme toutes les semaines de cours, apportant déjà son lot de leçons à apprendre et d'exercices à faire. Comme nous le faisions déjà au collège, Yelena et moi restions souvent dans les couloirs pour faire nos exercices avant de rentrer chez nous. Au début, Alice se joignait systématiquement à nous, elle était bien meilleure et efficace que nous, et répondait à toutes nos questions, mais lorsque nous n'avions rien à lui demander, son inactivité nous déconcentrait et je lui proposai d'autres moments de la semaine à passer ensemble pour que nous puissions nous aussi travailler efficacement. Elle comprit aussitôt et ne me fit même pas remarquer la maladresse de ma demande, ne semblant d'ailleurs pas plus peinée que je veuille qu'elle parte. Edward était plus distant avec nous, mais ne pouvait refuser de nous aider lorsque nous séchions sur un point. Yelena blaguait en disant que si nous avions à ce point besoin d'aide en début d'année, nous finirions par devenir complètement dépendante de lui ! Il grimaça à cette idée.

Le vendredi après la pause de l'après-midi, nos deux dernières heures de cours étaient consacrées à la biologie, avec le professeur Blake, la soeur par alliance d'Alice. Elle était déjà installée quand nous entrâmes. C'était une jeune femme tout aussi magnifique que tous les membres de la famille d'Edward et d'Alice. Elle avait de longs cheveux d'un roux cuivré qui ondulaient sur ses épaules, sa poitrine et son dos. Elle était jeune et incroyablement belle, sexy sans provocation, avec son col roulé beige et sa veste brune en daim. Sa peau était plus colorée que celle d'Alice ou d'Edward mais elle restait pâle, d'un saumon très clair, plus claire encore que celle de tous les habitants de Glubsberry qui ne voyaient que rarement le soleil. En effet, au coeur d'une vallée, la ville était constamment plongée dans une douce pénombre tamisée due à la masse nuageuse qui la couvrait. Proche de marécages, elle était plutôt isolée; et en été les gens préféraient rester cloîtrés à cause des mauvaises odeurs. Elle s'était légèrement maquillée et son mascara émeraude mettait en valeur des reflets verts dans ses yeux bruns. Il aurait peut-être fallu la regarder de très près pour lui trouver un défaut quelconque. On lui donnait à peine plus de vingt ans, mais elle devait être plus âgée car on ne devenait pas professeur de biologie aussi jeune. Elle avait posé un cartable en cuir marron sur son bureau et déjà sorti un paquet de feuilles.

- Bonjour à tous.

Sa voix avait la musicalité du vent soufflant dans les arbres, elle était douce, basse et pourtant on ne pouvait l'ignorer. Elle roulait légèrement les r et cela accentuait encore plus cette impression.

- Je m'appelle Renesmée Blake et je suis votre professeur de biologie. Prenez place, je vais vous faire passer un mini questionnaire au sujet de ce que vous avez déjà étudié, ou des connaissances que vous avez acquises en auto-didacte. De même, je voudrais que vous notiez les sujets que vous avez vraiment envie d'aborder. S'il nous reste du temps avant la fin de l'année, nous travaillerons dessus.

Elle fit passer les fiches à remplir puis parcouru les rangs en mous saluant d'une façon atypique, lisant nos prénoms sur les panneaux posés sur nos bureau. Quand elle arriva devant ma meilleure amie et moi, elle dit simplement comme pour les autres élèves en inclinant deux fois la tête :

- Mademoiselle Andrea. Mademoiselle Yelena.

Elle sembla mémoriser nos visages, je les voyais presque s'imprégner sur sa rétine brune, puis passa au duo suivant. Elle mettait tout de suite à l'aise, et j'étais certaine de passer une année de biologie formidable.

Une fois que j'eus répondu à toute les questions du formulaire, je me mis à penser à tout ce qui me semblait étrange chez les Cullen et les Swan. Ils avaient tous la même couleur d'yeux, sauf le professeur Blake, la même couleur de peau, sauf elle une fois encore, ils transmettaient tous une impression de perfection génétiquement anormale, leurs voix étaient des plus agréables bien qu'elles aient toutes des tonalités différentes, et pouvait certainement se révéler envoûtante, et alors qu'ils disaient être de la même famille, je ne retrouvai aucune similitudes dans leurs traits, ni leur façon d'être bien qu'on ne puisse nier leur complicité. Aucun d'eux ne faisait son âge, certains semblant plus âgés, et d'autres plus jeunes, ce qui semblait absurde. Ils avaient chacun une personnalité bien marquée, chose peu habituelle pour des adolescents, et mentalement aucun ne paraissait être un lycéen, malgré leurs nombreux paris et leurs blagues entre eux que je ne comptais déjà plus. Ils employaient aussi des expressions que je pensais vouées à être écrites.

De même, ils ne mangeaient jamais au réfectoire, ni dans l'aire de pique-nique – du moins les fois où j'étais avec eux – mais Alice m'avait appris qu'ils attendaient d'avoir faim pour manger, ce qui se trouvait être en général à des moments différents des heures de repas, et que c'était la raison pour laquelle ils avaient toujours de la nourriture sur eux, ce qui ne m'avait pas empêchée de remarquer que même aux intercours, ils ne mangeaient pas. Le visage du professeur Blake s'imposa soudain à moi, comme un flash, et je prêtai de nouveau attention à ce qu'elle disait. Elle déclarait que nous changerions de partenaire pour chaque expérience effectuée en classe. Elle nous conseilla également, de façon amicale, trop amicale peut-être, de ne pas tricher, ni même d'essayer, car cela ne pouvait que nous nuire.

Et un premier cours de rappel et de mise à niveau sur la structure du génome humain commença. C'était un cours vivant, où tous participaient librement et où il n'y avait aucune honte à se tromper car nous essayions ensuite de trouver et d'expliquer ce qui avait pu mener à une telle erreur. Pour ce dont personne n'avait idée, elle essayait de nous faire deviner, nous présenter des morceaux de raisonnement en attendant que par sa logique et sa structure nous lui proposions la suite. De cette façon, nous retenions déjà tout ce qui se disait, car nous étions directement concernés. De temps à autre, elle nous laissait du temps pour prendre des notes et répétait souvent les points importants de façon à ce que nous les considérions comme tels. Elle évitait le plus possible d'interroger Edward et Alice, peut-être pour ne pas faire de préférence, mais dans le même temps, cela attirait l'attention sur eux comme « chouchous de la prof » et je voyais dans les regards qu'il y avait déjà des jaloux avant la fin du cours.

Elle avait décoincé tout le monde, balayant les apriori d'un geste de la main, et on avait l'impression de discuter avec un camarade, bien que le vouvoiement demeure de rigueur, et ce comme aucun autre professeur n'aurait su le faire et on pouvait à présent voir la personnalité de chaque élève. Sa jeunesse était sûrement un atout non négligeable. Tout en analysant la situation, je restai concentrée sur le cours et participai autant que les autres élèves, découvrant une nouvelle facette de la biologie, où la curiosité et le questionnement scientifique avaient plus de place que la théorie. Je me demandai si je n'allais pas prendre cette option les années suivantes. Mais il faudrait certainement que je m'accroche avant de parvenir à ce que notre professeur nous faisait miroiter : la démarche de recherche.

La fin du cours arriva trop tôt et le gong en général tant attendu par les élèves les chagrina tous, et moi en premier. Yelena avait toutefois une séance de photographie avec les Cullen et les Swan, et m'avait demandée de l'accompagner afin de donner mon avis. Je savais d'avance que je ne pourrai que louer son travail, mais je n'étais pas pressée de faire des devoirs et j'avais envie de prendre l'air. Ainsi que de me retrouver avec tous les Cullen et les Swan, avec leur bonne humeur habituelle. Ce jour là, le terrain de chasse, ou plutôt de mitraillage, était un parc de jeux pour enfant. Ma grand-mère m'y emmenait souvent quand j'étais toute petite, même s'il était éloigné de la maison, car c'était le plus grand et le plus diversifié et elle pouvait être certaine qu'après y être allée à pied puis y avoir joué, j'étais prête pour la sieste (elle me portait d'ailleurs presque à chaque fois sur le retour).

Nous attendîmes les terminale dans le hall du lycée. Rosalie et Emmett se tenaient par la taille, et Bella se jeta presque sur la main d'Edward après lui avoir volé un baiser. Alice proposa d'y aller en voiture, si Yelena indiquait le chemin à Edward, car Yelena, Bella, et moi prendrions la voiture d'Edward tandis que Rosalie, Emmett et Alice celle de Rosalie. Cela nous ferait gagner du temps, bien que nous n'en manquions pas. J'avais déjà vu la voiture d'Edward, c'était une superbe volvo argentée, mais je ne savais pas ce que conduisait Rosalie. Ce devait être une voiture dans laquelle on ne pourrait que la remarquer, étant donné qu'être remarquée et admirée semblait son souci principal et son ambition première. Bella crut devoir nous mettre en garde contre la façon de conduire de son fiancé, mais nous assura que nous n'aurions aucun accident.

Sur le parking, je découvris que Rosalie possédait un coupé BMW rouge, du genre tout sauf discret; une voiture qui lui convenait à merveille. A peine dans la voiture d'Edward, Bella lança un vieux rock que Yelena et moi connaissions et que nous chantâmes ensemble, pas forcément à la même vitesse, et très faux. Pour la musique suivante, elle nous accompagna de sa voix chaude et pleine de vie qui nous fis remarquer que nous chantions encore plus faux que nous ne l'avions imaginé. Elle trouva cependant de fausses notes dans son interprétation car elle sembla devoir s'en excuser. Alors que j'écoutai le couple interpréter en choeur une chanson que je ne connaissais pas, je remarquai la vitesse à laquelle nous roulions, de même que les nombreux regards que le conducteur lançait à sa chère et tendre. Il avait l'air de ne pas s'intéresser du tout à la route, mais zigzaguait entre les autres voitures avec brio. La conduite devait être une seconde nature chez lui. Derrière nous, Rosalie faisait de même. De temps à autres, Yelena indiquait une bifurcation et chaque fois j'avais peur qu'elle ne parle trop tard mais il n'y eut aucun soucis et nous arrivâmes tous entiers à destination.